14 octobre 2019

Test de Call Of Duty : Classic - Jeu Video Giga France

NOTE : 14/20

Call of duty classic

Faire du neuf avec du vieux, c'est ce que font nombre de développeurs en remettant au goût du jour des vieux titres qui ont fait fureur à leur époque. Le célébrissime Call of Duty premier du nom ne déroge pas à la règle et s'octroie une cure de jouvence en revenant sous le nom de Call of Duty Classic dans une version HD. Ce titre, disponible à l'époque uniquement sur PC, est actuellement téléchargeable sur le marché du Xbox Live et sur le Playstation Store.

Call of Duty

Comme dit précédemment, ce Call of Duty est un remake HD du titre paru en 2003, le contenu étant identique à la version d'origine. Cet opus vous fait revivre la Seconde Guerre mondiale à travers différents événements qui ont marqué l'histoire comme le débarquement sur les plages de Normandie ou la bataille de Stalingrad. Le scénario s'étend sur 24 missions réparties en 4 campagnes. Vous incarnez successivement trois soldats, un Américain, un Russe et un Anglais, qui se retrouvent en première ligne lors des différents affrontements. Pour venir à bout de la campagne solo, il faut compter environ 7 heures de jeu, ce qui est plus que correct pour un titre disponible en téléchargement. Un mode multijoueur vient en théorie augmenter cette durée de vie. Pourquoi en théorie ? Pour la simple et bonne raison qu'il est quasiment impossible de rejoindre la moindre partie. Il n'y a pas un chat sur le Live, que ce soit en matchmaking d'amis ou pour les parties avec classement et ce quel que soit le mode de jeu choisi. Si vous souhaitez jouer ou rejouer à ce mode multijoueur, il vous faudra trouver des compagnons d'armes par vos propres moyens.

Call of Duty Et oui John, la guerre c'est moche ! Graphiquement, le passage à la HD est dans l'ensemble plutôt réussi. Bien évidemment, le rendu final ne casse pas trois pattes à un canard. On apprécie tout de même l'effort fourni par Infinity Ward de nous proposer une version qui ne traumatise pas nos mirettes malgré son vieil âge. Les effets d'ombres ont été retravaillés et il en va de même pour les textures même si ces dernières restent fortement pixellisées. Quelques bugs de collision sont également présents. Dans la version originale l'usage du clavier était de mise. Il a alors fallu adapter les touches au pad et il faut avouer que le résultat est plutôt concluant. En effet, les touches des précédents Call of Duty sortis sur la console ont tout simplement été reprises et adaptées pour cette version. Seul petit bémol, l'usage de la croix directionnelle pour que le personnage se décale sur le côté n'est pas du tout ergonomique. L'emploi de ce mouvement lors des phases de combats relève tout simplement de l'exploit, puisque dans le feu de l'action jongler entre le joystick et la croix directionnelle est loin d'être pratique. D'autre part, l'utilité du mouvement est plutôt contestable, du moins sur consoles. Enfin, si vous avez joué aux autres Call of Duty, il est possible que vous trouviez votre personnage mou et très lent, ceci étant dû au fait qu'il n'y ait pas de touche pour courir.Call of Duty Faire exploser le pont est le meilleur moyen d'échapper à vos poursuivants. Avant de clôturer ce test, il reste un dernier point important à aborder et pas des moindres, le prix. Vous pouvez vous procurer ce jeu sur le marché du Xbox Live et le Playstation Store pour 15 euros environ. Ce qui, pour un titre téléchargeable et qui plus est, un jeu ayant déjà quelques années au compteur, est loin d'être donné. Néanmoins, des réductions sont régulièrement disponibles sur les deux supports, ce qui vous permettra peut-être de vous le procurer à moindre coût. A acheter, si vous êtes nostalgique et que vous souhaitez compléter votre ludothèque avec ce titre qui vous a marqué à l'époque. Au final, vous pouvez aussi le prendre si vous êtes curieux de découvrir le jeu qui est le point de départ d'une série devenue mythique.

 

 

 

Les notes :
  • Graphismes 12 /20

    Même avec une refonte HD, le jeu accuse tout de même le poids des années. Les textures bien qu'améliorées restent somme toute très pixellisées.

  • Jouabilité 14 /20

    Le passage du clavier au pad ne pose pas de problème du point de vue du gameplay. Seul le mouvement qui s'effectue avec la croix directionnelle devient vite inutile.

  • Durée de vie 15 /20

    Comme pour la première version il faut compter environ 7 heures de jeu, ce qui est correct pour un jeu téléchargeable. Le mode multijoueur qui avait connu à l'époque un franc succès s'avère ici complètement désert.

  • Bande son 16 /20

    Identique à la version de 2003, cette bande-son est toujours d'une grande qualité, que ce soit au niveau des dialogues ou des bruitages qui vous projettent au cœur de l'action.

  • Scénario 14 /20

    Un scénario qui vous propulse en pleine Seconde Guerre mondiale dans la peau de 3 soldats envoyés au front... Vu et revu mais la mise en scène assure les arrières d'un synopsis convenu.

 

 

Call of Duty Classic s'avère être un bon titre qui s'octroie une version HD correcte. Seule ombre au tableau, son prix, 15 euros pour ce soft qui, certes, a eu le droit à un ravalement de façade mais qui commence tout de même à dater. A conseiller aux personnes qui souhaitent découvrir le jeu mais également aux joueurs nostalgiques qui veulent se replonger dans cet opus empli d'histoire.

