02 septembre 2019

Test de Un Pas Fragile - Jeu Video Giga France

NOTE : 18/20

un pas fragile

Un Pas Fragile est un jeu d'aventure où l'on suit les péripéties d'une petite grenouille. Celle-ci souhaite devenir une danseuse classique par-dessus tout, accompagnez la dans l’accomplissement de son rêve. Une expérience narrative courte mais profonde.

un pas fragile01NOTE : 18/20

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Test de Catherine : Full Body - Jeu Video Giga France

NOTE : 16/20

CATHERINE full body

Une relecture réussie ?

 

Disponible depuis février 2019 au Japon, Catherine : Full Body se décide enfin à atterrir dans nos contrées, affublé d’un nouveau moteur et doté d’un nombre conséquent de nouveautés. Le titre original aura fait couler beaucoup d’encre et déchaîné les passions mais cette version revue et corrigée a-t-elle ce qu’il faut pour nous faire repasser à la caisse ?

 

Alternant entre phases de cauchemars, où il nous faudra résoudre des puzzles sous une contrainte de temps, discussions et cut-scenes à la manière d’un visual novel, Catherine premier du nom est un jeu singulier à bien des niveaux. Et ce n’est pas cette nouvelle version qui nous fera mentir.

Un jeu de niche ?
Si vous voulez vous lancer dans Catherine Full Body, il est à mes yeux important de noter qu’il n’est pas à mettre entre toutes les mains. D’une part parce que la morale parfois douteuse des personnages peut rebuter, voire choquer des personnes sensibles. Et d’autre part car il doit être contextualisé. Full Body est une relecture d’un jeu japonais doté d’accents érotiques, traitant du couple et de l’adultère, sorti en 2012. L’écart culturel et temporel potentiel peut se révéler problématique pour certains. Quelques-uns l’observeront avec plus de distance comme un objet vidéoludique étrange, tandis que d’autres s’y sentiront à la maison. En prenant ceci en considération, on peut passer plus aisément au dessus des archétypes ou de la représentation de quelques personnages qui seront reçus avec un accueil plus ou moins chaleureux en fonction des profils.

Un étrange rectangle amoureux

Le joueur est placé dans les bottes de Vincent, un trentenaire ayant bien du mal à transitionner vers l'âge adulte. Incapable de gérer intelligemment son argent, il passe le plus clair de son temps au Stray Sheep, le bar du coin, à boire des coups avec ses potes de lycée. Vincent a donc tout de l’éternel adolescent, incapable de prendre des décisions, qui voit sa vie dictée par les évènements et sa petite amie Katherine qu’il côtoie depuis 5 ans. Son confort sera très vite perturbé par cette dernière qui attend de lui plus d’engagement -une demande en mariage- et d’assumer ses responsabilités face à une paternité éventuelle. À ce tourbillon de mauvaises nouvelles vient se greffer Catherine, avec laquelle Vincent commet l’adultère lors d’une perte de conscience nocturne. Le coeur de l’intrigue résultant de différents dilemmes moraux auxquels il sera confronté. Devrait-il mettre en péril sa relation de longue date avec Katherine, autoritaire, exigeante et avec qui la passion semble s’étioler ? Ou plutôt couper court à son idylle physique et mouvementée avec Catherine, sensuelle, intrusive et mystérieuse ? Ces questionnements sont l’occasion d’aborder des thématiques qui le sont trop rarement dans le jeu vidéo : Le couple et dans une moindre mesure, la sexualité.

Catherine Full Body : Une relecture réussie ?Catherine Full Body : Une relecture réussie ?Catherine Full Body : Une relecture réussie ?

À ce postulat de départ qui compose les enjeux du Catherine de 2012 vient s’ajouter Qatherine, ou Rin, jeune femme amnésique au cheveux roses que notre “héros” prend sous son aile. Cette dernière représente donc un archétype supplémentaire. Rin est calme, gentille et soutient Vincent autant moralement que lors des phases de puzzle. D’autres protagonistes gravitent autour de Vincent, le conseillent et apportent leurs point de vue à ses réflexions. Erica, la barmaid, Toby, Orlando et Jonny, tous ont leur mots à dire sur l’évolution des relations de notre trentenaire en proie au tourment. Il est primordial de les mentionner car une bonne moitié du jeu consiste à converser avec eux autour d’un verre sur une banquette du Stray Sheep. Ces phases de jeu sont également l’occasion de rencontrer des habitués du café, essayer de battre les highscore sur la borne Rapunzel, une version alternative des phases de réflexion du jeu ou encore changer de piste son sur le jukebox.

Catherine Full Body : Une relecture réussie ?

La structure reste donc inchangée, les connaisseurs du premier épisode seront en terrain connu et ne constateront finalement qu'assez peu de changements sur le déroulement de l’histoire hormis le personnage de Rin. Et c’était là une des plus grosses interrogations que l’on pouvait avoir : Est-il possible d’intégrer efficacement un nouvel enjeu romantique à une histoire déjà établie et ayant déjà fait ses preuves ? La réponse est oui et non. La jeune femme embarque avec elle de nouvelles cut-scenes et par la même occasion ajoute du temps de jeu et des lignes de dialogue abordant des thématiques et des angles inédits sur le traitement accordé au couple, au genre et à la sexualité. Elle permet à Catherine Full Body de s’extraire un peu de sa vision caricaturale (assumée) et binaire de la femme.

Catherine (2012) opposait donc deux visions du sexe féminin. La femme qui se définit par sa vie amoureuse et sa maternité, voyant ces deux éléments comme une fin en soi, en la personne de Katherine. Et la femme libre, objet de désir, véritable succube qui corrompt les hommes en la personne de Catherine. Ce grand écart un peu minimaliste trouvait un équilibre dans la représentation pathétique que les développeurs faisaient de Vincent. Rin permet donc d’arrondir les angles car elle apporte une personnalité apaisante, rassurante, ce qui change plus qu'on ne pourrait le croire le propos et le ressenti global du jeu. La femme n’est donc plus uniquement une source de stress, de tourment et d'enjeu sexuel. Full Body n’atténue cependant à aucun moment la pertinence des questionnements du jeu original mais il en devient un objet moins glauque et moins pessimiste. Cependant pour une majorité du jeu, Rin semble évoluer à côté des autres protagonistes. Un peu lunaire et tardivement incluse à l'intrigue, son intégration paraît occasionnellement assez forcée, mais la tâche étant loin d'être aisée le studio s'en sort avec les honneurs. D'autant que le personnage résèrve bien des surprises.

Catherine Full Body : Une relecture réussie ?Catherine Full Body : Une relecture réussie ?

