31 janvier 2019

Test de Lostwinds - Jeu Video Giga France

NOTE : 14/20

Lostwinds

Considéré à juste titre comme le titre le plus attachant parmi tous ceux disponibles pour le lancement du WiiWare en Europe, LostWinds fait souffler un vent de fraîcheur sur la console de Nintendo. Disponible pour 1000 points seulement, il se pare d'une touche de poésie qui n'est pas sans rappeler ICO ou Okami.

LostWinds

Pourquoi avoir cité ces deux titres qui sont sans doute parmi les plus grands chefs-d'oeuvre du jeu vidéo ? Probablement parce que, dès les premières secondes, LostWinds nous plonge dans un univers mystique où la nature omniprésente nous envahit. Elle nous apaise et nous charme par des moyens bien inoffensifs, comme une brise légère qui souffle dans les branches, une feuille qui danse dans les airs et un jeune garçon roulé en boule qui dort paisiblement sous un arbre magnifique.

LostWinds L'histoire d'un jeune garçon qui hérite des pouvoirs d'Enril, l'esprit du vent. Ce personnage s'appelle Toku. Vêtu d'un poncho clair et coiffé d'une toque en laine, ce gamin au faciès lunaire semble dormir debout, peu enclin en tout cas à vivre une aventure hors du commun. Sa quête sera pour lui comme un rêve éveillé, mais c'est pourtant plein de bonne volonté qu'il tentera de la mener à bien sous la protection divine du vent qui souffle avec bienveillance sur le village de Mistralis. Cette contrée perdue dans la montagne est un lieu magique, créé jadis par des esprits gardiens. Balasar était l'un d'eux, et la légende raconte que ses ambitions dévorantes le poussèrent à convoiter Mistralis pour en devenir le seul dieu. Afin de le punir et préserver du mal les habitants du village, les autres gardiens l'emprisonnèrent pour l'éternité dans une pierre spirituelle où il demeura des siècles durant. Mais cela n'aurait pas été possible sans l'intervention d'Enril, l'esprit du vent, qui resta malheureusement coincé dans un fragment de pierre, même après que Balasar se soit libéré de sa prison. Jusqu'au jour où un petit garçon curieux découvrit par hasard cet étrange fragment. C'est ainsi que Toku fit la connaissance d'Enril, l'esprit du vent.LostWinds Cette eau souterraine n'est pas un simple élément du décor. Elle a son utilité ! Cette rencontre changea bien des choses puisque Toku hérita au passage d'un certain nombre de pouvoirs qui nous sont révélés progressivement au fil du jeu. La surprise, pour le joueur, c'est de constater que le pointeur de la Wiimote suffit pour faire souffler une brise légère sur le décor, sans même que l'on ait besoin de cliquer sur un bouton. Tout devient alors prétexte à balayer l'écran pour entendre bruisser les feuilles, faire jaillir l'eau des sources ou voir tourner les moulins perchés dans les hauteurs. Même les villageois réagissent lorsque vous leur soufflez dessus ! Une idée géniale qui donne l'impression que les environnements prennent vie lorsqu'on les parcourt. Mais elle ne s'arrête pas là puisque c'est bel et bien l'ensemble du gameplay qui tourne autour de ce concept d'interaction lié au vent. Au fil du jeu, diverses manipulations vous seront expliquées pour que vous appreniez à tirer parti des pouvoirs de Toku légués par Enril, tandis que le stick du Nunchuk permettra de contrôler ses déplacements dans les niveaux.LostWinds Toutes les zones du jeu communiquent entre elles. Outre permettre à Toku de franchir des gouffres en se laissant porter par le vent, le pouvoir d'Enril peut aussi servir à lui faire atteindre des corniches haut perchées. Plus subtil, un souffle sur une torche peut propager les flammes aux alentours pour brûler des lianes ou blesser certains ennemis. La menace rôde en permanence autour du jeune garçon qui n'a que la force du vent pour se défendre. Il faut alors découvrir la manière de vaincre chacun de ces monstres en les faisant par exemple tournoyer dans les airs avant de les projeter violemment contre le sol. Le pouvoir de concentration permet même de stopper une pierre ou un ennemi dans les airs pour le faire tournoyer avant de le propulser à grande vitesse contre un mur. Le jeu regorge ainsi d'énigmes qui font appel à toutes ces subtilités et qui requièrent parfois quelques actions contextuelles relatives à la force humaine de Toku. Car même s'il ne peut pas se battre, il peut au moins tirer vers lui des éléments du décor, ramasser des objets, se nourrir en mangeant des baies ou encore planer à l'aide des hélico-bourgeons. Mais comme ces actions ne suffisent pas toujours, il faut parfois aider Toku en soufflant un peu pour lui donner plus de force lorsqu'il tire une lourde chaîne ou lorsqu'il déracine un fruit trop gros pour lui.LostWinds La cape Jumbrella permet de guider Toku dans les airs. L'ensemble du jeu fonctionne ainsi autour d'énigmes à surmonter en utilisant à bon escient les pouvoirs du vent, les actions de Toku et la configuration du décor. Les environnements sont d'ailleurs tous reliés entre eux, avec au centre le village de Mistralis où le sage Deo confie à Toku ses objectifs de mission. Mais la quête de notre héros se révèle terriblement courte, et trois heures à peine suffisent à en voir le bout. Une fois le boss vaincu, on constate que l'aventure est inachevée puisqu'elle se prolongera dans un deuxième volet d'ores et déjà annoncé, qui sera peut-être lui-même suivi par d'autres ultérieurement. Pour 1000 points, LostWinds constitue néanmoins un bon investissement, l'aventure étant suffisamment plaisante pour être rejouée plusieurs fois sans perdre de son attrait.

Les notes :
  • Graphismes 15 /20

    Bien que restreint à une progression en scrolling, l'agencement des niveaux profite d'un level-design réussi et de décors très jolis. Par sa dimension mystique et poétique, la réalisation n'est pas sans rappeler les univers d'ICO ou d'Okami.

  • Jouabilité 16 /20

    Exploitant intelligemment le maniement Wiimote/Nunchuk, le gameplay fourmille de bonnes idées. Le pointeur, qui permet de faire souffler le vent à la fois sur Toku, sur ses ennemis et sur les éléments du décor, donne lieu à des énigmes assez audacieuses.

  • Durée de vie 10 /20

    Ne dépassant pas les trois heures de jeu, LostWinds déçoit forcément par sa courte longévité, même s'il ne coûte que 1000 points. Il faudra attendre la sortie du prochain volet pour connaître la suite des événements.

  • Bande son 14 /20

    Le caractère apaisant des compositions se marie très bien avec l'atmosphère calme de ce titre.

  • Scénario 14 /20

    Même s'il est tentant de se lancer sans attendre dans l'aventure, il serait dommage de passer à côté du scénario de LostWinds. Les textes sont même entièrement traduits en français.

 

Très bonne surprise du catalogue WiiWare, LostWinds est un titre poétique et enchanteur, servi par un gameplay très pertinent. La gestion du vent et son influence sur les environnements sont propices aux énigmes les plus subtiles, et seule la courte durée de vie du jeu pourra faire hésiter le joueur intéressé.

 

 

 

NOTE : 14/20

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Test de Tomb Raider : Definitive Edition - Jeu Video Giga France

NOTE : 18/20

tomb raider definitive edition

Vous êtes-vous déjà demandé comment faire pour devenir un véritable aventurier ? Vous aurez beau harceler votre conseiller d'orientation, il ne vous dégotera jamais un CAP baroudeur avec option survie en milieu dangereux. C'est plutôt un job qu'on découvre sur le tas. Ne vous attendez pas à une partie de plaisir, c'est le genre d'apprentissages qui se paye en sang et en larmes. Demandez donc à Lara Croft de quelle manière elle a obtenu ses galons et comment elle est devenue une héroïne mythique. La licence Tomb Raider s'est justement offert un reboot qui nous donne l'occasion de découvrir ses débuts. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle en a vraiment bavé...

Tomb Raider : Definitive Edition

La licence Tomb Raider n'en était pas à son premier reboot mais les équipes de Crystal Dynamics ont mis les petits plats dans les grands pour nous faire vivre les premiers pas de Lara Croft en tant qu'aventurière des temps modernes. Ce nouveau départ nous a permis de découvrir une Lara plus jeune, plus humaine mais aussi moins expérimentée qu'à l'accoutumée. Bref, ce Tomb Raider ambitionnait tout simplement de réécrire l'histoire, de poser les jalons d'une nouvelle légende. On peut dire qu'il s'agit d'un pari réussi, ce Tomb Raider sorti en mars 2013 nous avait littéralement émerveillés. La licence prenait un tournant plus spectaculaire sans pour autant trahir l'ADN de la série. Vous êtes encore sceptique et vous n'avez pas mis les mains sur ce bijou ? Ca tombe bien, vous allez pouvoir vous rattraper car Square Enix nous propose une Definitive Edition encore plus belle et encore plus complète sur PS4 et sur Xbox One.

Aventurière, une profession à risque

Tomb Raider : Definitive Edition Lara bénéficie d'un petit lifting à l'occasion de cette Definitive Edition. Le tout débute avec un pitch assez classique. Lara fait partie d'une expédition qui sillonne l'Océan Pacifique à l'Est du Japon dans l'espoir de retrouver des vestiges cachés du royaume de Yamatai. Les choses se corsent lorsque son bateau est pris dans une tempête et qu'il s'échoue avec pertes et fracas sur une île mystérieuse. Cette dernière n'est malheureusement pas déserte, elle est peuplée par les Solarii, une bande de dangereux illuminés vouant un culte à l'ancienne reine Himiko. Histoire de vous donner un avant-goût de ce qui vous attend, sachez que Lara commence l'aventure ligotée et pendue par les pieds au fin fond d'une caverne remplie de cadavres et servant visiblement à perpétrer des sacrifices humains... On l'a connue en meilleure posture et pourtant ce n'est que le début. Il faut être honnête, le scénario est un peu léger en ce qui concerne les compagnons d'infortune de Lara dont les comportements sont souvent assez étranges. Mais il se rattrape sans problème en nous offrant un récit incroyablement prenant de l'initiation de la jeune aventurière. Votre petit cœur risque de s'emballer en découvrant tous les malheurs qui attendent notre héroïne : la pauvre souffre et on entre immédiatement en empathie avec elle. Sa lutte pour la survie vous prend aux tripes et, naturellement, lorsqu'elle s'endurcit à force d'enchaîner les expériences traumatisantes, vous avez vraiment l'impression de l'accompagner sur ce chemin qui fera d'elle une héroïne hors du commun. Le tout est porté par une bande originale grandiose qui colle toujours parfaitement à la situation. En un mot, ce Tomb Raider réussit son pari en jouant à merveille avec nos émotions.Tomb Raider : Definitive Edition Les Solarii ont vraiment des goûts particuliers en matière de décoration. On en arrive au premier paradoxe de ce Tomb Raider : l'aventure met en avant un aspect survie alors que le gameplay est plus que jamais axé sur l'action. C'est donc plutôt par l'ambiance et par certains éléments de la mise en scène qu'on nous fait ressentir la fragilité et la détresse de la jeune Lara au début de l'aventure... On vous rassure, cette dernière ne tarde pas à faire preuve d'une force insoupçonnée en dégommant des hordes d'ennemis avec une férocité sans pareil. On pourra toujours dénicher quelques éléments de gameplay pour nous rappeler cet aspect survie : votre progression est ainsi rythmée par vos haltes à des feux de camp histoire d'alterner entre des passages où la tension est forte et des moments où vous pouvez souffler sereinement. On retrouve aussi la possibilité de chasser histoire de vous mettre dans le bain, mais cette dernière fonctionnalité n'a finalement d'intérêt que pour les joueurs avides d'expérience et se vide très rapidement de son aspect anxiogène. N'allez donc pas chercher du côté des mécaniques de jeu, le stress et l'impression de danger viennent vraiment plutôt des mises en situation. Là pour le coup, vous vous retrouverez souvent le souffle coupé, comme aspiré dans une aventure qui joue avec vos émotions sur une bonne douzaine d'heures sans jamais vous lasser. Les équipes de Crystal Dynamics ont d'ailleurs multiplié les références et les amateurs de cinéma horrifique seront ravis de retrouver par exemple un beau clin d'œil à l'une des plus fameuses scènes du film The Descent...

