02 septembre 2019

Test de Ancestors Legacy - Jeu Video Giga France

NOTE : 12/20

Ancestors legacy

Ancestors Legacy est un jeu de type stratégie, jouable en solo ou en multi. Le jeu vous emmène à l'époque médiévale aux commandes d'une des 4 factions ici proposées : Vikings, Anglo-saxons, Germains et Slaves, disposant chacun d'une campagne dédiée. Le titre compte également proposer une immersion supplémentaire en nous permettant à tout moment de basculer en vue à la troisième personne pour observer nos troupes de plus près.

 

les guerres médiévales sur consoles

 

Le nouveau jeu de Destructive Creations propose de se plonger dans le Moyen-Age et de prendre entre ses mains la destinée de l’un des quatre peuples mis à disposition du joueur. 

Fruit de l’imagination d’un petit studio de développement polonais, Ancestor’s Legacy est un jeu de stratégie en temps réel qui se démarque des autres jeux du genre par son concept atypique. Le titre se débarrasse en effet de l’aspect gestion pour se concentrer uniquement sur le micro-management de troupes. Dans Ancestor’s Legacy, vous contrôlerez de petites escouades de différents types (archers, fantassins, cavaliers et armes de siège), qu’il faudra apprendre à diriger sur le champ de bataille pour écraser ses ennemis.

Nous n’avons donc pas ici affaire à un autre clone d’Age of Empires ni à un jeu de gestion complexe. A mi-chemin entre un Halo Wars et un Three Kingdoms, Ancestor’s Legacy tente un pari audacieux : celui de proposer une expérience de jeu à la fois immersive et tactique.

Au niveau de l’immersion, le studio remplit son contrat. Dès la séquence d’ouverture du jeu – un long plan séquence qui plonge le joueur au cœur d’un débarquement de vikings en Angleterre -, le joueur est immergé au cœur de l’action. Ancestor’s Legacy surprend d’ailleurs au niveau de sa réalisation, avec sa mise en scène stylisée qui s’inspire des blockbusters hollywoodiens, sa direction artistique inspirée et ses décors superbes. Nous n’avons jamais eu l’impression de jouer à un jeu à petit budget, bien au contraire même!

Pour ce qui est de la tactique en revanche, Ancestor’s Legacy peine à convaincre. D’une part, parce que son interface n’est pas forcément évidente à cerner. Il faudra plusieurs heures de jeu pour commencer à vraiment maîtriser les commandes du jeu. Ensuite, parce que contrôler les unités sur le terrain n’est pas aussi évident qu’on aurait pu l’imaginer, en particulier au pad. A choisir, préférez la version PC, le combo clavier/souris faisant toujours autant des miracles. Même au clavier toutefois, vous éprouverez des difficultés à placer correctement vos troupes et surtout à activer les bonnes compétences de vos unités. Car c’est un fait, sur le terrain, l’action a tendance à devenir très brouillonne. Ainsi, il ne sera pas rare que l’on actionne par erreur une compétence dans le feu de l’action, sans même s’en rendre compte, parce que deux bataillons se sont juxtaposés. Malgré le très petit nombre d’unités à contrôler sur le champ de bataille, l’action n’est souvent pas très lisible à l’écran.

A ce vilain défaut viendra très vite s’en ajouter un second : la tactique reste au second plan et le réalisme n’est pas toujours au programme. Très tôt, on aura ainsi fait de remarquer que “foncer dans le tas” reste une option tout à fait envisageable dans la campagne solo. Ancestor’s Legacy n’a très clairement pas l’aura d’un Total War. Le jeu de Destructive Creations reste très simple dans sa construction. En réalité, vous aurez d’ailleurs les meilleurs résultats avec le combo archers / fantassins, qui fait des miracles. Les cavaliers n’ont étrangement que très peu d’utilité ici, les armes de siège sont difficiles à manipuler et de façon générale, les stratégies les plus complexes sont souvent trop difficiles à mettre en place en raison des contrôles compliqués du jeu.

Les puristes auront du mal à avaler la pilule. D’autant plus que les bonnes idées florissaient. Des flèches, qui peuvent toucher aussi bien les ennemis que vos alliés, aux massacres des civils qui se fera automatiquement par les troupes de barbares sanguinaires, en passant par la spécialisation des troupes, qui peuvent se spécialiser dans un domaine au choix (dégât, défense, vitesse, précision). Autre concept sympathique : il est possible d’ordonner à ses troupes différentes postures selon que l’on soit en ordre d’attaque ou de défense, d’activer des compétences spéciales – comme le mode berserk – et même de changer d’armure, en optant par exemple pour une armure plus lourde, et plus résistante face aux dégâts en lieu et place d’une armure légère, plus efficace pour se mouvoir plus rapidement sur le champ de bataille.

En soi, Ancestor’s Legacy n’est pas forcément un mauvais jeu, mais son ergonomie ratée et son manque de rigueur le destinent plutôt à un public de néophytes, pas trop regardants sur le fond.

Cracher sur le jeu sans lui reconnaître de qualités serait toutefois une grossière erreur tant le titre édité par 1C Company se démarque des autres productions ne serait-ce que par sa direction artistique, sa caméra qui nous immerger au cœur d’affrontements sanglants, ses quelques bonnes idées et surtout son contexte totalement atypique.

Car ici, pas de Romains ni de Grecs. Le joueur prendra la destinée de 4 peuples entre ses mains. Il pourra ainsi choisir entre les Vikings, les Saxons, les Germains et les Slaves. Chaque peuple dispose de ses atouts et ses défauts. L’équilibrage des troupes reste toutefois moyen. Reste que, dans la pratique, diriger des peuplades barbares et massacrer tout sur son terrain reste très fun.