 

 

 

NOTE : 14/20

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Test de Call Of Duty : Mobile - Jeu Video Giga France

NOTE : 17/20

call of duty mobile

Simple, complet et efficace !

 

Non content d’occuper l’espace médiatique et les attentes des joueurs avec Call of Duty : Modern Warfare, cuvée 2019, Activision a profité de la douce période “octobre-novembre” pour sortir son Call of Duty Mobile, développé par Tencent et Timi. Reprenant globalement la structure de Black Ops 4 dans son fonctionnement et dans son gameplay, le titre brille par sa réactivité et son contenu, s’adaptant à merveille aux téléphones, même les plus modestes…

 

Un pari osé

Call of Duty Mobile : Simple, complet et efficace !

Adapter un gameplay aussi nerveux qu’un Call of Duty sur un terminal mobile, pour un jeu destiné avant tout à l’usage tactile, n’est pas une mince affaire. Et pourtant, Tencent a l’habitude : le géant chinois ayant préalablement porté du MOBA, du TPS et du FPS pour les géants de l’édition console et PC durant les deux dernières années. CoD n'échappe donc pas à la qualité de portage de Tencent et brille par son optimisation. Le titre profite d’une forte réactivité, permettant de lancer une partie très rapidement après un court matchmaking. Il faudra toutefois compter sur un vingtaine de seconde entre le lancement de l’application et l’arrivée sur le menu, mais c’est ici un standard, observable sur des titres analogues. Une fois arrivé au menu principal, trois pans sont accessibles, dont deux disponibles dès aujourd’hui : le multijoueur “classique” et le mode Battle Royale, fortement inspiré de l’expérience Blackout de BO4, mettant en avant des parties à 100 joueurs avec du loot automatisé, des véhicules et quelques features inédites.

Call of Duty Mobile : Simple, complet et efficace !Call of Duty Mobile : Simple, complet et efficace !Call of Duty Mobile : Simple, complet et efficace !

Pratique, solide, et complet

Call of Duty Mobile : Simple, complet et efficace !

On retrouve à travers le hub tout un pan dédié à la customisation de l'équipement, des armes et à l'établissement des profils de combattants (scorestreak, perks et skins). Le joueur et son évolution sont également au centre de l'écran principal, mettant en avant les défis, les saisons, les événements éphémères et le sempiternel pass de combat “à la Fortnite”. C’est aussi dans ce hub que nous pouvons avoir accès à une ribambelle d’options de customisation, permettant de modifier l’UI, intégralement modulable, et les différents modes de gameplay, plus ou moins assistés, permettant par exemple de ne même pas se soucier du tir, le jeu faisant feu dès que vous êtes “sur un ennemi”. Côté maniabilité, on prendra très vite en main le titre, malgré des contrôles de prime abord un peu gênants, surtout lorsqu’il s’agit de déclencher le viseur pour faire feu, et de rappuyer sur un petit bouton virtuel pour revenir en tir au jugé. Passé ce petit couac, qui deviendra un réflexe peu gênant par la suite, le titre est étonnamment maniable et plaisant à jouer. Il ne prend pas en compte les manettes, ce qui met théoriquement tout le monde sur un même pied d’égalité, bien que les joueurs sur émulateurs soient avantagés par rapport aux joueurs honnêtes. Sur nos quelques jours de test, nous n’avons toutefois pas été frustrés par des joueurs diamétralement plus doués que nous, et avons constamment pris du plaisir sur nos sessions, que cela soit en mode multi conventionnel ou en Blackout.

Call of Duty Mobile : Simple, complet et efficace !Call of Duty Mobile : Simple, complet et efficace !Call of Duty Mobile : Simple, complet et efficace !

Call of Duty Mobile : Simple, complet et efficace !

Côté contenu brut, le multi comporte 5 modes de jeux et 9 cartes on ne peut plus classiques et emblématiques de l’expérience Call of Duty. Du Domination sur Firing Range jusqu’au Recherche et Destructions sur Crossfire en passant par le Match à Mort par Équipe sur Hijacked, les habitués ne seront nullement dépaysés et apprécieront probablement la fidélité de l’expérience, auréolée par une technique presque sans faille, ronronnant à 60 images par seconde, même sur notre Honor View 10 (sorti à 500€ il y a presque 2 ans). Bien évidemment, le passage en Blackout change un poil la donne et capera le jeu en 30 images par secondes, avec quelques lacunes techniques, pour une expérience logiquement bien plus gourmandes que les maps à 10 joueurs du multi classique. Ici, 100 joueurs et, on le soupçonne vite, quelques bots, s’affrontent pour la victoire, en solo, duo et trio, mettant au coeur du gameplay un système de classes revisité, donnant des rôles spécifiques aux joueurs : médecin, sniper, clown faisant spawner des zombies, et autre classes plus mobiles que la moyenne. Les véhicules sont présents et se pilotent bien, mention spéciale pour l’hélicoptère clairement maniable et pratique. Ce dernier est en effet idéal pour parcourir la carte rapidement et être le premier sur les différents points d'intérêt, à l’image des caisses de largage, ou des événements spéciaux, comme cet étrange Cerbère qui a tendance à one shot tout ce qui bouge… Vous voilà prévenus.

 

 

Un vrai free to play non-contraignant

Call of Duty Mobile : Simple, complet et efficace !

Côté modèle économique, le topo nous est très vite présenté au bout de quelques parties : outre le battle pass, le jeu comporte une partie boutique, donnant accès à des packs contenant skins et armes et autres boosts d’XP. Free to play, le titre est également très généreux sur ses loots et n’impose aucune limitation au niveau des parties jouées. Nous sommes donc ici, au moment du test (niveau 22) sur un modèle assez appréciable et plutôt généreux. Difficile de trouver des gros défauts à la formule tant le travail est ici bien fait, portant d’une façon très appréciable l’expérience Call of Duty dans un format de poche s’adaptant à tout type de sessions, de 5 minutes à une demi-heure.