Pris dans le feu de l'action

Tomb Raider : Definitive Edition Les gunfights sont intenses... même lorsque Lara est prise dans un piège ! Il faudrait tout de même être armé d'une sacrée mauvaise foi pour ne pas reconnaître que ce reboot marque un changement radical de gameplay avec ses prédécesseurs. Certes, on retrouve bien les trois éléments fondamentaux de la série, à savoir de l'action, de l'exploration et des énigmes, mais ces ingrédients ne sont pas accommodés dans les mêmes proportions qu'à l'accoutumée. Comprenez par là que l'action prend ici une place prépondérante et qu'elle est mise en scène de manière proprement spectaculaire pour nous en mettre plein les yeux. On a donc droit à notre lot de QTE sans que ces dernières ne deviennent véritablement envahissantes. Les plans de caméra suivent aussi la danse histoire de nous scotcher littéralement à notre écran en nous faisant profiter de panoramas sublimes. Le résultat fait forcément penser à ce que l'on a pu voir dans la série des Uncharted. C'est un juste retour à l'envoyeur puisque les aventures de ce cher Nathan Drake puisaient déjà en partie leur inspiration dans celles de la belle Lara. Avouez aussi qu'il y a des références plus honteuses : les équipes de Crystal Dynamics ont vraiment su s'inspirer du meilleur du travail de Naughty Dog en nous proposant un rendu visuel à tomber par terre accompagné d'une mise en scène époustouflante. Le résultat est bien entendu encore plus bluffant dans cette Definitive Edition qui bénéficie d'une résolution de 1080 p et de graphismes rehaussés pour l'occasion. Les décors sont plus vivants et plus détaillés mais c'est surtout au niveau du visage et de la chevelure de Lara que la différence se fait sentir.Tomb Raider : Definitive Edition Il faut parfois savoir rester discret.Ce Tomb Raider mène en effet un train d'enfer et sa cadence haletante ne devrait pas vous laisser indifférent. Un effort appuyé a ainsi été fait concernant le rythme et l'intensité des gunfights. Si ces derniers ne constituaient pas l'un des points forts des derniers épisodes en date de la série, les développeurs ont cette fois-ci redressé la barre. Le résultat est là : les affrontements sont nerveux et la difficulté croissante de l'aventure risque même de vous réserver quelques surprises en termes de challenge. Ici il ne faut pas se reposer tranquillement sur ses lauriers, le système de couverture automatique par exemple est bien efficace, mais vos ennemis prendront un grand plaisir à vous envoyer des cocktails Molotov pour vous déloger ou se contenteront de mettre en pièces votre petit abris. Tout au long de l'aventure, Lara ne pourra compter que sur un piolet pour le corps-à-corps et sur quatre armes à distance : un fusil à pompe, un pistolet, un fusil d'assaut et un arc. Ce dernier est à la mode dans le jeu vidéo ces derniers temps, il prend là une importance toute particulière. Il vous permettra de sniper en toute discrétion vos ennemis pour une approche un peu plus furtive, mais il constituera aussi un élément central de votre progression.

Une prime à l'exploration

Tomb Raider : Definitive Edition L'île regorge de trésors à dénicher. Vous aurez l'occasion de faire évoluer votre matériel progressivement dans le jeu. Certaines de ces évolutions sont directement liées au scénario et vous permettront d'acquérir de nouvelles aptitudes. Une fois renforcé, votre piolet vous donnera par exemple la possibilité de découvrir les joies de l'escalade tandis que votre arc combiné avec une corde vous servira à installer des tyroliennes ou vous tiendra lieu de grappin. Toute votre exploration de l'île sera bien entendu conditionnée par ce système d'améliorations progressives. On retrouve finalement un schéma qui fait vraiment penser à l'organisation d'un Metroid : un monde semi-ouvert dont la découverte progressive est conditionnée par l'acquisition progressive de nouvelles capacités. L'évolution prend aussi un aspect moins dirigiste dans Tomb Raider. Le jeu possède en effet un système d'expérience qui vous donnera accès à des points à répartir dans trois arbres de compétences. Ne vous creusez pas trop la tête, au final vous pourrez débloquer plus ou moins tous ces atouts. Ce sera certainement un peu plus tendu si jamais vous comptez améliorer totalement vos armes. Il vous faudra alors non seulement récupérer des matériaux de base en fouillant les environnements et vos ennemis, mais aussi mettre la main sur des parties de l'arme que vous comptez modifier et ces dernières sont parfois bien planquées.Tomb Raider : Definitive Edition Le tombeau de l'aventurier est inclus de base dans cette Definitive Edition. Vous l'aurez compris, il y a différentes façons d'aborder ce Tomb Raider, le joueur pressé pourra faire l'impasse sur l'exploration tandis qu'elle restera une facette primordiale de l'aventure pour ceux qui sont un peu plus méticuleux. Même celui qui compte tracer au pas de course pourra s'arrêter deux minutes devant l'un des superbes panoramas et admirer de loin le chemin qu'il a parcouru ou les zones dans lesquelles il s'apprête à se rendre. Vous pourrez aussi librement revenir sur vos pas et c'est d'ailleurs l'une des nombreuses fonctions des feux de camp. Une halte à ces derniers permet d'améliorer son équipement et ses compétences, mais aussi de réaliser des voyages rapides d'une zone à l'autre. Profitez bien des quelques temps de chargement qui vous seront alors offerts, ce seront les seuls tout au long de l'aventure... Cette liberté d'explorer les zones déjà visitées est assez intéressante : vous pourrez de nouveau profiter de décors spectaculaires sous une autre lumière, et une foule d'objectifs secondaires vous tendent les bras. A condition de bien fouiller, on trouve ainsi des balises GPS, des reliques diverses et variées, des journaux écrits qui apportent une véritable profondeur au background de l'île et de ses habitants, des petits challenges et même sept tombes totalement optionnelles. Ces dernières vous proposeront toujours une petite énigme plutôt sympathique. Pas de quoi se fouler les neurones mais les différents puzzles du jeu risquent tout de même de mettre à mal votre sens logique. Ces derniers sont généralement basés sur la maîtrise des différents éléments et s'appuient sur le moteur physique du jeu. Bref, le tout est toujours logique, encore faut-il comprendre le mécanisme à l'œuvre. En dernier recours, vous pourrez toujours faire appel à l'instinct de survie de Lara qui met automatiquement en surbrillance les éléments du décor avec lesquels vous pouvez interagir. Notez que cette aide permet aussi d'identifier plus facilement les ennemis et que cela pourra vous sauver les fesses dans quelques fusillades.

Un multijoueur en bonus

Tomb Raider : Definitive Edition Lara dispose de six tenues alternatives dans cette édition. Si l'aventure solo se suffit largement à elle-même, on ne peut tout de même pas boucler ce tour d'horizon sans évoquer l'arrivée du multijoueur dans le petit univers de Lara Croft. La belle aventurière avance prudemment dans le domaine et on devra se contenter de quatre modes qui nous permettront de découvrir huit maps différentes (les trois maps en DLC sont ici disponibles de base) dans des parties qui ne rassemblent pas plus de huit joueurs. Les amoureux de la série brandissent déjà le poing en criant à la trahison ? Ils peuvent se calmer, l'intérêt de ce multijoueur est justement de prolonger agréablement le background du solo. On y incarne tantôt les survivants qui accompagnent Lara, tantôt les Solarii qui essaient de leur faire la peau. Si le Team deathmatch et le Free for all sont relativement classiques, le mode Rescue revisite de manière assez sympathique le Capture the flag, tandis que le Cry for help est un King of the hill un peu plus musclé qu'à l'accoutumée. La sauce prend aussi grâce à des maps bien conçues : elles sont loin d'être immenses, en revanche elles exploitent bien la verticalité et sont littéralement truffées de pièges qui vous permettront d'immobiliser ou de tuer vos adversaires. Avec un peu de recul, il faut bien reconnaître que ce multijoueur est distrayant le temps de quelques parties mais qu'il ne tient pas forcément en haleine sur la longue durée.Tomb Raider : Definitive Edition Ce comics est une préquelle à l'aventure du jeu. Il s'agit tout de même d'un bonus agréable qui vient sertir le bijou que constitue cette superbe aventure solo, au même titre que la bande originale épique qui l'accompagne ou du design assuré qui confère à cet univers son cachet. Cette Definitive Edition comprend bien entendu une foule de petits bonus sympathiques. On retrouve ainsi les différents DLC sortis comme les trois maps multijoueurs supplémentaires, le tombeau de l'aventurier, et les six costumes alternatifs. D'autres petits bonus sont là pour satisfaire le fan service comme les versions digitales de l'artbook et du comics qui sert de préquelle à l'aventure. Les plus curieux dénicheront même les six épisodes du making of qui accompagnaient la sortie du jeu (et que vous pouvez retrouver sur notre site en version sous-titrée). Malheureusement, l'ensemble est proposé en anglais et les moins à l'aise avec la langue de Shakespeare se sentiront un peu mis sur la touche. N'en jetez plus, le dernier Tomb Raider était déjà un chef-d’œuvre sur les autres supports, il est encore plus impressionnant dans cette Definitive Edition.

 

Les notes :
+Points positifs
  • Une aventure qui vous prend aux tripes
  • Des graphismes encore plus bluffants
  • Une mise en scène époustouflante
  • Des gunfights bien nerveux
  • Une exploration vraiment valorisante

 

-Points négatifs
  • Des énigmes qui auraient pu être un peu plus tordues
  • Des personnages secondaires qu'on oublie un peu trop vite

 

Ce nouveau Tomb Raider marque bel et bien un tournant dans la série. Les nostalgiques risquent de se sentir un peu bousculés par les déboires de la jeune Lara, mais ils ne tarderont pas à se laisser happer par une aventure riche en émotions. La recette n'est finalement pas très originale, on y retrouve notamment une pincée d'Uncharted pour la mise en scène spectaculaire et une bonne louche de Metroid pour ce qui est de la progression. Le plus important, c'est que le résultat soit là : Tomb Raider est un jeu qu'on vit intensément et dont on ne décroche pas une minute. Techniquement impeccable, le titre vous laissera bouche bée devant ses décors étourdissants et ses animations criantes de vérité. Le constat est encore plus valable pour cette Definitive Edition qui bénéficie d'un joli lifting graphique et de quelques bonus sympathiques. Bref, si vous n'aviez pas encore craqué pour ce Tomb Raider, c'est l'occasion ou jamais de vous lancer dans l'aventure.

