30 août 2019

Test 2 de Paradox Soul - Jeu Video Giga France

NOTE : 06/20

paradox soul

GRAPHISMES : 07/20

- Hideux graphiquement

- Environnements moches

- décors tout semblables qui ne remplissent pas l'écran

 

JOUABILITE : 10/20

+ déplacements fluides

- maniabilité déficiente

- ennemis ridicules (oui même les boss)

- vous voulez rejouer ? non sérieux !

 

DUREE DE VIE : 05/20

- très courte (jusqu'à 1 heure soit 60 minutes)

 

BANDE SONORE : 06/20

- hahaha , c'est tout

 

 

NOTE : 06/20

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23 août 2019

Test de Life Is Strange 2 : Episode 4 - Jeu Video Giga France

NOTE : 15/20

life is strange 2

Life is Strange 2 : Episode 4 est la quatrième partie de la suite en cinq volets de la franchise Life is Strange. Le jeu se concentre sur les frères Diaz. Suite à un incident mystérieux, ces derniers sont recherchés par la police et vont devoir fuir à travers les Etats-Unis et le Mexique.

 

Garder la foi

 

En mai dernier, la deuxième saison de Life is Strange montrait qu'elle pouvait vraiment nous surprendre en changeant de rythme, d'environnement, de thématiques. Presque une parenthèse enchantée, mais qui ne constituait qu'une étape dans la cavale des frères Diaz. Celle-ci continue inexorablement avec un quatrième volet au titre bien choisi : Faith.

Nous mettons en garde nos très chers lecteurs que cette critique peut contenir des spoilers concernant les épisodes précédents. Si vous ne les avez pas fait...FUYEZ !

Séparés. À son réveil, Sean n'est pas avec Daniel. Et plusieurs jours se sont écoulés depuis la dernière fois où il a fermé les yeux. Des semaines. Des mois, en fait. Et d'oeil il ne pourra plus parler qu'au singulier. Oh, il n'est pas malheureux. Il a même eu l'occasion de se faire un ami dans cet hôpital qui l'héberge et prends soin de ses blessures. Mais la situation ne peut définitivement pas lui convenir. Le FBI lui a mis le grappin dessus. Une fois déclaré remis sur pieds, c'est la prison qui attend le grand frère Diaz. Comme il l'a promis, il lui faut retrouver son enano. Déterminé et loin d'être freiné par son nouveau handicap, il peut reprendre la route du Mexique. Qui sait ce qui l'attend.

Un certain regard

La Foi. C'est sur ce thème, affiché en titre, que navigue ce pénultième épisode. Et Sean est bien obligé de l'avoir. Seul, prisonnier, handicapé, ne pouvant compter que sur lui, il n'hésite pas une seconde à se mettre toujours plus en danger, à franchir les obstacles les plus dangereux pour retrouver un petit frère qu'il a juré de protéger. Va-t-il y parvenir ? La question est plutôt comment. Que d'épreuves. Que de coups. Que d'humiliations. Le Nevada, et l'Amérique de manière générale, n'est pas peuplé que de gens bien intentionnés. Il devient alors très difficile de savoir comment réagir en vue d'avancer. S'affirmer ou plier ? Les quelques décisions importantes qu'il faudra prendre pour continuer à façonner le caractère de Sean laisseront des traces. Pas uniquement sur le corps du courageux bonhomme. Également dans son esprit. Et celui du joueur.

Bravo dévots

Dontnod sait toujours y faire en matière d'écriture, de personnages, et d'émotions à faire passer par leur biais. Il y a les figures amicales, voire apaisantes, dont une qui semble sortie d'un chapeau et à laquelle il est bien difficile de résister tant elle est magnifiquement représentée et capable, si on le souhaite, de révéler sa complexité en quelques mots - sans parler de son doublage. D'autres, qui se prétendent bienveillantes ou légitimes dans une religion qu'elles ne manquent pas de bafouer, continuent de révéler une face très sombre de notre monde. Dans le nouveau chapitre de cette odyssée toujours aussi contemplative, soignée dans sa mise en scène, accompagnée de mélodies justes, mais encore pas très joueuse, on aime, on déteste, on craint pour sa vie, sa patrie, sa famille, ses amis, ses croyances. On ne cesse de s'interroger sur les choix adoptés et leurs conséquences, parfois directes ou à prévoir pour l'avenir. Et après trois heures, on n'attend plus qu'une chose : la suite, en décembre prochain, qui marquera aussi un dénouement face auquel on tremble d'avance.

 

 

 

Voilà un quatrième épisode sombre, méchant, interrogateur, sensible, critique, habilement mené, qui confirme, si besoin est, que Life is Strange 2 ne perd pas en constance. Avec Faith, le joueur continue un chemin de croix éprouvant mais captivant, parfois très malsain et plus proche de la réalité qu'on ne pourrait le croire. Il prend des coups et se questionne en même temps que les protagonistes. Et cela en fait encore une réussite.

 

 

+ On aime
  • Un épisode qui ne retient pas ses coups.
  • Toujours très bon dans l'écriture et les performances.
  • La direction artistique impeccable, comme la bande-son.
  • Des décisions difficiles.

 

- On n'aime pas
  • Toujours peu d'interactions importantes et de "gameplay".

 

 

 

NOTE : 15/20

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22 août 2019

Test de Dragon Ball : Raging Blast 2 - Jeu Video Giga France

NOTE : 14/20

Dragon ball raging blast 2

Si Dragon Ball Raging Blast n'avait pas vraiment brillé par ses qualités, sa suite semblait malgré tout inévitable compte tenu du succès de la franchise. Ainsi donc, Dragon Ball Raging Blast 2 nous parvient un an après son grand frère et comme on pouvait s'en douter, les seules véritables nouveautés sont synonymes de personnages plus nombreux. Est-ce pour autant une raison de bouder cet épisode ? La réponse en quelques lignes...

Dragon Ball Raging Blast 2

Un an après le premier épisode, Raging Blast réapparaît histoire de profiter de la période de Noël. Avec un laps de temps si court, cela est-il encore possible de proposer autre chose qu'une version updatée du précédent volet ? On est en droit de se poser la question qui nous taraude depuis la période PS2 où les Tenkaichi débarquaient à un rythme similaire sur nos machines. A la vue du résultat, la réponse semble toute trouvée. Ainsi, bien qu'on trouve ici et là quelques améliorations de gameplay, ces dernières sont tellement minimalistes qu'on a grand peine à les découvrir au premier coup d'oeil. L'embêtant est qu'on sent bien la volonté de Spike de privilégier la quantité à la qualité. De ce fait, on ne sera nullement surpris que le développeur, et accessoirement l'éditeur, mette davantage en avant le nombre de personnages plutôt que la jouabilité. Ceci est d'autant plus étonnant que la principale feature de cet opus n'est pas liée au gameplay mais bel et bien au remake HD d'une OAV déjà sortie en 1993. Le constat est donc plutôt alarmant même si nous ne doutons pas un seul instant que la licence perdurera encore longtemps. Pour l'heure, attardons-nous sur le contenu de cette nouvelle édition.

Dragon Ball Raging Blast 2 Il faudra bien gérer son Ki pour pouvoir balancer une attaque nous amenant vers la victoire. En premier lieu, on s'aperçoit que Spike n'a pas cru bon d'intégrer un mode scénario digne de ce nom. En même temps, vue la qualité toute relative du précédent, on les comprend un peu. A la place, on trouve donc le mode Galaxie composé d'une succession de défis rattachés à une palanquée de combattants et à la difficulté exponentielle. Si la structure du challenge est d'une désarmante pauvreté, les objectifs à atteindre le sont tout autant. En effet, on vous demandera ici de battre un certain nombre d'ennemis en un temps limité, d'éliminer votre adversaire alors que votre jauge de vie ne cesse de baisser, etc. Si le challenge s'avère des plus rébarbatifs car n'intégrant aucune cinématique cimentant les différents niveaux, vous devrez malgré tout vous en satisfaire afin de débloquer combattants et objets obligatoires pour la customisation de votre guerrier. Concernant ce dernier point, la façon de procéder est grosso modo la même que dans Raging Blast, seul le menu de personnalisation ayant subi un p'tit lifting. Pour le reste, il s'agira de choisir des items pour augmenter votre puissance, votre défense, vos attaques spéciales ou votre régénération de Ki. Bref, vous pourrez aisément passer une bonne trentaine d'heures sur le mode Galaxie pour récolter l'ensemble des 90 personnages d'autant que le déverrouillage de certains chapitres d'un combattant permettra de débloquer certains niveaux de ses petits camarades.Dragon Ball Raging Blast 2 Les QTE sont parfois utilisées pour dynamiser le combat. Si nous continuons dans le manque d'ambition de ce segment, on ne pourra éviter de jeter un mot à propos des bonus à dénicher. En effet, comment ne pas rire en voyant qu'après avoir gagné un âpre combat, on débloque des artworks qui ne sont rien d'autre que des captures d'écran de la série animée et des OAVs. Franchement, de qui se moque-t-on ? M'enfin, passons pour continuer sur les autres modes de jeu dont le dispensable Zone de combat vous demandant d'affronter quelques guerriers avec un fighter personnalisé qui pourra changer d'objets entre chaque affrontement. Ici aussi, outre l'intérêt extrêmement limité de l'entreprise, l'intérêt réside dans le fait de débloquer des objets. Suivent le classique Combat solo et le Combat de puissance dans lequel le niveau combiné des personnages ne doit pas excéder un niveau de puissance total préalablement défini. Enfin, le Combat en équipe proposera des affrontements à cinq contre cinq des plus limités. Oubliez donc les attaques combinées des Marvel Vs Capcom et autres Naruto Shippuden : Ultimate Ninja Storm 2 puisque dans le cas présent, il sera simplement possible d'éliminer un combattant avant de passer au suivant, ceci valant également pour notre propre team.Dragon Ball Raging Blast 2 Le mode Galaxie se révèle être un pâle substitut à un véritable mode Histoire. En somme, si ce Raging Blast 2 demeure plus dynamique que son aîné, la comparaison avec le jeu de CyberConnect 2 démontre bien à quel point les adaptations vidéoludiques du manga de Toriyama ont perdu de leur superbe à mesure que les Naruto gagnent en maîtrise et en vivacité. Bien sûr, tout est une question de technique et si les affrontements online se révèlent souvent percutants, on constate à nouveau que Spike n'a pas fait beaucoup d'effort autour de son multi des plus limités. On y retrouve tout de même les modes Standard et Freestyle (pour combattants personnalisés), les parties entre amis et bien entendu l'inévitable Championnat du monde par ailleurs présent en solo aux côtés des Cell Games. En soi, la longévité est donc assurée malgré des modes de jeu n'ayant finalement pas grand-chose de complémentaire. Sur le plan de la jouabilité, c'est un peu mieux même si on retrouve la même maniabilité perfectible que précédemment ainsi que certains soucis de visibilité. On pensera ici à la caméra se bloquant dans le dos du personnage lorsque son adversaire est hors champ. Toujours aussi déstabilisant. La mise en avant des sticks (pour balancer les super-attaques) et de la croix pour retrouver son Ki n'est pas non plus des plus intuitives mais on s'y fait bon gré mal gré. En revanche la gestion dudit Ki est plutôt astucieuse en cela qu'elle cloisonne un peu l'utilisation des grosses attaques qu'il est toujours aussi facile d'éviter lorsqu'on est à distance raisonnable de l'ennemi.Dragon Ball Raging Blast 2 Canaliser son attaque prendra du temps mais à l'arrivée, l'ennemi s'en mordra les doigts. Pour autant, on regrette qu'il y ait un tel déséquilibre entre quelques guerriers. Il suffit d'incarner Videl ou un Saiyen pour se rendre compte à quel point la demoiselle a peu de chance de remporter l'affrontement. Dans le même ordre d'idées, les cyborgs ont clairement un désavantage dans le sens où ils ne peuvent concentrer leur Ki. Il faudra alors privilégier le corps à corps pour récupérer suffisamment d'énergie avant de balancer la sauce. Néanmoins, les affrontements sont un peu plus dynamiques, notamment grâce à quelques effets de style ou diverses améliorations permettant d'esquiver plus facilement via des pas de côté ou un système de téléportation plus ouvert. Les QTE rempilent elles aussi mais se résument au final à des attaques fantômes mises en exergue par des mouvements de caméra censés simuler la rapidité des coups. Toutefois, dans l'absolu, cet aspect reflète bien des passages de l'anime et tend vers un rapprochement encore plus intime entre les combats du jeu et ceux de la série de Toei Animation. Il n'en faudra pas plus au fan endurci pour succomber même si on serait enclin à lui proposer d'attendre un éventuel Raging Blast 3 tant ce deuxième épisode apporte peu par rapport à son prédécesseur. Mais comme on dit, le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point...