Paradoxalement, si les premières minutes de jeu font grimper le thermostat, le joueur retombera très vite de ses lauriers dans la campagne solo, certes joliment mise en scène, mais atrocement bancale. Les objectifs se suivent et se ressemblent et on finit par très vite s’ennuyer face à une campagne qui manque d’imagination. En multijoueur, le jeu se révèle un peu plus intéressant, en particulier à 6 joueurs. Mais encore faudra-t-il trouver d’autres personnes avec qui jouer…

Dans ces escarmouches, l’objectif sera simple : capturer le plus rapidement possible des villages pour obtenir des ressources supplémentaires, recruter des troupes, puis partir à l’assaut des forces ennemies par raids successifs. Nerveux, le jeu d’1C Company se révèle beaucoup plus riche stratégiquement parlant à plusieurs joueurs. On notera au passage que l’assaut des villages représente en soi parfois un véritable défi puisque ceux-ci se défendent également des assaillants. Il faudra donc à la fois gérer conquêtes, affrontements et protection des villages conquis pour remporter la partie. Un concept intéressant. Malheureusement, les cartes restent peu nombreuses, relativement petites, l’IA est désastreuse et aucun mode alternatif n’est au programme… Autrement dit, vous aurez relativement rapidement fait le tour du jeu si vous n’accrochez pas au solo. Alors certes, le tarif de 34,99€ permet de pardonner certains défauts du jeu, mais pas tous.

 

 

Conclusion

Sorti de nulle part, Ancestor’s Legacy s’impose comme un jeu de stratégie en temps réel très séduisant de par son contexte atypique, qui nous propose de réexplorer le Moyen-Age à travers quatre factions. Visuellement, le jeu est superbe et son petit prix (34,99€) donnera sans doute furieusement envie aux amateurs du genre de s’y essayer. Attention toutefois, car il ne s’agit pas d’un successeur à Age of Empires. Le jeu édité par 1C Company base son gameplay sur la micro-gestion et le déploiement d’escouades sur le champ de bataille. Si sur le papier, Ancestor’s Legacy avait tout pour séduire, son contenu trop limité, son interface mal pensée et ses tactiques trop brouillonnes en font malheureusement un titre moyen, qui a néanmoins le mérite d’essayer quelque chose de différent.

 

 

 

Gameplay : 4.0/10

Contenu : 5.0/10

Graphismes : 8.0/10

Bande son : 7.0/10

Finition : 5.5/10

Les + :

  • Une réalisation soignée, couplée à une jolie direction artistique
  • Une bande son efficace
  • Une mise en scène accrocheuse
  • Un contexte historique savoureux
  • Un prix doux (34,99€)

 

Les - :

  • Une campagne solo pas très excitante
  • L'interface, mal pensée
  • Un gameplay pas assez développé
  • Pas très agréable à jouer au pad
  • Un contenu trop limité

 

 

 

NOTE : 12/20

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Test de SolSeraph - Jeu Video Giga France

NOTE : 10/20

solseraph

SolSeraph est un jeu d'action et de stratégie, le joueur explore un univers à l'époque des légendes. Lorsque le ciel et la terre s'unirent, ils créèrent le monde sur lequel on vit aujourd’hui. Puis les dieux prirent en main la création de leurs parents, bien que la plupart soient arrogants et cruels. Le joueur incarne Hélios un demi-dieu, venu pour aider l'humanité contre les dangers du monde.

 

Demi-dieu, mais demi-déception

 

Le mélange de deux genres que tout sépare.

Alors que des nostalgiques de l’ère des platformers 2D peuvent se rappeler leurs vieux souvenirs d’enfance avec des titres comme Shovel Knight ou Bloodstained: Ritual of the Night, certains studios (comme ici ACE Team) n’hésitent pas à nous proposer le leur, nommé SolSeraph. Cependant, est-il à la hauteur des standards du genre déjà bien implantés sur la scène indépendante ?

Conditions du test : Un peu moins de dix heures nous on permis de terminer la totalité des zones de SolSeraph. 

Sauver les Hommes, sauver le monde !

SolSeraph pleine

Au commencement, les dieux créèrent la terre, puis l’Homme. Et après avoir été assurés que cette nouvelle espèce pouvait survivre seule, ils disparurent. Quelques temps plus tard, les Jeunes Dieux, jaloux des hommes, divisèrent cette civilisation naissante en tribus et s’approprièrent la Terre.

C’est dans ce contexte que nous incarnons Hélios, demi-dieu dont la quête est de reprendre la Terre et d’unifier les tribus, tout en bottant quelques fesses divines au passage. Le joueur devra donc voyager de région en région afin d’aider les habitants. Celles-ci pourront être jouées dans l’ordre que l’on souhaite.

Bien que le titre soit un platformer 2D voulant titiller la nostalgie des joueurs, il parvient tout de même à ne pas tomber dans la facilité des graphismes rétro en proposant une patte graphique plutôt jolie avec des décors agréables à regarder. Et si les différents personnages que croisera Hélios sur sa route ne sont pas inoubliables, leurs dialogues auront tout de même le mérite de nous faire lâcher quelques sourires.

Si l’on pouvait penser que l’aspect plateforme est privilégié dans SolSeraph, il n’en est rien du tout une fois le jeu commencé. En effet, le titre concentre la moitié de son gameplay autour d’un tower defense. Une initiative bienvenue, surtout quand on connaît la rareté d’un tower defense qui ne soit pas en vue TPS de nos jours.

Cette fois-ci, notre objectif ne sera pas de parcourir un niveau mais de protéger la tribu de la région. Pour ce faire, Hélios devra survoler la zone tout en construisant bâtiments et défenses afin de protéger le feu, le cœur du village.

Vous ne devrez cependant pas toujours rester sur la défensive puisque les ennemis continueront d’arriver depuis des camps éparpillés sur la carte et protégés par un brouillard, empêchant Hélios d’attaquer. Le joueur devra alors étendre son village jusqu’au brouillard, et construire un temple pour le dissiper.

Notre demi-dieu pourra alors attaquer le campement ce qui déclenchera l’entrée dans un stage en 2D, qui pourra être soit une arène qu’il faudra nettoyer, soit un niveau classique en scrolling avec une arrivée au bout. Une fois tous les camps de monstres détruits, le niveau du boss sera débloqué, celui-ci demandera alors patience et concentration pour être complété.

Une fois le boss vaincu, celui-ci laissera la région en paix et vous pourrez passer à une autre zone du monde, tout en débloquant un pouvoir pouvant vous servir durant les phases en 2D. Cependant, la plupart des pouvoirs obtenus ne sont pas assez utiles ou trop chers en énergie.

Un demi-jeu ?

Test SolSeraph - Demi-dieu, mais demi-déception 1

En somme, SolSeraph nous propose un tower defense on ne peut plus classique avec des fonctionnalités assez minimes : de la nourriture est nécessaire pour pouvoir créer plus d’habitants, qui feront tourner vos différentes installations.