Call of Duty Mobile : Simple, complet et efficace !Call of Duty Mobile : Simple, complet et efficace !Call of Duty Mobile : Simple, complet et efficace !
Les notes :
+Points positifs
  • Beau et fluide
  • Modèle économique peu-contraignant et bien fichu
  • Un contenu à la hauteur, incluant beaucoup de récompenses et de customisation
  • Des contrôles modulables, des options riches, et un gameplay très efficace

 

-Points négatifs
  • Quelques rares lacunes d’optimisation en mode Blackout
  • Des contrôles qui peuvent perturber au tout début...
  • Un log-in en invité ou en synchronisation Facebook

 

Timi et Tencent réalisent ici un très bon jeu mobile, retranscrivant avec efficacité l’expérience CoD, du multijoueur bien nerveux, à la fluidité sans pareil, jusqu’au Blackout, battle royale complet et riche que l’on parcourt en une trentaine de minutes. La réalisation est de bonne facture, les contrôles se prennent bien en main, le contenu est au rendez-vous, et le titre s’adapte à vos disponibilités en matière de session de jeu. Bref, Activision tient là un free to play non-contraignant, bien designé, qui met efficacement en avant un gameplay signature dynamique et bien adapté au mobile.

 

 

 

 

NOTE : 17/20

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11 octobre 2019

Test de Hell Let Loose - Jeu Video Giga France

NOTE : 14/20

HELL let loose

Hell Let Loose est un FPS se déroulant durant la Seconde Guerre mondiale. Combattez avec votre unité dans des champs de batailles pouvant accueillir jusqu'à 100 joueurs, dans un mode 50 contre 50 personnes.

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Chaque membre de la squad a un rôle à jouer et la chaine de commandement indique les missions confiées. Il faut bien avoir en tête que ce jeu se joue avec un micro et en suivant les ordres de son chef de squad sinon il perd tout son intérêt. L'esprit collaboratif prime sur les performances individuelles. Le principe de conquête stratégique de points sur la map et de point de ravitaillement (essence munition) donne une dimension collective très intéressante. HLL continue de se développer et il faudra améliorer la gestion de la squad (possibilité de ban pour les joueurs solo qui ne servent à rien) afin que l'expérience soit une totale réussite.

 

 

GRAPHISMES :

+ Visuel correct basé sur un moteur Unreal

 

JOUABILITE :

+ Jouer en équipe en ligne

+ Pas bourrin

+ gameplay à mi-chemin entre battlefield , commando et enemy territory

- les chars allemand un peu trop dur à détruire des fois

- Pas énormément de cartes

 

DUREE DE VIE :

+ très bonne durée de vie car les points sont placés différemment à chaque partie

 

BANDE SONORE :

+ les explosions sont correctes

- Les armes manquent un peu de punch sonore

 

 

 

NOTE : 14/20

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07 octobre 2019

Test de Medal Of Honor : En Première Ligne HD (PLAYSTATION 3) - Jeu Video Giga France

NOTE : 18/20

medal of honor en première ligne

Medal of Honor : En Première Ligne est un jeu de tir à la première personne sorti sur Playstation 2 puis maintenant en téléchargement sur PS3. Prenez le contrôle d'un simple soldat durant la Seconde Guerre mondiale et préparez-vous à vivre le conflit de façon intense grâce à une mise en scène hollywoodienne.

 

sortie en France : 16/08/2011 sur le PSN pour la PLAYSTATION 3

 

GRAPHISMES :

+ Léger retouchage des textures

+ Les effets de l'eau sont particulièrement réussis

+ Les effets d'explosions ont changé

+ Impressionnants lieux du Débarquement aux paysages hollandais (Market Garden oblige), de l'intrusion d'un sous-marin à un manoir allemand

 

JOUABILITE :

+ Plaisir à jouer

+ 2 configurations de touches : soit l'authentique : élite MoH (utilisée sur PS2) , soit une configuration "moderne"

+ Présence du Multijoueurs en ligne Internet

+ Visée métal au lieu d'un zoom

+ Une option pour les grenades a été rajoutée (au lieu de passer par l'inventaire)

+ Campagne solo : 6 missions , divisées elles-mêmes en quelques sous-missions.

- Pas de course/sprint

- Pas de choix des armes

- Manque de "point de contrôle" (si on meurt , on recommence au début du niveau)

- Absence du multijoueurs en écran splitté

- 1 barre de vie , pas de regénération (à l'ancienne) , difficile

 

DUREE DE VIE :

+ Conséquente (8h environ)

 

BANDE SONORE :

+ De belle qualité

+ Musique magnifique

 

SCENARIO :

+ Très soigné (il raconte la seconde guerre mondiale)

 

TROPHEES :

- Difficile à avoir le platine

 

PRIX :

+ Correct (à 9.99 €) en téléchargement

 

 

 

NOTE : 18/20

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Test de America's Army : Rise Of a Soldier - Jeu Video Giga France

NOTE : 11/20

America's army rise of a soldier

C'est en 2002 que l'armée américaine, souhaitant toucher les amateurs de jeux vidéo pour améliorer son image de marque et pourquoi pas trouver de nouvelles recrues, a sorti America's Army, un jeu PC qui avait la particularité d'être entièrement gratuit. Et gratuit ne voulait pas dire de mauvaise qualité puisque le titre a connu un assez gros succès grâce à son moteur 3D efficace et à son gameplay sympathique. D'ailleurs, des patches sortent encore régulièrement pour en booster le contenu. Les joueurs consoles ont aujourd'hui droit à leur propre jeu parrainé par l'armée américaine avec une différence essentielle : il est payant.