 

 

Les notes :
  • Graphismes 13 /20

    Hormis quelques effets graphiques plus réussis, le visuel de ce Raging Blast 2 ressemble à s'y méprendre à celui de son aîné. Bien qu'on y trouve davantage de personnages, les attaques spéciales sont encore loin d'être aussi impressionnantes que celles des opus PS2. Cependant, précisons que les combats gagnent en dynamisme grâce à quelques effets de style bienvenus et qu'on découvre certaines arènes inédites en provenance des OAVs. C'est déjà ça.

  • Jouabilité 13 /20

    Bien que la jouabilité propose quelques petites améliorations liées à l'esquive ou à la téléportation, l'ensemble est moyennement intuitif avec cette utilisation étrange des sticks et de la croix de direction pour recharger son Ki ou balancer des super-attaques. Toutefois, la gestion dudit Ki et des techniques spéciales est bien pensée. A contrario, les problèmes de visibilité n'ont pas été résolus et il arrive encore très souvent que la caméra se bloque dans le dos du personnage en essayant de suivre l'adversaire qui se trouve hors champ.

  • Durée de vie 15 /20

    Bien que le mode Histoire se soit fait la malle, on retrouve néanmoins le Championnat du monde et le Cell Game pour 16 joueurs, du combat solo ou en équipe composée de cinq membres et enfin le Mode Galaxie synonyme de nombreux défis à réaliser. D'ailleurs, si vous désirez débloquer l'ensemble des personnages ou obtenir des objets pour customiser votre fighter, c'est ce dernier mode qui aura votre préférence. Ceci nécessitera au bas mot une trentaine d'heures de jeu à laquelle il faudra rajouter le mode online.

  • Bande son 14 /20

    On zappe les voix américaines qui semblent de plus en plus risibles à mesure que le temps passe et on passe directement à leurs homologues japonaises. Si le doublage nippon s'avère exquis, on est loin du compte en ce qui concerne les musiques vu que pour de sombres questions de droit, il est toujours impossible de profiter des excellents thèmes de l'anime.

  • Scénario /

    Les développeurs ont cette fois décidé de laisser tomber le mode Histoire au profit d'un mode Galaxie qui vous permettra de débloquer, outre des personnages et des objets, des images issues de l'anime... C'est ce qu'on appelle les bonus du pauvre.

 

Il semble que Dragon Ball Raging Blast 2 ait un peu confondu quantité et qualité. Toujours aussi perfectible et devant composer avec les mêmes défauts que son aîné, l'ensemble profite tout de même de quelques améliorations. De plus, on se retrouve une fois encore devant des modes de jeu sans envergure dont le challenge Galaxie représente un peu le fer de lance. Dommage car il faudra passer par là pour débloquer l'ensemble des 90 combattants. Bref, si les affrontements demeurent plus intenses, on devra attendre un éventuel troisième épisode pour avoir droit à un jeu plus ambitieux et proposant enfin un peu d'originalité à une franchise à bout de souffle.

 

 

 

 

NOTE : 14/20

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15 août 2019

Test de Steel Division II - Jeu Video Giga France

NOTE : 17/20

steel division II

Steel Division II est un jeu de stratégie en temps réel se déroulant sur le front Est de la Seconde Guerre Mondiale. Jouable en solo ou en multijoueur, menez des opérations de guerre avec une armée modélisée à l'échelle 1:1 et vivez la dernière offensive des Russes en 1944.

 

Blitzkrieg à portée de souris ?

Aujourd'hui, direction la Biélorussie. Pourquoi ? Pour aider les russes !

Steel Division 2

Qu’avons-nous à nous mettre sous la dent en cette période estivale ? Bien des jeux vous répondraient beaucoup de choses et ils auraient raison. Et, au rayon de ces innombrables titres qui sortent chaque jour, nous retrouvons Steel Division 2.

Sorti uniquement sur PC le 20 juin 2019, le titre nous plonge dans les affres de la Seconde Guerre mondiale. En guise de scénario, le joueur est envoyé sur le front Est, et plus précisément en Biélorussie. Vous devrez participer à l’opération visant à repousser les forces d’Hitler en compagnie de l’armée rouge.

Derrière cette idée intéressante, c’est Eugen Systems qui est à la baguette. Et, si le premier opus avait été proposé via une collaboration avec Paradox Interactive, le studio français s’est emparé de son indépendance pour publier lui-même son nouveau bébé. Est-ce un carton plein ? Ou le jeu s’embourbe-t-il dans les plaines biélorusses ? Tentons d’y répondre !

Conditions de test : Nous avons pu jouer une trentaine d’heures à Steel Division 2. Le titre tourne facilement sur un PC moyen. Nous avons testé l’ensemble des modes de jeu proposés ainsi qu’avancer suffisamment dans la campagne pour comprendre là où les développeurs voulaient nous mener.

Gott Mit Uns

Steel Division 2

Si le titre nous avait fait peur en mars dernier en repoussant sa date de sortie, l’équipe s’est bien rattrapée depuis. Déjà parce qu’ils nous proposent un second opus à la hauteur du premier (dont nous avions pu proposer le test), qui saura conquérir les fans du genre sans la moindre difficulté.

D’ailleurs, Eugen Systems tente d’attirer les foules en proposant moult choses à l’intérieur de son titre. On y retrouve un mode bataille historique, un mode escarmouche, ou encore le mode Army General. Mais aussi, et surtout, une quantité affolante d’engins de guerre pour partir corriger du Nazi. Et ça, c’est ce qu’on aime !

Côté batailles historiques, on en retrouve six, qui peuvent être jouées en solo ou avec ses amis. Disons-le immédiatement, Steel Division 2 vous permet de faire quasi tout en solo ou en ligne, ce qui permet de varier les plaisirs. Ces batailles, comme leur nom en atteste, vous feront vivre des moments clés de la guerre.

Ces batailles, elles vous proposeront un contexte, vous obligeront à combattre avec telles ou telles unités. Si cela ne semble pas changer d’un mode bataille historique lambda, comme on peut le voir sur pléthore de jeux de stratégie, il n’en demeure pas moins plaisant et particulièrement bien réalisé.

Steel Division 2

Ensuite vient le mode escarmouche. Au programme, 28 cartes et trois modes de combats différents pour du solo ou du en ligne. Deux d’entre eux, conquête et conquête rapprochée sont issus de Steel Division : Normandy 44 et nous n’allons pas nous attarder dessus. Néanmoins, saluons le mode Percée, qui fait son apparition.

En effet, il s’agit sans nul doute du mode le plus intéressant des escarmouches. C’est dans ce dernier que tout le potentiel stratégique du jeu va faire son apparition. Il s’agit d’un mode attaque-défense où le but est… de l’emporter. Il sera alors question d’user des ressources militaires de façon intelligente. En défense, par exemple, vous pourrez disposer des tranchées ou des bunkers un peu partout sur la carte. Tout cela, pour détruire votre/vos ennemi(s) et éviter d’être mis en déroute.

Pourquoi est-il si plaisant ? Tout simplement car aucune bataille ne ressemblera à une autre et parce que, bon sang, qu’il est bon de suer en pleine bataille car votre adversaire est digne de ce nom !

To Hell and Back

Steel Division 2

Bien entendu, le contenu de Steel Division 2 ne s’arrête pas là. Le titre de Eugen Systems a bien d’autres choses à montrer. A commencer par le mode Army General. Il s’agit d’un mode campagne gigantesque, prenant la forme d’une table de campagne militaire.

Ce mode vous permettra alors de parcourir plusieurs scénarios très bien contextualisés, à travers les zones de guerres historiques que l’on connaît à la WWII. Et, là où la chose devient encore plus intéressante, c’est que le joueur aura le choix d’incarner soit les russes, soit les allemands. De quoi pimenter un peu la chose si vous souhaitez voir l’armée rouge partir en déroute.

Niveau gameplay, c’est assez basique. Chaque scénario se passera sur plusieurs jours durant lesquels vous devrez déplacer et gérer vos unités. Ces déplacements se feront, forcément, via une dynamique temps réel avec une possibilité de pause.

Ce mode, proposant pas moins de quatre scénarios (donc huit vu qu’il y a deux variantes à chaque fois), reste le challenge ultime de ce second opus. Le tout est donc très long et plutôt compliqué, surtout pour les néophytes. Après tout, quasi aucun didacticiel n’est présent, le joueur étant laissé fasse aux troupes ennemies presque sans préparation.

Steel Division 2

Ainsi, le joueur s’embarque dans une quête délicate pouvant prendre plusieurs dizaines d’heures de jeu. Car oui, les batailles sont très longues et il ne faut pas trop compter vous en sortir rapidement, le jeu étant fait pour vous mettre à rude épreuve (surtout en mode difficile).

Malgré tout, le système de front reste compréhensible et chacun devrait pouvoir s’en sortir, plus ou moins rapidement. Dès lors, le joueur oscille entre phases de tour par tour sur une carte du monde splendide et batailles pour prendre les points de contrôles dispersés à travers la carte. Si cela peut sembler basique dit comme ça, croyez-moi, cela se révèle bien plus complexe une fois qu’on s’y trouve. Mais sachez également que c’est très addictif.

Facing the Panzer Battalion

Steel Division 2

Que d’éloges sur un seul et même jeu, vous ne trouvez pas ? Et pourtant, nous n’en avons pas encore terminé de faire quelques compliments. Après tout, que c’est bon, il faut le dire.

Et, pour tous les fans de diversité, le meilleur reste encore à venir. En effet, Steel Division 2 débarque avec pas moins de 350 unités disponibles. Dès lors, les possibilités sont multiples lorsque vient le moment de créer vos régiments. D’ailleurs, ces derniers sont personnalisables avec notamment divers types mais aussi divers rôles à allouer.

Forcément, toutes ces personnalisations ont un impact sur le jeu, comme le nombre d’unités disponibles ou encore leur vitesse de déploiement, etc. Mais, en l’absence de réelle nécessité d’y avoir recours, ce point sera sans doute réservé aux fans et quelques joueurs méticuleux qui poseront la main sur le titre. Oh, et si vous possédez le premier opus, les quelques 300 troupes présentes dans ce dernier seront aussi disponibles. Pour les autres, la case porte-feuille sera nécessaire. Mais bon, c’est un joli bonus sur lequel on ne crachera pas !

En outre, les développeurs se sont également donnés du mal pour offrir une expérience visuelle différente du premier épisode. Dès lors, les décors, ainsi que les unités, sont retravaillées, tant dans les couleurs que dans les textures. Petit détail, certes, mais diablement plaisant. Surtout que cela apporte une touche de réalisme bien sentie à vos bataille.

En accompagnement, on retrouve un souci du détail plus important, avec des unités plus travaillées et une carte visuelle léchée. Eugen Systems n’a rien laissé au hasard et les décors de Steel Division 2 traduisent à merveille l’ambiance de l’époque. Forêts, plaines, plateaux ou encore points d’eaux, tout est là pour tenter de pousser l’immersion et le réalisme à leur paroxysme.