Un puzzle-game plus accessible, plus modulaire et plus riche en contenu

Mais Catherine n’est pas qu’un jeu de discussion bourré de cutscenes. Le coeur du gameplay tient dans ses cauchemars nocturnes qui voient Vincent forcé à escalader une tour pleines de pièges retors, affublé de cornes de mouton, d’un caleçon américain et d’un oreiller sous le bras. Cette dernière se désagrège en temps réel et c’est donc une véritable course contre la montre qui s’opère. La chute est lourde de conséquences car comme ses congénères piégés avec lui, si Vincent meurt dans ses rêves, il ne se reveillera pas. Ces séquences nocturnes sont donc l’occasion de prendre part à des puzzles particulièrement bien pensés auxquels s’ajoutent graduellement des éléments complexifiant la formule. Le joueur doit pousser et tirer des blocs, afin de créer des escaliers sur une tour en perpetuel mouvement. Comprendre leur comportement est donc primordial. Blocs piégés, glissants ou inamovibles vous obligent à user de la logique pour parvenir sain et sauf jusqu’au prochain havre de paix. Afin d’éviter d’être coincé trop facilement, le joueur peut user du “Undo” permettant de revenir jusqu’à 3 mouvements en arrière. Sur notre route, on pourra ramasser des consommables facilitant la progression : des oreillers ajoutant des utilisations de “Undo”, de quoi créer des plate-formes ou augmenter la hauteur de nos sauts. Le tout fonctionne toujours aussi bien et on se surprendra à tenter des highscores, ou expérimenter le nouveau mode “Arrange” qui modifie l’agencement des blocs et la façon dont on appréhende l'ascension.

Catherine Full Body : Une relecture réussie ?Catherine Full Body : Une relecture réussie ?Catherine Full Body : Une relecture réussie ?

En plus du mode “Safety”, recommandé si vous voulez vous concentrer sur l’histoire, Rin fait également son apparition lors de phases d’escalade. Cette dernière accompagnera votre ascension de ses partitions au piano ce qui a pour effet de ralentir la chute de la tour facilitant votre progression. Rin n’est donc pas qu’un soutien moral pour Vincent mais également un allié de taille lors des phases de gameplay. Et il en aura bien besoin car ces pérégrinations nocturnes se voient intensifiées par des matérialisations monstrueuses de ses plus grandes peurs. Voir un bébé géant au yeux écarquillés nous hurler dessus en détruisant tout sur son passage fait toujours son petit effet. Ce qui est certain c’est que les deux pans distincts du gameplay de Catherine Full Body fonctionnent toujours aussi bien, notamment parce qu’ils se répondent et apportent autant tous les deux au propos du jeu. Certaines manifestations des tourments de Vincent manquent peut-être un peu de subtilité, on a plus souvent affaire à de l’illustration claire et nette plutôt qu’à du symbolisme suggestif mais elles n’en sont pas moins marquantes.

Une fois le scénario achevé vous pourrez toujours vous rabattre sur le mode colosseum pour gravir de nombreux autres niveaux en incarnant le personnage de votre choix, dont un guest de qualité en la personne de Joker de Persona 5.

Une refonte visuelle réussie

Un des arguments non négligeables de Full Body vient bien évidemment de sa refonte graphique. Le meilleur qualificatif que l’on pourra donner à ces améliorations est : Satisfaisante. Le jeu tourne en 1080p/30 fps (même sur PS4 Pro), l’absence de 60 fps n’est pas foncièrement regrettable étant donné le rythme du jeu et les rotations de caméra très rares lors des phases d’escalade. Un passage à la 4k aurait évidemment pu beaucoup profiter au jeu mais la disparition presque totale de l’aliasing suffit à nous faire passer la pilule. On regrettera cependant une résolution plus faible lors des séquences animées de l’original tandis que les passages inédits paraissent bien plus nets et détaillés. Notons tout de même la finesse des traits assez inégale, capable du meilleur comme du pire sur certaines frames. Régulièrement très jolies, souvent correctes, elles sont à de rares occasions assez ratées pour qui est habitué des productions animées à gros budget.

Catherine Full Body : Une relecture réussie ?Catherine Full Body : Une relecture réussie ?

Cependant le changement le plus flagrant vient sans aucun doute du travail effectué sur les lumières. Si dans l’appartement de Vincent et lors des phases de cauchemars, il s’agit principalement d’ajustements mineurs, le tout est plus lumineux et tend d’ailleurs un peu trop parfois vers la surexposition (ce qui était déjà le cas de l’original). Le constat est drastiquement différent à l’intérieur du Stray Sheep. Alors qu'il paraissait sombre, sale et inhospitalier, le café est désormais irradié d’une lumière chaude et de nouvelles sources lumineuses ont été ajoutées, notamment derrière le bar et de part et d’autre de la porte d’entrée. Bien que ces modifications puisse paraître mineures, il ne faut pas oublier que près de la moitié du scénario se déroule dans ledit lieu.

Catherine Full Body : Une relecture réussie ?

Ces ajouts et l’arrivée de Rin, qui joue du piano dans un coin, changent drastiquement l’ambiance du boui-boui. La taverne remplie de piliers de bars paraît presque devenir un salon lounge huppé. Le ressenti global est que Full Body est largement moins anxiogène et plus positif que Catherine Classic. On apprécie que les développeurs aient mis à profit des changements esthétiques pour soutenir un propos potentiellement plus réjouissant en fonction des fins possibles. La refonte esthétique de cet environnement est donc pleinement au service de l’histoire et de sa relecture. Cependant ceux qui avaient trouvé leur compte dans l’atmosphère plus poisseuse de Catherine seront peut-être déçus de ne pas retrouver le même jeu qu’à l’époque. On peut noter quelques ajustements plus mineurs sur les modèles 3D mais le reste est à peu près inchangé. L’interface est, comme toujours chez Atlus, sublime et ce n’est pas les menus du téléphone portable de Vincent qui nous feront mentir. Le temps passé à dialoguer ou à répondre aux sms de Catherine, Katherine et Quatherine est par conséquent bien plus agréable qu'il ne pourrait l'être. Le tout est mis au service d'une écriture très plaisante et agréable à suivre, d'autant que les sous-titres français sont de très bonne factures.

 

 

 

Les notes
+Points positifs
  • Une expérience toujours aussi singulière...
  • Rin apporte un vrai plus au propos...
  • Un puzzle-game malin et satisfaisant
  • Des apports visuels agréables et pertinents
  • Plus accessible et généreux en contenu
  • Une interface irréprochable et stylisée
  • La possibilité de passer en V.A ou en V.O à loisir

 

-Points négatifs
  • ...mais qui ne plaira pas à tous le monde
  • ...même si son intégration n'est pas toujours exempte de défauts
  • Des séquences animées aux traits pas toujours très fins

 

Si l’on pouvait questionner la pertinence de cette nouvelle version, le travail effectué sur les lumières et la refonte visuelle valent le détour. Le personnage inédit de Rin apporte un peu plus de profondeur à un scénario et à des personnages qui pouvaient par moments paraître un peu binaires. Bien qu’un bonne partie de l’aventure soit identique, Catherine Full Body est une vraie relecture du jeu original, dont les apports pourront déplaire aux fans hardcore, mais qui constitue une très bonne occasion de se replonger dans une expérience pour le moins atypique et aux thématiques trop rarement abordées dans notre médium.

 

 

 

NOTE : 16/20

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30 août 2019

Test de The Great Perhaps - Jeu Video Giga France

NOTE : 15/20

the great perhaps

The Great Perhaps est un jeu de voyage temporel où un astronaute découvre que la Terre a été détruite alors qu'il était dans l'espace. Il trouvera un artéfact lui permettant de retourner dans le passé afin de découvrir ce qu'il s'est produit.