America's Army : Rise Of A Soldier

Si nombreux étaient les gens qui avaient crié au scandale, il y a quelques années, à cause de la parution d'un jeu entièrement voué à la glorification de l'armée américaine et qui ne s'en cachait pas, force est de constater qu'aujourd'hui, le soufflet est retombé. Il est donc plus facile de juger à tête reposée de la qualité de Rise of a Soldier, un soft qui n'a pas grand-chose à voir avec l'opus PC hormis son concept de base : vous mettre dans la peau d'un soldat américain qui va devoir servir son pays en accomplissant différentes missions inspirées de la réalité. En effet, des consultants officiers de l'armée US ont été employés pour que le jeu ressemble le plus possible à ce que les troupes rencontrent vraiment en opération. Typiquement, Rise of a Soldier est un FPS tactique qui impose de ne pas foncer tête baissée dans l'action mais plutôt d'agir en commun avec son escouade pour progresser.

America's Army : Rise Of A Soldier Un travail d'équipe. La campagne solo est divisée en sept parties de cinq missions chacune. En théorie, cela nous ferait 35 missions, mais dans la réalité, certaines ne sont que des tutoriaux pour nous expliquer les spécificités du gameplay des différents types de soldats que l'on aura à contrôler : le fusilier, le grenadier, le chef d'équipe, le sniper et le membre des forces spéciales. Des tutoriaux impossibles à zapper qui sont parfois assez gavants de part les objectifs qu'ils imposent comme tirer sur une trentaine de cibles en un temps limité. Si vous en ratez trop, vous êtes bon pour recommencer. Cela donne le sentiment que certaines épreuves sont davantage là pour rallonger la durée de vie que pour autre chose. Certes, cela se passe peut-être comme ça dans l'armée américaine, mais à jouer, c'est loin d'être palpitant. Autre problème, tout est beaucoup trop scripté et on a l'étrange impression de subir les événements. Lorsque vous dépassez un certain point, des ennemis se mettent à bouger, lorsque vous leur tirer dessus, cela déclenche un autre événement... Bref, la rejouabilité est très limitée puisqu'on sait déjà à quel endroit vont apparaître les adversaires et comment les contrer. Beaucoup de FPS sont scriptés, mais ils arrivent à sauver la face grâce à leur aspect spectaculaire, à leur réalisation sans faille mais on ne peut pas dire qu'America's Army : Rise of a Soldier soit particulièrement impressionnant de ce côté là.America's Army : Rise Of A Soldier Le système de compétences. L'intelligence artificielle est loin d'être des plus efficaces. Lorsque vous êtes en vue, les ennemis s'évertuent à vous prendre comme cible prioritaire et se désintéressent de vos coéquipiers. En plus, les bougres ne prennent bien souvent pas la peine d'élaborer une stratégie d'approche bien coordonnée et on a la surprise de constater qu'ils se jettent à tour de rôle sous notre feu, sans tenter une prise à revers ou une attaque massive. Bref, ils tombent sous les balles comme des lapins. C'est vraiment dommage car, par ailleurs, le jeu fait preuve de quelques idées intéressantes comme l'évolution de vos aptitudes selon vos performances. En effet, à l'image des jeux de rôle, vous gagnez un certain nombre de points à la fin de chaque mission, points que vous pouvez dépenser pour améliorer votre résistance, votre précision au tir, votre aptitude à bien utiliser les kits de soins... Très utile pour faire face aux difficultés que vous ne manquerez pas de rencontrer. Le jeu contient aussi un mode Xbox Live jouable jusqu'à 16 joueurs (une équipe attaque et l'autre défend un objectif) dans lequel vous pouvez, petite originalité, soigner vos alliés ou vous faire soigner lorsque vous êtes blessé. Plutôt sympathique et indispensable lorsqu'on sait qu'il n'y a pas de respawn en cas de mort. Si vous mourrez, vous mourrez définitivement et vous ne réapparaissez pas comme on peut le voir dans la majorité des FPS. Il vous faudra donc attendre la fin de la partie avant de pouvoir à nouveau prendre le contrôle de votre soldat. Au final, America's Army : Rise Of A Soldier déçoit. Avec sa réalisation loin d'être à la hauteur, son IA franchement limite et son mode solo sans grand intérêt, il ne déchaînera certainement pas un enthousiasme débordant.

 

 

 

Les notes :
  • Graphismes 10 /20

    Le jeu ne fait pas le poids comparé au sublime Black. Les textures sont moins détaillées et les décors sont un peu vides. Mais le pire, avec aussi peu de détails affichés, c'est que le frame rate est souvent chancelant.

  • Jouabilité 11 /20

    L'intelligence artificielle connaît quelques grosses lacunes comme des adversaires qui restent à découvert alors qu'on les canarde, ou qui vous tirent dessus en se désintéressant totalement de vos coéquipiers. Le gameplay du mode solo en prend un coup. C'est d'autant plus dommage que le système d'amélioration des compétences au fil des missions était plutôt bien trouvé.

  • Durée de vie 11 /20

    En solo, ce n'est pas terrible : vous ferez la campagne une fois, mais certainement pas deux puisque tout est scripté, que la rejouabilité est quasi nulle et que l'aspect spectaculaire est absent à cause de la réalisation trop moyenne. Le multijoueur apporte un plus, mais on aurait aimé des modes de jeux plus variés.