En bref, nous avons adoré Steel Division 2 et nous ne sommes pas prêts de le lâcher. Du moins, pas avant d’avoir démantelé les troupes adverses dans la campagne difficile du mode General Army !

 

 

Au final, retenons que Steel Division 2 est un excellent passe-temps. Avec quelques bonnes mécaniques et un bon niveau de défoulement, il s’agit sans conteste d’un jeu de stratégie à posséder. Si l’aspect tactique pourrait gagner à être peaufiné, le jeu est beau et addictif. La carte est une mécanique intrigante qui ne manque pas d’élaboration et avec de la bonne musique dans les oreilles, vous devriez facilement y passer de longues heures sans vous en rendre compte !

Steel Division 2

 

Que cela soit pour ses mécaniques, ses modes de jeux ou sa diversité d'unités, Steel Division 2 a réussi à me combler. Fan de jeux de stratégie, je dois dire que j'y ai trouvé mon compte dès le lancement du titre. Je recommande chaudement.

 

Points positifs

  • La mécanique de la carte avant les combats
  • Visuellement bien réalisé pour le genre
  • Vraiment très prenant
  • Fun à jouer
  • Les batailles sont une belle réussite
  • Une durée de vie correcte
  • Il y en a pour tous les goûts

 

Points négatifs

  • IA parfois un peu à l'ouest
  • Aspect stratégique parfois un peu trop simpliste

 

 

 

 

NOTE : 17/20

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31 juillet 2019

Test de Pillars Of Eternity 2 : Deadfire - Jeu Video Giga France

NOTE : 17/20

Pillars of eternity 2 deadfire

Sous le vent d'un grand RPG dépaysant ?

 

Souquez les artimuses, larguez les voiles et cap vers l'archipel du feu éteint pour une nouvelle aventure ! Après un premier épisode riche et complexe à l'écriture exemplaire, les fans de RPG old school biberonnés aux cultissimes Baldur's Gate et autres Planescape : Torment tournent une fois de plus leurs regards vers Obsidian dans l'attente d'une suite à la hauteur de son illustre aîné. Avec Pillars of Eternity 2 : Deadfire, le studio californien reprend la plume et signe une nouvelle lettre d'amour portée par la fraîcheur des vents marins. Entre l'exploration d'une centaine d'îles à la barre de votre propre navire, la formation d'un équipage de fortes têtes et l'urgence de contrecarrer les plans d'un Dieu, les embruns océaniques prennent régulièrement ici des airs de souffle épique.

Conditions techniques du test

Nous avons testé Pillars of Eternity 2 sur une version PC fournie par l'éditeur. Basé sur le moteur Unity comme son prédécesseur, Pillars 2 dispose certes d’une direction artistique réussie, mais il ne nous semblait pas particulièrement exigeant, du simple point de vue des effets graphiques. Or, sur notre configuration PC MM Elite et en 1080p, le titre accusait des variations de framerate importante, de 113 à 170 FPS selon les zones. La raison de cette volatilité est à chercher du côté du processeur : comme son ainé, Pillars 2 répartit assez mal sa charge CPU, et souvent, la concentre sur un cœur en particulier. Ce cœur peut alors devenir un facteur limitant pour la carte graphique, qui peinera à déployer tout son potentiel. Cela étant dit, même dans un cas défavorable, Pillars 2 maintiendra les 60 FPS sur une configuration modeste à base de GTX 1050, toutes les options graphiques au maximum. Les consommations de RAM ou de VRAM restent quant à elles maitrisées : 7,9 Go dans un cas et 1,9 Go dans l’autre .

 

L'héritage du passé

Pillars of Eternity 2 : Deadfire : Sous le vent d'un grand RPG dépaysant ?

Riche, mature, intelligent, les qualificatifs élogieux ne manquent pas lorsqu'il s'agit d'aborder le premier volet de la saga Pillars of Eternity. Longtemps laissé sur le bas-côté par une industrie bien plus attitrée par les prouesses graphiques que par les jets de dés, le RPG old school, héritier du jeu de rôle sur table, n'avait pourtant pas dit son dernier mot ! Porté par une bande de vétérans de l’industrie et par le soutien financier massif de dizaines de milliers de fans sur les plateformes de financement participatif, le genre renaissait de ses cendres sous la bannière de titres tels que Divinity : Original Sin ou PoE. Quelque 4,5 millions de dollars au compteur plus tard au compteur de sa campagne FIG, Deadfire se laisse enfin approcher avec le poids de nos grandes attentes sur ses épaules.

Est-il possible d’aborder cette suite sans pour autant avoir parcouru les terres du premier épisode ? La réponse dépendra en réalité de vos attentes en matière d’immersion. Oui, car PoE 2 accomplit un boulot très correct dans sa manière d’introduire les événements du passé aux nouveaux joueurs. Non si le simple fait de passer à côté de pans entiers de background vous fait hérisser les poils.

Pillars of Eternity 2 : Deadfire : Sous le vent d'un grand RPG dépaysant ?

Il est en revanche possible d’importer sa sauvegarde du premier volet afin de conserver les conséquences liées à vos choix antérieurs. Dans le cas contraire, le jeu vous soumettra à un petit questionnaire moral dans le but vous simuler un passé. Nous sommes cinq ans après les événements du premier PoE, toujours dans la peau du Gardien victorieux de la crise des Hollowborn dans sa forteresse de Caed Nua. Mais par un doux matin, alors que votre petit coin de paradis baigne dans la tranquillité, Eothas, le dieu de la lumière et de la renaissance, pourtant considéré comme mort renaît et prend possession d'une immense statue d'Adra enterrée sous Caed Nua. Votre pied à terre est réduit à une simple ruine, vous êtes dépossédé d'une bonne partie de votre essence de Gardien et laissé dans un état proche de la mort. La statue intendante de Caed Nua vous sauve, achète un bateau et vous envoi vers l'archipel du feu éteint à la recherche d'Eothas parti drainer l'essence des piliers d'adra lumineux de la région.

Le gardien prend le large

Pillars of Eternity 2 : Deadfire : Sous le vent d'un grand RPG dépaysant ?

Lent au démarrage, le premier Pillars écrasait quelque peu le joueur sous le poids d’un background étalé sur des kilomètres de lignes de texte à parcourir pour comprendre les enjeux de notre quête. Sans renier son amour du verbe, Obsidian fait ici le choix d’alléger la contextualisation de son univers et laisse au joueur le choix de se plonger à sa guise dans les pages d’un épais codex rempli d’informations sur le monde qui l’entoure.

Pillars of Eternity 2 : Deadfire : Sous le vent d'un grand RPG dépaysant ?

L’exploration à pied lente et souvent caverneuse du premier épisode laisse ici place à un vaste océan sur lequel naviguer d’île en île à bord du Défi, votre propre navire. Bien amoché en début d’aventure suite à un malencontreux échouement, le bateau n’attend plus que votre capacité à gérer son équipage et ses différentes réparations/améliorations pour retrouver sa splendeur d’autrefois. Direction l’est et cap vers l'archipel du feu éteint à l'extrémité du monde connu. Une chaîne de centaines d'îles aux ambiances aussi variées que dépaysantes. Elles abritent une myriade de biomes et de climats ainsi qu’un grand nombre de créatures originales. Ce nouvel environnement plus vaste et surtout plus « ouvert » est majoritairement peuplée par la Aumauas, des insulaires de la tribu de Huanas à l’apparence d’humanoïdes semi-aquatiques. Sous des notes plus exotiques aux forts accents hispaniques, ces îles sont le théâtre de bien des conflits entre pirates qui se battent pour la domination du territoire et du commerce. Deux compagnies commerciales se livrent ici une guerre sans grande pitié et laissent les plus faibles sur le carreau. C’est dans ce contexte de poudrière que nous débarquons avec l’intention de remonter la piste du Dieu quadri-classé Eothas.

Pillars of Eternity 2 : Deadfire : Sous le vent d'un grand RPG dépaysant ?Pillars of Eternity 2 : Deadfire : Sous le vent d'un grand RPG dépaysant ?

Oh mon bateau !

Pillars of Eternity 2 : Deadfire : Sous le vent d'un grand RPG dépaysant ?

En véritable bac à sable isométrique doté d’une intrigue dense et protéiforme, PoE 2 laisse de côté le découpage en actes séparés de son prédécesseur et nous laisse explorer sa carte interactive avec une totale liberté. Les évènements aléatoires, les trésors à dénicher, les batailles navales et les quêtes secondaires à la scénarisation de grande qualité sont ici légion. La mer et la navigation sont des aspects clés du gameplay de ce Pillars 2. Non seulement cet aspect affecte le déroulement de l’intrigue, mais une grande partie de l’aventure se déroule au beau milieu des vagues. Notre navire remplace ici la forteresse de Caed Nua et devient notre principale base d’opérations. Il faut dire qu’après avoir accompli la majorité des quêtes et amélioré ses possibilités, la gestion du bâtiment prenait des airs de jeu mobile sans grand intérêt.

Pillars of Eternity 2 : Deadfire : Sous le vent d'un grand RPG dépaysant ?

Le Défi sert un but bien plus utilitaire : celui de nous faire voyager sur les eaux de la vaste carte du jeu. Il fait aussi office de stockage pour l’équipement en surplus et dispose d’un volet gestion à ne pas négliger. Gestion de la faim de l’équipage, de la soif (le rhum se doit de couler à flots!), attribution des postes à bord, personnalisation des voiles, de la coque et des canons, il faudra investir afin de transformer notre frêle esquif du départ en véritable machine de guerre capable de tenir tête aux multiples assauts de pirates. Les combats maritimes se déroulent de deux manières, nous pouvons aller directement à l’abordage et déclencher une escarmouche classique ou bien choisir d’affronter l’adversaire via une joute navale au tour par tour. Cette dernière option est présentée sous la forme d’un jeu textuel dans lequel nous décidons des manœuvres du navire. Si ces batailles pimentent l’exploration durant les premières heures de l’aventure, leur nombre et leur durée pourront finir par lasser même le plus enhardi des capitaines.

 

La plume ou l'épée

Pillars of Eternity 2 : Deadfire : Sous le vent d'un grand RPG dépaysant ?

Obisdian démontre une nouvelle fois son savoir-faire en matière d’écriture et de contextualisation d’une myriade d’intrigues pour la plupart passionnantes à suivre. Derrière la trame d’une quête principale sans doute un peu longue à installer son véritable enjeu, s’articule une série de quêtes annexes, pour la plupart liées aux quatre factions de l’archipel. Venir en aide à l’une d’entre elles implique presque systématiquement le fait de causer du tort à une autre. Deadfire dépeint avec brio les enjeux de plusieurs mouvements en action au sein des îles. La colonisation, la raison d’État, les pressions commerciales, la domination culturelle et la place des peuplades locales au beau milieu de ce monde en plein changement. Chaque accostage dans un nouveau port représente l’occasion de croiser la route d’une nouvelle faction aux motivations particulières. Libre à vous alors de leur prêter allégeance et de devenir l’instrument de leurs ambitions. PoE 2 nous met réguliérement face à des choix narratifs difficiles dont les conséquences affectent l’ensemble de la toile tissée par Obsidian. Il n’existe pas de bonnes ou de mauvaises décisions , nous pouvons tout au plus tenter de réduire la casse liée à nos choix. Cette absence de dualité morale intensifie le doute et la prudence du joueur face à des situations aux enjeux dont la portée s’étend souvent plus loin que sa compréhension actuelle des événements.

Pillars of Eternity 2 : Deadfire : Sous le vent d'un grand RPG dépaysant ?

Pillars of Eternity II n'est pas un de ces RPG qui peuvent être bouclés sans sortir au moins une fois les armes. Néanmoins, de nombreux conflits peuvent être résolus sans violence, que ce soit grâce à la diplomatie ou à l’aide d’une bonne dose de discrétion. Bref, le studio nous offre une nouvelle fois un scénario non manichéen, à l’écriture subtile. Le tout est parfaitement retranscrit par une traduction française textuelle de grande qualité et par des doublages vocaux anglais portés par un casting aux délicieux accents multiculturels.

