Qu’il s’agisse de MMO, de FPS, ou de jeu de stratégie, rien ne vaut un modèle spécialisé gamer si le jeu fait partie de vos activités récurrentes.

 

Les différentes familles

Il existe trois grandes catégories de claviers. Les claviers chiclet, les claviers à membrane, comme sur un ordinateur portable, et enfin les claviers mécaniques (à « switchs »).

 

Les modèles à chiclet ont des touches plates, plutôt espacées. De fait, ils sont peu utilisés en gaming mais certains modèles tordent le coup à cette vérité (on pense par exemple au K740 de Logitech ou au Deathstalker de Razer).

Avantage : silencieux.

Inconvénient : la réactivité est moindre que sur un mécanique.

 

Le clavier à membrane est le plus répandu. Plutôt économique (avec des tickets d’entrée à moins de 50€), il peut ressembler de prime abord à un mécanique. Comme pour les chiclet, les touches ne sont pas parfaitement indépendantes ce qui peut provoquer des soucis de ghosting.

Avantage : silencieux et économique.

Inconvénient : sensation de frappe peu prononcée, touches non indépendantes.

 

Pour les gamers, il y a surtout le clavier mécanique, le plus réactif de tous. Mais cette dénomination est large car on retrouve différents types de switches (interrupteurs de chaque touche)

Avantage : rapide, précis, agrémenté de nombreuses options.

Inconvénient : bruyant, prix plus élevé, sensibilité à apprivoiser.

 

Le clavier à membrane est le plus répandu. Plutôt économique (avec des tickets d’entrée à moins de 50€), il peut ressembler de prime abord à un mécanique. Comme pour les chiclet, les touches ne sont pas parfaitement indépendantes ce qui peut provoquer des soucis de ghosting.

 

La dénomination gaming

Les claviers dédiés au jeu disposent de touches programmables et d’un rétroéclairage pour repérer plus facilement ses touches ou simplement jouer dans le noir.

Il y a un monde entre le périphérique bureautique et l’outil de précision. Tout d’abord, il faut veiller au confort et si possible opter pour un repose-poignets, une frappe précise et un temps de réponse minimum. À l’instar de la souris, ces claviers gaming sont très souvent filaires.

Les touches programmables, ou macros, font partie de l’attirail indispensable du joueur. Six touches situées au niveau de la main gauche sont une bonne entrée en matière.

Le rétro-éclairage n’est pas qu’un petit plus esthétique. Dans des conditions de pénombre, il permet de se repérer en quelques secondes. Vous les trouverez dans de nombreux coloris différents. Là c’est une affaire de goût ! Quelques claviers proposent une illumination particulière selon les zones. Vous pouvez ainsi illuminer vos touches numériques en rouge, les lettres en bleu et vos macros en vert. Parfait pour se repérer en un clin d’œil même dans l’obscurité !

La désactivation de la touche Windows est enfin confortable. Ctrl et Alt sont si souvent utilisés dans les jeux que cette touche renvoyant au bureau est fréquemment enfoncée par accident. Ce retour inopiné au système à tendance à éprouver les joueurs les plus impassibles, alors pensez à vos nerfs !

 

Les fonctions multimédia

L’écran LCD tactile du Mad Catz S.T.R.I.K.E. 7 permet de lancer ses applications, voir ses contacts connectés ou modifier ses paramètres du bout des doigts !

Sur la plupart des claviers gaming, on retrouve un panneau de contrôle multimédia. Il peut adopter plusieurs formes et fonctionnalités.

  • Le panneau classique : il s’agit en général de quelques boutons (parfois tactiles) dédiés aux fonctions multimédias, comme lancer une musique, gérer son rétro-éclairage ou encore le volume de votre ordinateur.
  • L’écran LCD : directement intégré dans le clavier, cet écran LCD offre une pluralité de fonctionnalités supplémentaires, multimédia inclus. Tactile ou non, il peut aussi vous donner accès à des informations détaillées sur votre matériel. Vous pouvez par exemple afficher la température de vos composants. C’est aussi une source de raccourcis supplémentaires sur certains claviers comme le Mad Catz S.T.R.I.K.E. 7 qui intègre un écran permettant de basculer entre vos profils prédéfinis.

 

La connectique

Pour un clavier de bureautique ou dédié au gaming, il n’y a souvent besoin que d’une seule chose, un port USB disponible sur votre PC. Cependant, certains modèles plus haut de gamme intègrent des connecteurs, multipliant les possibilités pour l’utilisateur et augmentant l’ergonomie.

Le plus courant est le port USB placé directement sur le clavier, plébiscité par les joueurs nomades. En effet, lorsque vous partez pour une session, pas besoin de plonger derrière votre tour pour débrancher votre souris, celle-ci est déjà reliée à votre clavier et à portée de main !