Et c’est là où le bât blesse : cette partie du jeu ne proposant pas assez de situations différentes, on aura tôt fait de trouver une stratégie qui marche la plupart du temps et d’en abuser jusqu’à conquérir entièrement la carte. Et le nombre assez limité de bâtiments constructibles ne sera pas là pour corriger le tir. Certaines régions (comme le désert ou la zone enneigée) tentent tout de même de diversifier un peu la manière dont est produite la nourriture, mais cela reste globalement la même chose.

SolSeraph neige

Nous pouvons bien nous servir des pouvoirs de notre personnage, mais ceux-ci se comptent sur les doigts d’une main, ce qui ne révolutionnera pas notre manière de jouer. Bien qu’au départ, nous sommes rapidement dépassés par le chrono annonçant la prochaine vague, la facilité avec laquelle nous repoussons les troupes ennemies une fois les premières installations mises en place enlève tout sentiment d’accomplissement (qui sera réservé aux niveaux en 2D).

Un sentiment d’accomplissement que l’on ne retrouvera que rarement en affrontant les boss du jeu : on se contentera trop souvent d’enchaîner bêtement les coups d’épée en profitant des frames d’invincibilité que l’on reçoit lorsqu’on prend un coup.

Aussi, nous remarquons assez vite que si SolSeraph possède un gameplay en 2D proche de ce qui faisait chez les platformers rétros, il conserve néanmoins certains défauts de ces derniers dont nous nous serions bien passés. La frustration sera sûrement présente au cours des niveaux : les ennemis nous voient avant d’apparaître à l’écran. Une attaque à distance surprise viendra donc très souvent freiner votre progression, laissant aux autres ennemis le temps de vous enchaîner juste après.

SolSeraph eau

Attendez-vous aussi à tomber des plateformes au moindre coup porté par un monstre, causant une mort certaine sur certains passages, vous obligeant alors à recommencer le niveau depuis le début ; car oui, les checkpoints sont rares, très rares.

Ajoutez à cela le fait que les ennemis apparaissent à l’écran en changeant de plan (et sont donc intouchables le temps de leur apparition), ce qui vous ajoutera une bonne dose de frustration dû à des morts parfois injustes. Nous pouvons aussi rajouter à notre liste un level design dans les phases 2D manquant cruellement d’idées : les changements de régions sont presque uniquement visuels et n’apportent quasiment rien ni au bestiaire ni au gameplay, et pourraient presque être qualifiés de skins.

 

SolSeraph îles d'aruna

A cause de son côté tower defense en-dessous des standards et de ses phases 2D parfois frustrantes, SolSeraph est un titre difficile à recommander. Cependant, les fans des anciens jeux de plateformes pourront tout de même être séduits par le soft, mais il ne faudra pas en attendre trop.

 

SolSeraph plateforme arbre

Bien que le titre se révèle souvent frustrant et possède une partie tower defense que j'aurais bien aimé passer, je me suis plutôt bien amusé sur SolSeraph. Autant l'avouer : j'ai eu beaucoup de mal à contrôler Hélios au début de ma partie à cause de son esquive (que je trouve assez contre-intuitive, mais cela relève de mon avis personnel), mais lui ai facilement pardonné ses défauts. Cependant, je ne le recommanderais pas aux amateurs de tower defense et seulement aux acharnés du platformer 2D.

 

 

 

Points positifs

  • Des graphismes plutôt jolis
  • Combinaison plateforme/tower-defense originale
  • Rappelle effectivement les platformers d'antan

 

Points négatifs

  • Un gameplay tower defense moyen, dispensable et trop facile
  • Des pouvoirs pour la plupart peu efficaces sur la partie plateforme
  • Level design assez pauvre
  • Peu de changement entre les différentes régions

 

 

 

 

 

NOTE : 10/20

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01 septembre 2019

Test de Star Wars : The Old Republic - Jeu Video Giga France

NOTE : 18/20

star wars the old republic

Enfin ! Après des années de travail, Bioware a enfin décidé de sortir son MMORPG ! Ce studio - que l'on connaît surtout pour avoir développé les jeux de rôle mythiques que sont Baldur's Gate, Mass Effect et autres Dragon Age Origins - se lance donc sur le marché du MMO avec un produit qui bénéficie en plus de la très populaire licence Star Wars ! Autant dire que la pression était importante et que les joueurs attendaient avec impatience ce titre. Alors ? Il est comment ce Star Wars : The Old Republic ?

Star Wars : The Old Republic

Eh bien coupons tout de suite court au suspense : il est très bien ! Et la licence Star Wars n'y est pas étrangère puisqu'on retrouve vraiment dans le jeu cette richesse qui fait les grandes sagas. The Old Republic se déroulant plus de 3000 ans avant les films, les développeurs en collaboration avec LucasArts, ont pu imaginer une histoire qui ne suit pas une trame prédéfinie trop restrictive. On se retrouve donc juste après la signature du traité de Coruscant. Un traité qui força la République à céder le contrôle de plusieurs systèmes solaires à l'Empire Sith qui devenait de plus en plus puissant. Si une paix fragile fut maintenue grâce au traité, de fortes tensions demeurent et c'est dans ce contexte de guerre froide que commence votre aventure.