Je suis un demi-elfe nain quadriclassé

Pillars of Eternity 2 : Deadfire : Sous le vent d'un grand RPG dépaysant ?

Les différents attributs principaux des personnages comme la force, l’intelligence ou la dextérité s’accompagnent toujours de compétences plus sociales comme la diplomatie ou l’intimidation qui influencent de manière directe vos possibilités de dialogue avec les PNJ. Certains choix ne sont en effet accessibles qu’à la seule condition de posséder tel ou tel trait au sein de votre très touffue feuille de personnage. De quoi ajouter une bonne couche de rejouabilité à ce Deadfire qui s’abordera sous une multitude d’angles selon vos choix de compétences. Pour nous accompagner durant ce périple maritime, Obsidian a mis le paquet sur le traitement de nos différents compagnons de route. Le casting se compose de quatre nouvelles têtes et de trois héros de retour du premier épisode (tout du moins s’ils y avaient survécu). Eder et son bagout ; Aloth ou encore Pallegina, tous se font l’écho d’une écriture plus inspirée que par le passé, libérée de certains poncifs du genre, souvent plus pince-sans-rire à la manière d’un Divinity : Original Sin. Notre attachement aux personnages est de plus renforcé par un système de réputation qui, tout comme celle des factions, reflète leur niveau de sympathie à notre égard.

Pillars of Eternity 2 : Deadfire : Sous le vent d'un grand RPG dépaysant ?

Lorsque les mots ne suffisent plus à calmer le jeu, le combat se fait parfois inévitable. Obsidian était attendu au tournant sur cet aspect du jeu après un premier Pillars qui ne brillait pas vraiment par la fougue de son système de baston. Des changements bienvenus interviennent fort heureusement dans cette suite afin de gommer certains des défauts les plus gênants du grand frère. Chaque combat s’aborde comme un casse-tête à résoudre à l’aide d’une bonne combinaison de résistances, d’interruptions et de contrôles de l’adversaire en semi-temps réel. La barre d’espace permet toujours de mettre l’action en pause pour distribuer les ordres à des personnages, désormais débarrassés de certaines lourdeurs. Il n’y a plus de restriction dans le port d’armure, la puissance d’attaque physique et magique partage une même statistique et la santé est désormais indépendante de l’endurance. Le titre gomme aussi ses soucis de micro-gestion lourdingue d’équipe grâce à l’adoption d’un système basique de programmation d’IA. À la manière d’un Dragon Age : Origins il est dorénavant possible d’associer une liste d’actions à certains déclencheurs spécifiques en combat. Si l’action gagne en fluidité par cet ajout, le tout se montre encore trop brouillon à l’écran. La faute à une interface peu engageante saturée d’indicateurs de toute sortes et de barres de progression à ne pas perdre du regard.

L’introduction d’un système de multi-classe vient renforcer vos possibilités en combat et a le mérite de proposer un vent de fraîcheur dans l’approche traditionnelle des affrontements. Sans pouvoir devenir maître dans chacune de ses classes, le personnage hybride s’ouvre toutefois l’accès à une tonne de combos atypiques qu’il se fera une joie de mixer avec les propriétés spéciales des nombreux objets légendaires dégotés au fil des expéditions sur les îles. Bref, Obsidian fait évoluer en douceur son approche du combat sans parvenir à le révolutionner ni même à gommer certains de ces défauts toujours présents (pathfinding, faiblesses de certaines IA, lisibilité, etc.).

Pillars of Eternity 2 : Deadfire : Sous le vent d'un grand RPG dépaysant ?Pillars of Eternity 2 : Deadfire : Sous le vent d'un grand RPG dépaysant ?

Beau comme un tableau

Mais Pillars of Eternity reste pour la plupart des joueurs un appel au voyage dans un univers fantastique et fantasmé. L’archipel du Feu éteint offre aux artistes du studio californien une occasion unique de prouver que leur talent ne se limite pas à l’heroic-fantasy traditionnelle. Grâce à une parfaite alchimie entre les influences multiculturelles des lieux (hispaniques comme souligné en début de test, mais aussi asiatiques et orientales) les décors en 3D isométrique offrent de somptueux tableaux bourrés de détails dans lesquels se perdre avec une certaine admiration. PoE est un bien beau jeu, sans fausse note artistique ou technique. Il nous aura fallu environ 55 heures pour en voir le dénouement, une durée de vie extensible à souhait en fonction de vos désirs d’exploration du contenu secondaire du titre.

 

 

Les notes :
+Points positifs
  • La plume d’Obsidian fonctionne toujours à merveilleuse
  • Un splendide nouvel environnement multiculturel et atypique
  • Gestion du personnage pleine de possibilités
  • Artistiquement irréprochable
  • Mieux rythmé que son prédécesseur
  • Terminé la micro-gestion lourdingue des compagnons
  • VO et VF réussies

 

-Points négatifs
  • Les combats manquent toujours de lisibilité
  • Peu innovant sur le fond
  • Joutes navales rapidement lassantes
  • Intrigue principale en deçà du reste

 

Si Pillars of Eternity premier du nom était un grand RPG, ce second volet l’est tout autant. Ne vous attendez néanmoins pas à y trouver une formule chamboulée de fond en comble. Obsidian déploie une fois de plus son savoir-faire narratif et artistique afin d’améliorer la formule de la saga sous des angles spécifiques. Plus ouvert, plus dépaysant que son prédécesseur, ce Deadfire s’offre un décor maritime original, théâtre de passionnants affrontements idéologiques entre factions. Plongé dans cet océan de possibilités scénaristique, le joueur pourra toujours compter sur une riche gestion de personnages pour aborder l’aventure selon sa propre vision des choses. Peu avare en contenu, intelligent dans son écriture, mieux rythmé, ce second volet se montre en revanche bien peu fougueux lorsqu’il s’agit de sortir de sa zone de confort et aligne encore certaines faiblesses que les aficionados du genre n’auront toutefois pas grand mal à pardonner.

 

 

 

NOTE : 17/20

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29 juillet 2019

Test de Hand Of Fate 2 - Jeu Video Giga France

NOTE : 15/20

HAND OF FATE 2

(presque) le même, mais en mieux

 

Il y a deux ans, Defiant Development témoignait déjà d'un grand savoir faire dans le brassage des genres en sortant l'atypique Hand of Fate, qui proposait au joueur de se mesurer à un Maître du Jeu pour le moins caustique, dans une ambiance très typée « jeu de rôle papier ». Cette année, le studio revient avec Hand of Fate 2 qui reprend le concept du premier épisode tout en y insufflant une généreuse dose de profondeur.

 

Dans les faits, le principe d'Hand of Fate 2 ne diffère pas de celui de son prédécesseur. Vous incarnez un héros anonyme et vous trouvez face à fameux « Dealer », Maître du Jeu encapuchonné qui commentera vos actions avec toute l'acidité qui le caractérise. Votre progression est matérialisée par un plateau de jeu sur lequel sont disposées un certain nombre de cartes, face contre table. Vous déplacez d'une carte à l'autre le pion qui symbolise votre avatar, ce déplacement ayant pour conséquence de consommer une ressource de nourriture, de vous faire gagner 5 points de vie mais surtout de vous révéler le contenu de la carte. Chaque événement est décrit textuellement et d'une fort belle manière et vous placera régulièrement devant des choix à faire, vous contraignant parfois à sacrifier vos ressources pour continuer à avancer ou à sortir les armes pour vous frayer un chemin vers votre objectif.

Une profondeur et une richesse bienvenues

Hand of Fate 2: (presque) le même, mais en mieux

Là où la progression du premier Hand of Fate était assez linéaire, ce deuxième épisode apporte beaucoup de diversité aux événements rencontrés et a eu la bonne idée de répartir la trame principale du titre sur une vingtaine de missions qui se débloquent par groupes à mesure que vous remplissez les objectifs précédents. Chaque défi contient sa propre histoire, indépendamment ou presque des autres, et nous ne pouvons que saluer l'énorme travail d'écriture réalisé par les équipes de Defiant Development pour créer des intrigues parfois drôles, parfois dramatiques et souvent nettement plus profondes qu'elles en ont l'air. Vous devrez tour à tour aider un compagnon un peu boulet à retrouver sa dulcinée, gravir une haute montagne pour rencontrer une impératrice, ou encore démasquer celui ou celle qui projette d'assassiner un notable. Toutes ces missions auront différents objectifs à remplir pour être menées à bien, parvenir à les accomplir intégralemùent donnant accès à un rang d'or, qui a pour conséquence de vous octroyer plus de cartes en fin de partie.

Hand of Fate 2: (presque) le même, mais en mieux

Car bien évidemment, Hand of Fate 2 est bel et bien un jeu de cartes et de construction de Deck. Avant d'entamer chaque mission, un écran introductif vous donne la teneur générale des aventures que vous allez vivre : tel défi mettra votre santé à rude épreuve, une autre sera axé sur les jets de dés... sans pour autant vous dévoiler totalement le déroulement de la partie, le Maître du Jeu a la délicatesse de vous laisser vous préparer un brin. Avant de lancer le défi, vous pourrez choisir parmi vos différentes cartes d'emmener avec vous un compagnon sur 4, chacun d'entre eux disposant de plusieurs capacités. Au cours de la progression sur le plateau de jeu, leur capacité est généralement mise à contribution pour vous donner un coup de pouce sur les phases aléatoires : untel vous permettra de lancer un dé supplémentaire, tandis qu'un autre autorisera une tentative supplémentaire au jeu du pendule, qui vous demande d'appuyer au bon moment pour qu'un faisceau aille frapper une petite plate-forme qui bascule de droite à gauche. En combat, vos partenaires disposeront aussi d'un pouvoir spécial, certains pouvant créer une bulle protectrice autour de votre personnage tandis qu'un autre pourra se lancer dans des ruées dévastatrices.

Hand of Fate 2: (presque) le même, mais en mieuxHand of Fate 2: (presque) le même, mais en mieux

Mais le choix du compagnon est finalement assez secondaire et c'est essentiellement la sélection des cartes « rencontres » qui s'avère déterminant. Effectivement, nous le disions plus haut, avant de partir en mission, vous pouvez prendre connaissance des difficultés majeures qui se présentent devant vous. Les cartes "rencontre", si elles ont déjà été découvertes, sont associées à des gains particulier. Par exemple, la rencontre avec la carte « Vielle Dame » vous garantira l'obtention de ressources gratuites, la carte du prêtre, une bénédiction en l'échange de précieux deniers, ou la carte bras de fer, une certaine quantité d'or. Ainsi, lorsque par exemple, la principale difficulté réside dans la rareté des ressources alimentaires, vous devrez construire un deck qui multipliera les cartes susceptibles de vous apporter des denrées. Une fois ces cartes sélectionnées, vous devrez également faire une sélection de l'équipement que vous pourrez looter en mission, Hand of Fate 2 étant nettement plus généreux de ce point de vue que son prédécesseur.

Hand of Fate 2: (presque) le même, mais en mieux

De nombreuses armes et armures seront à votre disposition, les plus puissantes étant assorties de certaines capacités passives qui pourraient faire la différence une fois équipées. Obtenir un anneau vous offrant un jet de dé supplémentaire ou une armure doublant les rations de nourriture gagnées à chaque tirage de carte pourrait bien s'avérer déterminant dans la réussite ou non d'un défi. Une fois la sélection terminée, toutes les cartes de votre deck sont intégrées à la pile de cartes du Maître du Jeu et il ne reste plus qu'à croiser les doigts pour que les éléments de votre deck apparaissent au bon moment dans votre aventure.