 

 

 

 

NOTE : 18/20

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Test de Darksiders II : Deathinitive Edition - Jeu Video Giga France

NOTE : 17/20

darksiders II deathinitive edition

Suite à la faillite de THQ la grande majorité du catalogue de l’éditeur avait été racheté morceau par morceau par divers sociétés. Koch Media pour Saints Row, Crytek pour Homefront ou encore Ubisoft pour South Park. Une licence a eu pourtant plus de mal que les autres à trouver nouvel acquéreur : Darksiders, une saga initiée en 2010 avec un premier volet mettant en scène le périple de Guerre (War en v.o), l’un des quatre cavaliers de l’apocalypse. En 2012 sortait Darksiders 2, suite au monde plus ouvert où le joueur incarnait cette fois Death, anti-héros agile et torturé en quête d’un moyen de ressusciter l’humanité et de laver l’honneur de son acolyte War. Il est aujourd'hui de retour dans une version remaniée du jeu sur PS4 et Xbox One.

 

Avec une nouvelle orientation basée sur l’exploration et le loot, ce second volet à la sauce RPG mâtinée de Hack’n slash aux airs de “Zelda pour adultes” aura laissé une bonne impression générale. Une impression ternie toutefois par un scénario un peu faiblard et quelques soucis techniques. C’est finalement Nordic Games qui a racheté la licence en 2013 et confié aux bons soins d’anciens de chez Vigil (regroupés sous la bannière d’un nouveau studio, Gunfire Games) le soin de ressusciter la franchise avec non pas un nouvel épisode de Darksiders, mais une édition remaniée de son second volet proposée sous le jeu de mot douteux Deathinitive Edition sur consoles et sur PC dans quelques temps. Graphismes rehaussés, gameplay légèrement équilibré, loot remaniés, le tout saupoudré de tous les DLC disponibles, que vaut cette édition de la mort ?

 

 

L’ombre te va si bien

Première particularité de cette Deathinitive Edition, celle qui sautera aux yeux de tout le monde et qui pourrait en motiver certains à faire ou refaire l’aventure, le moteur graphique du jeu a été retravaillé pour mieux coller aux spécificités techniques des consoles actuelles. Darksiders 2 souffrait lors de sa sortie d’un rendu graphique pas forcément à la hauteur de ses ambitions artistiques. Si le travail de Vigil en matière d’ambiance était à saluer, le rendu du jeu affichait à bien des égards une technique en demi-teinte avec des textures manquant de finesse, des sols peu détaillés et des environnements parfois peu fournis. C’est désormais chose retravaillée dans cette édition qui se paye un agréable lifting de la plupart de ses textures, désormais plus fines grâce au 1080p natif proposé ici. Ne vous attendez toutefois pas à une claque monumentale par rapport à la version de base du jeu, l’amélioration la plus notable du rendu réside en fait dans un remaniement des effets d’ombre et de lumière sur les environnements. De prime abord, le jeu vous semblera sans doute plus sombre que l’original. C’est le cas, car l’éclairage global du titre a été retravaillé pour aboutir à un rendu plus contrasté, aux ombres plus marquées et à l'aspect général moins terne. Un rendu finalement en accord avec l’ambiance et le thème de ce Darksiders 2.

Les effets d'ombre et de lumière marquent la différence avec le jeu d'origine

Darksiders 2 Deathinitive Edition - Death est de retourDarksiders 2 Deathinitive Edition - Death est de retour

Quoi qu’il en soit et en comparaison de la version PC du titre, les textures ne semblent pas faire un grand bon en avant. Si dans son aspect général le titre est bien évidement plus riche en éléments de décors et en jeux de lumière, la résolution des textures des environnements reste encore plus fine sur la version PC. Cette Deathinitive Edition se démarque donc bien plus des précédentes versions PS3 et Xbox 360 que de la mouture PC sur ce point particulier. D’autant que son framerate est toujours limité à 30fps, un regret d’autant plus grand que les consoles actuelles sont tout à fait capables d’afficher un jeu de cette trempe à un taux de rafraîchissement plus élevé. Les chutes de framerate se font d’ailleurs toujours quelque fois ressentir lorsque les effets abondent à l’écran.

Darksiders 2 Deathinitive Edition - Death est de retour Une végétation plus fournie et des décors plus riches.

Au delà de ces ajustements techniques, les environnement s’enrichissent de nouveaux détails visuels. Ils prennent la forme d’une végétation plus dense, de décors un peu plus remplies en détails ou d’allures retravaillées sur de nombreux ennemis dont l’armure ou le look change de façon discrète certes, mais suffisamment pour leur donner un petit coup de jeune. Les textures de Death et de la plupart des PNJ gagnent en netteté, les armes et armures aussi. Du côté des niveaux, des donjons et autres sombres lieux à explorer, nous n’avons pas noté de changement significatifs de level design ou d’embranchements ; fait côte à côté à la fois sur notre version PS4 et sur une version classique sur PC, les seuls différences à remarquer sont celles mentionnées depuis le début de ce test. On ne parlera donc pas ici de version remasterisée du jeu, Darksiders 2 Deathinitive Edition reste assez proche de sa version originale, mais il opère avec subtilité des modifications visant à gommer certains des défauts pointés du doigt autant par la presse que par les joueur à sa sortie.

Il me faut du loot, du loooooot !!!

Darksiders 2 Deathinitive Edition - Death est de retour Ouvrir des coffres, une activité plus grattifiante ici

Toujours dans la subtilité, Darksiders 2 repense et corrige certains pics de difficulté avec plusieurs ajustements opérés sur ses combats. À moins de sortir d’une récente session sur la version classique du jeu, la chose ne vous sautera pas spécialement au visage. On remarque ici et là que certains ennemis se sont vu retirés ou remplacés par d’autres et que certaines créatures ont un peu changé leur pattern pour laisser des fenêtres d’attaque plus ou moins grandes au joueur. Le titre se dote au passage d’un nouveau mode de difficulté qui ne laissera pas la place à la moindre erreur en combat. En bon Hack’n slash orienté vers le loot, Darksiders 2 offrait pour la première fois (et la dernière ?) la possibilité de ramasser tout un tas d’équipements allant de l’arme principale et secondaire à différentes pièces d’armures pour équiper et surtout faire progresser le potentiel destructeur de Death. Le loot avait la fâcheuse tendance à devenir un brin envahissant dans le jeu original, le ramassage d’équipement de qualité médiocre était trop fréquent, encombrant nos sacs de babioles bonnes à revendre pour gagner de l’or. Cette Deathinitive édition revoit sa copie et augmente la fréquence de drops d’objets souvent plus utiles. De même, les loot rares et les objets nommés tombent à fréquence plus élevés sur les créatures dignes de ce nom comme les boss, une façon de récompenser l’investissement et le skill du joueur.

Interface, menu, carte et panneau de compétence, tout ça ne bouge pas d’un iota, de même pour la caméra du jeu, toujours aussi capricieuses en mode verrouillage de cibles. On aurait apprécié un petit effort de ce côté là car les combats contre des packs d’ennemis prennent souvent des allures de joyeux massacre peu lisibles lorsque l’on concentre nos attaques sur une cible lockée à l’écran.

 

Avec de vrais morceaux de DLC dedans

Cerise sur le gâteau, tous les DLC du jeux (payants ou inclus dans les bonus de précommandes suivant les différents revendeurs) se retrouvent à l’intérieur du jeu. Un contenu qui mine de rien rajoute un sacré paquet d’heures d’aventure (entre 20 et 30h sur le papier). Si certains n’introduisent que de simples armes et armures en jeu, d’autres comme le Tombeau D’Argul ou la Forge Abysale ajoutent du contenu supplémentaire avec des nouveaux donjons et ennemis à combattre pour prolonger l’expérience. Pointé du doigt pour sa flopée de DLC payants, cette version place tous les joueurs sur un pied d’égalité, tout le monde aura tout le contenu disponible pour le jeu depuis sa sortie. Disponible au prix conseillé de 29,99 euros, cette édition n’est donc pas avare en choses à faire.

Darksiders 2 Deathinitive Edition - Death est de retourDarksiders 2 Deathinitive Edition - Death est de retourDarksiders 2 Deathinitive Edition - Death est de retourDarksiders 2 Deathinitive Edition - Death est de retourDarksiders 2 Deathinitive Edition - Death est de retour
Les notes :
+Points positifs
  • Nouveaux effets d’éclairage
  • Des décors agrémentés de plus de détails
  • 1080p, des textures plus nettes sur les PNJ, armes et armures
  • Les loots rares plus nombreux.
  • Tous les DLC et bonus sont présents
  • Le prix, moins de 30 €

 

-Points négatifs
  • Limité à 30 fps
  • Avec toujours des chutes de framerate
  • Textures du monde parfois moins détaillées que la version PC d'origine
  • Caméra encore trop souvent aux fraises durant les combats

 

Vous n’aviez jamais fait Darksiders 2 ou l’envie de vous replonger dans l’aventure se fait grandement ressentir ? Cette Deathinitive Edition représente un bon moyen de découvrir ou de rédécouvrir le jeu dans une version complète, sans compromis du côté de ses différents DLC et dotée de graphismes revus et corrigés pour l’occasion. Si elle dispose d’effets d’éclairage retouchés et de décors rehaussés de nouveaux éléments visuels, la version ne dépasse toutefois toujours pas les 30 fps sur consoles et souffre encore des mêmes soucis de caméra que le jeu original. Pour les joueurs ayant apprécié le second volet sans pour autant lui vouer une admiration particulière, cette version ne représentera pas un must have en puissance, elle reste proche de l’original et corrige par petites touches certains de ses défauts tout en en conservant d’autres. Mais pour moins de 30 euros, le jeu s’offre une seconde vie sur consoles actuelles avant de débarquer aussi sur PC d’ici la fin d’année selon les dernières déclarations du studio. Cette version nous prouve enfin qu’un hypothétique retour des cavaliers dans Darksiders 3 est toujours d’actualité tant les développeurs semblent tenir à leur licence.

 

 

 

 

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Test de Darksiders : Warmastered Edition - Jeu Video Giga France

NOTE : 16/20

darksiders warmastered edition

Souvent comparé aux jeux de la série Zelda pour son approche du monde découpé en différents donjons, Darksiders s’est octroyé une jolie place dans le cœur et dans l’esprit des joueurs. Après un second épisode à l’approche plus ouvert où le joueur incarnait Death, le frère du héros War, la série a malheureusement sombré dans les abysses en même temps que son éditeur THQ, fermé en 2013 pour cause de faillite. L’avenir des quatre cavaliers semblait scellé jusqu’à ce que Nordic Games ravive nos espoirs en 2016 en devenant THQ Nordic. Son ambition : ressusciter quelques-unes des grandes licences de l’éditeur. Mais avant de penser à un éventuel Darksiders 3, la firme s’emploie à rafraichir nos mémoires avec la sortie d’une version remastérisée du premier volet de la saga. Intitulé Darksiders : Warmastered Edition, le titre est disponible sur PS4, Xbox One, PC et Wii U. Ce lifting technologique se paye aussi le bon goût d’être proposé gratuitement à tous les possesseurs du jeu sur Steam via une simple mise à jour.

 

Le processus avait débuté l’année dernière avec la sortie de la Deathinitive Edition de Darksiders 2, une version retravaillée du second volet de la saga dotée de graphismes rehaussés, d’une table de butin retravaillée et de tous les DLC du jeu inclus à l'intérieur .

L’éditeur remet le couvert avec un traitement similaire pour Darksiders premier du nom, de quoi nous motiver à découvrir ou à redécouvrir cette aventure palpitante sous un jour plus moderne.