THE great perhaps1NOTE : 15/20

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27 août 2019

Test de Ancestors : The Humankind Odyssey - Jeu Video Giga France

NOTE : 16/20

Ancestors the humankind odyssey

Une expérience intelligente et exigeante

 

Si le nom de Patrice Désilets ne vous est pas familier, il ne fait aucun doute que l'oeuvre qui l'a fait connaître est passée près de votre radar puisque derrière ce nom se cache le directeur créatif à l'origine de la saga Assassin's Creed. Ayant quitté Ubisoft pour voler de ses propres ailes, le premier projet du concepteur pour cette entreprise répond au nom de Ancestors : The Humanking Odyssey, et autant dire que, prestige de l'équipe oblige, de nombreux joueurs attendaient le titre avec une curiosité teintée d'impatience.

 

Welcome to the Jungle

Ancestors : The Humankind Odyssey - Une expérience intelligente et exigeante

Autant le dire tout de suite, embrasser toutes les possibilités offertes par Ancestors ne sera pas chose aisée. Avant même d'arriver en début de partie, et après un bref texte contextualisant le concept du titre, l'équipe de développement vous souhaite bonne chance, affirmant qu'elle ne vous aidera pas beaucoup. Il serait euphémique de dire qu'elle tient parole, aussi les premiers pas dans l'univers si particulier du jeu se feront immanquablement dans la douleur, et, d'ailleurs, la mise en scène introductive fixe bien la philosophie du titre. Il convient également de préciser que notre propos ne sera pas de détailler en profondeur les possibilités déployées ici, qui sont particulièrement nombreuses, autant par souci de concision que de volonté de préservation de l'esprit de découverte qui donne au jeu toute sa saveur.

Ancestors : The Humankind Odyssey - Une expérience intelligente et exigeante

Vos tout premiers instants dans Ancestors vous plongent dans la peau d'un très jeune primate, il y a 10 millions d'années, au cœur du berceau de l'Humanité : l'Afrique. Terrorisé que vous êtes d'être livré à vous-même dans une jungle inconnue, vous vous empressez de regagner votre camp en utilisant d'une pression de touche votre intelligence, permettant d'identifier un lieu, pour commencer, puis de le mémoriser afin que son icône ne quitte pas votre interface. Une fois votre campement regagné, vous vous trouverez en compagnie d'une poignée de primates, d'âges divers. Composé de mâles, femelles, anciens ou jeunes, votre clan est retranché dans un refuge à flanc de falaise où les ressources abondent. Mais le but n'est pas ici de se laisser aller à l'oisiveté, non, tout le sel du jeu réside dans l'exploration, la compréhension progressive du monde qui vous entoure, et, par voie de conséquence, la survie et la pérennité de votre espèce.

Ancestors : The Humankind Odyssey - Une expérience intelligente et exigeante

Il faut avoir conscience d'une chose : se plonger dans Ancestors, c'est aussi d'accepter un apprentissage à la dure. À l'image de vos lointains ancêtres, vous serez au sens propre, comme au figuré, lâché dans la nature, avec pour seule indication d'objectif le libellé suivant : « Serez-vous capable d'évoluer plus vite que vos ancêtres ? ». Quelques tutoriels rudimentaires s'affichent ici et là en fonction de certaines de vos actions et un index tout ce qu'il y a de plus sommaire vous indique la philosophie globale de la gestion de votre clan ainsi que quelques mécaniques clefs qui régiront l'ensemble de votre partie.Autant dire que les indices sont bien maigres compte tenu, notamment, des multiples dangers qui se tapissent dans l'open world, qui en premier lieu vous place au cœur d'une jungle luxuriante.

Darwin Award

Les possibilités de base, à l'image de votre stade d'évolution, sont primaires. Tout d'abord, l'intelligence, que nous évoquions plus haut, vous permet, sous réserve de rester immobile, d'observer votre environnement. Sur chaque élément interactif figurant dans votre champ de vision s'affiche une case vierge de toute icône que vous pourrez mémoriser. Une fois cette mémorisation effectuée, il sera nécessaire de se rendre au point observé, de saisir l'objet inconnu puis de l'examiner. Une fois l'action réalisée, votre avatar saura, pour les prochaines observations, identifier après une brève analyse les objets identiques. L'ouïe, de son côté permet de cerner de la même manière les menaces potentielles à l'instar de l'odorat qui, reposant sur le même schéma, contribue à l'identification de nourriture ou de formes de vie, hostile ou non. C'est ici la base fondamentale de Ancestors. Avancer dans la jungle, observer, assimiler sont les actions nécessaires pour que votre hominidé tout comme les membres de son clan appréhendent l'univers dans lequel ils se trouvent.

Ancestors : The Humankind Odyssey - Une expérience intelligente et exigeanteAncestors : The Humankind Odyssey - Une expérience intelligente et exigeante

L'ensemble de l'exploration et des interactions repose sur un principe d'actions contextuelles, qui se déclenchent en fonction de vos actions précédentes. Par exemple, saisir un objet encore inconnu déclenchera la possibilité de l'observer et, s'il s'agit de nourriture, l'observation déclenchera celle de la manger. Il en va ainsi pour tout, ou presque. Vous devrez donc faire preuve d'initiative et de curiosité pour découvrir quelles actions sont réalisables avec quoi, ou avec qui, puisque les interactions sociales avec votre clan sont également un élément charnière de vos perspectives d'évolution. Car jouer en solitaire, dans Ancestors, c'est se priver de soutien et aussi de descendance, puisque la reproduction est absolument indispensable, logiquement, pour perdurer dans le temps. Il vous faudra donc apprendre à tâtons (si l'on peut dire) comment procéder pour trouver un partenaire susceptible de procréer avec votre auguste personne.

Le fils de l'Homme

Vous comprendrez assez rapidement que, sous réserve d'avoir au moins un enfant avec vous, chaque interaction, chaque petit ou grand exploit (découvrir un repère, une nouvelle nourriture, une nouvelle forme de vie...) remplit une jauge neuronale que l'on pourrait comparer à de l'expérience. Effectivement, explorer seul, sans enfant, interdit toute transmission de savoir puisque le contexte exclut toute communication écrite ou orale. Ainsi, pas d'évolution intelligente pour un primate faisant cavalier seul, son apprentissage ne pouvant être fait dans le but de faire évoluer son espèce. Le procédé est logique, logique qui régit d'ailleurs l'ensemble des mécaniques déployées par Ancestors, qui vont au-delà de celles de la survie misant sur la gestion de la soif, du sommeil et de la faim, même si ces notions sont également présentes en jeu.