Un peu d'injustice dans ce monde cruel

Car il faut garder à l'esprit que Hand of Fate 2 n'est pas franchement amical avec le joueur, et que la mort viendra souvent faucher ce dernier si son deck n'a pas été optimisé, ou si les bonnes cartes venaient à manquer. Il existe effectivement une grosse dimension aléatoire dans le jeu, que ce soit au niveau de la disposition des cartes sur le tableau de jeu, mais aussi dans la prise de certaines décisions qui requièrent de tirer une carte ou d'atteindre un certain score au dé. Il ne sera donc pas rare de se trouver face à une situation où un jet malheureux vous ponctionne de la vie jusqu'à ce que mort s'ensuive. Alors certes, il existe une vraie frustration lorsqu'une longue mission se solde par un échec parce que vous êtes un poissard aux dés et certains défis reposent un peu trop sur le facteur chance pour être totalement justes. Ceci étant dit, il est toujours possible, une fois que les événements d'une mission sont connus, de peaufiner davantage sont deck et de recommencer. En outre, si vous sentez que vous n'avez pas assez de cartes à votre disposition, vous pouvez tout à fait aller arpenter une autre mission débloquée afin de tenter de gagner des éléments de deck supplémentaires.

Hand of Fate 2: (presque) le même, mais en mieuxHand of Fate 2: (presque) le même, mais en mieux

Il existe donc une accentuation assez nette de la stratégie et de l'aspect Rogue-Like de Hand of Fate et s'il existe certes une certaine redondance lorsqu'il s'agit de refaire pour la énième fois le même défi, le fait de voir sa partie devenir plus simple en raison d'un deck peaufiné aux petits oignons est assez grisant.

Des combats toujours assez déplaisants

Mais vous vous en doutez, Hand of Fate 2 n'est pas qu'une histoire de cartes à retourner et de décisions à prendre, et le titre laisse une large place aux combats, qui étaient sans doute l'un des points faibles du premier épisode. Et malheureusement, les choses ne se sont pas franchement améliorées de ce côté-là. Effectivement, les combats vous propulsent toujours dans des arènes en 3D et vous proposent d'aller taper du monstre et de contrer leurs attaques. Alors certes, si des efforts ont été faits pour varier les environnements qui collent mieux au défi que vous menez, et que l'introduction des compagnons et de leurs capacités spéciales donne un peu de dynamisme aux affrontements, l'ensemble reste toujours aussi lourd et imprécis pour être franchement réjouissant.

Hand of Fate 2: (presque) le même, mais en mieuxHand of Fate 2: (presque) le même, mais en mieuxHand of Fate 2: (presque) le même, mais en mieux

Toujours calqués sur le système de combat de Batman Arkham, les affrontements vous donneront bien souvent la sensation de taper contre des sacs à PV, chose qui peut s'avérer problématique lorsqu'il s'agit par exemple de tuer un nombre élevé d'adversaire en moins de deux minutes. Les déplacements sont assez simiesques, les contres pas toujours efficaces et les capacités spéciales de votre arme (qui se déclenchent une fois un certain nombre de coups porté sans prise de dégâts) ne change pas grand chose à l'affaire. Sans être difficiles, les combats sont au mieux assez moyens, au pire franchement lassants, d'autant qu'ils occupent une place prépondérante dans chaque défi à relever, et ce n'est qu'en de trop rares occasions qu'il est possible de les esquiver.

 

Alors certes, il n'est pas criminel de pester contre ce manque d'évolution des combats, mais s'arrêter à cela reviendrait à négliger le gros boulot fourni par Defiant pour apporter beaucoup de variété à son jeu, en y introduisant des quêtes excellentes d'un bout à l'autre, des mini-jeux supplémentaires toujours aussi sympas et en nous permettant à nouveau de profiter des assertions du Maître du Jeu. Néanmoins, nous ne pourrons que déplorer la discrétion relative de ce dernier, qui se contente un peu trop de commenter vos erreurs (toujours avec la verve qui fait son charme) sans vraiment que vous ayez le sentiment de vous confronter à lui. Un bien maigre reproche, compte tenu de l'écriture globale qui ne manque pas de mordant. En somme Hand of Fate 2 est une version boostée du premier épisode que nous ne pouvons que chaudement vous recommander si vous avez apprécié le jeu d'origine ou si vous désirez découvrir cet habile mix entre « Le Livre dont vous êtes le Héros », le rogue-like et le jeu de rôle papier.

 

 

 

Les notes :
+Points positifs
  • L'ensemble des défis, leur richesse, leur profondeur
  • Beaucoup de manières d'aborder la même partie
  • Plus de cartes, plus d'équipement, plus d'événements
  • La nécessité de bien penser son deck pour réussir
  • Ambiance toujours aussi charmante
  • Les nouveaux mini-jeux

 

-Points négatifs
  • Les combats, toujours aussi lourds et imprécis
  • Une dimension aléatoire un peu trop centrale
  • Le Dealer, un peu trop en retrait

 

Defiant Development a largement peaufiné la formule qui faisait tout le charme de Hand of Fate premier du nom. En offrant plus de cartes pour plus de possibilités stratégiques dans la construction de votre deck et en proposant une narration répartie sur une vingtaine de défis tous mieux écrits les uns que les autres, Hand of Fate 2 est plus captivant et plus profond que son aîné. Si l'on pourra certes pester contre un facteur chance un peu trop omniprésent, les combats toujours aussi moyens ou la discrétion relative du Maître du Jeu, il serait regrettable de passer à côté de ce titre qui sait mêler avec une grande habileté de nombreux genres, toujours ancrés dans une solide base jeu de rôle papier.

 

 

 

 

NOTE : 15/20

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18 juillet 2019

Test de Baldur's Gate II : Shadows Of Amn - Jeu Video Giga France

NOTE : 19/20

baldur's gate II shadows of amn

Depuis le temps qu'on en entend parler, Baldur's Gate 2 va être attendu au tournant et ne va pas avoir droit à l'erreur. Cela dit, avec la prestigieuse hérédité qui lui colle à la peau, on aurait tendance à avoir un tout petit a priori positif sur la chose... :) Reste a savoir si celui qui à su créer un nouveau style dans le jeu de rôle a aussi su se renouveler et se mettre au goût du jour...

Baldur's Gate 2 : Shadows Of Amn

On ne peut pas le nier, Baldur's Gate, premier du nom, a fait un véritable tabac dès sa sortie grâce à son mélange de RPG, d'aventure et de stratégie (pour mener à bien les combats sans trop de casse). Une petite révolution dans le monde du jeu de rôles (qui a bien entendu fait des émules, comme Pool of Radiance et quelques autres) et aussi une nouvelle référence pour le genre. Voilà donc le successeur tant attendu du «maître», un véritable succès annoncé (depuis longtemps) à qui on ne pardonnera donc pas grand chose tant les attentes sont grandes. C'est le problème avec les jeux dont on dit du bien depuis des mois (voire des années), il y a parfois de grosses déceptions ... Mais ce n'est certainement pas le cas avec Baldur's Gate 2.

Baldur's Gate 2 : Shadows Of Amn Noir, c'est noir ! L'histoire commence dans le royaume de Amn, au sud de la côte des épée (au sud aussi par rapport au premier épisode), au coeur du royaume des marchands. Le scénario a été particulièrement travaillé et ses intrigues tortueuses vous tiendront en haleine de (très) longues heures durant. Et comme le monde et le background du jeu sont toujours aussi réalistes et remplis de détails, tout joueur doté d'une once d'imagination sera plongé dans l'ambiance instantanément. Pour ceux qui ne le savent pas, les Royaumes Oubliés (le monde dans lequel se déroule le jeu) est un monde qui avait été originellement crée pour le jeu de rôle Advanced Dungeons & Dragons il y a de nombreuses années, et qui reste encore aujourd'hui très utilisé dans le jeu de rôles sur table. Ajoutons aussi que le système de jeu de Baldur's Gate 2 est tiré de celui d'AD&D, et que ceux qui ont joué au jeu de rôle seront en terrain connu. Le système a fait ses preuves et est particulièrement adapté à une univers médiéval fantastique, notamment grâce au grand nombre de classes disponibles et à la variété des sorts et des objets magiques déjà disponibles.Baldur's Gate 2 : Shadows Of Amn La grande aventure commence. Si vous ne connaissez pas le premier Baldur's Gate, sachez que vous ne contrôlerez qu'un personnage au début de l'aventure, et que d'autres viendront s'ajouter à votre troupe au fil de vos découvertes (jusqu'à 6 au total), que la vue est isométrique, et que vous pouvez à tout moment mettre le jeu en pause pour donner des ordres à vos aventuriers. La gestion des sorts et des combats est très simple tout en restant dynamique et très prenante et de nombreuses améliorations ont d'ailleurs été apportées à la version précédente. En vrac, 15 nouveaux personnages pourront rejoindre votre groupe, 20 nouvelles classes seront disponibles (moine, barbare...), 30 nouveaux sorts ont été ajoutés ainsi qu'une centaine d'objets magiques, et le niveau maximum de vos personnages à été augmenté afin qu'ils puissent obtenir de nouvelles capacités. Les règles de la nouvelle édition d'AD&D ont aussi été ajoutées au jeu, ce qui permet encore plus de diversité dans les personnages et dans leur gestion (style de combat à 2 armes...) mais qui risque aussi de causer quelques maux de tête à ceux qui n'ont pas joué à la première version du jeu (ou au RPG sur table).Baldur's Gate 2 : Shadows Of AmnEnfin, côté réalisation, le moteur Infinity du premier Baldur's Gate a été amélioré pour supporter de meilleures résolutions graphiques. Le jeu utilise l'Open GL, et vous pourrez maintenant faire disparaître l'interface du jeu pour mieux profiter des paysages. Les graphismes sont d'ailleurs encore plus beaux que ceux du premier épisode et certains décors sont tout simplement renversant tant ils fourmillent de détails et couleurs (des oiseaux passent dans le ciel, les conditions météorologiques sont prises en compte...). Bref, on s'y croirait. D'autant que la bande son n'est pas en reste avec des bruitages de qualité et des musiques qui sont de véritables chef-d'oeuvres. Un mot sur le gameplay pour finir, une fois passée la période de prise en main, la maniabilité est un véritable régal, surtout grâce à l'interface simple et efficace qui vous permet d'avoir toutes commandes importantes à portée de la main. Seule ombre au tableau, les problèmes de pathing du premier épisode qui faisaient que vos aventuriers se bloquaient mutuellement le passage sont malheureusement toujours présents, et il arrivera de temps en temps que vos guerriers frappent dans le vide pendant que vos magiciens se font dévorer par des monstres plus rapides. Enfin, c'est tant mieux, sinon je n'aurai rien eu de mal à dire sur ce jeu :).

 

 

Les notes :
  • Graphismes 17 /20

    Les décors sont extrêmement détaillés et certains lieux sont de véritables chef-d'oeuvres.

  • Jouabilité 18 /20

    L'interface est très efficace et toutes les commandes sont à portée de main. La difficulté est aussi très bien dosée.

  • Durée de vie 19 /20

    Le long scénario et le côté gestion des personnages vous tiendront en haleine de longues heures durant.

  • Bande son 19 /20

    Les musiques du jeu sont magnifiques et collent admirablement bien à l'ambiance.

  • Scénario 18 /20

    Un scénario très long et rempli de mini-quêtes qui reste excellent même s'il devient un peu linéaire sur la fin.

 

Un jeu comme on en voit peu. Pas ou peu de défauts, une durée de vie hallucinante, une grande qualité de réalisation, voilà quelques uns des atouts de Baldur's Gate 2. Sans conteste un des meilleurs jeux de rôles de mémoire de disque dur.

 

 

 

NOTE : 19/20

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17 juillet 2019

Test de The Witcher 2 : Assassins of Kings - Jeu Video Giga France

NOTE : 18/20

The Witcher 2 Assassins of Kings sur 360

Quasiment un an après sa sortie sur PC, The Witcher 2 débarque sur Xbox 360 dans une version légèrement remaniée pour l'occasion et nommée Enhanced Edition. De nouvelles quêtes, de nouvelles cinématiques, de nouveaux NPC et bien d'autres sont ainsi au programme. Cela sera-t-il suffisant pour préserver l'excellence du titre ?