Star Wars : The Old Republic Certains environnements sont très réussis. Votre aventure sera d'ailleurs différente en fonction de la classe que vous choisirez d'incarner. En effet, chacune a un scénario propre. Par exemple, si le guerrier Sith va devoir achever sa formation puis enquêter sur un mystérieux padawan qui aurait le pouvoir de déceler le côté obscur rien qu'en rencontrant une personne, l'agent impérial devra pour sa part convaincre un puissant Huth gouvernant une planète de se rallier à l'Empire. Bref, certaines quêtes sont propres à votre classe, et pas seulement au début de votre aventure, mais tout au long du jeu, jusqu'au niveau maximum, le niveau 50 ! Un point fort pour le titre qui peut ainsi se targuer d'une rejouabilité supérieure à la moyenne, surtout que les différents scénarios sont très agréables à suivre et que l'ensemble bénéficie d'un doublage intégral en français convaincant.Star Wars : The Old Republic La plupart du temps, vous disposez de plusieurs choix de réponses pendant les dialogues. L'histoire est d'autant plus un point fort pour The Old Republic qu'un système d'alignement est présent. Ainsi, lors de certains dialogues, vous aurez le choix entre plusieurs réponses qui peuvent influencer le cours du jeu et votre alignement. Allez-vous décider de créer un personnage tourné vers le côté obscur ou clair de la force ? Il est même possible de faire un "méchant" Jedi ou un "gentil" Sith. En revanche, impossible de changer de faction en fonction de votre alignement : si vous avez créé un Sith, vous resterez dans l'Empire quoi qu'il arrive. En fait, l'alignement sert surtout à décider des objets dont vous allez pouvoir vous équiper. L'utilisation de certains items est en effet bridée aux personnages qui disposent d'un certain montant de points côté obscur ou côté clair. Quant à l'impact de vos choix de dialogues sur le reste de l'aventure, on doit bien admettre qu'il est plutôt limité car la plupart des quêtes sont indépendantes les unes des autres. Donc, si un choix aura un impact à court terme sur la quête en cours, il aura beaucoup moins de conséquences sur les autres quêtes. A une exception près : la fameuse quête principale, la quête de classe dont nous parlions un peu plus tôt et qui elle, va du niveau 1 au niveau 50.Star Wars : The Old Republic L’inquisiteur Sith en action. Et justement, puisqu'on parle des classes, sachez qu'elles sont au nombre de 8 : 4 classes dans chacune des 2 factions. Si elles portent des noms différents, ce sont en fait plus ou moins des "classes miroirs" en ce qui concerne leurs caractéristiques. Ainsi, si un inquisiteur Sith va balancer des éclairs sur ses ennemis, le Jedi consulaire (son équivalent de la république) va utiliser la force pour envoyer des bouts de décor. L'animation du sort est différente, mais l'effet concret sur l'adversaire en termes de dégâts est le même. 8 classes, cela peut paraître léger, mais il faut savoir qu'au niveau 10 chaque classe a accès à 2 spécialisations qui sont vraiment très différentes et qu'il va vous falloir en choisir une seule. C'est d'ailleurs à ce niveau que vous pourrez aussi commencer à dépenser vos points dans votre arbre des talents. Et c'est aussi au niveau 10 que vous pourrez vous essayer au PvP en "zone de guerre" (l'équivalent des champs de bataille de World of Warcraft).Star Wars : The Old Republic A la fin des parties PvP vous pouvez voir un écran résumant les performances de chaque joueur. Le PvP en zone de guerre est composé de 3 cartes qui ont chacune des règles bien précises mais qui font toujours s'affronter 2 camps composés de 8 joueurs. Il y a un équivalent du mode Domination dans lequel il s'agira de contrôler trois canons ; une sorte de mode dans lequel une équipe attaquante essaie de s'emparer d'un noyau de données pendant qu'une équipe défend. Enfin, le dernier mode est le "Huttball" qui est une variante de la Capture du Drapeau. En fait, vous avez une balle au milieu de la zone qu'il faut aller chercher et amener non pas dans votre camp, mais dans le camp adverse pour marquer un point. Trois modes plutôt agréables à jouer, dommage qu'il n'y ait que trois cartes en tout et pour tout. Mais le plus déstabilisant n'est pas le nombre de maps, mais le fait que des personnages de tous les niveaux s'y affrontent. Alors que dans WoW, il y a des catégories de niveaux pour les parties PvP (15-19, 20-24...), là, vous pouvez tomber sur des persos de niveau 11 qui affrontent des niveaux 42... et qui peuvent gagner ! En effet, les statistiques sont automatiquement nivelées pour que chacun ait sa chance : les points de vie sont augmentés, les dégâts et les résistances aussi. Si ce système a pour avantage de permettre aux joueurs de pouvoir jouer sans attendre très longtemps pour trouver une partie, il a l'inconvénient de ne pas permettre de bien voir l'impact de son équipement sur ses performances. On comprend mal comment sont augmentées les stats et en quoi un meilleur équipement nous permettra d'acquérir de meilleures performances. Bref, ce n'est pas très clair et on affichera notre préférence pour la création de plusieurs catégories de parties en fonction du niveau des joueurs. En plus de ces zones de guerre, il y a aussi du PvP un peu plus ouvert sur certaines planètes avec des objectifs à accomplir pour gagner différents bonus pour sa faction.Star Wars : The Old Republic L'impact de vos choix en termes d'affection des partenaires. Là, ils aiment ce que vous dites : +15 points d'affection. Mais l'une des particularités les plus visibles de The Old Republic n'est pas son PvP, mais bien son système de partenaires. Vous rencontrerez tout au long de vos voyages des personnages non joueurs qui pourront se joindre à vous. Vous pourrez d'ailleurs avoir jusqu'à 4 partenaires. Ils ont deux utilités. La première, c'est de vous aider au combat. Pour cela, il vous faudra choisir un (et un seul) de vos acolytes pour qu'il vous accompagne. C'est très sympa car cela vous permet de pallier les faiblesses de votre personnage en prenant par exemple un partenaire soigneur. Les acolytes que vous ne choisirez pas ne resteront pas pour autant les bras croisés. Vous pourrez en effet les envoyer en mission moyennant finances pour qu'ils récoltent pour vous des matériaux d'artisanat ou qu'ils créent des objets. Ces missions prennent du temps, mais l'avantage c'est que vos partenaires continuent à travailler quand vous êtes déconnecté. Et pour que vos partenaires soient efficaces, il faudra bien évidemment les équiper, mais aussi en prendre soin. Les sentiments de vos acolytes à votre égard peuvent varier en fonction des choix de dialogues que vous faites (certains ne supportant pas les bons sentiments, d'autres adorant que vous enfreigniez l'autorité...) mais aussi en fonction des cadeaux que vous leur donnez : vous pouvez remonter leur jauge en leur offrant certains présents. Et une jauge très haute peut avoir quelques conséquences sympathiques, surtout si votre personnage n'est pas du même sexe que l'acolyte qui vous adore...Star Wars : The Old Republic Ce lieu est une sorte de hub où vous pouvez rencontrer d'autres joueurs pour partir dans les zones pernicieuses. Les partenaires peuvent aussi être très utiles dans le cas où vous n'auriez pas assez de joueurs pour accomplir une "zone litigieuse" (le nom des donjons dans Star Wars). En effet, même si le nombre de joueurs pouvant former un groupe est de 4, il est possible de terminer une zone pernicieuse à 2 accompagné chacun de son acolyte. Précisons aussi que ce type d'instance est vraiment très bien conçu : c'est une véritable histoire qui est racontée au fil de la zone avec des PNJ qui vous donnent des quêtes, des dialogues... Bref, on est loin des simples enchaînements de monstres élites qui caractérisent certains autres MMO. Les personnes qui recherchent du challenge pourront quant à elles se tourner vers les raids à 8 ou à 16 et vers les versions "difficiles" ou "cauchemars" de toutes ces instances qui permettent aussi de récupérer des items beaucoup plus puissants.Star Wars : The Old Republic Le mini-jeu de tir. Mais qui dit Star Wars dit aussi espace et vaisseau. Qu'en est-il de cet aspect dans The Old Republic ? Eh bien il est assez limité pour l'instant. Vous disposez d'un vaisseau qui vous est attribué autour du niveau 17 après accomplissement d'une quête. Vous ne pouvez pas en changer, mais vous pouvez en revanche l'améliorer en l'équipant de meilleurs boucliers par exemple. Il va vous permettre de stocker les items en trop de votre inventaire mais aussi de vous déplacer de planète en planète. Mais attention ! Vous ne le pilotez pas ! Il vous suffira en fait d'entrer dans votre vaisseau et de cliquer sur la carte de la galaxie pour vous déplacer sur l'astre voulu automatiquement, votre moyen de transport stationnant toujours dans le spatioport dédié. Le seul moment où vous pourrez un tant soit peu "piloter" votre bébé, c'est dans des mini-jeux de tir. Et encore, "piloter" est un bien grand mot puisqu'il s'agira juste de participer à des missions assez courtes sous forme de rail-shooters dans lesquelles vous ne contrôlez pas grand chose puisqu'il vous suffira de viser et de tirer avec la souris. Il faut vraiment voir ça comme un mini-jeu, rien de plus.Star Wars : The Old Republic La place du sénat sur Coruscant, la capitale de la République. Au final, que penser de Star Wars The Old Republic ? Du bien assurément. Offrant au joueur une progression très agréable grâce à des quêtes nombreuses et bien pensées, une ambiance sonore qui nous plonge tout de suite dans l'ambiance et de bonnes petites idées qui nous simplifient la vie (partenaires, utilisation directe des items présents dans le coffre du vaisseau pour l'artisanat, accès pour toutes les classes à un pouvoir qui fait remonter la vie très vite en dehors du combat...), ce MMORPG fait le job avec brio. Certes, les plus grognons rétorqueront que toutes les zones fonctionnent de manière instanciée lorsqu'il y a beaucoup de joueurs (des copies parallèles de la carte sont créées pour éviter de se retrouver avec trop de joueurs dans une même zone). Ils pourront aussi reprocher que le titre n'apporte au final pas grand-chose de neuf au genre, et c'est vrai qu'on reste dans un schéma très classique. Néanmoins, ce que ce Star Wars : The Old Republic fait, il le fait bien et c'est ce qu'on lui demande.