Méthode de test
Ce test s’intéressera aux qualités et défauts de cette nouvelle édition, nous ne jugeons pas ici le jeu de base dont le test plein d’enthousiasme est à retrouver ici-même pour les plus intéressés. Notre avis sur cette Warmastered Edition sera divisé en deux parties, l’une consacrée aux versions sur consoles et l’autre à la mise à jour du titre sur PC.

Un cavalier plus net et plus fluide

Darksiders : Warmastered Edition - War se paye un lifting graphique sans folie Le lifting visuel est agréable à l'oeil.

Sept ans après sa sortie sur PS3 et Xbox 360, le jeu s’offre un lifting graphique plus en phase avec notre époque. Les textures voient leur résolution doublée afin d’afficher un rendu plus fin et forcément plus agréable à l’œil. Afin de rendre hommage à la noirceur de l’univers post-apo mis en image par l’artiste Joe Madureira, les ombres gagnent aussi en qualité. Même traitement pour les différentes cinématiques du jeu à la résolution rehaussée afin d’éviter le désagréable effet de pixels compressés sur nos écrans. Cette édition ne gomme toutefois pas les soucis de synchronisation vocale de la VF présents depuis la version originale. Dommage, l’éditeur aurait pu en profiter de ce polish général pour corriger le problème une bonne fois pour toute. Vous l’ignoriez peut-être, mais Darksiders ne tournait pas en 1080p sur la génération précédente de consoles, c’est désormais le cas avec cette édition sur PS4 et Xbox One.

Darksiders : Warmastered Edition - War se paye un lifting graphique sans folie Le jeu tourne désormais en 60 fps sur consoles, sauf sur Wii U.

Le changement visuel le plus significatif - et surtout le plus agréable pour nous les joueurs - concerne le passage en 60 images par seconde de la fréquence d’affichage. Pour un titre aussi nerveux que Darksiders, ce doublement du framerate est plus que salutaire. Dommage que la version Wii U ne bénéficie pas de cet ajout et doit encore se contenter d’un bête 30 fps. Ne vous attendez néanmoins pas à un rendu graphique général digne des productions actuelles, le jeu accuse quelque peu le poids des années et affiche encore ici et là des textures pas forcément au niveau ainsi qu’un aliasing plus ou moins prononcé sur ses décors. Pour s’en débarrasser, il faudra plutôt aller jeter un coup d’œil du côté des versions PS4 Pro ou PC de ce remaster.

 

Une version PS4 Pro chouchoutée

Darksiders : Warmastered Edition - War se paye un lifting graphique sans folie Les versions PS4 Pro et PC peuvent afficher une résolution en 4K.

Darksiders entre en effet dans la liste des jeux profitant de l’architecture plus puissante de la PS4 Pro pour se doter d’un rendu graphique plus avancé que celui de sa petite sœur. La nouvelle version de la machine de Sony permet au jeu de s’afficher en 4K sur les écrans compatibles tout en conservant sa fréquence d’affichage à 60 fps. Si vous ne possédez pas de TV UHD, le titre gagne aussi en finesse d’affichage en 1080p, notamment au niveau de la qualité de ses textures, de ses effets de post-processing ou du côté de ses jeux d’éclairage. Bref, il se rapproche assez de l’expérience proposée aux joueurs sur PC.

Une mise à jour gratuite sur PC

Comme précisé en introduction de ce test, Darksiders : Warmastered Edition est aussi disponible sur PC. En version directement remastérisée pour les nouveaux joueurs ou via une simple mise à jour gratuite pour tous ceux disposant déjà du jeu dans leur bibliothèque Steam. Un geste toujours bon à prendre et qui permettra de redécouvrir le titre sous son meilleur jour. Darksiders se dote aussi de toutes les améliorations (et petits défauts) citées plus haut. Il profite du support PC pour introduire un panel supplémentaire d’options graphiques comme le réglage du champ de vision, différents niveaux d’anti-aliasing, des effets de filtrage des textures ou encore la possibilité de basculer le jeu en mode fenêtré plein écran. Les collectionneurs y trouveront aussi de nouvelles cartes à échanger sur la plateforme de Valve. Notez enfin l’arrivée de la compatibilité avec le Steam Controller.

La version PC dispose de nouvelles options graphiques

Darksiders : Warmastered Edition - War se paye un lifting graphique sans folieDarksiders : Warmastered Edition - War se paye un lifting graphique sans folie

Un remaster qui fait le boulot, sans plus

Darksiders : Warmastered Edition - War se paye un lifting graphique sans folie War, un personnage bien badass !

Contrairement à Darksiders 2, il n’existe pas de DLC pour le premier volet de la saga (la pratique n’était pas encore assez répandue dans le milieu à l'époque de la sortie du jeu). Cette version du jeu s’avance donc avec un contenu et un gameplay strictement identique à celui de l’époque. Si on reste fan de la brutalité du personnage de War, sa prise en main quelque peu rigide est conservée tout comme les quelques soucis de caméra rencontrés lorsque le cavalier encapuchonné doit jongler entre le verrouillage de plusieurs adversaires. Bref, l’expérience est fidèle à ses origines, mais aurait peut-être mérité un petit coup de jeune sur certaines mécaniques désormais un peu vieillissantes.

 

Les notes :
+Points positifs
  • 1080p natif, 60 fps sur PS4 et Xbox One (30 sur Wii U:/)
  • Effets graphiques plus nombreux, résolution des textures doublée
  • Artistiquement toujours superbe
  • 4K sur PS4 Pro et PC
  • Options graphiques revues à la hausse sur PC

 

-Points négatifs
  • Quelques textures à la ramasse
  • Synchronisation vocale FR à revoir lors des cinématiques
  • Portage finalement un peu paresseux (pas de correctifs de caméra et de gameplay)

 

Cette version remastérisée du premier Darksiders offre un rafraîchissement visuel au jeu de base, ceci à un tarif plutôt doux. Une façon pour THQ Nordic de motiver le joueur à découvrir ou à redécouvrir ce grand jeu d’action et d’aventure intemporel à la direction artistique réussie. Même si l’introduction du 60 fps sur consoles est un plus indéniable, il faudra se contenter d’un lifting global quelque peu fainéant sur PS4 et Xbox One ou se tourner vers les versions PS4 Pro ou PC pour bénéficier d’un rendu visuel plus racé. Il n’empêche que cette révision graphique sous forme de déclaration d’amour réussie à la licence ravive considérablement nos espoirs de voir un jour débarquer une suite pour les aventures des quatre cavaliers de l’apocalypse.

 

 

 

NOTE : 16/20

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Test de Super Meat Boy - Jeu Video Giga France

NOTE : 16/20

Super meat boy

Emboîtant le pas à des chefs-d'oeuvre comme Braid ou Limbo, Super Meat Boy délaisse la profondeur scénaristique des deux titres susnommés pour proposer une approche quelque peu différente. En effet, si le soft mise lui aussi sur la plate-forme, le tout se veut être un vibrant hommage aux jeux des années 80-90, comme Rick Dangerous ou Super Mario Bros avec lequel il partage les initiales. Du coup, la réflexion cédera sa place à des réflexes de ninja, le joueur naviguant constamment entre la frustration, l'énervement et le soulagement à chaque fin de niveau. Eh oui, Super Meat Boy ne vous laissera pas indemne... Et votre manette encore moins.

Super Meat Boy

Dans le jeu vidéo, il y a deux grandes catégories de titres : ceux pensés pour le grand public qui ne cessent de prendre le joueur par la main et leurs contraires préférant nous offrir un challenge digne de ce nom. Super Meat Boy fait clairement partie de la seconde catégorie et renvoie en cela à beaucoup de titres des années 80, 90 auxquels le jeu offre de nombreux hommages. Dans le cas présent, on pensera bien évidemment à Rick Dangerous, vénérable jeu de plates-formes nous ayant refilé durant deux épisodes des moments de joie intense mais aussi de détresse insoupçonnable. Super Meat Boy devrait lui aussi vous procurer des sensations similaires. En effet, si le concept du jeu renvoie à n'importe quel Mario en nous demandant de sauver notre belle, qui nous échappera également de peu à la fin de chaque niveau, la façon de faire se veut bien plus perverse. Pour autant, nous sommes toujours devant un jeu de plates-formes découpé en plusieurs chapitres eux-mêmes subdivisés. Le tout ne perd d'ailleurs pas de temps puisqu'en l'espace de quelques niveaux, vous maîtriserez le gameplay sur le bout des doigts. Ceci dit, celui-ci se veut des plus simplistes avec son bouton pour courir et sa touche pour sauter. Il ne vous en faudra pas plus pour enchaîner les épreuves.

Super Meat Boy Les warp zone comprennent toujours des surprises délectables. Cependant, n'allez pas croire que le tout sera aisé. Oh que non mes bons amis. En effet, dès la première moitié du chapitre 1, les niveaux deviendront de plus en plus corsés et réclameront de très nombreux essais avant d'en voir le bout. En somme, à peine aurez-vous fait vos premiers pas que vous devrez calibrer vos sauts au millimètre près pour atteindre ce petit bout de plate-forme dans le coin gauche. Mais si, tout là-haut, entre la scie circulaire et les lames géantes ! Délaissant sciemment le concept de vie limitée, vous aurez alors autant d'essais que vous le désirez pour passer les tableaux. En fait, la Team Meat a préféré miser sur le "hardcore-gaming" lié à des niveaux très courts et à terminer le plus vite possible pour être en tête du classement online. Ainsi, outre la fierté d'être parmi les meilleurs, et celle de pouvoir mater les replays combinant toutes vos morts (sigh !) et votre unique réussite, le joueur profite également d'une construction astucieuse. Chaque chapitre comprend donc 20 niveaux que vous pourrez enchaîner dans l'ordre que vous désirez, la seule restriction étant d'en boucler un minimum de 17 pour affronter le boss de fin de zone. Malgré cela, vous devrez vous raccrocher aux branches pour ne pas tomber vu que la plupart des stages vous demanderont de les connaître par coeur ET d'avoir un instinct de guépard pour vous en sortir.Super Meat Boy Cours Meat Boy, couuuuuuurs !Pour autant, comme je le précisais plus haut, ceci n'est nullement le fait de la jouabilité qui est tout simplement parfaite. En effet, il ne sera ici question que de courir et de sauter, les deux mouvements pouvant être combinés, en plus d'une glissade, pour effectuer plusieurs sauts sur une même paroi ou entre deux pans de mur à l'image du Prince de Perse. Simple sur le papier, diabolique dans la pratique. En effet, vous devrez constamment gérer la pression sur le bouton saut, la poussée vous permettant d'atteindre trois hauteurs distinctes. Et comme vous pouvez l'imaginer, les développeurs n'ont pas hésité à multiplier les passages que n'aurait pas reniés le marquis de Sade. Découpé, aplati, empalé, les morts ne manqueront pas mais malgré tout, impossible de décrocher. Paradoxal ? Oui et non car au-delà de la concentration nécessaire, on éprouvera une énorme fierté à avoir accompli certains travaux dignes de ceux d'Hercule. Et comme si ça ne suffisait pas, il sera possible de récolter des centaines de pansements disséminés un peu partout pour avoir la chance d'incarner d'autres personnages. Inutile de dire qu'il n'en faudra pas plus pour se jeter sur ce petit bijou, élitiste sur le plan de la réussite mais tellement gratifiant au final !