  • Bande son 14 /20

    La bande-son est tout à fait correcte. Les musiques des menus sont sympathiques, les bruitages réussis et les voix (en anglais) plutôt convaincantes bien qu'un peu caricaturales (l'éternel sergent qui vous gueule dessus est de la partie).

  • Scénario /

    Dans la campagne solo, les missions sont indépendantes les unes des autres. Il n'y a, hélas, pas de scénario global.

 

 

America's Army : Rise of a Soldier n'est que très peu intéressant en solo à cause de ses missions peu originales et de son IA lacunaire. En outre, la réalisation laisse à désirer surtout lorsqu'on a pu voir avec Black ce que la console a dans le ventre. Reste un mode multijoueur pas désagréable mais insuffisant pour remonter le niveau d'un jeu très moyen.

 

 

 

 

NOTE : 11/20

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Test de Operation Flashpoint : Dragon Rising - Jeu Video Giga France

NOTE : 15/20

OPERATION flashpoint dragon rising

Attendu au tournant par des hordes de joueurs désireux de découvrir ce que Codemasters allait bien pouvoir faire de la licence guerrière Flashpoint, Dragon Rising a finalement lancé l'assaut sur toutes les boutiques de France et de Navarre. Et le titre nous apparaît finalement comme nous l'imaginions à la lumière de nos précédents contacts : intense, exigeant et réaliste mais malheureusement bancal.

Operation Flashpoint : Dragon Rising

Avant même de chausser nos rangers, prenons quelques secondes pour nous infliger quelques commentaires généraux, qui permettront néanmoins d'appréhender Dragon Rising pour ce qu'il est, et non pas pour ce qu'il aurait pu/dû être. En effet, le développement d'Operation Flashpoint : Dragon Rising représentait deux challenges de taille pour Codemasters. En premier lieu, il s'agissait de se montrer digne du premier Flashpoint, développé en des temps reculés par Bohemia Interactive. Et dans un deuxième temps, il fallait faire en sorte de rendre le jeu accessible aux joueurs consoles. Codemasters s'est donc retrouvé à devoir faire une sorte de maladroit grand écart facial, tout en prenant un petit peu plus d'appui du côté de la PS3 et de la 360, commercialement plus intéressants que le PC. En résulte un soft qui ne satisfera sans doute pas les fans du premier Flashpoint, d'autant que ces derniers peuvent maintenant se tourner vers ArmA, mais qui parviendra sans doute à convaincre les consoleux. Après tout, pour beaucoup de ces derniers, un titre tel que Ghost Recon Advanced Warfighter 2 constitue sans doute le pinacle de l'action tactique.