 

 

 

Les notes :
  • Graphismes 15 /20

    Certes, le jeu n'est pas bourré d'effets tape-à-l'oeil, de textures super fines et de modèles 3D ultra détaillés. Certes, ça manque de vie dans les villes qui sont un peu trop statiques et vides à notre goût. Néanmoins, on doit bien reconnaître que The Old Republic a un certain charme et une identité graphique indéniable.

  • Jouabilité 17 /20

    Classique et efficace. Ce Star Wars se prend en main ultra facilement. Il dispose en outre de plein de petits plus qui facilitent la vie du joueur. On regrettera juste l'adoption d'un système de nivellement des statistiques en PvP qui fait que des joueurs de tous niveaux s'affrontent avec des caractéristiques automatiquement modifiées dès leur entrée sur le champ de bataille.

  • Durée de vie 17 /20

    Ce qui marque surtout concernant la durée de vie, c'est la très bonne rejouabilité du titre. Le fait que certaines quêtes soient différentes en fonction de la classe choisie poussera beaucoup d'entre vous à créer plusieurs personnages. Reste désormais à assurer le suivi pour Bioware et à proposer dans l'avenir plus de contenu pour garder les joueurs : donjons, cartes PvP... Mais en l'état, le jeu est déjà très complet.

  • Bande son 17 /20

    La musique et les effets sonores donneront des frissons à n'importe quel fan de la saga de Georges Lucas. D'ailleurs, en plus des morceaux connus, plus de 5 heures de thèmes inédits ont été composées rien que pour le jeu. Mention spéciale aux doublages français dont certains sont vraiment d'excellente qualité.

  • Scénario 18 /20

    C'est peut-être le point sur lequel Bioware a le plus travaillé. Les quêtes sont vraiment bien (y compris dans les donjons) et on trouve quelques choix de dialogues qui donnent parfois lieu à des répliques assez cocasses. On passe vraiment un très bon moment à découvrir cet univers et la mise en scène des cinématiques utilisant le moteur du jeu est au-dessus de ce qui se fait habituellement dans les MMORPG.

 

 

Solide. Voilà un adjectif qui résume parfaitement notre sentiment vis-à-vis de ce MMORPG. Disposant de toutes les fonctionnalités habituelles des titres du genre (donjons, champs de bataille, zones diverses et variées), il apporte en outre quelques éléments sympathiques tels que les partenaires et le système d'alignement. Bon, il n'invente rien de franchement révolutionnaire, mais il est assez complet et addictif pour plaire aux amateurs du genre et surtout pour séduire les débutants grâce à son aspect scénarisé poussé qui les guidera parfaitement dans cette galaxie lointaine, très lointaine. Une réussite !

 

 

 

 

NOTE : 18/20

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30 août 2019

Test de The Great Perhaps - Jeu Video Giga France

NOTE : 15/20

the great perhaps

The Great Perhaps est un jeu de voyage temporel où un astronaute découvre que la Terre a été détruite alors qu'il était dans l'espace. Il trouvera un artéfact lui permettant de retourner dans le passé afin de découvrir ce qu'il s'est produit.