 

Les notes :
  • Graphismes 14 /20

    Super Meat Boy fait partie de ces jeux optant pour un design rasé de près voire minimaliste. On aimera ou non, mais l'intérêt d'un tel graphisme vient du fait qu'on analyse très facilement les pièges auxquels on doit faire face. On pourra également trouver dans ce visuel une certaine influence Castle Crashers évoquant par moments les jeux flash. Logique puisque SMB vient de ce milieu-là. Quoi qu'il en soit, les 8 chapitres proposent des thèmes différents mais avant tout des plus austères.

  • Jouabilité 18 /20

    Le jeu est difficile, très difficile, et légitime à lui tout seul le genre « die and retry ». Pour autant, le gameplay est parfaitement huilé et millimétré. Ne réclamant que deux boutons, l'ensemble met en avant la course et les sauts. Autant l'un que l'autre élément ne pose pas de souci mais il vous faudra maîtriser à la perfection la gestion desdits sauts, ces derniers prenant en compte la pression sur la touche associée.

  • Durée de vie 17 /20

    La centaine de niveaux vous offriront beaucoup de sueurs froides, d'énervement mais aussi de satisfaction. Ensuite, ne restera plus qu'à avoir un grade A+ pour chaque chapitre afin de débloquer son équivalent dans le Monde Noir. A noter qu'en récupérant l'ensemble des pansements disséminés dans le jeu, vous pourrez incarner d'autres personnages issus de plusieurs autres jeux dont certains cités dans ce test. Lesquels ? A vous de le découvrir ! Enfin, cerise sur le gâteau, il sera possible de profiter un peu plus tard d'autres niveaux sous forme de DLC... Gratuits. Etonnant non ?!

  • Bande son 14 /20

    Les bruitages sont directement liés à la nature du héros et nous balancent à longueur de temps des « splash » bien dégoûtants lorsque notre paquet de bidoche atterrit par terre. Les musiques, elles, peuvent agacer même si elles singent de façon plutôt délicieuse des compositions très années 80.

  • Scénario /

    Super Meat Girl + enlèvement par Dr Fetus + Super Meat Boy en preux chevalier = scénario à la Mario Bros orienté trash attitude. That's all folk.

 

Super Meat Boy, c'est un peu l'histoire de Happy Tree Friends qui rencontre le vénérable Rick Dangerous. Un véritable rapport amour/haine mû par une difficulté hors normes et un concept très frustrant de « die and retry ». Pourtant, grâce à sa jouabilité aux petits oignons, son humour décalé, sa durée de vie gargantuesque et cette envie inexorable nous poussant à continuer pour apprécier les délires de la Team Meat, le soft met dans le mille. Si vous aimez le genre, que vous avez beaucoup de self-control et un gros budget « manettes », vous pouvez sans aucun problème tenter l'expérience. Sans être aussi définitif qu'un Limbo ou qu'un Braid, Super Meat Boy milite pour le retour au jeu de plates-formes hardcore mais aux victoires des plus gratifiantes. Paradoxalement, on le détestera et on l'adorera pour ça, mais au final, on ne cessera d'y revenir encore et encore.

 

 

 

NOTE : 16/20

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Test de The Division - Jeu Video Giga France

NOTE : 18/20

the division

Pas encore parfait, mais déjà plus intéressant que Destiny lors de sa sortie auquel on peut raisonnablement le comparer, The Division ne nous a pas déçus. L'avenir et quelques contenus téléchargeables bien sentis pourraient même le transformer en un véritable incontournable. En attendant cet hypothétique jour béni, on peut d'ores et déjà profiter d'un titre extrêmement solide, plus riche que prévu, et d'une beauté insolente par moments, malgré l'incontournable downgrade graphique signé Ubisoft. Et si les solistes risquent de tiquer devant la connexion obligatoire et la présence d'autres joueurs dans leur aventure, tous ceux que la coopération ou le PvP n'effraient pas seront aux anges. Allez, on se donne rendez-vous dans les rues de New York !

 

Spécialiste des screenshots retouchés et des vidéos pipeaux, Ubisoft est passé maître dans l'art de créer le buzz, quitte à décevoir les joueurs au final. Après la douche froide Watch_Dogs, nous étions tous inquiets quant à l'avenir de The Division, qui avait fait sensation à l'E3 2013... et qui n'avait pas tenu ses promesses graphiques lors des différentes phases de beta. Trois ans après son annonce initiale, il est temps de découvrir ce que vaut vraiment le jeu !

 

Tom Clancy s The DivisionCommençons donc par évacuer d'emblée la question des graphismes, à laquelle on peut répondre succinctement de cette manière : oui, il y a bien eu un downgrade graphique par rapport à la première vidéo révélée en 2013, mais le jeu reste superbe ! Le moteur Snowdrop a plus d'un tour dans son sac et, surtout, la direction artistique est absolument sublime. La représentation de New York est impressionnante de fidélité, les différents effets atmosphériques sont criants de vérité, les effets spéciaux explosent bien comme il faut, les couleurs sont tour à tour chaudes ou glaciales, et les environnements sont bourrés de détails. Des sacs poubelles qui s'amoncellent dans les rues jusqu'aux habitations et magasins abandonnés mais toujours remplis d'objets, en passant par les innombrables carcasses de voitures et les installations paramilitaires disséminées dans la ville, tout contribue à renforcer une ambiance post-apocalyptique prenante et crédible. Pour couronner le tout, l'optimisation du jeu est absolument remarquable, notamment sur PC où on atteint facilement les 60 images par seconde en détails élevés avec une configuration moyenne. Bref, même si le mirage de l'E3 2013 ne s'est pas complètement concrétisé, il faudrait vraiment être de mauvaise foi pour se plaindre de la qualité visuelle finale du jeu. Et si nous avons affaire à une ambiance de film-catastrophe, c'est naturellement parce que le scénario est à l'avenant. Heureusement, il ne s'agit pas d'une sempiternelle histoire de zombies mais "seulement" d'une variante de la variole qui s'est propagée dans la population new-yorkaise via les billets de banque et a plongé la ville dans le chaos. Les émeutiers pillent tout ce qu'ils peuvent et tirent sur quiconque se met en travers de leur chemin, les évadés de la prison de Rikers Island laissent libre cours à leurs pulsions destructrices, et les nettoyeurs se sont mis en tête d'éradiquer le virus en brûlant vive toute personne malade ! Face à eux se dressent les soldats de la Division, dont vous faites partie. L'histoire bénéficie d'une narration morcelée, qui mêle scènes cinématiques (où le héros passe un peu pour un abruti à nos yeux, car il reste muet en toutes circonstances), journaux intimes à ramasser, enregistrements audio à collectionner, et autres scènes du passé à visualiser. Et le gameplay dans tout ça ? Eh bien il est pour le moins protéiforme !


UN P'TIT SHOOT ?

 

Tom Clancy s The DivisionThe Division est un shooter. Et plus particulièrement un TPSà la Gears of Wars, qui met l'accent sur les couvertures. Basés sur des armes de prime abord réalistes (on ne peut d'ailleurs en utiliser que trois simultanément), les affrontements sont rythmés par les lancers de grenades (à fragmentation, incendiaires, étourdissantes, etc.), les rechargements réguliers, et les moments où les joueurs et les ennemis prennent le risque de relever la tête pour arroser leurs adversaires. Intuitif et maniable, le système de cover permet de passer facilement d'une couverture à une autre, et même de tourner aisément autour d'un élément tout en y restant collé. Les sensations de tir sont bonnes et, dans son ensemble, le gameplay se montre aussi efficace qu'agréable. On pourra tout de même reprocher l'inconsistance de l'IA qui, parfois, tente bien quelques manœuvres de contournement mais reste un peu trop statique d'autres fois. Ou qui envoie régulièrement à la boucherie des ennemis kamikazes, qui n'hésitent pas à se précipiter vers le héros et ses trois armes à feu, alors qu'ils ne sont munis que d'une simple arme blanche. Vous trouverez également ici ou là des joueurs se plaignant qu'il faille parfois mettre plusieurs dizaines de balles dans la tête d'un ennemi pour l'abattre. Un reproche en vérité totalement déplacé, auquel avait également eu droit Borderlands en son temps. Car tout comme le titre de Gearbox, la dernière création d'Ubisoft est très loin d'être seulement un shooter.

 

UN P'TIT LOOT ?

Tom Clancy s The DivisionThe Division est un RPG. Ou plus exactement un action-RPG, façon Borderlands ou Diablo. Vous y trouverez donc du loot à foison, les armes, armures et autres accessoires étant disponibles en cinq qualités : usagé (couleur grise), standard (vert), spécialisé (bleu), supérieure (rose) et haute qualité (jaune). Dès lors, en choisissant une arme dotée de bonus corrects et d'un niveau correspondant à celui des ennemis du moment, l'argument "les ennemis absorbent trop de balles" ne tient plus. Il faut également tenir du compte du niveau du héros qui, par ailleurs, possède trois attributs principaux : arme à feu (augmentation des dégâts), endurance (augmentation de la santé) et composants électroniques (augmentation de la puissance des compétences). Ajoutez à cela de multiples compétences, modifications de compétences, talents et autres bonus, et vous obtenez de quoi régaler les amateurs d'optimisation, qui pourront "min-maxer"à loisir. La contrepartie de cette richesse réside dans la complexité des différents menus d'interface, dans lesquels on se perd facilement et qui manquent indubitablement de clarté. Par ailleurs, l'introduction de statistiques et de talents va à l'encontre du réalisme des premières fusillades, puisqu'on se retrouve assez rapidement à lancer des "sorts" de soins (qui prennent la forme de grenade soignantes quand il s'agit de venir en aide à distance à nos coéquipiers), à utiliser des mines à tête chercheuse, à réaliser des tirs à la tête qui ont 50% de chances de ne pas utiliser de balle, ou encore à recevoir 30 balles pour l'arme principale chaque fois qu'on tue un ennemi avec notre arme de poing. Le jeu n'hésite donc pas à sacrifier le réalisme sur l'autel du fun, mais on ne peut décemment pas considérer cela comme un défaut. Surtout lorsqu'il s'agit de s'amuser à plusieurs, ce qui est très fortement conseillé ici.

 

UN P'TIT GROUPE ?
 

Tom Clancy s The DivisionThe Division est un MMO. Ou plus exactement un MMO-light, comme en témoigne l'outil de création de personnage assez pauvre (on croise beaucoup de clones), la limitation des groupes à quatre joueurs et, heureusement, l'absence d'abonnement mensuel. Mais il s'agit tout de même d'un open world, qui demande d'être connecté en permanence, dans lequel on peut faire du PvE ou du PvP. Les asociaux pourront malgré tout parcourir les missions en solo, au prix d'une difficulté plus importante et d'un peu moins de fun. En effet, clairement pensé pour le coop, le level design incite fortement aux manœuvres de contournement, qui permettent par exemple de tirer dans le réservoir arrière d'un ennemi équipé d'un lance-flammes pendant qu'il s'acharne sur l'un de nos coéquipiers. Ou plus simplement de se répartir la tâche quand les ennemis débarquent en nombre. De plus, jouer à plusieurs donne droit à une seconde chance (et même plus) lorsqu'on tombe au combat, puisque nos partenaires peuvent nous réanimer. Il est même possible de ramper jusqu'à eux afin de leur faciliter la tâche. Dans l'idéal, The Division se joue donc avec des amis connus de longue date, tous micros ouverts, afin d'éviter les joies des groupes constitués sur le pouce, où l'un des membres rushe  pour être le premier à activer un dispositif, tandis qu'un autre traîne la patte et fait office de boulet.