Ancestors : The Humankind Odyssey - Une expérience intelligente et exigeante

Lorsque vous apprendrez (par vous-même, toujours) à faire un lit dans lequel vous reposer, vous constaterez que l'action «évolution » se débloque, vous permettant d'accéder à une interface neuronale, matérialisant les différentes connexions qui se sont établies dans votre cerveau primitif. Autour d'un noyau central s'articulent 4 ramifications principales à savoir les évolutions relatives à l'appréciation de votre environnement (ouïe, odorat, intelligence), aux interactions sociales, à la réactivité en présence de prédateurs et à la manipulation d'objets. Chaque catégorie se développera à mesure que vous la pratiquerez, et la quantité « neuronale » que vous aurez engrangée vous permettra de progresser dans cet arbre synaptique, qui a pour vocation de faire évoluer vos capacités. Peu à peu, et à force de persévérance, de prudence, d'audace dans l'exploration et votre confrontation avec la faune locale, mais aussi dans votre compréhension tumultueuse du jeu, votre primate comme ses congénères apprendrons, par exemple, à passer un objet de leur main droite vers la gauche, puis altérer les objets entre eux. Mieux encore, à terme, il sera possible, d'une simple pression de touche, de demander à votre clan d'imiter l'action que vous venez de réaliser. Un vulgaire bout de granite deviendra rapidement un outil indispensable pour ouvrir une noix de coco et ainsi profiter de son jus, tandis que les propriétés d'une plante, une fois altérée, seront indispensables à l'arrêt des saignements qui ne manqueront pas de survenir lors de vos premières rencontres avec les prédateurs qui peuplent l'univers d'Ancestors.

Une question d'évolution

Ancestors : The Humankind Odyssey - Une expérience intelligente et exigeanteAncestors : The Humankind Odyssey - Une expérience intelligente et exigeanteAncestors : The Humankind Odyssey - Une expérience intelligente et exigeante

Mais tout n'est pas acquis en permanence dans Ancestors. Non, il vous faut évoluer. Nous l'avons dit, en présence d'enfants, vous pouvez accumuler de l'expérience conditionnée par vos actions. Mais le but du jeu est de progresser dans le temps et de confronter vos exploits à ceux estimés par la science. Ainsi, il est nécessaire de consolider certaines compétences d'une génération à une autre afin que les enfants à venir héritent directement, grâce à leur patrimoine génétique, de tout le savoir accumulé au fil de vos expériences. Au moment que vous jugerez opportun, vous pourrez choisir de faire un bond de 15 ans en avant, tuant les primates les plus vieux de votre clan, passant les plus jeunes au statut d'adulte et les adultes à celui d'anciens. Ce renforcement de patrimoine ne peut se faire qu'à hauteur du nombre d'enfants associés à votre clan. De fait, si vous avez déverrouillé, par exemple, une dizaine de capacités, mais que vous n'avez qu'un seul enfant dans votre cercle, vous ne pourrez choisir qu'une seule compétence à conserver.

 

 

Se reproduire est donc un élément logiquement déterminant pour favoriser votre évolution et, une fois les compétences renforcées, vous pouvez (ou non, c'est là encore à votre entière discrétion) choisir d'évoluer, au sens propre. Ancestors dresse alors un bilan, cumule vos différents exploits dont certains, s'ils sont précoces, vous permettent d'être en avance sur ce que les théoriciens de l'évolution ont estimé être celle de l'humanité. Avoir eu une inclination prononcée pour l'exploration et donc découvrir de nouveaux points de repère, avoir esquivé des prédateurs ou mieux, les avoir tués, avoir par vous-même compris comment faire d'un simple bâton de bois une arme de défense seront autant de faits d'armes mis à votre crédit, vous permettant d'avancer dans les âges. À mesure que vous réussites s'accumulent, votre bond dans les années grandit et vous permet à votre clan d'accéder à des des formes plus évoluées, à l'endurance et la résistance plus solide.

Du simiesque à l'agile

Et il en va ainsi d'Ancestors, qui, lu froidement dans le cadre de ce texte, pourrait paraître très systémique, et en un sens c'est le cas. Se reproduire, apprendre, développer de nouvelles compétences, les renforcer, changer de génération, recommencer, évoluer. Mais le titre de Panache Studio sait surprendre son joueur et lui permet d'embrasser pleinement ce sentiment de progression constante, cette sensation que du primate incapable du début de jeu, le joueur a pu, à force de curiosité, d'intelligence et d'exploitation pertinente des mécaniques du titre, passer de proie à prédateur. Partir d'un être seul et inapte à considérer son environnement, terrorisé à la moindre rencontre d'un prédateur pour parvenir à un déplacement en une meute impressionnante de 15 membres de clan, capable de mimer vos gestes, de se défendre et d'esquiver les agresseurs est un accomplissement grisant.

 

L'open world n'est d'ailleurs pas totalement étranger à ce sentiment d'évolution puisqu'il réserve de nombreuses surprises au joueur, qui se verra plus souvent qu'à son tour éprouvé sur sa manière de gérer sa résistance aux agressions. De prime abord fermée, l'Afrique d'Ancestors s'ouvre progressivement et impose de nouveaux défis au joueur. La faune et la flore de la savane seront différentes et feront se questionner le joueur sur la meilleure manière de prendre possession de son environnement. Notez d'ailleurs que l'exploration n'est pas toujours une partie de plaisir et il faudra, dans certaines zones inconnues, analyser très rapidement les environs pour ne pas céder à la panique. Une fois l'analyse suffisamment poussée, vous et votre clan pourrez triompher de votre peur et étendre par la même occasion votre influence sur le monde. Sur les 35 heures de jeu que nous avons investies dans le cadre de ce test, nous sommes parvenus à évoluer morphologiquement par deux fois, et avons progressé jusqu'à environ - 6 millions d'années, là où le titre, très long, vous propose de pousser l'évolution jusqu'au – 2 millions d'années. Autant dire que la durée de vie du jeu est plus que solide et qu'effectivement, les 50 à 60 heures annoncées ne sont pas de la poudre aux yeux.

Une traversée semée d'embûches

Ancestors : The Humankind Odyssey - Une expérience intelligente et exigeante

Est-ce à dire que tout est parfait dans Ancestors ? Non. Si l'on exclut son avarice légérèrement abusive en information, qui crée plus de frustration que de satisfaction au départ, d'autres petites maladresses viennent ternir l'éclat du jeu. Côté technique, il faut bien avouer que le titre est un peu à la traîne, puisque l'open world, aussi cohérent et varié soit-il, est plongé dans un effet de flou constant visant à masquer le manque de précision des textures. Par ailleurs, nous avons été confrontés à certains bugs, parfois franchement handicapants, lorsqu'il était par exemple impossible d'attirer l'attention d'un prédateur en train de dévorer un membre du clan. La mort dans le jeu étant inutilement punitive dans votre évolution (comptez un recul dans le temps de 25 000 ans par mort contre une avancée de 10 000 ans par naissance) et vous comprendrez que perdre un primate à cause d'un problème technique s'avère particulièrement frustrant. Et ce n'est là qu'un menu problème face à certains choix douteux concernant le système de combat qui, notamment en meute, ne permet pas de facilement s'en sortir lorsque le prédateur alterne entre les différents membres du clan en présence, la faute à des successions de ralentis n'offrant qu'une marge d'évasion beaucoup trop courte.