THE great perhaps1NOTE : 15/20

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Test de Metal Wolf Chaos XD - Jeu Video Giga France

NOTE : 13/20

metal wolf chaos xd

Metal Wolf Chaos XD est un remake du Metal Wolf Chaos sorti en 2004 par From Software sur la première Xbox. On y incarnait le 47ème président des Etats-Unis dans sa lutte contre son vice-président, menant un rébellion a l'échelle de la nation. Ce remake comprend des graphismes revus au gout du jour afin de supporter le 1080p et la 4K.

metal wolf chaos xd 1NOTE : 13/20

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Test de Paradox Soul - Jeu Video Giga France

NOTE : 05/20

paradox soul

Paradox Soul est un Metroidvania. Vous incarnez Dr Alli Rose, une scientifique qui se trouve dans un centre d'essai. Son objectif est de s'échapper et comprendre ce qu'il se passe dans ce lieu en prenant la fuite.

PARADOX SOUL 1NOTE : 05/20

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Test de The Church In The Darkness - Jeu Video Giga France

NOTE : 13/20

the church in the darkness

The Church in Darkness est un jeu de type die and retry prenant place dans un cadre très particulier. Dans les années 70, vous incarnez Vic et partez à la recherche de votre neveu qui a été attiré par une secte sud-américaine. Il faudra vous infiltrer dans ladite secte et vous frayer un chemin pour récupérer l'enfant est réussir à repartir de là vivant. Si vous étiez amené à mourir, tous les éléments du jeu (gardes, bâtiments, documents) réapparaîtront de manière aléatoire, ce qui renforce la rejouabilité du titre.

THE church in the darkness (2)NOTE : 13/20

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29 août 2019

Test de Animus : Stand Alone - Jeu Video Giga France

NOTE : 13/20

Animus stand alone

Stand Alone est un jeu d'action-RPG, qui fonctionne à la manière d'un Dark Souls. Il existe plusieurs modes de difficultés disponibles, trois différentes fins, une multitude de quêtes et de compétences.

 

ANIMUS est un RPG d'action qui vous appelle à mettre fin à un monde en voie de disparition. Le brassage de boutons vous fera tuer. Gardez un œil sur votre endurance lorsque vous bloquez, esquivez et abattez vos ennemis.

Félicitations à Tenbirds d'avoir amené sur PC ce jeu mobile à l'origine.

Tenbirds, petite équipe de développeurs indépendants, nous offre un univers proche de celui de Dark Souls dont ils sont eux-mêmes fans.

Les graphismes sont vraiment réussis, les temps de chargement très courts nous permettent de nous remettre en selle rapidement et de combattre à nouveau immédiatement après avoir échoué sans passer par l'étape frustration.

Dommage qu'il n'y ait pas la langue française mais cela n'enlève rien au jeu.

Un petit tuto relatif au craft aurait pu être sympa pour les non-initiés.

Certes ANIMUS ne renouvelle pas le genre de l'ARPG mais aura le mérite de nous divertir durant plusieurs heures de grind intensif avec toutes sortes de Boss.

Grand choix d'armes, mécanismes de combat dynamiques, le jeu peut être répétitif et donnait l'impression de manquer de contenu mais il reste attachant et accessible (moins de 10 euros).

 

NOTE : 13/20

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Test de Castlevania : Lords Of Shadow : Mirror Of Fate HD - Jeu Video Giga France

NOTE : 12/20

Castlevania lords of shadow mirror of fate hd

Auparavant sorti sur 3DS, Mirror of Fate subit une légère transformation pour débarquer sur consoles de salon. Logique pour un épisode qui fait le lien entre les Lords of Shadow. Mais outre l'envie de connaître tous les détails de l'histoire, l'intérêt est-il suffisant pour justifier l'achat ?

Castlevania : Lords of Shadow : Mirror of Fate HD

Castlevania fait partie des rares séries qui ont réussi à traverser les décennies en changeant régulièrement de genre, plaçant à plusieurs reprises des opus sur les plus hautes marches du podium. Du jeu d'action / plates-formes au beat'em all 3D en passant par le genre metroidvania, il faut être très ouvert d'esprit pour apprécier la saga dans son ensemble. Plutôt que de se placer sous une seule étiquette, Mirror of Fate choisit de jouer la diversité avec un gameplay 2D résolument old-school, mais avec des décors 3D ainsi qu'une pointe d'exploration et de beat'em all par-ci par-là.

Introduction en douceur

Castlevania : Lords of Shadow : Mirror of Fate HD On retrouve plusieurs personnages iconiques de la série. Mais avant de rentrer dans les détails du gameplay, commençons par remettre ce volet dans son contexte. Tout d'abord, sachez une chose : si vous n'avez pas encore fait Lords of Shadow et ne voulez pas vous spoiler, vous allez devoir mettre Mirror of Fate de côté. D'ailleurs, nous n'allons pas rentrer dans les détails en nous contentant de préciser que plusieurs personnages charismatiques de la série se prêtent au jeu à tour de rôle en vivant chacun un pan de l'aventure, Alucard, Simon et Trevor Belmont en tête. Un melting-pot sur lequel nous reviendrons brièvement. L'introduction permet d'observer les scènes cinématiques qui m'ont laissé sur un avis mitigé : d'un côté, elles sont finement dessinées et visuellement classieuses, mais de l'autre, certaines animations semblent robotisées et le doublage frôle la catastrophe. Pour ce dernier point, outre les voix franchement pas convaincantes de la plupart des personnages, le choix (volontaire) de ne pas faire de synchronisation labiale, laissant les protagonistes la bouche grande ouverte pendant qu'un flot de paroles est déversée, comporte une certaine part de ridicule.

"Artistiquement, ça oscille entre le sublime et le total manque d'imagination"

Castlevania : Lords of Shadow : Mirror of Fate HD Malheureusement, la patte artistique du jeu n'est pas toujours aussi prononcée. Puisque nous parlions d'identité visuelle, autant faire tout de suite le point sur cet aspect, qui a toujours tenu une place très importante dans la série des Castlevania. De par son contexte, elle nous a effectivement habitués à s'imbiber d'un univers gothique à souhait, avec des sculptures creusées, un aspect sombre et une grande présence de vieilles boiseries qui sentent bon la moisissure (bon, certes, sans odorama, il faut imaginer). Mirror of Fate ne s'est pas trompé en nous offrant régulièrement de très beaux panoramas, que ce soit en extérieur ou en intérieur. Certaines pièces sont très détaillées et profitent de beaux effets de lumière. Malheureusement, toujours d'un point de vue artistique, ce Castlevania oscille régulièrement entre le sublime et le total manque d'imagination. Que ce soit par fainéantise ou par manque de temps (je pense personnellement que c'est par manque de temps), on s'aperçoit rapidement que cette envie de nous éblouir n'a pas pu être un leitmotiv pendant toute la production. Ainsi, on passe bien 50% de notre temps dans des couloirs étroits et morbides ou dans des caves sans âmes, dignes d'une production lambda et bien loin des canons de la série. Alors, la noirceur froide générale du soft reprend le dessus et le titre y perd énormément en personnalité. Concernant les versions consoles HD, c'est une autre histoire. Certaines choses acceptables sur 3DS ont beaucoup plus de mal à passer sur un écran de télé. Les animations, certaines textures et la gestion de quelques fluides (notamment le sang) font parfois peine à voir. Si l'ensemble reste correct, certaines scènes nous rappellent qu'on est sur un portage de jeu portable.