Tom Clancy s The DivisionEn tout cas l'intégration du multi dans les missions principales, secondaires ou aléatoires se fait de manière relativement transparente, et il est très simple de rejoindre d'autres joueurs, fussent-ils des inconnus. Par ailleurs, les rues perpendiculaires de New York se prêtent très bien à un découpage de la carte en zones dédiées à tels ou tels niveaux de personnages, ce qui renforce l'aspect MMO. Chaque joueur dispose tout de même d'une base d'opérations qui lui est personnelle, et qu'il peut améliorer à sa guise en rajoutant des modules à l'aide médicale, l'aile de sécurité et l'aile technologique. Un élément de gameplay solo dans un jeu tout de même très orienté multi, comme le prouve la présence de la Dark Zone. Ce quartier hautement contaminé représente en réalité la zone PvP, même si les affrontements entre joueurs y restent optionnels. On y trouve le meilleur loot possible, mais des règles bien spécifiques viennent pimenter la chasse aux mobs et autres ouvertures de coffres. Chaque pièce de butin doit être expédiée par hélicoptère afin d'être décontaminée. Le temps que l'engin arrive, des ennemis peuvent tout à fait vous attaquer afin de vous dépouiller. Et ces ennemis peuvent très bien être d'autres joueurs. Ceux-là même qui, par exemple, vous prêtaient main forte quelques minutes auparavant ! Cependant, la traîtrise est immédiatement sanctionnée, puisqu'un agent de la Division renégat voit pour quelques tempssa position indiquée aux autres agents, pour qui il devient une proie de choix (bonus d'XP, plus la perspective de récupérer honnêtement le butin mal acquis). Un principe qui fonctionne très bien, et qui assure de longues heures de farming aux amateurs du genre.

 

 

Les plus
  • Direction artistique au top
  • Très bien optimisé
  • Bon système de couverture
  • Gameplay efficace et agréable
  • Intégration solo/multi bien réalisée
  • Level design pensé pour le coop
  • Dark Zone bien fichue

 

Les moins
  • Outil de création de perso limité
  • Aucun véhicule à conduire
  • Connexion obligatoire
  • Menus inutilement complexes
  • I.A. perfectible
  • Downgrade graphique malgré tout
  • Héros muet

 

 

 

 

NOTE : 18/20

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Test de Super Bomberman R - Jeu Video Giga France

NOTE : 10/20

super bomberman r

Si Bomberman a souvent forcé le respect au temps de la Super Nintendo, on ne peut pas dire que Super Bomberman R soit une franche réussite sur Switch. Graphiquement limité – pour rester poli – le jeu est également une déception quand on creuse un peu le gameplay. Les adeptes de la première heure devront vite oublier une bonne partie de leurs techniques ancestrales, tandis que les néophytes auront certainement du mal avec la vue isométrique de la campagne solo qui n’est pas le meilleur moyen de se familiariser avec le concept. Heureusement que le mode multijoueur et sa caméra classique sont là pour prendre un peu de plaisir, mais les tares sont beaucoup trop nombreuses pour fermer les yeux.

 

On aurait tendance à l’oublier : le line-up de lancement de la Switch ne se résume pas au fabuleux The Legend of Zelda : Breath of the Wild. En effet, d’autres jeux sont censés propulser la machine au firmament des charts, comme Super Bomberman R par exemple. La série fête ses 33 printemps cette année, et Konami a donc choisi la nouvelle console de Nintendo pour dégainer un épisode que l’on espérait festif. Malheureusement, au bout de quelques partie, on se rend compte que c’est plutôt la soupe à la grimace.

 

Super Bomberman RL’enthousiasme des fans que nous sommes a immédiatement été douché par cette caméra initiale dont le positionnement nuit à la lisibilité de l’action. Il n’y a tout simplement aucune maîtrise dans les perspectives, et il n’est pas rare que l’on se fasse prendre en traître par un ennemi planqué derrière un bloc. Mieux, il est difficile de différencier le rez-de-chaussée des plates-formes situées en hauteur ; dans les moments tendus où l’on se retrouve encerclé par une horde d’ennemis, c’est clairement la misère. Bref, mêmes les inconditionnels auront du mal à retrouver leurs marques, et tout ce qui fait le sel de la licence s’évapore au fil des bombes mal placées, des distances mal évaluées, et des déplacements mal assurés. D’ailleurs, concernant ce dernier point, on vous conseille d’opter pour la croix directionnelle de la manette Pro, ne serait-ce que pour gagner en précision, quitte à ce que le pouce soit excentré. Le contrôle du personnage est beaucoup trop hasardeux avec le stick du Joy-Con. De quoi faire grimper le montant de la facture, c’est vrai, mais quand on met bout à bout les défauts techniques de ce Bomberman Super R, tous les moyens sont bons pour rendre l’expérience plus agréable. Quoi qu’il en soit, ce ne sont certainement pas les graphismes qui vont permettre au jeu de sortir la tête de l’eau. En plus de ne pas faire dans la netteté, la réalisation affiche des couleurs fades et des textures qui frôlent l’inexistence, que ce soit sur l’écran du salon ou celui de la tablette. On évitera de trop s’attarder sur la dégaine des ennemis qui n’ont aucune allure, et sur les effets on ne peut plus risibles. Si c’était pour faire ça, il aurait mieux valu que les développeurs se contentent d’une 2D propre et efficace. Là, le tableau n’est vraiment pas terrible, sachant que même avec une qualité visuelle aussi minime, Super Bomberman R s’offre quelques chutes de framerate assez hallucinantes à ce niveau.
 

Si Bomberman a souvent forcé le respect au temps de la Super Nintendo, on ne peut pas dire que Super Bomberman R soit une franche réussite sur Switch. Graphiquement limité – pour rester poli – le jeu est également une déception quand on creuse un peu le gameplay.


Super Bomberman RPourtant, certains ingrédients ayant fait la renommée de la série sont là, à l’image des bonus qui permettent de secouer un peu tout ça. On pense aux patins qui permettent de se déplacer plus rapidement, aux flammes qui augmentent la portée des bombes, aux Spike Bombes dont l’explosion transperce les blocs, ou encore aux gants de boxe pour droiter les bombes et les dégager de notre passage. Comme on conserve le bénéfice des items tant que l’on n’a pas mis définitivement un genou à terre, il est quand même utile de scruter les niveaux afin de récupérer le maximum de bonus. Avec une I.A. aussi vicieuse – pour ne pas dire grugeuse – et des boss qui semblent lire en nous comme dans un livre ouvert, c’est plus qu’appréciable. Au sujet des boss justement, la seconde phase pendant laquelle on doit les combattre dans une arène est assez troublante dans le sens où l’on peut se déplacer librement, alors que les bombes continuent d’exploser "à l’ancienne". Il faut prendre le pli, et trouver le bon timing n’est pas forcément évident. Puisqu’il faut bien parler du contenu du jeu, on note la présence d’un mode "Histoire" dans lequel il s’agit de venir à bout de l’Empereur Buggler et des Bomber-Vilains. Ces derniers sont au nombre de cinq, soit autant de planètes à explorer seul ou en coopération. Sans forcer son talent, on torche le tout en à peine quelques heures, mais il faut bien admettre que certains niveaux donnent quelques sueurs froides, au point de devoir piocher dans les 7 vies dont au dispose au début de chaque run. Pour reprendre une partie là où elle s’est arrêtée, il faudra dépenser une poignée de gemmes – 300 généralement ; dans le cas contraire, on devra reprendre au premier niveau de la planète concernée. Pour passer au level suivant, il s’agira de respecter certaines conditions comme éliminer tous les ennemis, récupérer des clés, encore activer des interrupteurs, escorter des personnages, ou encore survivre durant le temps imparti. Ces objectifs permettent de casser le rythme par moments soporifique du mode "Histoire", malgré les cinématiques dont l’humour n’a pas réussi à nous arracher un seul sourire.
 


EXPLOSE EN PLEIN VOL


Super Bomberman RIl ne reste donc plus que le mode multijoueur pour sauver ce qui peut encore l’être. Avec une caméra qui se place comme dans les épisodes historiques, c’est tout de suite moins laborieux. Bomberman a toujours été fun à plusieurs et Super Bomberman R n’échappe pas à la règle, même si ça reste en-dessous des épisodes de la grande époque. Jusqu’à 8 joueurs peuvent se tirer la bourre en local ou en ligne, sachant qu’il y a moyen de prendre part à des matchs classés (Bataille de ligue) ainsi qu’à des parties amicales (Bataille libre). On peut créer son propre salon – et en définir les règles – avant d’inviter ses potes bien évidemment, mais ça ne permet pas de masquer certaines carences quand on a passé des nuits blanches alors que l’on avait cours le lendemain. Les bonus ne sont pas suffisamment nombreux pour mettre en place les pires pièges, ce qui rend les coups dans le dos assez prévisibles, en fait. On finit malgré tout à faire la danse du ventre pour célébrer une victoire, mais au fond de nous, on sait que ce Super Bomberman R ne fera pas date.

 

 

Les plus
  • Du fun à plusieurs
  • La vue classique en multijoueur

 

Les moins
  • La caméra du mode "Histoire"
  • Graphiquement limité
  • Les chutes de framerate
  • La pauvreté du contenu
  • Des musiques qui tapent rapidement sur les nerfs
  • On a connu des Bomberman plus nerveux
  • L'humour un peu lourd
  • Le contrôle du personnage qui manque de précision

 

 

 

 

NOTE : 10/20

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Test de Bloodstained : Curse Of The Moon - Jeu Video Giga France

NOTE : 15/20

Bloodstained Curse of the Moon

Bloodstained Curse of the Moon : Le quatrième Castlevania NES dont rêvaient les fans ?

 

Kickstarté à hauteur de 5,5 millions de dollars en 2015, le toujours trop discret et pas daté Bloodstained : Ritual of the Night avait dépassé le palier assurant le développement d'un "prequel mini-game". Révélé il y a peu sous le titre Bloodstained : Curse of the Moon, ce projet annexe à la production supervisée par Koji "IGA" Igarashi est accessible à tout le monde ou presque. Reste à savoir si les plus affamés trouveront en ce petit titre parfumé à la NES un bon en-Cas...tlevania.

Que les amateurs de "Metroidvania" imaginant tomber sur une sorte de Symphony of the Night sauce Famicom refrènent leurs ardeurs immédiatement. La formule avec RPG et exploration, ce sera pour le jeu complet. Bloodstained : Curse of the Moon, lui, s'adresse aux amateurs de la première période, celle des jeux d'action linéaires en 2D, où l'on surveillait sa jauge de vie et celle magie, employée pour les armes secondaires, comme le lait sur le feu. Mais linéaire... le "mini-jeu" d'Inti Creates , auquel participe IGA, monsieur Castlevania de la fin des années 90 à 2010, ne saurait se voir qualifié comme tel. Pour cause, il ne faut pas beaucoup de temps pour réaliser que ce jeu d'action et de plate-forme 2D rend un hommage plus qu'appuyé à Castlevania III : Dracula's Curse, épisode trop peu connu sous nos latitudes qui proposait de multiples chemins et différents personnages jouables. On pourrait même jurer qu'il en est la suite non-officielle.