Ancestors : The Humankind Odyssey - Une expérience intelligente et exigeante

Par ailleurs, s'il est recommandé de se déplacer sur les arbres compte tenu du fait que la grimpe est moins énergivore que le déplacement à pieds, nous aurions aimé une maniabilité plus précise et également une caméra moins rapprochée de notre protagoniste, ce qui nous aurait évité bien des déconvenues lors d'un saut mal évalué ayant pour conséquence une chute handicapante. Enfin, et c'est davantage un détail, l'interface jure un peu avec l'harmonie naturelle du jeu et de ses mécaniques. Les icônes sont un peu grossières, ont une certaine tendance à trop se chevaucher, gênant parfois la visibilité tandis que leur affichage est parfois trompeur quant à la distance qui vous sépare d'un point d'intérêt, par exemple. Enfin, naturellement, le principe de liberté quasi totale et l'obligation pour le joueur de se fixer ses propres objectifs ne sera assurément pas du goût de tout le monde.

Mais au-delà de ces écueils, on ne pourra certainement pas reprocher à Ancestors de manquer d'audace ni d'originalité. Le titre dispose d'un magnétisme fou qui invite le joueur à continuer encore et encore, à se creuser la tête pour faire survivre son clan et percevoir tous les mystères que renferme l'univers du jeu. Il y aurait encore beaucoup à dire sur Ancestors, mais sachez que si certains y trouveront un côté peut-être un peu répétitif, à base de farm, comme beaucoup de jeux de survie et que d'autres resteront insensibles au concept ou rebutés par son départ abrupt, les autres devraient en revanche se perdre avec délices dans cet univers atypique.

 

 

 

Les notes :
+Points positifs
  • Un concept rafraîchissant, intelligent, et bien articulé autour de mécaniques cohérentes
  • Un vrai sentiment de progression
  • Les prouesses d'évolutions, mineures ou majeures, sont très gratifiantes
  • L'exploration et la curiosité systématiquement récompensées
  • Open world varié, auréolé d'un vrai pouvoir d'attraction
  • Le sentiment prégnant de faire corps avec l'univers et d'en devenir maître grâce à nos actions et à elles seules

 

-Points négatifs
  • Caméra trop rapprochée qui entrave la lisibilité
  • Interface parfois un peu grossière
  • Pas franchement joli
  • Léger manque de finition technique
  • La mort très punitive dans l'évolution contre une naissance pas assez rémunératrice
  • Un départ compliqué qui pourra en rebuter plus d'un

 

Plus vous jouerez à Ancestors, plus vous le comprendrez et plus vous le comprendrez, plus vous l'aimerez. Le jeu se révèle petit à petit, et, à l'image des hominidés qu'il incarne, le joueur évolue dans sa compréhension des mécaniques mises à sa disposition. D'une cohérence de tout instant dans sa construction lui permettant d'aller au bout de son concept, Ancestors est un jeu qui s'apprivoise dans la douleur et son caractère atypique laissera sans doute une partie des joueurs insensibles ou trop enclins à se porter sur les défauts, eux aussi réels, du jeu. Les plus persévérants en revanche seront incontestablement happés par le magnétisme du titre, l'intelligence de son propos et désireront sans aucun doute continuer encore et encore à explorer, comprendre et évoluer, pour savoir ce que ce monde vivant leur réserve.

 

 

 

NOTE : 16/20

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25 août 2019

Test de Telling Lies - Jeu Video Giga France

NOTE : 17/20

telling lies

Telling Lies est un jeu inspiré de Her Story, créé par Sam Barlow ,son créateur. Vous devrez incarner un hacker dans ce titre, dans lequel vous devrez suivre des conversations de dizaines de personnes, pour démêler le vrai du faux, et enquêter.

 

Cherche mensonges et vidéos

 

En juin 2015, Sam Barlow surprenait avec Her Story, jeu d'enquête en Full Motion Video d'un style étonnant, s'appuyant sur la seule mécanique d'un moteur de recherche dans une base de données de vidéos. Porté aux nues par cette prouesse narrative à laquelle on ne peut dissocier la performance exceptionnelle de Viva Seifert, le britannique a décidé de retourner à ce "genre" qu'il a créé et qui n'a, étonnamment, pas suscité de vocations avec de nouveaux moyens.

La nuit, dans une ville des États-Unis. Une femme rentre dans son petit appartement, le pas alerte. Elle s'installe à son bureau, sort son ordinateur portable. De son sac dépasse un disque dur qu'elle branche immédiatement. La voilà sur son bureau, pas trop encombré, qui commence à fouiller des archives de conversations vidéo privées appartenant à la NSA (National Security Agency, en  charge du renseignement et de la sécurité des informations du gouvernement américain), une barre de recherche comme seul moyen de faire le tri. Mais que compte-t-elle trouver avec ces extraits, ces moments de vie volés à des citoyens surveillés bien que paraissant sans histoire ? Et qui est-elle exactement ? Voilà les premières réflexions qui viendront au joueur. Des dizaines d'autres vont le garder devant son écran. Et c'est le but.

L'interface de votre PC, qui mérite d'être fouillée.

True Detective

Là où Her Story s'articulait autour de fragments d'interrogatoires laissant dès le début envisager des événements tragiques gravitant autour d'une même personne, Telling Lies nous fait débuter dans le noir complet. On imagine des enjeux, tout au mieux, mais pas d'indice immédiat sur une trame générale. Et comme si cela ne suffisait pas, le jeu voit bien plus grand que son prédécesseur. Dès le premier mot tapé, on constate que les protagonistes sont plus nombreux, qu'il y a davantage de matière à remuer, de thèmes qui reviennent, d'autres qui peuvent naître d'un terme bien précis. Cela peut être un nom, un prénom, un objet à première vue anodin qui attire votre attention et que vous prenez soin de surligner. Les ramifications sont nombreuses et vous font voyager dans des cadres très divers, en quête perpétuelle de nouveaux morceaux d'un puzzle éparpillé sur deux ans.

On évoquait plus haut le fait qu'il s'agit de "conversations", via laptop ou smartphone. En réalité, vous n'aurez que le côté visible des échanges à analyser - avec fonction de rembobinage, de pause et de défilement accéléré. On aura l'impression d'assister à des monologues, de regarder quelqu'un réagir, grimacer, sourire à du rien. Mais il y a toujours quelqu'un en face que l'on n'entend pas. Cela soulève encore d'autres interrogations sur l'interlocuteur, sur ce dont la personne filmée est témoin, avec l'envie de trouver la moitié manquante. Surtout que, comme le titre l'indique, on n'est jamais à l'abri d'un mensonge... Suspicieux, dubitatifs sur le caractère trivial de certaines séquences, nous voilà stimulés au maximum à creuser toujours plus profondément, sans relâche.

Angela Sarafyan (Westworld), irréstistible.

Their Story

Ces différentes personnes que l'on est amené à observer, qui nous sont totalement étrangères, nous allons rapidement les connaître réellement. Par la magie de dialogues écrits avec précision, d'une mise en scène suffisamment maligne pour que le moindre détail donne envie d'enquêter et de performances d'acteur comme le média Jeu Vidéo n'en a que trop rarement connu. Celles-ci sont le ciment d'une expérience narrative non-linéaire de haute volée, où les émotions vont souvent se projeter hors de l'écran pour nous éclabousser, nous contaminer.