Ca saute et ça castagne

Castlevania : Lords of Shadow : Mirror of Fate HD Le système de combat est plutôt agréable. Dommage que les phases de jeu ne soient pas plus variées. Bien évidemment, ce décorum n'a pour but que de mettre en avant le coeur du jeu, le gameplay. Pour faire simple, divisons-le en deux parties : les phases de plates-formes et les phases de combat, toujours en 2D. Les premières arborent un visage plutôt classique puisqu'il s'agit principalement d'escalader des parois ou encore de se suspendre et de se balancer avec la Croix de Combat (ou équivalent). Des passages qui auraient pu s'avérer plus agréables si les personnages ne faisaient pas preuve d'un peu de lourdeur dans leurs sauts. Rien de dramatique cela dit, même si on regrettera aussi la présence exagérée de geysers de fumée brûlante à éviter, une faible diversité qui souligne encore une fois un certain manque d'imagination. Concernant les combats, le tableau est déjà un peu plus joli avec des attaques et combos qui se débloquent au fil de l'expérience acquise. Si l'accent est mis sur les enchaînements sol / air et qu'il est possible de rester en suspension pour frapper son ennemi, les esquives et parades sont au moins aussi importantes que l'attaque compte tenu de la vitesse à laquelle votre barre de vie descend, notamment contre les boss. Si vous parez pile au bon moment (la fenêtre reste assez large), vous pouvez même contre-attaquer. Classe et efficace à la fois, tout comme les finish moves inhérents au genre beat'em all. Dans l'ensemble, le système se veut assez vif et les coups assez nombreux pour avoir l'impression d'avoir le choix sur la façon de se débarrasser des ennemis. Surtout que la moitié des coups sacrifie la puissance pure pour privilégier le champ d'action, touchant les créatures obscures qui vous menacent qu'elles viennent de devant, de derrière ou des côtés (la 3D rentre parfois en compte pour des ennemis qui ne sont pas sur votre champ latéral).

Manque de personnalité

Castlevania : Lords of Shadow : Mirror of Fate HD Les phases de plates-formes ne sont pas vraiment excitantes. Cela dit, quelques bémols viennent noircir le tableau. Le gros problème, c'est que la structure même du jeu a véritablement du mal à convaincre. Les scènes de combat arrivent souvent comme un cheveu sur la soupe, avec un mur invisible qui apparaît et l'obligation d'occire tout ce qui respire (ou pas, vu que la moitié de ce que l'on combat est déjà mort) afin de pouvoir avancer. Le reste du temps, on explore nonchalamment les différentes zones aidé d'une carte bien mal fichue, sans grande conviction, à cause des nombreux trous narratifs. En gros, on suit bêtement le nouvel objectif qui clignote en rouge sur la map sans trop se poser de question. Ce problème est définitivement dû à la mauvaise gestion et à la profondeur des différents protagonistes. Bien que quelques cinématiques viennent faire avancer le Schmilblick, on a l'impression que les studios MercurySteam nous ont casé quelques têtes bien connues de la série et n'ont pas cherché plus loin pour faire vivre l'ensemble, comptant ainsi sur leur charisme naturel. Un aspect décevant qui se retrouve y compris dans le gameplay puisqu'ils partagent dans l'ensemble pratiquement toute leur panoplie de coups. Fort dommage. En fait, seules leurs compétences annexes changent la donne, comme la possibilité d'utiliser des esprits défensifs et offensifs pour Simon (qui parent les attaques ou tirent des flèches) via une barre de magie, ou encore les armes secondaires que chacun peut utiliser tant qu'il lui reste des "munitions", toujours représentées par des coeurs. Ca reste trop peu.

Un sous-Castlevania ?

Castlevania : Lords of Shadow : Mirror of Fate HD On débloque de nouveaux combos pour varier le gameplay. Plus on avance dans l'aventure, plus on se dit qu'on a tout de même affaire à un sous-Castlevania sur bien des points. Seule la musique, sans égaler les sommets qu'a pu atteindre la série, est de bonne facture avec quelques thèmes mélancoliques qui sortent du lot et des pointes salvatrices de temps à autre. Pour le reste, on ne retiendra qu'un gameplay parfois plaisant et une réalisation artistique parfois recherchée, mais surtout un titre résolument inégal qui n'arrive jamais à trouver sa voie. Même les quelques énigmes proposées sont bien trop chiches pour qu'elles soient vraiment considérées comme un élément de gameplay. Malheureusement, il faut ajouter à ce constat déjà bien solennel une durée de vie relativement faible puisque après la dizaine d'heures pour conclure l'aventure (et encore, en y allant mollo), vous n'aurez pratiquement rien à vous mettre sous la dent, à moins que la recherche de parchemins pour parfaire le bestiaire s'avère être l'aventure vidéoludique de l'année... Et encore, vous aurez presque tout trouvé sur votre route. Au final, bien que Mirror of Fate ne soit pas un mauvais jeu, il est clairement une déception qui, on l'espère, n'est qu'une simple erreur de parcours.

 

 

Les notes :
+Points positifs
  • Parfois joli et inspiré...
  • Des combats techniques
  • Des musiques de qualité
  • Quelques boss fights réussis
  • La présence de plusieurs personnages emblématiques
  • Pas très cher

 

-Points négatifs
  • … Parfois plat et informe
  • Les personnages manquent de... personnalité
  • Une trame relativement molle
  • Des phases de plates-formes qui manquent d'intérêt
  • Une structure en dents de scie... et souvent vers le bas
  • Des doublages (anglais) de qualité très, très moyenne
  • Des chargements un poil longs
  • Quelques animations qui font tache sur consoles de salon

 

Mirror of Fate HD est à peu de choses près un banal portage de la version 3DS. Comprenez par là que les quelques textures affinées ne suffisent pas à cacher son passé et que vous tilterez de temps en temps devant des animations très sommaires. Pour le reste, le titre garde ses qualités et ses défauts, à ceci près qu'il est disponible pour 13 €. S'il n'est pas indispensable, les fans de Lords of Shadow qui s'apprêtent à faire sa suite peuvent être tentés d'y jeter un œil.