Quatre à la suite

Si cette préquelle vous place d'abord dans la peau de Zangetsu, bretteur maudit désireux d'éradiquer les démons de la surface de la Terre, la suite vous permettra de libérer trois autres figures apportant leurs spécificités qui ne sont pas sans évoquer les héros du classique NES sus-cité. On aura le loisir de recruter Miriam (héroïne de Ritual of the Night), armée d'un fouet et capable de sauts plus amples et de glissades dans des espaces plus étroits - très Trevor Belmont. Viendra ensuite Alfred, magicien peu résistant à l'allonge grotesque mais qui, via les armes secondaires cachées dans les chandeliers violets, saura user de sorts très puissants comme un cercle de feu l'entourant une poignée de secondes - Sypha Belnades. Enfin, le très poseur Gebel se joindra à nous pour nous faire profiter de son attaque orientée vers le haut et de sa transformation en chauve-souris - bonjour Alucard.

En connaissant les particularités, les forces et faiblesses de chacun, la baston et l'exploration s'aborderont différemment. Avec une belle subtilité : on peut switcher à tout moment à l'aide des boutons de tranche, un léger temps de pause nous protégeant pour éviter toute injustice. Les barres de vie étant individuelles et la mort d'un membre définitive pour le reste du stage (ce qui n'est pas sans faire penser au Teenage Mutant Ninja Turtles de 1989), cela ajoute un petit côté stratégique à la progression, rythmée par votre jauge d'énergie magique. Et un peu de flippe au moment où des embranchements, nombreux, se présentent. Comme dans Castlevania III, suivant le chemin choisi, vous accéderez parfois à des bonus améliorant certaines caractéristiques. Mais aussi à des zones un peu plus sacquées (à base de plateformes mouvantes riquiqui ou friables, alors que des bestioles volantes semblent téléguidées vers votre sprite, par exemple...) et/ou des secrets et raccourcis sympathiques. De quoi, normalement, assurer l'envie de le parcourir deux fois au minimum sans trop sentir le sentiment de redite.

Bon sang ne saurait mentir

Fort d'un pixel-art fringant et de sonorités chiptunes plus que réussies qui évoqueront bien des souvenirs et feront retourner en enfance les joueurs ayant connu la période 8-Bit, Curse of the Moon se présente comme un jeu NES boosté et bourré de détails. Que cela soit dans ses ennemis de base, dont beaucoup sont des redesigns malins de monstres de Castlevania, ou dans les différents environnements conçus avec application pour nous faire stresser, surtout après la première moitié traversée, le travail s'avère impeccable. La palme sera décernée aux boss, souvent gigantesques et surprenants (notamment après avoir été occis...), et tellement bien dessinés.

Les affrontements ponctuant chacun des niveaux nous mettent aux prises avec des créatures amusantes à combattre, aux patterns pas forcément complexes à identifier, mais exigeant presque à coup un bon sens du timing... Entravé parfois par le fait que le saut - à l'ancienne, précalibré et sans manoeuvre aérienne hormis un changement de direction d'attaque - ait parfois du mal à répondre lorsqu'une direction est imprimée. Il s'agit cela dit du seul point noir au tableau d'une maniabilité certes rigide, fidèle au matériau d'origine, mais pas du tout antipathique. D'ailleurs, on appréciera de pouvoir bondir directement sur un escalier, même s'il est impossible d'en descendre comme dans Super Castlevania IV.

Another 8-Bit the Dust ?

Les sensations comme l'esthétique et le level design lui assureront une certaine bienveillance. Mais quel est le public visé par Bloodstained : Curse of the Moon ? Réponse : tout le monde. En proposant une difficulté Vétéran qui sanctionne un contact par un léger, et parfois fatal, recul, et n'offre qu'un nombre de vies limitées avant le Game Over, il s'adjuge ceux qui recherchent la performance et le dépassement de soi. Avec ses checkpoints généreux et son mode Casual où l'on dispose d'un nombre d'essais infini, ce sont les plus pressés, les néophytes et les gens ayant un rapport compliqué à la frustration qui vont être contents. Pas fort longtemps estimeront certains, puisqu'un premier run des 8 niveaux initiaux, en campagne dite Normal, pourra ne prendre qu'un peu plus d'une heure. En mode Nightmare, donnant accès à un autre dénouement et une neuvième zone, vous pourrez compter un peu plus. Mais n'oublions pas d'autres cachotteries bien gardées et à découvrir, surtout pour Zangetsu. Largement de quoi se faire un bon plaisir rétro en attendant Ritual of the Night.

 

Les fans de Castlevania à l'ancienne comme de jeux d'action rétro ne doivent surtout pas fermer les yeux sur Bloodstained : Curse of the Moon. Puisant son inspiration dans un classique de la 8-Bit de Nintendo, le jeu d'Inti Creates parvient sans peine à se hisser au niveau des meilleurs titres de l'époque et, avec son mélange d'action et de plate-forme savoureux ainsi que ses embranchements, peut facilement être assimilé à un quatrième Castlevania NES. Sans pour autant révolutionner l'approche ou tenter une modernisation totale comme un Shovel Knight, il procure d'excellentes sensations et, bien qu'un peu court, remplit parfaitement son office en attendant un Bloodstained : Ritual of the Night qui, on l'espère, dans son genre, bénéficiera du même soin.

 

+ On aime
  • Le charme d'un Castlevania NES.
  • Très joli dans son genre.
  • L'alternance entre 4 personnages différents.
  • Un challenge très correct en Vétéran.
  • Les différents chemins et les secrets...
  • Le mode Casual, pour aussi attirer les moins acharnés.
  • La plupart des boss très bien pensés.
  • Une bande-son chiptune qui assure.

 

- On n'aime pas
  • Le saut qui manque parfois de répondant.
  • On pourra le trouver court et sans grande replay value (refaire plusieurs fois les mêmes stages et boss pour avoir toutes les fins).

 

 

 

 

NOTE : 15/20

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30 janvier 2019

Test de Lego : Marvel Super Heroes 2 - Jeu Video Giga France

NOTE : 15/20

lego marvel super heroes 2

Au risque de nous faire frôler l'overdose, TT Games profite de cette fin d'année pour nous gratifier d'une nouvelle aventure LEGO. Après l'adaptation du film éponyme LEGO Ninjago, c'est au tour des héros de Marvel de faire leur come back près de 4 ans après leurs dernières escapades. Totalement inédite, cette production n'entend pas révolutionner les bases de la série mais mise sur son roster et la variété des lieux traversés. Cela fait en effet quelques années que la licence tourne en rond, recyclant les éléments et limitant les prises de risques. Le tout est maintenant de savoir si cette suite estampillée "super héros" a suffisamment de pouvoir pour faire fondre les fans des films et des comics et élargir son aura auprès du grand public.

 

Le voyage entre les dimensions, la mécanique quantique, les univers parallèles, les déplacements à travers l'espace et le temps... toutes ces notions fascinent et il n'est pas rare que ces procédés soient utilisés au cinéma et dans d'autres formes d'art. Cela permet d'ouvrir le champ des possibles et d'apporter beaucoup de densité à une œuvre, soit par la multiplication des lieux, soit par l'abondance de son casting. Pour LEGO Marvel Super Heroes 2, les développeurs ont surfé sur cette idée pour concevoir une sorte de gigantesque pot-pourri où les situations et les protagonistes s'entrechoquent. Au risque de rendre l'aventure brouillone ?

LEGO Marvel Super Heroes 2 : La pochette-surprise de cette fin d'année LEGO Marvel Super Heroes 2 : La pochette-surprise de cette fin d'année LEGO Marvel Super Heroes 2 : La pochette-surprise de cette fin d'année

INTERSTELLAR

LEGO Marvel Super Heroes 2 : La pochette-surprise de cette fin d'année Manhattan Noir est l'un des quartiers les plus classes du jeu.

Loin d'avoir pris le scénario par-dessus la jambe, les développeurs se sont rapprochés de Kurt Busiek, l'auteur du comics Avenger Forever. Ce dernier, en s'appuyant sur les faits du premier épisode, a décidé de suivre le cours de l'histoire en imaginant un grand voyage entre différents mondes, le tout à coups de super-héros et super-vilains provenant d'époques diverses. Au gré de son périple, le joueur va traverser pas moins de 18 destinations (Manhattan, Égypte antique, Far West, New York en 2099, etc.) et incarner de nombreux personnages, dont certains que l'on a moins l'habitude de voir dans des productions vidéoludiques. On remarque d'ailleurs rapidement le soin apporté aux différents avatars et à leurs pouvoirs spéciaux. Chacun des héros a une manière bien à lui de combattre et on apprécie la possibilité de passer de l'une à l'autre des apparences. Peter Parker qui devient Spider-Man, Bruce Banner qui devient Hulk, etc. Au départ, c'est un peu déconcertant (Rocket, le fameux raton-laveur des Gardiens de la Galaxie a une manière originale de se déplacer par exemple) mais on s'y habitue rapidement. Maintenant, si l'univers est agréable à découvrir, on ne peut pas dire que le gameplay soit des plus innovants. C'est même plutôt le contraire.

LEGO Marvel Super Heroes 2 : La pochette-surprise de cette fin d'année LEGO Marvel Super Heroes 2 : La pochette-surprise de cette fin d'année

JE S'APPELLE GROOT

LEGO Marvel Super Heroes 2 : La pochette-surprise de cette fin d'année La conduite des véhicules manque de précision et l'impression de vitesse peine à convaincre.

Depuis des années, on ne peut que constater le manque de prises de risque du studio et ce n'est certainement pas cet épisode qui va changer la donne. Une nouvelle fois, il sera question de détruire et reconstruire des éléments du décor, interagir avec des interrupteurs/mécanismes, s'adonner à quelques QTE et autres phases de shoot, défier des boss ou encore se farcir des énigmes simples d'accès. Adapté à un large public, le jeu se montre tout de même vraiment brouillon par moment et il n'est pas toujours facile de deviner la marche à suivre. On a beau avoir accès à des didacticiels rapides via une pression sur le stick analogique gauche, les objectifs sont loin d'être clairs. Alors certes, à force de tourner en rond et de tester tout et n'importe quoi, on finit par y arriver mais ça manque de fluidité dans la progression. De la même manière, les combats, malgré les différents enchaînements, manquent d'intérêt et donnent parfois l'impression qu'on ne contrôle pas tout. Entendons-nous bien, ce n'est pas une catastrophe mais on a souvent la sensation que le gameplay a le fondement entre deux chaises, tiraillé entre le désir d'être accessible et soucieux d'être suffisamment varié pour combler les chevronnés du pad. Cela donne une sorte de fourre-tout qui pourrait s'avérer de temps à autre indigeste pour certains d'entre nous. Est-ce pour autant une raison pour tout jeter ? Non, mille fois non.

LEGO Marvel Super Heroes 2 : La pochette-surprise de cette fin d'année LEGO Marvel Super Heroes 2 : La pochette-surprise de cette fin d'année LEGO Marvel Super Heroes 2 : La pochette-surprise de cette fin d'année

PLUS AMBITIEUX QUE SES AINÉS

LEGO Marvel Super Heroes 2 : La pochette-surprise de cette fin d'année Par rapport à ses aînés, LEGO Marvel Super Heroes 2 assure le spectacle graphiquement.