Operation Flashpoint : Dragon Rising A les voir comme ça, dans le feu de l'action, on les croirait presque capables de faire la guerre. Ceci étant bien ancré dans l'esprit du lecteur, enfilons maintenant nos fameuses rangers et notre beau treillis flambant neuf et partons ensemble sur une île fictive répondant au doux nom de Skira. Située au nord du Japon et placée sous contrôle russe, l'île en question offre de nombreuses réserves de pétrole encore inexploitées et attise logiquement les convoitises. La Chine, qui lorgne depuis longtemps sur Skira comme un fiancé sur sa promise, finit par passer à l'acte et débarque sur l'île avec moult troufions et véhicules. Il n'en faudra pas plus pour que les fiers Américains, maintenant alliés des Russes, s'invitent à la fête et commencent à faire péter des trucs pour le fun, pour la gloire ainsi que pour grappiller quelques gouttes du poisseux pactole. Vous, vous vous retrouverez dans la peau burinée d'un commandant des Forces Spéciales américaines, et il vous faudra bien évidemment mettre tout en oeuvre pour vaporiser l'opposition et garantir la victoire de votre camp. Une fois le pitch établi, vous n'aurez plus le droit à la moindre cinématique et devrez vous contenter de quelques lignes de texte dans les briefings.Operation Flashpoint : Dragon Rising L'interface de commandement n'est pas franchement pratique sur PC. La campagne de Dragon Rising comporte 11 missions relativement classiques qui selon le cas, vous emmèneront soutenir une avancée de blindés après un débarquement, porter secours aux pilotes d'un hélico abattu ou encore faire de la reconnaissance, dispositif de vision nocturne à l'appui. Chacune de ces missions s'articule autour d'une batterie d'objectifs primaires et secondaires que vous aurez parfois bien du mal à atteindre. Car très vite, vous allez comprendre que la manière de jouer à Flashpoint n'a rien à voir avec celle d'un FPS lambda. Dans des environnements vastes et relativement ouverts, la plupart des fusillades interviendront entre des soldats placés à plus de 100 mètres les uns des autres. Plus près, le moindre troufion de base peut devenir une menace mortelle, ne serait-ce que par la possibilité, toujours présente, de vous expédier dans l'au-delà avec une balle perdue. Vos meilleurs amis seront donc votre lunette de sniper et votre paire de jumelles, toujours pratique pour observer les environs avant d'amorcer votre progression.Operation Flashpoint : Dragon Rising Deux ou trois coups de feu de rien du tout et tout le monde se met à gambader. A ce titre, sachez que l'expérience Flashpoint est très largement conditionnée par le niveau de difficulté que vous aurez choisi. En mode Normal, qui représente le niveau le moins élevé, le soft ne ressemble plus à grand-chose. Les points de contrôle s'avèrent en effet beaucoup plus nombreux et effaceront comme par magie vos blessures ainsi que celles de vos petits camarades. Franchir un checkpoint permettra même à vos potes tombés au combat de revenir d'entre les morts... Ben écoute, si tu veux hein. Reste que malgré ces généreux avantages, une unique bastos pourra volontiers mettre fin à vos velléités. Dans le meilleur des cas, on finira peut-être estropié, forcé de sortir un bandage pour stopper l'hémorragie, avant de solliciter le médecin pour profiter d'une piquouse magique, capable de guérir tous vos maux. Oui, même les balles... Il n'y a pas à dire, la technologie américaine est d'une redoutable efficacité. Cela dit, si vous augmentez la difficulté, votre doc sera toujours aussi efficace, mais vous profiterez de moins de chekpoints. Les ennemis ne se feront pas plus efficaces non plus, mais le truc, c'est que vous disposerez de beaucoup moins d'indications visuelles, sur la position de vos ennemis et la santé de vos troufions notamment. C'est à cette condition que Dragon Rising vous semblera nettement plus réaliste. C'est là que vous sentirez vraiment la terrible pression des combats et que vous goûterez pleinement aux joies de la victoire. En effet, quand on se dit qu'un pruneau peut facilement mettre un terme à 45 minutes de ramping dans les fourrés, on se met subitement à envisager le jeu d'une manière radicalement différente.Operation Flashpoint : Dragon Rising Il vous faudra de bons yeux pour dégommer les soldats planqués dans les fourrés. Le réalisme pourtant, connaît de nombreuses limites dans Dragon Rising : on citera par exemple la résistance surnaturelle d'une antenne radar qui se révèlera étrangement vulnérable qu'aux seuls pains de C4. Ne comptez pas vous débarrasser du bousin à coups de roquettes ou de grenades puisque cela n'a manifestement pas été prévu par les développeurs. Et que dites-vous de ces macchabées qui disparaissent gaiement après quelques secondes, sans vous laisser les déposséder de leurs précieuses munitions ? Autre absurdité : l'impossibilité pour notre soldat surentraîné de se pencher sur les côtés. Pour tirer, vous devrez donc vous exposer plus que de raison en toute situation, d'autant que les hit boxes des différents objets présents sur le terrain s'avèrent bien trop grandes. En effet, vous vous apercevrez bien vite que tirer en calant son réticule sur le confortable bord d'un tronc d'arbre ne vous empêchera pas d'asmater le digne représentant de la flore locale. Mais le pire nous vient incontestablement de l'IA, parfois capable de vous encercler joyeusement, mais toujours prompte à commettre les pires bévues possibles et imaginables sur un champ de bataille : absence de réaction lors de certaines fusillades voire pendant un matraquage en règle par de l'artillerie, incapacité à se planquer convenablement ou à conduire une jeep, etc. Mais le pompon de la lose, l'oscar de médiocrité revient incontestablement aux trois troufions qui vous accompagneront en permanence. Au-delà de quelques routines intelligentes, comme les déplacements séquentiels lors desquels deux soldats couvrent celui qui se déplace, avant de répéter l'opération chacun à leur tour, on constatera surtout leur volonté de se faire dégommer en toute circonstance.Operation Flashpoint : Dragon Rising Vous pouvez également diriger vos troupes via la carte tactique. Les bougres restent debout sous les tirs, se planquent du mauvais côté d'un muret, battent la campagne de leur propre chef alors qu'on leur aura donné l'ordre de se planquer derrière une bicoque (destructible d'ailleurs), passent dans votre ligne de tir alors que vous tirez déjà depuis plusieurs secondes, et bien d'autres.... Nous avons pu même observer un de nos fiers compagnons d'arme tenter de balancer une roquette sur un char, en oubliant tout simplement qu'un bâtiment se trouvait entre lui et sa cible. L'intention était certes louable, mais n'a finalement résulté qu'en la vaporisation du tireur et de son estimé chef d'escouade, qui fut alors forcé de se retaper 25 minutes de progression depuis la dernière sauvegarde. Joie. Bref, on a bien trop souvent l'impression de devoir partir en mission avec une escouade de jeunes labradors. Dragon Rising dispose pourtant d'une interface de commandement relativement solide, fonctionnant sur un menu radial permettant de définir les mouvements de vos ouailles et leur attitude avec précision. On pourra donc élaborer des tactiques basiques en ordonnant à une partie de votre équipe de contourner une cible pendant que vous et un troufion immobiliserez l'ennemi sous une pluie de balles.Operation Flashpoint : Dragon Rising Magnez-vous de détrousser les cadavres avant qu'ils ne disparaîssent... Hélas, ce joli système d'ordres ne va pas sans son cortège de soucis non plus. Sur consoles, certaines fonctionnalités font usage des mêmes boutons. Ainsi, lorsque vous demanderez un bombardement ou un tir d'artillerie, vous devrez à chaque fois régler à nouveau la cadence de tir de votre arme. Oh yeah. Sur PC, on ne sera pas épargné pour autant, car malgré la possibilité de profiter de davantage de raccourcis, vous devrez néanmoins en passer également par le menu radial, pas franchement idéal lorsque vous ne disposez pas de sticks, d'autant qu'il faudra stopper tout mouvement pour vous en servir. Bref, la liste commence à se faire longue et l'espace à se raréfier. Il est donc temps de s'attacher à ce qui dans une certaine mesure, sauve Dragon Rising, à savoir son multijoueur. Sachez ainsi que vous pourrez remplacer les trois boulets qui vous servent de compagnons par de véritables joueurs humains, dotés vraisemblablement d'un cerveau. Le jeu en sort indéniablement grandi et se révèle nettement plus agréable à traverser, même si vous devrez respecter une petite règle contraignante : la nécessité de ne pas vous éloigner de plus de 250 mètres de vos compères. Cette gêne apparente impose en fait une excellente coordination et ne nuit absolument pas à l'expérience, comme on aurait pu le craindre. Vous devriez même pouvoir débloquer des missions indépendantes de la campagne. Celles-ci vous apparaîtront d'ailleurs plus courtes et conviendront donc mieux aux exigences des joueurs plus pressés.Operation Flashpoint : Dragon Rising Ne comptez pas sur vos potes pour piloter des véhicules. Pour compléter ce tableau, on profitera en outre de deux modes jouables à 8 sur sur consoles, et jusqu'à 32 sur PC. Comptez ainsi sur des matches à mort en équipe ainsi que sur le mode Infiltration, dans lequel une équipe sera chargée de défendre un objectif précis tandis que l'autre fera tout pour le défendre. Sur PS3 et 360, chaque joueur disposera ainsi de sa propre escouade de potirons. Mais malgré l'IA lacunaire, les matches se révèlent particulièrement intenses et disputés, avec moults contournements et autres vacheries. Manque de bol, le multi souffre également de quelques bugs. Il arrive en effet que votre arme disparaisse purement et simplement de votre petite minine. Rien de bien méchant cependant puisqu'il suffit en général de recharger pour voir la pétoire réapparaître. Bref, nul doute que les joueurs trouveront là de quoi s'amuser pendant de très nombreuses heures. En somme Operation Flashpoint : Dragon Rising apparaît comme un bon petit jeu, qui s'empêtre malheureusement dans des soucis d'intelligence artificielle et quelques petits ratages en ce qui concerne l'ergonomie. Beaucoup moins riche qu'ArmA II, auquel on ne pourra évidemment pas manquer de le comparer sur PC, il s'avère également mieux fini et peut-être un poil plus accessible. Au fond, ce sont donc davantage les joueurs consoles qui apprécieront de pouvoir mettre leurs paluches sur le bébé de Codemasters. Sur PS3 et 360, le jeu ne souffre pour ainsi dire d'aucune concurrence directe et permettra à tous de s'initier aux joies de la simulation militaire. C'est là, véritablement, la grande réussite de Dragon Rising, qui introduit dans nos salons un genre que l'on pensait réservé au PC.
Les notes :
  • Graphismes 14 /20