Grâce aux interprétations très nuancées de Logan Marshall-Green (bluffant), la très sexy Angela Sarafyan, les attachantes Kerry Bishé et Alexandra Shipp, ainsi qu'une foule de rôles secondaires parfois marquants, dont une toute petite fille incroyablement à l'aise, on entre inexorablement dans la phase de l'attachement. Ces tranches de vie qu'on jurerait non feintes et dans lesquelles on plonge à corps perdu pendant plusieurs heures nous amènent presque à apprécier cette position de voyeur et à tisser des liens malgré nous. Mais peut-on tout savoir ? Notre perception de certaines choses ne peut-elle pas se voir altérée ? Le coup de génie, comme pour Her Story, c'est que l'histoire, vous vous la faites avec ce que vous trouvez. Il se peut que vous pensiez avoir terminé le boulot et que vous ordonniez alors la fin de la "partie"... Et que l'épilogue laisse supposer que la vérité ne relève pas exactement de ce que vous avez dessiné dans votre palais mental.

Logan Marshall-Green, également producteur, qui livre ici une performance incroyable.

Je reçois sur mon écran tout son roman

Moins brut et artisanal que Her Story, profitant de quelques subtiles volutes musicales qui entretiennent une ambiance polar étouffante, au même titre que le reflet de notre avatar dans la lucarne et de quelques "pauses" inattendues, Telling Lies n'a pour ainsi dire pas de véritable défaut, si ce n'est celui d'être, au final, qu'une évolution, et non une révolution d'un concept efficient et qui peut parler à n'importe qui disposant d'un ordinateur. Proposé avec une traduction française impeccable, le rendant totalement accessible chez nous, il ne peut être égratigné que par deux choix - qu'on imagine parfaitement conscients. D'abord le fait que l'on ait un accès direct à cinq résultats maximum pour un mot-clé, ce qu'on pouvait comprendre avec un PC des années 90 mais pas trop sur une bécane contemporaine, obligeant toujours à affiner sa recherche. Ensuite que le nombre d'extraits total sur le disque dur nous soit inconnu. Cela n'empêche toutefois pas une seconde l'expression pleine des qualités du titre, innombrables, pour peu que l'on soit réceptif et qu'on se sente l'âme d'un détective.

 

 

 

Si Telling Lies se contente de reprendre la formule de Her Story avec un budget autrement plus conséquent et davantage d'acteurs et d'intrigues, il n'en demeure pas moins un véritable tour de force narratif - cela alors même que la découverte, l'interprétation et la compréhension demeurent entre les mains du joueur. Grâce un casting tout simplement brillant, bien dirigé, qui donne vie à des dialogues tout aussi étincelants révélant un scénario global touffu et plus que convaincant, le dernier jeu de Sam Barlow atteint sans peine le rang de chef-d'oeuvre. Un incontournable de 2019.

 

 

 

+ On aime
  • Des performances d'acteur d'un niveau stellaire.
  • Une intrigue globale et des histoires personnelles sans fausse note.
  • Implique le joueur de manière simple.
  • Localisation française (à l'écrit) parfaite.

 

- On n'aime pas
  • L'effet de surprise de Her Story disparaît.
  • Le nombre limite de résultats accessibles ?

 

 

 

 

NOTE : 17/20

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21 août 2019

Test de Luna - Jeu Video Giga France

NOTE : 15/20

luna

Luna est un jeu d'aventure. Il s'agit d'une histoire interactive qui raconte l'histoire d'un jeune oiseau qui se retrouve soufflé loin de chez lui. Les joueurs doivent retrouver les souvenirs du jeune oiseau, mais aussi résoudre des énigmes permettant de débloquer de nouveaux niveaux, de nouvelles plantes et de nouveaux animaux.

LUNA1NOTE : 15/20

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20 août 2019

Test de Paw Patrol : La Pat' Patrouille En Mission - Jeu Video Giga France

NOTE : 14/20

Paw patrol la pat'patrouille en mission

Basé sur la série animée à succès de Nickelodeon, Paw Patrol comprend 16 aventures mettant en vedette les huit chiots héroïques et Ryder. Aidez chaque chiot à utiliser ses compétences uniques pour sauver la communauté.

 

 Pat' Patrouille, Pat' Patrouille, vite ils repartent en vadrouille [...] ». Si vous aussi vous connaissez ce générique par cœur, c'est que comme moi, vous êtes parent d'un ou plusieurs enfant(s) âgé(s) de 3 à 6 ans : les aventures de Ryder et de son équipe de chiots, la Pat'Patrouille, n'ont sans doute plus aucun secret pour vous, et les jouets de cette licence désormais phare ont vraisemblablement envahi votre intérieur. Désireux de faire découvrir à mon fils de 4 ans l'univers vidéoludique sur console, ce titre me semblait parfait comme entrée en matière.

Développé par le studio Outright Games connu pour l’adaptation d’autres univers destinés aux enfants (entre autres Ben 10 ou Hôtel Transylvanie), le jeu est découpé en missions ayant toutes pour objectif de sauver un animal ou un humain en danger. Chacune commence au QG de la Pat'Patrouille et met en scène Ryder qui nous explique (en français et avec la voix originale du dessin-animé) ce qu'il y a à faire et quels chiots ont les capacités adéquates pour réussir (deux que l'on dirige à tour de rôle, et deux qui seront là pour nous aider ponctuellement à débloquer certains passages). C'est à ce moment-là que je décide de passer la manette à mon fils, forcément impatient de diriger ses héros, et que je relève un premier bon point : grâce aux indications de Ryder qui décrivent précisément comment jouer (un dessin apparaît à l'écran avec la touche à utiliser), il a rapidement assimilé les commandes et a pu facilement se lancer dans l'aventure.

En effet, le jeu est réellement adapté à la tranche d'âge qui regarde le dessin animé (3-6 ans), car il suffit simplement, un peu comme sur les jeux typés "tablette", d'avancer, de récolter des friandises (ici des os) et de sauter d'une plateforme à l'autre. Il en sera de même dans chacune des missions, qui sont toutes construites sur le même modèle, à savoir une moitié avec un des chiots, quelques endroits où il faut choisir entre exécuter une action contextuelle ou appeler un membre de la Pat'Patrouille pour franchir un obstacle, et bis repetita avec le deuxième chien dans l'autre moitié. Cela rend le tout assez répétitif, même si les développeurs ont eu la bonne idée d’inclure quelques surprises comme par exemple des phases de gameplay sous l'eau ou à snowboard.

 

Autre point positif, le jeu n'est jamais punitif et abandonne toute idée de game over, évitant ainsi le découragement pour l'enfant. Les développeurs ont même eu la bonne idée de transformer les trophées en récompenses sous forme de badges à collectionner, ce qui a énormément plu à mon fils qui veut désormais tous les avoir. Il lui faudra pour cela non seulement finir l'histoire, mais aussi ramasser tous les objets du jeu et donc refaire les niveaux.