D’autres claviers intègrent deux prises de type mini jack (sortie casque et entrée micro) ce qui s’avère très utile lorsque vous basculez régulièrement entre votre casque audio gamer et vos enceintes PC et que vous n’avez pas de prises jack en façade. Cette ergonomie supplémentaire vous évite des contorsions à répétition.

 

Le Gamepad

Le clavier traditionnel, même optimisé pour les joueurs, garde une architecture tout en longueur pas toujours pratique pour les jeux nécessitant plus d'une dizaine de raccourcis clavier. Les mini claviers, bien plus ergonomiques, épousent la paume de la main et mettent à disposition une quinzaine de raccourcis paramétrables à l’envi. Certains, comme le G13 de Logitech ajoutent un joystick sous le pouce pour un nombre de combinaisons de réglages plus que suffisant.

 

Clavier mécanique - Le coin des pros

Pourquoi mécanique ?

Les puristes font un grand bond en arrière pour revenir à la frappe mécanique, comme nos vieux claviers d’il y a plus de 10 ans, car celle-ci est plus précise. Le retour de touches plus rapide ainsi que le confort accru sont autant de qualités derrière lesquelles court le joueur accompli.

Mais saviez-vous qu’il existe différents types de claviers mécaniques ? Attention, cela s’adresse aux gamers les plus assidus, voire professionnels.

Un clavier classique a des touches actionnées par des dômes en caoutchouc. Pour un clavier mécanique, où la précision est essentielle, les touches sont actionnées par des interrupteurs (ou switchs). Il en existe plusieurs sortes.

Au lieu d’expliquer chaque switch, le prochain paragraphe va plutôt se concentrer sur les composantes d’un switch. Combiné au tableau suivant, cela vous permettra de définir celui qui vous convient le mieux. Le « red », quant à lui, n’est en général présent que sur les claviers gaming haut de gamme.

Type : un switch est dit linéaire ou tactile en fonction de sa sensibilité. Ainsi, un clavier avec switch tactile aura un retour de touche beaucoup plus souple qu’un switch linéaire. Cela permet notamment de « ressentir » quand une touche a été activée ou pas. Pour du gaming, la différence n’est pas primordiale et s’apparente plus à un confort de jeu, le switch linéaire vous assurant que votre compétence a bien été lancée.

Distance d’activation : standard à 2 mm sur les Cherry MX, cela signifie que la touche aura été considérée comme enfoncée une fois qu’elle aura parcouru 2 mm. À noter que la distance maximale d’enfoncement pour une touche est de 4 mm.

Force d’actionnement : il s’agit de la pression nécessaire sur une touche pour l’enfoncer jusqu’à sa distance d’activation (2 mm). Un poids léger rend l’activation plus rapide, car un effleurement suffit. Une force élevée vous prémunit d’un clic manqué au moment fatidique. Plus la force est élevée, plus la sensation de « raideur » d’une touche est importante.

Utilisation recommandée : pour un casual gamer, ou joueur occasionnel, tous ces claviers sont identiques et il sera impossible de faire la différence entre deux switchs. Pour un expert, la différence de sensation minime entre chaque interrupteur sera décisive et synonyme de victoire sur un terrain de jeu.

Bruit : les claviers mécaniques produisent un cliquetis audible. Tous font sensiblement le même bruit, à l’exception du switch bleu, plus prononcé. Une différence de sonorité peut se faire sentir entre deux claviers équipés du même switch. Cela s’explique par les matériaux employés pour le reste du clavier et un possible effet de résonance.

En résumé, choisissez votre clavier mécanique en fonction de son switch. Si vous n’êtes pas à l’aise avec l’interrupteur, vous ne le serez pas avec le clavier. Par conséquent, cela influera directement sur vos capacités en jeu et votre vitesse d’exécution d’Actions Par Minute (APM).

 

Rollover et anti-ghosting

Le rollover et le ghosting désignent l’activation de plusieurs touches simultanément. Plus précisément, le ghosting correspond à l’activation d’une touche non enfoncée lorsque d’autres touches le sont. Un clavier raisonne en lignes et en colonnes, ce qui fait que lorsque les touches « e », « r » et « d » sont enfoncées simultanément, la touche « f » peut être activée. En effet, sa ligne est activée (touche « d »), ainsi que sa colonne (touche « r »). Il s’agit d’un défaut matériel, même si cela arrive de plus en plus rarement, car la plupart des claviers modernes intègrent une fonctionnalité anti-ghosting.

Le rollover quant à lui est légèrement différent. Un clavier qui limite son rollover à 3 autorisera l’activation simultanée de seulement 3 touches. Cette nomenclature s’écrit ainsi :

  • #KRO (où le # désigne le nombre de touches autorisées)
  • NKRO (où il n’y a aucune limitation, un rollover intégral)

Beaucoup de claviers mécaniques présentent un 6KRO, mais il est possible d’en trouver en 8KRO voire en NKRO comme le Corsair Vengeance K95. Un NKRO est moins répandu, mais permet une variété de combinaisons qui n’a quasiment aucune limite !