    Ni moche, ni beau, Operation Flashpoint : Dragon Rising associe des environnements vastes et une modélisation des armes et des véhicules relativement fine à des textures un peu cradingues. Le souci le plus gênant nous vient d'un clipping assez prononcé, avec une végétation qui n'apparaît que sur quelques dizaines de mètres autour de votre protagoniste. Dommage quand on sait que la plupart des affrontements se font à distance, entre des troufions rampants dans les fourrés. Si vous avez le choix, notez toutefois que de toutes les versions, c'est toutefois la PS3 qui apparaît la plus grossière.

  • Jouabilité 14 /20

    Pour profiter à plein de la simu de Codemasters, vous devrez abandonner derrière vous le mode Normal, qui transforme le soft en ce qu'il n'est pas, à savoir un jeu d'action assez quelconque. Dans les autres modes de difficulté, le soft peut être littéralement brillant ou complètement raté en fonction du moment. La faute à quelques petites entorses au "réalisme" prôné par la jaquette, à quelques soucis d'ergonomie (quelle que soit la plate-forme concernée) mais surtout à une IA souvent aux fraises. On pourra néanmoins régler une partie de cet ultime problème en faisant intervenir des potes afin qu'ils remplacent les membres de votre escouade.

  • Durée de vie 14 /20

    En fonction du mode de difficulté choisi, on comptera entre 8 et 10 heures pour terminer les 11 chapitres de la campagne. On notera d'ailleurs que les joueurs avides de challenge devront d'emblée proscrire le mode Normal avec ses multiples aides visuelles et ses régénérations à chaque point de contrôle. Côté multi, le titre semble bien fonctionner mais risque d'avoir du mal à tenir sur la longueur, surtout sur PC où son sympathique éditeur de cartes aura tout de même du mal à faire à ArmA II, davantage capable de se laisser modeler par sa communauté.

  • Bande son 14 /20

    A boire et à manger dans ce domaine. Alors que les armes claquent avec justesse et que les explosions résonnent différemment en fonction de la distance et de la nature du terrain, le doublage français s'avère des plus décevants. Entre les voix caricaturales de nos fiers commandos et les petits bugs qui voient certaines répliques disparaître, ou certaines syllabes être répétées plusieurs fois d'affilée, on aura parfois du mal à se plonger dans l'ambiance.

  • Scénario 12 /20

    Le contexte de base s'inscrit assez intelligemment dans la lignée du premier volet. En tout cas, il en conserve la saveur. Crédible, sinistre, le scénario de Dragon Rising n'en reste pourtant qu'à de mignons balbutiements. Au cours de la campagne, on devra effectivement se contenter de missions classiques ainsi que de briefings sans âme sous forme de textes. Cela dit, on n'attendait évidemment pas de Dragon Rising qu'il nous implique émotionnellement dans le bazar, non, les balles qui vous siffleront aux oreilles se chargeront de cela avec bien plus d'efficacité.