The Witcher 2 : Assassins of Kings

Fin 2007, alors que la mode est aux mondes ouverts, un studio polonais du nom de CDProjekt Red décide de proposer un jeu de rôle qui va à contre-courant de cette démarche libertaire, The Witcher. Ce titre relativement linéaire, qui ne permet ni de créer son avatar ni de sortir des sentiers battus, préfère se concentrer sur la narration et sur l'immersion du joueur dans l'univers de dark fantasy violent et sans concession de l'écrivain Andrzej Sapkowski. Le héros, Géralt de Riv le sorceleur, spécialisé dans l'éradication des créatures surnaturelles maléfiques, est confronté à des thématiques résolument modernes (xénophobie, fanatisme, terrorisme...) qui suscitent quelques prises de parti dont il ne mesure les conséquences qu'à long terme. Doté d'une ambiance captivante qui s'appuie sur un monde vivant et crédible, le jeu trouve rapidement son public en dépit d'un système de combats aussi original que déconcertant. La version Enhanced qui paraît l'année suivante, corrigeant pour l'occasion les quelques défauts du jeu de base, hisse même le titre parmi les meilleurs du genre. Malheureusement, seuls les joueurs PC ont pu profiter de ce chef-d'oeuvre, puisque des soucis divers et variés ont eu raison des versions consoles. La Xbox 360 se rattrape toutefois en accueillant aujourd'hui cette suite tant attendue qui a pour ambition de faire encore mieux que son prédécesseur.

The Witcher 2 : Assassins of Kings The Witcher 2 bénéficie d'une ambiance fabuleuse. Malheureusement, les choses commencent mal puisque rien n'a été fait pour présenter le contexte du jeu aux néophytes. La scène d'introduction inédite et au demeurant magnifique ne parviendra pas à poser les bases et il faudra alors s'en remettre au net pour obtenir un résumé de l'opus initial. Afin que la compréhension ne soit pas trop entravée, voici de quoi vous éclairer : à la fin du premier volet, une ultime cinématique nous dévoilait comment Géralt parvenait à sauver le roi Foltest d'une tentative d'assassinat perpétrée par... un sorceleur ! Ce teasing efficace nous donnait un bon avant-goût de cette suite, dont le sous-titre fait rapidement sens. The Witcher 2 : Assassins of Kings démarre alors que le monarque s'est lancé dans une campagne militaire destinée à récupérer ses deux enfants illégitimes issus d'une liaison avec la baronne Louisa La Valette. La baronnie en question entend bien utiliser ces bâtards pour affaiblir l'autorité royale. Foltest souhaite que Géralt, dont il ne peut plus se séparer, combatte à ses côtés durant l'assaut du château de La Valette. Motivé par la présence de sa chère Triss, le sorceleur s'exécute bon gré mal gré. Le siège se déroule plutôt bien, jusqu'à l'apparition d'un dragon (sorti d'on ne sait où) qui sépare Géralt et Foltest du reste des assaillants. Les deux hommes vont alors se retrouver piégés... Un peu plus tard, Géralt se retrouve dans la prison du château. Son interrogatoire, destiné à reconstituer le déroulement des événements, nous est raconté à travers un prologue découpé en plusieurs séquences, qui complétera le tutoriel assez bref qui introduit le jeu.The Witcher 2 : Assassins of Kings Vos décisions seront lourdes de conséquences. Linéaire, bavard et bourrin, le prologue de The Witcher 2 cède à la tentation du spectaculaire pour expliquer les rudiments de la jouabilité et du système de combats. Il se révèle même un peu poussif quand il s'agit de faire face à des spawns de soldats successifs, entrecoupés de QTE inutiles destinés à armer une baliste. Il a toutefois le double mérite d'aboutir à la cinématique la plus belle et la plus émouvante que nous ayons vue depuis longtemps et de nous donner un aperçu de l'une des possibilités les plus grisantes du jeu : celle de prendre des décisions qui influeront sur le cours des événements. Ce lieutenant ennemi que votre tir de baliste n'aura pas atteint, vous opposera donc une résistance sur les remparts. En convainquant Aryen La Valette de déposer les armes plutôt que de courir à une mort certaine, il pourra jouer un rôle un peu plus tard. Ces civils que vous aurez protégés des massacres perpétrés par les soldats du roi, sauront sans doute s'en souvenir... Bref, on mesure déjà dès le début l'importance des nombreux choix proposés, qui entraînent pour la plupart des répercussions à plus ou moins long terme sur votre aventure. Certains passages peuvent prendre des formes différentes et certaines quêtes se terminer de 3 ou 4 façons possibles. Il se pourrait même qu'une grosse portion du jeu dépende directement d'une décision à laquelle vous ne serez pas encore préparé et que vous aurez à prendre en temps limité.The Witcher 2 : Assassins of Kings Les dialogues avec les PNJ sont l'occasion de constater le soin accordé à l'écriture. The Witcher 2 se distingue avant tout par ses qualités d'écriture. Face à un Géralt égal à lui-même, qui multiplie les répliques cyniques, acerbes ou cocasses quand il n'est pas torturé par ses souvenirs, on retrouve une galerie de personnages particulièrement fouillés. Ses compagnons, Triss, Zoltan et Jaskier, sont attachants mais parfois difficiles à cerner, et le reste des protagonistes est épargné par tout manichéisme, si bien que les décisions ne sont jamais faciles à prendre. Les quêtes, variées et intéressantes, puisent sans retenue dans les thématiques adultes de l'univers sombre de Sapkowski. On assiste même à des scènes de sexe particulièrement décomplexées ! L'ensemble est soutenu par une mise en scène brillante dont chaque plan témoigne d'un travail énorme sur la dimension épique de l'aventure. Le revers de la médaille, c'est que The Witcher 2 dégage une atmosphère moins intimiste et moins onirique que ce que l'on pouvait espérer. Très dense et centré sur son sujet, le titre gagne en rythme et en efficacité ce qu'il perd en personnalité : on oublie donc les longues balades mystiques entre les petits villages perdus dans la lande, les quêtes annexes sans importance...The Witcher 2 : Assassins of Kings C'est beau, certes, mais bien en deçà de la version PC. Les différentes zones de jeu, n'en restent pas moins très agréables à parcourir. D'une richesse visuelle prodigieuse, elles bénéficient de qualités techniques inhabituelles dans le genre. Le réalisme des visages, les jeux d'ombre et de lumière, les textures magnifiques et la végétation superbement rendue donnent des envies irrépressibles de captures d'écran ! Et pour ne rien gâcher, les temps de chargement sont plutôt courts, surtout si vous choisissez d'installer le jeu sur le disque dur. Le tout se montre toutefois nettement en dessous de ce que l'on pouvait observer sur PC. La résolution choisie est ainsi plutôt basse et le niveau de détails n'est visiblement pas équivalent au preset moyen, comme cela avait été annoncé. De même, on observera une quantité non négligeable de tearing, de clipping et de bugs en tous genres quand certains défauts plus ou moins gênants n'ont manifestement pas été corrigés. On pensera ainsi à quelques regards peu expressifs (notamment celui de Roche) et à certaines animations manquant de naturel. Pour le reste, rarement on se sera senti autant exister que dans cet univers crédible et immersif dont les habitants vous saluent, vous haranguent ou vous insultent à votre passage, quand ils ne discutent pas de vous avec leur voisin ! La météo et le cycle jour/nuit viennent renforcer cette ambiance très réussie.The Witcher 2 : Assassins of Kings Le système de combats est à la fois dynamique et exigeant. The Witcher 2 bénéficie d'un système de combat basé sur le timing. Dynamique et intuitif, celui-ci oblige le joueur à repérer le moment précis où l'ennemi baisse sa garde, pour lui asséner plusieurs coups rapides ou un coup puissant, avant d'esquiver ou de parer sa riposte. Au terme d'une prise en main assez douloureuse, les combats se révèlent très intéressants et surtout particulièrement exigeants, notamment dans le mode Difficile qui porte bien son nom. Ils nécessitent l'emploi régulier de signes (sortes de pouvoirs qui peuvent aller de l'incinération à la propulsion violente) mais aussi l'absorption de potions (à boire obligatoirement avant le combat). Géralt est heureusement polyvalent ; il peut ainsi combattre à distance, poser des pièges ou assommer ses ennemis par derrière, sans compter que le signe Aard permet d'étourdir un adversaire pour exécuter un finish move, mais aussi de le projeter dans un précipice ! Il est par ailleurs dommage que l'approche furtive ne soit utilisable que dans les séquences d'infiltration prévues à cet effet. Autre regret, certaines phases de boss sont pour le moins fastidieuses, qu'il s'agisse d'affronter un adversaire "abusé" dont il faut esquiver chaque attaque en roulant sur le côté, ou bien de faire exactement ce que le jeu attend de vous, QTE à l'appui. Ces derniers, qui permettent aussi de gérer les épreuves de pugilat ou de bras de fer, ne gênent pas outre mesure, car s'ils n'apportent rien à l'expérience de jeu, ils se révèlent terriblement faciles. Les combats souffrent de quelques défauts techniques plus embêtants. On constate aussi un certain manque de précision dans les mouvements de Géralt, ce qui rend le ciblage d'une créature ou le loot d'un cadavre un peu délicat malgré la possibilité de locker un ennemi ou d'utiliser le médaillon de sorceleur pour surligner les sources d'interaction.The Witcher 2 : Assassins of Kings Les épreuves de bras de fer et de pugilat sont basées sur des actions contextuelles simples. Clairement pensé pour les consoles, The Witcher 2 avait déçu certains puristes sur PC. L'absence de raccourcis à l'écran et un inventaire présenté sous forme de liste étaient notamment en cause. On pouvait alors s'attendre à ce que le constat soit différent sur Xbox 360, mais il n'en est rien. En effet, si le menu radial et plutôt bien fichu, l'ergonomie de l'inventaire n'est pas optimale, surtout lorsqu'il s'agit de vendre un objet ou de s'équiper. En effet, les descriptions ne sont pas lisibles directement et il faudra examiner chaque item indépendamment avant d'être fixé. Quelques fonctionnalités bien sympathiques sont heureusement de la partie : à côté de la possibilité de concocter ses potions, on trouve une option de craft qui consiste à faire fabriquer un objet par un artisan sur la base d'un schéma trouvé ou acheté. De cette manière, on peut réaliser soi-même ses équipements, qui sont par conséquent très nombreux, plutôt variés et qui peuvent même être améliorés. Le titre a donc toutes les caractéristiques typiques des grands jeux de rôle, et en dépit des quelques défauts cités tout au long de cet article, il ne fait aucun doute que The Witcher 2 : Assassins of Kings en est un. On peut ne pas apprécier toutes les orientations qui ont été prises, mais difficile de nier le plaisir et la puissance émotionnelle procurés par cette aventure de grande qualité. Notons que le jeu bénéficie en outre d'une durée de vie plutôt honorable puisque cette Enhanced Edition devrait vous occuper environ 45 heures, en proposant, qui plus est, une excellente rejouabilité. Voilà donc un achat indispensable pour tout amateur du genre.

 

 

 

Les notes :
  • Graphismes 17 /20

    Comme on pouvait s'y attendre, cette version Xbox 360 ne tient pas la comparaison avec son homologue PC. La résolution paraît alors vraiment faiblarde et le niveau de détails, loin du preset moyen. On observera en outre quelques défauts peu appréciables, comme du tearing, du clipping et de l'aliasing, mais le titre n'en reste pas moins un des plus beaux sur consoles. Ainsi, les décors sont magnifiques et la modélisation des visages force le respect, sans que la fluidité ne soit impactée.

  • Jouabilité 16 /20

    Malgré quelques écueils, le système de combats est une franche réussite et se montrera aussi exigeant qu'intéressant. De même quelques bonnes idées, comme le craft et la confection de potions sont au cœur du gameplay et s'avèrent passionnantes. On ne peut malheureusement pas en dire autant de l'ergonomie de l'inventaire et des différents menus.