Soyons honnêtes, la prestation graphique se révèle plutôt pauvre si on la compare à d’autres titres PlayStation 4. Elle est cependant assez fidèle à la série, et c'est avec plaisir que les jeunes joueurs parcourront les décors qui leur sont si familiers, même s'ils manquent quelque peu de variété avec seulement quatre paysages différents pour accueillir les quinze missions. Dommage également que le thème musical tourne en boucle, et que les membres de la Pat'Patrouille soient tous muets : on aurait bien aimé qu’ils sortent leurs répliques préférées !

 

 

Notre verdict

On aime

  • Adapté aux 3-6 ans
  • Fidèle au dessin animé
  • La vraie voix de Ryder
  • Tous les membres de la Pat'Patrouille jouables...

 

On n'aime pas

  • ... mais muets
  • Des missions répétitives
  • Graphiquement limité

 

Les menus défauts du titre d’Outright Games n'ont en rien gâché le plaisir pris par mon garçon pour sa première expérience du petit monde vidéoludique. Force est de constater que le pari des créateurs de vouloir contenter un jeune public est réussi, ce qui est plutôt appréciable car les jeux du genre sont désormais très rares sur console. Voilà un cadeau de Noël tout trouvé si, à votre tour, vous souhaitez initier un enfant de votre entourage au jeu vidéo !

 

 

 

NOTE : 14/20

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19 août 2019

Test de PictoQuest : The Cursed Grids - Jeu Video Giga France

NOTE : 13/20

PictoQuest-TheCursedGrids

Une bonne grille de lecture

 

L'astuce est désormais bien connue : chaque événement organisé par l'un des poids lourds du secteur s'accompagne désormais de la sortie aussi surprise qu'immédiate d'un titre parfois attendu de longue date. Les anciens d'Arkedo, eux, ont carrément choisi d'annoncer et de sortir leur nouvelle création PictoQuest : The Cursed Grids en une même fraction de seconde. 

Le Picross semble ne jamais avoir autant eu le vent en poupe : décliné depuis belle lurette sur les différentes consoles Nintendo, le genre s'acoquine désormais de temps à autre avec d'autres licences, comme en attestent les épisodes Kemono Friends ou, plus récemment, Overlord. Mais cette fois, le nouveau studio français NanoPiko choisit de mélanger le chronophage remplissage de cases avec un RPG tout en pixels. Le mélange des genres s'avère-t-il aussi maîtrisé qu'un certain Henry Hatsworth en son temps ? 

Gardez toujours un oeil sur les jauges d'attaque de vos adversaires.

Go with thea Flöh

PictoQuest nous narre les aventures d'Arvel et Flöh, deux jeunes aventuriers partis à la poursuite du démoniaque Moonface, qui a dépouillé le royaume de Pictoria de ses tableaux pixelisés. Quelle vie. Le choix de votre avatar ne fait pas grande différence, puisqu'il convient de venir à bout de quelques dizaines de grilles à noircir, encore et toujours. Situant son action dans un univers fantasy coloré qui porte assurément la patte d'Hervé Barbaresi, le jeu se concentre justement sur la thématique du RPG old school pour proposer des Picross dévoilant épées légendaires, dragons et autres armes médiévales de tous poils. À la place du menu des productions signées Jupiter, PictoQuest déroule ses niveaux les uns après les autres sur une world map au déroulement imposé. Comme dans un New Super Mario Bros., même si les embranchements sont ici inexistants, à l'exception de quelques missions bonus : pour avancer, il faut forcément venir à bout du Picross précédent. 

Heureusement, la difficulté reste très (trop ?) progressive, et permet à n'importe quel joueur même étranger à ce diabolique type de puzzle d'assimiler toutes les subtilités de l'exercice. Si la difficulté nécessite d'atteindre la seconde moitié de l'aventure pour gentiment commencer à pointer le bout de son nez, NanoPiko se montre bien plus généreux dans les formats proposés que la série Picross S. Passées les amabilités de rigueur, PictoQuest déroule ses 15x10, 20x15 et autres 20x20 qui raviront les amateurs du genre, même si un supplément de challenge n'aurait franchement pas été de refus. Aucune grille ne se révèle au final véritablement tortueuse, le jeu préférant accompagner pas à pas les joueurs dans leur progression. Dommage pour les puristes, qui n'auraient sans doute pas craché sur quelques défis dignes de ce nom. 

Si le jeu n'est pas encore assez facile, il y a de quoi faire à l'échoppe du coin.

Défilé de mobs

Mais la véritable spécificité du premier effort de NanoPiko, c'est évidemment son infusion au doux parfum de RPG, qui apporte un supplément d'âme certain au principe du Picross, même si nous aurions une fois de plus aimé profité d'un concept encore un peu plus poussé. En parcourant les différents mondes de PictoQuest, nos aventuriers en culottes courtes doivent faire face à plusieurs types de challenges, prenant la forme de coffres à ouvrir, d'ennemis à combattre, et de boss à occire, le tout saupoudré de quelques quêtes annexes sous condition par-ci par-là. Si les niveaux vous plaçant face à un potentiel trésor représentent le versant plutôt classique du Picross, les combats face à un ou plusieurs monstres tirés du bestiaire classique de la fantasy apportent un semblant de dimension tactique. Chaque joute vous demande en effet de garder un oeil attentif aux jauges de vos adversaires, puisqu'ils vous attaquent automatiquement une fois leur barre de simili-ATB remplie. Pour éviter de perdre bêtement un coeur, vous pouvez toujours les renvoyer dans la file d'attente en complétant une ligne ou colonne entière, ce qui leur ôte au passage quelques points de vie.

Si cela reste relativement simple en face-à-face, les combats à plusieurs vous demandent également de choisir sur quel mob jeter votre dévolu, grâce aux boutons de tranche. Cet exercice de style est sans doute ce que PictoQuest propose de plus novateur et intéressant, dans la mesure où le temps de réflexion d'ordinaire alloué se transforme en (bon) stress. Faut-il conserver une case vide pour contrer un ennemi quitte à ne pas pouvoir résoudre d'autres bouts de son puzzle ? Voilà le genre de questions qu'il faut rapidement se poser. Le problème, c'est que l'aventure propose régulièrement d'acheter quelques items permettant par exemple de révéler quelques cases d'une grille une fois en jeu, une mécanique fort louable au départ mais qui transforme un jeu assez facile en véritable balade champêtre. Entre les potions de soins récoltées via les Picross optionnels et les coeurs supplémentaires à acheter en boutique, on a plus l'impression d'assister à un génocide kawaii qu'à une aventure équilibrée.

 

 

En proposant de mélanger le genres du RPG à l'ancienne aux diaboliques grilles de Picross, PictoQuest nous embarque dans une sympathique aventure au look rétro, dans laquelle deux jeunes héros noirciront encore et encore des puzzles de plus en plus denses, tout en usant de leurs épées pour coller une dérouillée aux monstres de passage. Malgré ses trouvailles astucieuses et ses combats qui apportent une nouvelle dynamique au genre, le jeu de NanoPiko s'avère un brin trop simple pour offrir aux amateurs du genre un défi digne de ce nom, et ce malgré la beauté de l'exercice. Avec ses nombreux items à débloquer, PictoQuest reste un peu trop précautionneux pour donner assez de fil à retordre aux incurables mordus de Picross. Les autres trouveront un titre original à la difficulté progressive, parfait pour découvrir le genre.