 

 

 

NOTE : 12/20

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28 août 2019

Test de RAD - Jeu Video Giga France

NOTE : 14/20

rad

Rad est un jeu d'action-roguelike. Dans un cadre post-apo coloré, Rad invite le joueur à démolir des monstres en utilisant parfois la puissance de la radioactivité puisque passer sur ces zones spécifiques semble débloquer des pouvoirs. Il faut donc ne pas passer à côté pour continuer à progresser.

 

les mutations post-apocalyptiques de Double Fine

 

Racheté par Microsoft Studios, Double Fine signe un dernier jeu chez un éditeur tiers avec la sortie de RAD, un rogue-like aux allures de titre indépendant qui débarque aujourd’hui sur PS4, Xbox One, Switch et PC.

En attendant Psychonauts 2, les fans de Double Fine Productions pourront bientôt mettre la main sur un nouveau jeu à petit budget du prestigieux studio de développement californien, le bien nommé RAD, qui est édité par Namco-Bandaï.

Passé complètement inaperçu jusqu’à sa sortie, RAD n’aura décidément pas beaucoup fait parler de lui dans les médias. Le nouveau jeu de Double Fine n’a, il est vrai, pas le style d’un triple-A. En réalité, Double Fine s’essaye à un genre devenu très populaire auprès des amateurs de jeux indépendants : le rogue-like.

Le jeu de Double Fine nous plonge dans un monde ravagé par deux apocalypses, dans lequel quelques survivants tentent de sauver le monde en partant pour des raids dans les terres sauvages. Chaque partie se déroule de la même manière : le joueur sélectionne son personnage sur base de ses affinités avec sa classe, il traverse un couloir qui le précipite sur les terres sauvages et explore de nouvelles zones en ramassant toutes les vivres qu’il trouve et en massacrant les abominations qu’il rencontre.

La particularité du jeu vient de 2 éléments. Tout d’abord, le joueur pourra absorber des radiations et se transformera progressivement grâce à des mutations qui lui donneront de nouvelles capacités, comme la possibilité de traverser une marre contaminée sans que sa santé ne soit impactée, ou se voir pousser des cornes. Plus la session de jeu sera longue, plus il gagnera en mutations. Le concept est très séduisant même si dans la pratique l’impact de celles-ci reste minimal. On apprécie toutefois l’impressionnante diversité des mutations mises à disposition. Seconde particularité : le joueur devra à chaque fois explorer des zones relativement restreintes pour activer des interrupteurs qui lui donneront accès à une sorte de donjon dans lequel il livrera un combat contre un boss. L’un des gros atouts du jeu, c’est que ces zones de jeu et affrontements ne sont pas choisies à l’avance. Les boss seront effectivement choisis aléatoirement. Chaque partie est donc totalement différente.

Globalement, le jeu se montre très séduisant. Explorer chaque contrée, en découvrir les secrets est un réel délice. Les affrontements ont certes beau être très approximatifs, avec de nombreux coups qui partent dans le vide, on prend un certain plaisir à apprendre à contrer les coups et paterns de la quinzaine de types de créatures qui peuplent cet univers. Les affrontements de boss ajoutent une bonne dose de stress aux parties. On regrettera toutefois qu’on finisse assez vite par tourner en rond – et surtout, que les parties aient tendance à s’éterniser un peu trop, ce qui est assez paradoxal pour ce type de jeu.

Le plus gros atout du jeu, c’est bien sûr son ambiance, délicieusement 80’s, avec ses musiques électro old-school, ses décors flashy et ses doublages d’époque. RAD est incontestablement un très bel hommage aux productions des années 80 et 90. Un très gros travail a été réalisé sur la bande sonore, qui immerge parfaitement le joueur dans cet univers old-school. Côté réalisation graphique, le résultat est également très satisfaisant. Les décors sont visuellement superbes, les animations réussies et les effets visuels soignés. La direction artistique pose un peu plus question… En particulier celle des personnages principaux du jeu, qui s’intègrent très mal aux décors du jeu et à l’univers de RAD en général.

Au final, difficile d’être déçu par un titre dont on attendait pas grand chose. Malgré son concept très simple et sa répétitivité, RAD est un jeu fun, plus profond qu’il n’y paraît et surtout très séduisant, qui brille à travers sa soundtrack et son univers rétro. Les amateurs de rogue-like en auront largement pour leur argent, les autres passeront, dans le pire des cas 3 ou 4 h à se promener dans un univers post-apo visuellement très réussi.

 

 

Conclusion

Avec son univers très séduisant, inspiré des productions des 80’s, RAD est un rogue-like atypique, qui se démarque des autres productions par son esprit rétro, son concept de mutations qui permet de rendre chaque partie très différente de la précédente et son univers post-apocalyptique coloré. Si on accroche au concept, il y a largement de quoi se tenir occupé une bonne quinzaine d’heures. La répétitivité de l’action et les séquences de jeu trop longues forceront toutefois de nombreux joueurs à stopper l’aventure après quelques heures de jeu seulement. Malgré toutes les bonnes intentions des développeurs, RAD n’est qu’une demi-réussite, qui ne s’adresse finalement qu’aux fans purs et durs de rogue-like.

 

 

Gameplay : 6.0/10

Contenu : 7.5/10

Graphismes : 7.0/10

Bande son : 7.5/10

Finition : 7.0/10

Les + :

  • Une réalisation soignée
  • L'esprit des 80's
  • Une bande sonore terriblement efficace
  • Chaque partie est différente
  • Des tas de mutations

 

Les - :

  • Une direction artistique pas très inspirée
  • Un rogue like dans lequel on tourne vite en rond
  • Les mutations ne renouvellent pas beaucoup le gameplay
  • Un gameplay trop approximatif

 

 

 

 

NOTE : 14/20

Posté par shenron08 à 11:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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