  • Durée de vie 17 /20

    Précédés d'un prologue assez consistant, les trois actes de The Witcher 2, d'une durée assez inégale, offrent une longévité d'environ 45 d'heures pour qui s'acquittera de toutes les quêtes secondaires. Le jeu bénéficie en outre d'une excellente rejouabilité relative aux choix effectués, dont certains sont susceptibles de modifier une grosse portion de l'aventure.

  • Bande son 17 /20

    Les différentes compositions musicales, baignées d'accents épiques, s'avèrent superbement efficaces. Une attention particulière a été accordée aux bruitages, d'une excellente qualité. Très correct, le doublage en français est plus réussi pour certains personnages (Zoltan, Jaskier) que pour d'autres (Foltest).

  • Scénario 18 /20

    Le soin accordé à l'écriture, la narration et la mise en scène, la profondeur des personnages, épargnés par tout manichéisme, le développement de thématiques adultes dans le respect de l'oeuvre de Sapkowski, le ton mature (vive les poils !) et l'implication du joueur à travers des décisions ayant une incidence (parfois prononcée) sur la suite de l'aventure... Que demander de plus ?

 

En dépit d'un prologue un peu laborieux et de quelques orientations discutables, The Witcher 2 est un excellent jeu de rôle. Doté d'un système de combats à la fois dynamique et exigeant, de somptueuses zones de jeu semi-ouvertes et de graphismes attrayants, celui-ci se montre aussi agréable sur Xbox 360 que sur PC. Le jeu n'est pas dénué de quelques défauts plus ou moins gênants, mais ils ne pèsent finalement pas bien lourd face au plaisir monstrueux qu'il procure. L'ambiance captivante, le ton mature et l'implication du joueur au travers des nombreux choix possibles n'y sont pas étrangers. Voilà donc un achat indispensable, susceptible de redonner foi dans le genre au plus blasé des rôlistes.

 

 

 

 

 

NOTE : 18/20

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15 juillet 2019

Test de Dead Rising 2 - Jeu Video Giga France

NOTE : 17/20

dead rising 2

Après que Capcom nous ait prouvé en 2006 qu'il était possible de concilier horreur et grand guignol, la société japonaise revient en force cette année avec un second Dead Rising. Pour le coup, on a droit à une toute nouvelle aire de jeu toujours aussi malfamée mais où l'humour et le second degré règnent une fois encore en maîtres. Récit d'un jeu de zombies pas comme les autres...

Dead Rising 2

Si George A. Romero a depuis longtemps clamé son amour pour le cinéma de genre et plus particulièrement les films de zombies, les tas de chair fraîche ambulante ont depuis quelque temps retrouvé les faveurs du tout Hollywood mais aussi et surtout celles du jeu vidéo. Pour autant, Capcom conserve son statut de vétéran vidéoludique dans le domaine. Se retrouver face à Dead Rising 2 n'a rien de surprenant puisque le titre reste un excellent complément à d'autres séries de l'éditeur, Resident Evil en tête, de par son orientation second degré totalement assumée. De fait, si l'histoire de Dead Rising 2 nous narre le destin brisé de Chuck Green qui va devoir composer avec sa fille infectée et la perte de sa femme, le synopsis lorgne rapidement vers la série B saupoudrée d'une grosse louche d'humour. Ainsi, on a droit une fois de plus à un casting de sales trognes, de psychopathes en tout genre, de survivants hauts en couleur, j'en passe et des meilleures. Vous l'aurez compris, Dead Rising 2 ne brille pas par son histoire même si l'aspect résolument kitsch prévaut du début à la fin. Tant mieux, c'est aussi pour ça qu'on l'aime d'autant que cette fois, nous allons pouvoir nous balader dans un simili Las Vegas riche en possibilités. Nonobstant, mettons avant tout les choses au clair.

Dead Rising 2 Les casinos américains ne sont plus ce qu'ils étaient. Bien que Capcom ait présenté son jeu comme plus ouvert car permettant d'arpenter une ville entière, disons qu'il convient de minimiser le tout. En effet, malgré son nom, Fortune City n'est au final rien d'autre qu'un immense mall entièrement dédié à l'univers des jeux d'argent. L'idée directrice est donc la même : permettre au joueur de circuler d'un bâtiment à l'autre et ce de plusieurs façons : en ouvrant bêtement les portes, en passant par l'extérieur ou en utilisant un peu plus tard une ligne ferroviaire. Cependant, dans l'absolu, si la surface du jeu est plus grande, elle n'en reste pas moins aussi cloisonnée. Ceci est compréhensible dans le sens où il eut été techniquement difficile de proposer un titre plus ouvert regorgeant de zombies. Malheureusement, en l'état, on note deux gros problèmes liés à la construction du jeu. Premièrement, il est regrettable que Blue Castle Games n'ait pas modifié la façon d'amener les missions. En somme, en attendant un objectif faisant avancer l'histoire, on aura l'occasion de se taper des quêtes annexes. Problème, il faudra constamment courir à droite et à gauche et se payer d'innombrables temps de chargements à chaque changement de bâtiment. On pourra également trouver idiot de devoir obligatoirement attendre que le timer de la mission principale arrive presque à terme pour pouvoir la déclencher. Peu logique et très énervant surtout si on est à l'autre bout de la map puisqu'il vous faudra revenir au PC de sécurité pour parler à la belle Stacey. Bref, il conviendra de constamment surveiller les jauges temporelles associées aux missions ou de regarder votre montre pour savoir si la plage horaire pour administrer le vaccin de votre fille est proche.Dead Rising 2 La tondeuse... Toujours aussi fun à utiliser. Ensuite, on s'aperçoit également que la difficulté de certaines missions est mal dosée. Cela vaut surtout pour les psychopathes qui s'avéreront le plus souvent extrêmement coriaces. Ici, vous devrez avoir toujours deux ou trois aliments dans votre inventaire et une ou deux armes surpuissantes pour avoir une chance vu qu'un flingue fera par exemple moins de dégâts qu'une batte cloutée. Une autre solution consistera à terminer une première fois l'aventure pour gagner des niveaux et ainsi obtenir des mouvements plus puissants. A ce sujet, si l'évolution de Chuck reste intéressante, il est dommage que le système de magazines (à conserver dans son inventaire pour profiter de bonus) n'ait pas non plus été revu. Quoi qu'il en soit, vous pourrez mettre à profit la création d'armes combos qui en plus de vous faire gagner beaucoup plus de points de prestige synonymes d'EXP, vous permettra de taper plus fort. Toutefois, il est regrettable que cette évolution traîne et nous oblige à supporter les déplacements très lents de Chuck jusqu'au niveau 6, stade débloquant une vitesse de déplacement accrue. On pourra aussi pester contre le faible nombre initial de cases d'inventaire, ceci nous obligeant à bien choisir nos ustensiles par ailleurs toujours aussi « friables ». Bien entendu, on touche ici du doigt le coeur même du jeu qui met à notre disposition une vaste panoplie d'armes et de costumes. On passera alors allègrement du lancer d'assiettes au pommeau de douche dans la tronche en passant par le ballon de foot à la grenade, le gant de boxe bardé de couteaux ou le traditionnel fusil à pompe. Outre les armes de fortune, on pourra réaliser une cinquantaine de combinaisons en mixant des objets pour le moins farfelus si tant est qu'on trouve un des ateliers disséminés dans le jeu et qu'on ait bien entendu les matériels à disposition. L'idée apporte un peu de sang neuf et rallonge la longue liste d'éléments à débloquer.Dead Rising 2 Une fois de plus, secourir tous les survivants sera une tâche très ardue. Si les combinaisons constituent un vrai plus, le multijoueur n'est pas non plus en reste. On se félicitera d'avoir cette fois droit à une aventure en coopératif mais aussi et surtout à du multi pour quatre. Celui-ci est d'ailleurs particulièrement bien intégré à l'univers vu qu'on pourra participer au show Terror is Reality dans lequel excelle Chuck Green. Cette variante du Prix du Danger vous proposera pas moins de neuf mini-jeux tous plus débiles les uns que les autres durant lesquels il faudra démastiquer le plus de morts-vivants possible afin de vous retrouver en tête de peloton. Comme vous vous en doutez, les épreuves seront placées sous le signe de l'hémoglobine mais aussi de la franche rigolade. Il faut dire que projeter des macchabées affublés d'une tête de cerf, faire porter des costumes et accessoires ridicules aux zombies pour faire rire l'audience ou remplir une cuve de sang juché sur un char anti-zombies aura de quoi faire pouffer. Cerise sur le gâteau, si vous parvenez à décrocher la première place au terme d'un épisode, vous obtiendrez des objets bonus qui seront utilisables dans le mode solo.Dead Rising 2 Même en plein tournante, le côté boy-scout de Chuck ressort de plus belle. Comme on peut le voir, Dead Rising 2 se montre bien plus généreux que son aïeul tout en recelant autant d'écueils. En soi, on fera avec mais il est tout de même énervant de constater que plusieurs erreurs de parcours auraient pu être facilement évitées. On pensera ici à l'IA peu évoluée des survivants ou au fait que ces derniers ne vous suivront pas d'un bâtiment à l'autre s'ils ne vous collent pas aux basques lorsque vous quittez un endroit. Horripilant d'autant qu'on devra alors re-rentrer pour ressortir dudit bâtiment avec l'autre boulet et donc se payer deux fois plus de temps de chargements ! On pourra également pointer du doigt le prix prohibitif de certains objets ou véhicules (les voitures notamment), cet état de fait étant clairement pensé pour nous obliger à reprendre l'aventure plusieurs fois. Néanmoins, on pourra se consoler en chevauchant des tricycles, des motos ou des utilitaires. Signalons enfin qu'il est désormais possible de sauvegarder dans trois emplacements distincts, option faisant office de véritable bouffée d'air frais. On eut pourtant apprécié en sus un système de sauvegarde automatique histoire de ne pas perdre une heure de jeu après être tombé malencontreusement sur un psychopathe au détour d'un couloir. Mais qu'à cela ne tienne car si Dead Rising 2 fait montre d'une palanquée de défauts terriblement frustrants, il n'en conserve pas moins de grandes qualités rendant l'aventure encore plus jouissive que par le passé.

 

 

 

Les notes :
  • Graphismes 15 /20

    Si le titre se situe graphiquement au niveau du premier opus, l'ensemble fourmille de détails liés à un univers plus clinquant que le mall du premier Dead Rising. Néanmoins, un effet de bloom fort désagréable rend insupportable le port de vêtements blancs et on remarquera, malgré un floutage d'arrière-plan, que Chuck donne parfois l'impression d'évoluer en bullet time lorsque le titre a à afficher des palanquées de zombies à l'écran.

  • Jouabilité 14 /20

    Sans révolutionner le gameplay du premier volet, celui de Dead Rising 2 apporte quelques petites améliorations, notamment en ce qui concerne la sauvegarde, toujours liée aux toilettes mais proposant désormais trois emplacements distincts. Ensuite, on pourra cette fois customiser ses armes en passant par des ateliers pour des résultats parfois étonnants mais toujours jouissifs. Le maître mot a d'ailleurs encore été la franche déconnade autant au niveau des moyens de se défendre que des tenues à endosser. A signaler malgré tout des temps de chargements nombreux car liés à une progression mal pensée et une évolution de personnage perfectible.

  • Durée de vie 16 /20

    La progression étant bridée par des délais à respecter, on n'aura pas vraiment le temps de faire du tourisme. De plus, on se retrouve une fois encore devant un jeu nous incitant à recommencer encore et encore pour voir toutes les fins, tout débloquer ou tout simplement être suffisamment costaud pour battre les psychopathes. On appréciera ou non. Par contre, le mode multijoueur pour 4 reste très bien intégré dans l'aventure et pourra vous amuser le temps de plusieurs parties entre potes grâce à ses neuf mini-jeux plutôt rigolos. Et pour couronner le tout, un mode coopératif permettra de rallonger ostensiblement la longévité du jeu.