 

 

 

+ On aime
  • Les grandes grilles, nombreuses et généreuses.
  • Les combats à plusieurs apportent une dimension stratégique.
  • Une thématique bien respectée qui donne le ton.

 

- On n'aime pas
  • Une difficulté qui se fait attendre.
  • La progression, linéaire.
  • Les items bien cheatés qui cassent un équilibre déjà fragile.

 

 

 

NOTE : 13/20

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16 août 2019

Test de Astrologaster - Jeu Video Giga France

NOTE : 18/20

astrologaster

Suivez l'aventure de Simon Forman, un astrologue qui prétend être un vrai médecin. Il aurait guérit la capitale anglaise de la peste et cela grâce aux étoiles qu'il étudie. Mais une fois l'épidémie finis les vrais docteurs reviennent en ville et les ennuis commencent pour Simon.

ASTROLOGASTER 2NOTE : 18/20

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15 août 2019

Test de Bloodstained : Ritual Of The Night - Jeu Video Giga France

NOTE : 17/20

bloodstained ritual of the night

Un Metroidvania comme on les aime !

 

Avec un Kickstarter record à son époque et l’aura de son père spirituel Castlevania : Symphony of the Night, le jeu de Koji Igarashi Bloodstained : Ritual of the Night a une forte pression sur ses épaules. Mais si vous avez lu les premières previews alarmantes parues il y a deux ans, soyez rassuré : le studio ArtPlay a finalement fait de l’excellent travail avec un titre plein de surprise !

 

Dans Bloodstained, on contrôle Miriam, une jeune demoiselle capable d’absorber des éclats de démons pour obtenir leur pouvoir. Aider par l’Église, elle entreprend d’investir le château de Gebel, un homme pourvu du même don que Miriam et bien décidé à l’utiliser pour faire régler le mal. Il s’agit d’un pitch simple, qui n’est toutefois pas sans approfondissements avec la présence de personnages secondaires comme Alfred et Zangetsu.

Un arsenal de folie

Bloodstained : Ritual of the Night - Un Metroidvania comme on les aime !

Comme dans tout Metroidvania qui se respecte, on commence avec des capacités plutôt réduites, lors d’une phase d’intro sur le bateau qui nous emmène au château. Toutefois, on obtient rapidement des compétences diverses et variées, tant pour attaquer les ennemis que pour se déplacer dans des salles spacieuses. L’un des éléments qui nous poussent constamment à avancer, c’est l’envie de collectionner toutes les armes, armures et éclats, tant leurs caractéristiques peuvent être utiles, voire juste fun. Outre les magies et invocations, il est possible d’envoyer des attaques dans toutes les directions avec le joystick droit ou la souris, ce qui permet une grande liberté offensive. Lancer des flèches, envoyer des blocs de glace, il existe des centaines de possibilités et les fans de loots seront déjà aux anges ! Cependant, cela ne suffit pas à faire un bon jeu et heureusement pour lui, Bloodstained dispose aussi d’un level design intelligent où les allers-retours, inhérents au genre, ne sont pas dérangeants. Les nouvelles capacités nous font régulièrement voir les environnements d’un autre œil et c’est tout ce qu’il fallait pour prendre son pied. Lors de nos seconds passages, notre personnage est en général plus véloce, ou dispose carrément de compétences qui lui permettent de passer les salles en un clin d’oeil. Impeccable pour l’impression de puissance et d’évolution.

Bloodstained : Ritual of the Night - Un Metroidvania comme on les aime !

Pour tenir sur la longueur, BloodStained fait l’effort de renouveler l’expérience avec des combats contre des boss nombreux et variés, tout comme les environnements, plutôt exotiques quand on sait que l’on est censé être dans un château : pas sûr qu'on trouve de la lave en fusion ou des cavernes de glace du côté de Chambord. Certes, le bestiaire fait dans la répétition, mais puisque ce n’est pas le cas des situations, on s’en sort plutôt bien. La seule ombre au tableau à ce niveau-là reste l’intelligence artificielle des démons, dont le nombre de patterns peut s’avérer limité, ce pour quoi nous vous conseillons de jouer en difficile si vous êtes un habitué du genre.

 

Il faut juste fermer les yeux, parfois...

Bloodstained : Ritual of the Night - Un Metroidvania comme on les aime !

D’un point de vue artistique, nous sommes un peu moins dithyrambiques avec Bloodstained, qui s’avère parfois fade. La direction artistique générale pourrait être bonne si on oubliait quelques délires comme des têtes de chiens géants qui jurent un peu avec l’ensemble. Par contre, il est compliqué d’excuser ce qui s’avère être le plus gros défaut du jeu : les animations. Ces dernières sont de piètre qualité avec des mouvements mous et gauches sans finesse, tendant vers un manque de classe général qui fait pâle figure face à de nombreuses productions actuelles, voire passées. Pas de quoi vous éloigner de la manette, certes, mais cela reste à noter. Les musiques sont quant à elle de très bonne qualité.

Bloodstained : Ritual of the Night - Un Metroidvania comme on les aime !

En dehors de cela, Bloodstained propose aussi une durée de vie conséquente, surtout si vous êtes à la recherche du 100 %. Comptez bien 15h à 20h de jeu, sans compter l'aspect scoring pour ce que l'on débloque, comme le mode Boss Rush. Rares sont les jeux de ce type à être aussi excitant sur le long terme, notamment avec la possibilité de crafter des trouzaines d’armes, mais aussi d’améliorer les éclats pour provoquer de nouveaux effets, multipliant ainsi les combinaisons possibles. Pas la peine de vous en dire plus, si vous appréciez un minimum le genre, on vous conseille vivement l’achat, vous ne serez sûrement pas déçus….

Bloodstained : Ritual of the Night - Un Metroidvania comme on les aime !Bloodstained : Ritual of the Night - Un Metroidvania comme on les aime !
Les notes :
+Points positifs
  • Un level design à la hauteur
  • Personnage agréable à manier
  • La pléthore d’équipement, avec des effets variés
  • Un impressionnant nombre de capacités
  • Une durée de vie honorable
  • Une bonne dose de seconde degré
  • Des modes à débloquer (Boss Rush...)
  • On peut customiser Miriam
  • Des secrets partout

 

-Points négatifs
  • Les animations sont de très mauvaise facture
  • Une direction artistique chancelante
  • Bestiaire un poil répétitif
  • Pattern des ennemis peu évolué
  • Quelques bugs

 

Nous n’attendions pas Bloodstained : Ritual of the Night à ce niveau, mais c’est bel et bien un titre épatant qu’à conçu Koji Igarashi et son studio ArtPlay. La progression est exquise pour qui aime récolter régulièrement de nouveaux pouvoirs et s’amuser à les utiliser et à les marier ensemble. Gameplay agréable, level design soigné et durée de vie honorable, il tient largement la route avec quelques combats de boss de qualité. Certes, il montre un peu les signes de son développements chaotiques via ses animations ultra datées et quelques bugs, mais l’expérience reste excellente pour quiconque aime le genre.

 

 

 

NOTE : 17/20

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