Malgré les tares qu'il se trimballe, le jeu parvient à accrocher le joueur grâce à son rythme et ses situations. Pendant une douzaine d'heures, on prend un malin plaisir à passer d'un héros à un autre dans une aventure qui se veut très dépaysante et ponctuée de séquences de gameplay diversifiées (mini-jeux, combats contre des boss, exploration, missions annexes...). Si certains regretteront, au départ, la présence de barrières matérialisées par des faisceaux verdâtres, il faut savoir que celles-ci disparaîtront au bout d'un moment, laissant la liberté au joueur de se balader au coeur du monde ouvert. C'est véritablement à cet instant que l'aventure prend tout son sens et on ne peut qu'être charmé par les environnements au look irrésistible comme le Manhattan Noir aux couleurs délavées. Comparé à un titre comme LEGO Ninjago, il y a un vrai gap au niveau des détails (les passages sous l'eau sont superbes) et des effets (fumée, neige, vent, feu...) utilisés pour apporter de la densité aux décors. Les graphismes sont soignés et l'animation n'a montré qu'à de rares moments des signes de fatigue sur notre version PS4 Pro. À part quelques pointes d'aliasing, il n'y a pas grand-chose à reprocher à LEGO Marvel Super Heroes 2 sur le plan visuel. À vrai dire, on n'était pas habitué à une telle profusion d'éléments dans un jeu LEGO. Côté son en revanche, les musiques sont sympathiques mais se font trop discrètes et les voix sont parfois surjouées même si ça reste dans l'esprit délirant de la saga.

LEGO Marvel Super Heroes 2 : La pochette-surprise de cette fin d'année LEGO Marvel Super Heroes 2 : La pochette-surprise de cette fin d'année

Au-delà de l'aspect collectionnite toujours aussi présent (236 héros/vilains à débloquer, des "Stan Lee" à débusquer dans les niveaux, des défis à accomplir...), LEGO Marvel Super Heroes 2 peut aussi compter sur un multijoueur surprenant. En effet, en plus de la campagne entièrement jouable à écran splitté - ce qui est toujours l'un des fers de lance de la série - les joueurs peuvent se rejoindre à 4 dans deux modes inédits. Le premier, intitulé "Faute d'accord" rappelle ni plus ni moins que Splatoon 2 puisqu'il est question de conquérir des territoires à l'aide de peinture. De temps à autre, des items spéciaux apparaissent et permettent d'élargir la zone couverte ou d'accélérer la vitesse de votre avatar. Le second, "Capture de Pierres d'Infinité" emprunte un peu au concept de Power Stone. Pour faire simple, les joueurs doivent récupérer une pierre (qui apparaît aléatoirement sur le terrain) et la conserver jusqu'à la fin du chronomètre, soit en fuyant, soit en combattant. Le but est de récupérer un maximum de pierres pour faire grimper son nombre de points et remporter la victoire. Enfin, sachez que le jeu propose un éditeur pour créer votre héros de toutes pièces. Incontestablement fun, ce nouvel épisode plaira au plus grand nombre et à celles et ceux qui aiment les jeux LEGO mais manque d'innovations pour atteindre les sommets.

 

Les notes :
+Points positifs
  • L'équilibre monde ouvert/niveaux fermés
  • Globalement très beau
  • Des dizaines de héros à incarner
  • Environnements variés
  • Une aventure rythmée
  • L'aspect collectionnite prononcé
  • Le multijoueur
  • L'éditeur de héros

 

-Points négatifs
  • Objectifs pas toujours clairs
  • Lisibilité de l'action parfois mise à mal
  • Ralentissements lorsque l'écran est surchargé
  • Musiques trop discrètes
  • Des défauts récurrents
  • Pas très esthétiques les barrières vertes flashy
  • Un manque flagrant d'innovations

 

D'une générosité rare et mieux rythmé que l'original, LEGO Marvel Super Heroes 2 comble ses lacunes par sa profusion de héros et de lieux visités. Même si la formule reste inchangée et qu'on aimerait que TT Games prennent plus de risques, les situations se renouvellent et le jeu est fun. L'apport de plusieurs modes multijoueur, en plus de la campagne en coop', est une vraie aubaine pour les familles nombreuses. L'aspect collectionnite est toujours aussi présent et l'humour n'est jamais bien loin pour nous faire esquisser un large sourire. Doté d'une chouette réalisation, le titre est une réussite mais se coltine les mêmes défauts (lisibilité de l'action, objectifs pas toujours clairs, caméra, ralentissements...) que dans les précédents épisodes. Quand les développeurs auront gommé ces imperfections, on sera en présence de titres très aboutis. Un peu plus de surprises la prochaine fois et ça sera parfait !

 

 

 

 

NOTE : 15/20

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Test de Lego : City Undercover - Jeu Video Giga France

NOTE : 15/20

lego city undercover

LEGO City Undercover s'en tire plutôt pas mal, mais se lancer dans un open-world est toujours risqué. Quand on connaît les ténors du genre, les comparaisons désagréables sont monnaie courante. Reste que le titre de Traveller’s Tale demeure un excellent moyen de se lancer pour ceux qui n’auraient jamais mis les mains sur un GTA, ou qui trouveraient la série de Rockstar trop étoffée. Un premier essai plutôt concluant donc.

 

Face aux GTA et autres Saints Row qui s’annoncent déjà comme des succès colossaux chez la concurrence, et en attendant Watch Dogs qui de toute façon sera développé sur toutes les plateformes, Nintendo s’est décidé à réagir ! Certains d’entre vous vont peut-être se bidonner en lisant cet effet de manche, reste que LEGO City Undercover, grâce au savoir-faire de Traveller’s Tale, pose sur la table des arguments tout à fait valables pour les plus jeunes mais aussi, dans une certaine mesure pour les plus grands.

 

LEGO City UndercoverPrésenter LEGO City Undercover comme un GTA-like pour joueurs inexpérimentés est certes un raccourci flatteur, mais il n’en demeure pas moins pertinent. En contant la traque du vilain Rex Fury par le super flic Chase McCain à LEGO City, Traveller’s Tale offre en effet pour la première fois au joueur un véritable open-world LEGO (même si le château de Poudlard dans LEGO Harry Potter laissait déjà présager du virage à venir). La carte de LEGO City, dont les différentes zones se débloqueront au fur et à mesure, est loin d’être immense et les différents environnements ne devraient pas surprendre les amateurs du genre, malgré une certaine variété. Quartiers d’affaires, Chinatown, banlieues résidentielles, campagne vallonnée : un condensé de ce qu’on a déjà vu ailleurs. Toutefois, si depuis San Andreas vous trouvez les maps trop grandes et que les allers-retours de 25 minutes vous endorment, alors LEGO City pourrait bien vous convenir, puisque les trajets en voitures n’excèdent que très rarement les trois minutes. Bon OK, parfois un peu plus à cause de la maniabilité trop rigide ou trop foireuse des véhicules. Dommage, car le choix est plutôt large et éclectique. Au pire, vous pouvez toujours vous la jouer écolo-hippie et prendre le train vers la station la plus proche. Pratique.

 

American Cop

LEGO City UndercoverMais à côté de ça, pas question de s’asseoir dans l’herbe et de fumer des substances illicites en jouant du djembé. Il y a du pain sur la planche ! Rex Fury, THE criminel de LEGO City,  s’est échappé de la prison d’Albatross et les gangsters de la ville ont repris leurs activités, sûrement sous la houlette de ce charmant personnage. Chase McCain, flic exilé depuis la précédente arrestation de Fury pour avoir commis une boulette durant l’investigation, est prié par le maire de revenir pour le remettre derrière les barreaux. Il va devoir pour cela infiltrer plusieurs gangs pour remonter jusqu’à son ennemi juré. Un pitch bateau, loin des scénarios noirs de GTA et des loufoqueries borderline de Saints Row mais tout ça est évidemment voulu. Ce nouveau LEGO se veut être un pot-pourri de ce qui se fait, ou plutôt de ce qui se faisait le plus dans les années 80 et 90 dans les séries/films policiers ricains. Le tout évidemment tourné en dérision et saupoudré de références qui ne parleront peut-être qu’à une certaine génération (Titanic, Matrix, ou même Columbo). L’humour est donc incontestablement au cœur du soft et quasiment rien n’est à prendre au sérieux. Les gens ne meurent pas dans LEGO City d’ailleurs. Par chance, les vannes ne sont pas trop lourdes et font au moins sourire ; Franck Sherry, le flic-bouffon destiné à passer pour une quiche pendant toute l’aventure remplit admirablement son rôle et ses gags gagnent en efficacité au fur et du jeu.

 

BRICK BY BRICK

LEGO City UndercoverL’humour n’est cependant pas le seul élément de la série à revenir dans LEGO City Undercover. En effet, la destruction des éléments en briques répartis en grand nombre dans le décor demeure la base du gameplay. C’est grâce à cela qu’on pourra débloquer de nouveaux déguisements pour Chase ou encore de nouveaux véhicules par exemple. Oui, la course aux bonus, qui font la profondeur du titre, est toujours là et il faudra bourriner de longues heures pour espérer tout trouver (300 déguisements environ et une centaine de véhicules). Mais vu le caractère répétitif de cette entreprise, il y a quand même de fortes chances de décrocher à un moment. Et les temps de chargement outrageusement longs par moments pourraient vous empêcher de rejouer les missions pour toucher les 100%... Surtout, il s’agit de trouver des briques pour pouvoir débloquer des super-constructions aux quatre coins de la ville, comme des bornes de largage de véhicules. Le problème dans tout ça, c’est que bien souvent, la destruction est également la seule solution pour avancer dans une mission. Un peu comme tous le temps dans la série LEGO, et malheureusement, on peut dire que ça tue pas mal toute forme de challenge. Pour peu que vous ayez déjà une certaine expérience de joueur, vous devriez atteindre sans trop de problèmes les objectifs fixés. Et ce n'est pas le système de combat basique de chez basique, avec des ennemis inoffensifs qui viennent changer la donne.

 

Le GamePad est lui aussi utilisé à bon escient à défaut, même s’il n’y a rien de très original dans son fonctionnement

 

LEGO City UndercoverPar chance, d’autres features réussissent à relever la barre. Dans la veine des anciens jeux LEGO, qui offraient souvent un groupe de personnages aux capacités variées, LEGO City Undercover donne à Chase McCain la possibilité de changer de costume à tout moment, d’une simple pression sur les gâchettes. Cambrioleur, flic, mineur, sapeur-pompier : chacun d’entre eux (déblocables au fur et à mesure du jeu) donne à Chase une nouvelle capacité, et lui permet donc d’accéder à des endroits inaccessibles jusque-là. Une idée bien adaptée qui permet un certain renouvellement dans les missions, qui se trouvent être assez agréablement variées, même si elles sont parfois plombées par la maniabilité limitée des véhicules. Le GamePad est lui aussi utilisé à bon escient à défaut, même s’il n’y a rien de très original dans son fonctionnement. On y retrouve certaines informations de base telles que la carte de la ville et le pourcentage de missions secondaires remplies, mais la mablette sert également à scanner les environs pour trouver des briques, des individus suspects ou écouter des conversations. Ellie, votre lien avec le commissariat, peut également vous passer des appels vidéo sur l’écran tactile tout comme d'autres protagonistes. N'espérez toutefois pas vous en servir pour communiquer avec vos amis : le multi n'est pas au programme. Ce n'est donc pas LEGO City Undercover qui transformera enfin la Wii U en console sociale...

 

 

Les plus
  • Une map adaptée au public visé
  • Une difficulté qui l'est tout autant
  • L'humour omniprésent et efficace
  • Des missions variées
  • L'utilisation judicieuse si ce n'est originale du GamePad

 

Les moins
  • La conduite franchement rigide
  • Des temps de chargement abusés
  • La destruction de briques à tout va

 

 

 

NOTE : 15/20

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