  • Bande son 15 /20

    Le doublage américain est aussi stéréotypé que le scénario mais puisque c'est totalement assumé et que ça colle à l'ambiance, pourquoi pester ? En sus, les bruitages donnent eux aussi dans la série B avec divers râles de zombies et autres cris de victimes potentielles. Les musiques d'ascenseur sont aussi décalées que le reste mais le tout colle tellement bien à l'ambiance qu'on s'en frotte les mains.

  • Scénario 13 /20

    A l'instar du premier Dead Rising, le scénario est prétexte à évoluer à l'intérieur de Fortune City pour sauver le plus de survivants possible. On devra en parallèle faire attention à la fille de Chuck et essayer de démasquer le vrai du faux afin de faire la lumière sur l'infection de zombies avant que l'armée ne débarque. Un scénario bien kitsch digne de l'excellent Zombieland mais au risque de nous répéter, le tout est complètement assumé alors pourquoi s'en plaindre ?!

 

Sans surprise, Dead Rising 2 s'impose de suivre scrupuleusement les règles dictées par son aîné. En somme, si le concept n'évolue pas, on saluera une fois de plus le second degré de l'entreprise et surtout son aspect résolument fun. Toutefois, si les développeurs se sont évertués à balancer quelques petites nouveautés rendant le système de jeu plus complet et plus souple, on regrettera que les défauts du précédent opus soient à nouveau présents. Cependant, avec un multijoueur bien fendard, une aventure solo complètement barrée et les innombrables possibilités de customisation d'armes ou tout simplement d'ordre vestimentaire, nul doute que vous aurez du mal à résister à ce nouveau volet qui brille davantage par les lumières de son univers coloré que son originalité mais qui demeure un très bon défouloir.

 

 

 

NOTE : 17/20

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14 juillet 2019

Test de Castlevania : Lords Of Shadow 2 - Jeu Video Giga France

NOTE : 17/20

castlevania lords of shadow 2

En 2010, les Espagnols de MercurySteam avaient surpris leur monde en nous offrant un fantastique reboot de la série Castlevania dont le fond n'avait d'égal que la somptueuse forme. Trois ans plus tard, Lords of Shadow nous revient afin de boucler le triptyque qu'il forme avec le premier volet et l'épisode de transition, Mirror of Fate sorti initialement sur 3DS. Si la surprise n'est plus au rendez-vous, certains choix pourront tout de même étonner... en bien comme en mal.

Castlevania : Lords of Shadow 2

Si le premier Castlevania nous contait l'histoire d'amour tragique de Gabriel Belmont, Mirror of Fate optait pour une dimension plus familiale en mettant en avant aussi bien le père que le fils. Lords of Shadow 2 récupère ainsi ces deux pans d'une même destinée maudite pour amener une histoire dont le manque d'originalité du fil rouge (le retour de Satan sur Terre) ne devra pas faire oublier l'aspect plus personnel de la quête de Gabriel devenu entre-temps le seigneur de la nuit, Dracula. Se reposant à nouveau sur un doublage anglais de grande qualité, Lords of Shadow 2 met en scène les divers protagonistes de la saga afin de clôturer en grande pompe une aventure qui opte ici pour un véritable changement de ton, l'univers fantasy cédant régulièrement sa place à une ambiance plus contemporaine, fief d'environnements métalliques et de mechas richement armés.

De Bram Stocker à Philip K. Dick

Castlevania : Lords of Shadow 2 Les artistes de MercurySteam ont du talent... De fait, la première chose à connaître quand on pénètre dans l'antre de ce nouveau Castlevania est son orientation esthétique pour le moins déroutante. En somme, si on peut difficilement pointer du doigt Mercury Steam qui ne s'est pas évertué à copier / coller ce qu'il avait fait dans le précédent volet, on aura un peu de mal à s'imprégner de certains décors enclins à nous faire passer par des égouts, des bâtiments scientifiques ou les ruelles d'une mégalopole. Pour autant, le résultat n'a rien à voir avec celui d'un Devil May Cry 2 dont la progression était complètement scindée en deux, les beaux décors européens de la première partie laissant leur place à un délire metalico-organique du plus mauvais effet. Non, sur ce point, Lords of Shadow 2 conserve tout de même une certaine unité environnementale ou du moins parvient à mélanger deux univers de façon relativement fluide par le biais de portails nous faisant passer d'un univers à l'autre, ceci induisant une progression renvoyant par certains côtés aux anciens épisodes.

L'héritage de la série au service de la progression

Castlevania : Lords of Shadow 2 Les transformations en rate sont clairement surexploitées. Oubliez donc l'aspect chapitré du premier Lords of Shadow qui est ici remplacé par une aventure moins segmentée et donc plus homogène bien qu'amenant inévitablement davantage d'allers-retours. En effet, il sera question de progresser à l'intérieur et aux abords du château de Dracula, à l'instar de moult épisodes de la saga, ceci expliquant dès lors les différences de ton d'un endroit à l'autre, un superbe plan gothique pouvant rapidement succéder à un passage dans un lieu hautement technologique. Déstabilisant et, qui plus est, intimement lié à un problème synonyme de temps de chargement longuets. Frustrant par ailleurs puisque si on devra se coltiner des séquences insupportables en utilisant un médaillon permettant d'utiliser un portail dimensionnel dans lequel on devra suivre le loup de John Snow à pas... de loup, le reste de l'aventure profitera d'une absence salvatrice de loadings. Bref, il y a ici deux cas de figure diamétralement opposés et si par la suite, on pourra utiliser un diorama du château pour passer rapidement d'un lieu à l'autre, il faudra aussi atteindre l'endroit où se trouve la maquette.

Du simple humain au vampire

Castlevania : Lords of Shadow 2 L'introduction nous rappelle que Gabriel n'est plus.L'autre fait marquant de ce Lords of Shadow 2 est bien entendu les nouveaux pouvoirs octroyés à Gabriel qui à la fin du premier volet passait du statut de chasseur de démons à celui de Prince des ténèbres. Exit donc le fouet iconique et place à des pouvoirs plus personnels. Pourtant dans les faits, le gameplay reprend les mécaniques de son prédécesseur en cela que l'arme de base n'est ni plus ni moins qu'une sorte de fouet organique que Dracula pourra utiliser à tout moment. En sus, vous pourrez user de deux armes secondaires que sont des poings de feu et une épée spectrale, les premiers servant à casser les gardes des ennemis et à lancer des bombes enflammées, la seconde permettant de geler l'élément liquide, de ralentir des ennemis ou de récupérer de l'énergie, chose également réalisable en réussissant un finish-move sur n'importe quel ennemi au terme duquel notre personnage croquera avidement dans la jugulaire des adversaires pour se faire un petit fix sanguin. En parallèle, le statut maudit de Gabriel lui permettra toujours de lancer des dagues mais aussi et surtout de se transformer en brume pour atteindre des endroits a priori inaccessibles ou pour échapper le temps de quelques secondes aux attaques, notamment des boss qui s’avèrent plus nombreux, retors et toujours aussi impressionnants. Mais ce n'est pas tout puisque à intervalles réguliers, vous devrez faire preuve de discrétion durant des séquences d'infiltration. L'idée est originale et a le mérite de proposer une approche différente dans le sens où vous pourrez lancer une nuée de chauves-souris pour distraire les gardes, les posséder pour activer des mécanismes ou vous transformer en rat pour passer inaperçu.

D'une idée bien utilisée à sa surexploitation

Castlevania : Lords of Shadow 2 La somme des artworks à débloquer est importante. Tous ces pouvoirs concourent donc à offrir à Lords of Shadow une vraie personnalité même si en l'état, on aura tendance à soupirer devant l'utilisation abusive de plusieurs séquences, celles d'infiltration en tête. En effet, si ces dernières offrent à l'aventure des temps de pause bienvenus entre deux échauffourées, leur approche reste identique, ceci les rendant rapidement inintéressantes. Même son de cloche pour les combats contre les adversaires lambda où on devra systématiquement casser la défense des ennemis avant de pouvoir les éliminer. Usant, même si ceci s’améliorera à mesure de notre progression, des orbes pour débloquer des combos liés aux armes, l'usage de ceux-ci ayant également une influence directe sur la maîtrise desdites armes qui deviendront dès lors de plus en plus puissantes. A ne surtout pas négliger, tout comme la recherche d'items augmentant vos jauges de vie et de magie, d'autant que la difficulté (dès le mode Normal) s'avère aussi élevée que celle du premier Lords of Shadow.

Lords of Shadow 2 versus Lords of Shadow

Castlevania : Lords of Shadow 2 Les combats sont dynamiques mais casser la défense des ennemis devient vite ennuyant. En somme, bien que Lords of Shadow 2 reste un très bon jeu, il doit supporter la comparaison avec son aîné qui s’avérait par bien des côtés supérieur. Pour autant, difficile de pointer du doigt MercurySteam qui a essayé de faire évoluer le matériau de base. Maintenant, si on aimera ou non le mélange des ambiances et qu'on pleurera sur la disparition des Titans (seule l'introduction offrant un clin d'oeil appuyé aux guest stars de Lords of Shadow), on pourra plus difficilement passer outre les problèmes de caméra bien que celle-ci puisse être orientée à 360°. Si ceci apporte une plus grande souplesse pour se repérer, le revers de la médaille vient du fait qu'on passe d'angles de vue parfaitement étudiés dans Lords of Shadow à une gestion plus libre dans sa suite qui amène des soucis de visibilité en espace clos lorsqu'on affronte plusieurs bestioles. Une fois encore, on voit ici que l'amélioration engendre des problèmes absents dans le premier épisode. Cependant, pas de quoi fouetter un Belmont d'autant que les ¾ de la progression se déroulent dans des lieux ouverts où il est plus aisé de prendre ses distances pour repérer les ennemis avant de revenir à la charge. En définitive, si cette conclusion déçoit à plusieurs niveaux, elle profite une fois encore d'un riche contenu combinant aventure principale relativement longue, divers défis et pléthore de secrets à découvrir, sans parler de quelques plans et séquences confinant au génie. On profitera donc de ce que le jeu a à nous offrir en essayant d'éviter de trop faire le parallèle avec son illustre aîné. Une façon comme une autre de se laisser happer par l'odyssée de Gabriel qui n'aura jamais autant mordu la vie (surtout la nôtre) à pleines dents.

 

 

Les notes :
+Points positifs
  • Artistiquement superbe...
  • Combats dynamiques.
  • La plupart des boss sont épiques.
  • Bande-son fabuleuse.
  • Aventure plus homogène grâce à la non-segmentation en chapitres.
  • Bonne durée de vie, surtout si on veut le terminer à 100%.

 

-Points négatifs
  • … même si certains environnements et ennemis orientés « SF » détonnent beaucoup trop.
  • Environnements moins variés que dans le premier volet.
  • Loin d'être parfait techniquement.
  • Temps de chargement longuets.
  • Système de téléportation loupé.
  • Mécaniques tournant un peu en rond (surtout les scènes d'infiltration).
  • Quelques problèmes de visibilité dans les endroits les plus cloisonnés.

 

Le plus gros problème de ce Castlevania - Lords of Shadow 2 étant la comparaison avec le premier volet, on évitera de trop y repenser pour se concentrer sur les qualités de cette suite. Alors certes, on devra passer outre quelques choix esthétiques douteux, une utilisation abusive de certaines séquences, des soucis de caméra et un système de téléportation loupé mais si vous y parvenez, vous aurez entre les mains un jeu inégal, parfois trop ambitieux mais au cachet indéniable recelant quantité de passages marquants. Pour une poignée d'euros, il serait donc dommage de passer à côté de cette conclusion qui sans être définitive saura vous retenir de nombreuses heures durant.

 

 

 

 

 

 

NOTE : 17/20

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