 

 

Tiraillé entre des envies de grand spectacle et son penchant pour le réalisme, le FPS de Codemasters hésite, tâtonne et trouve finalement son chemin. Avec sa campagne ardue et bien conçue (tant qu'on la traversera avec des joueurs humains en coopération), le jeu prend effectivement la forme d'une simulation light, idéale pour ceux qui souhaitent s'initier au genre et découvrir ce que le terme "tactique" signifie vraiment dans un FPS.

 

NOTE : 15/20

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Test de Operation Flashpoint : Red River - Jeu Video Giga France

NOTE : 14/20

operation flashpoint red river

Après avoir lancé une première offensive sur consoles fin 2009 avec Dragon Rising, la série des Operation Flashpoint remet le couvert et entend élargir encore sa zone d'opération. En effet, les développeurs de Codemasters continuent sur leur lancée pour tenter de démocratiser le FPS militaire ultra réaliste conçu à l'origine par Bohemia Interactive. En découle un ensemble de partis pris qui font de Red River un excellent petit titre pour celui qui souhaite s'initier au genre du FPS réaliste. Les autres en revanche n'auront plus qu'à démonter leur M16 et aller voir ailleurs.

Operation Flashpoint : Red River

Souvenez-vous, il y a deux ans, Codemasters nous avait expédiés sur l'île fictive de Skira afin d'en découdre avec l'armée chinoise. Cette fois cependant, les développeurs proposent un scénario imaginaire partant du principe que les forces américaines stationnées en Afghanistan se trouvent de nouveau déployées au Tadjikistan (la rivière rouge du titre, outre le fait qu'elle évoque le sang, est celle de Piandj qui marque la frontière entre les deux pays). Résultat : votre équipe de marines et les escouades Alpha et Charlie se confrontent à un pays hostile écartelé, entre d'imprévisibles insurgés locaux et un large contingent de soldats chinois. La campagne de Red River se compose ainsi de 10 missions relativement classiques qui selon le cas, vous emmèneront soutenir un convoi de ravitaillement en route vers une base assiégée, porter secours à des démineurs pris dans une embuscade, défendre une position en slip face à des troupes ultra nombreuses et soutenues par des blindés. Bref, en gros, la routine pour des "meuwinz".

Operation Flashpoint : Red River Bombardement du matin, réjouit l'intestin. Divisée en 3 actes, la campagne a toutefois le mérite de nous offrir une vraie progression : le conflit va prendre de l'ampleur et les enjeux seront chaque fois plus grands. Alors certes, on pourra pester contre l'américanisme exacerbé de ces soldats qui se "battent pour la liberté" et leur dimension militaro-raciste à peine voilée, mais au fond, n'est-ce pas là aussi une forme de réalisme ? Entendre que les Tadjiks "sont tous des culs terreux qu'on va s'en aller exploser dans leurs trous à rat" n'est-il pas relativement crédible de la part de troufions qui se motivent et s'apprêtent à risquer leur vie ? Nous vous laissons seuls juges. Néanmoins, ce qu'il vous faut savoir, c'est que chaque mission se trouve largement scénarisée, avec beaucoup de dialogues bourrés de testostérone vantant le courage américain dans lesquels surnagent quelques répliques rigolotes ("Vous n'êtes pas sur Pandora les mecs !"). Mais le principal, c'est que chacune de ces opérations s'articule autour d'une batterie d'objectifs primaires et secondaires ainsi que de jolis rebondissements. Tenez, une simple mission de défense de zone vous demandera par exemple de vous replier à 4 reprises sur des positions de secours, avant de voir votre hélico d'évacuation se faire exploser en vol, imposant ainsi à vos troupes de réparer des Humvees que vous aviez préalablement sabotés pour qu'ils ne tombent pas aux mains de l'ennemi...Operation Flashpoint : Red River En mode Normal, il est assez facile de se soigner et de soigner ses potes. Terminer une mission de ce type peut donc parfois prendre plus d'une heure, notamment lorsqu'on opte pour les modes Difficile ou Hardcore, ce dernier étant synonyme de disparition totale de toutes les aides visuelles présentes à l'écran, dont la carte signalant la position des unités adverses repérées. Cette fameuse mini-carte constitue d'ailleurs l'une des grandes nouveautés du jeu tout en illustrant au passage sa volonté de rendre l'expérience plus accessible que jamais. Et tant que nous sommes dans ce domaine, autant évoquer d'autres changements notables : on pense notamment à la relative facilité qu'ont tous les soldats à se soigner, car si la localisation des dégâts est toujours de mise, l'application d'un simple bandage suivie d'une petite session de soin de base permettra de traiter toutes les blessures ! Chaque troufion peut ainsi se recoudre sans aucune limite particulière. On note aussi que la tripotée de véhicules qu'il était possible de conduire dans Dragon Rising n'est plus. On se contente en effet des Humvees cités plus haut, le studio souhaitant privilégier les affrontements entre mecs. Ajoutons à cela une aide à la visée, un radar qui prend la forme d'une longue ligne au sommet de l'écran sur laquelle se trouve une succession de tirets rouges, marquant la position actuelle de chaque soldat ennemi, ou alors de ronds rouges symbolisant leur dernière position connue. Heureusement, tout cela pourra être désactivé à l'envi pour ceux qui recherchent quelque chose de plus réaliste.Operation Flashpoint : Red River Le système d'ordres se montre plutôt efficace. Après avoir éclairci tous ces éléments, tournons-nous maintenant vers le gameplay à proprement parler. Avis aux néophytes, même si Red River tend à être plus accessible que son aîné, qui lui-même se trouvait déjà à 1.000 lieues de son paternel, jouer à Flashpoint n'a rien à voir avec FPS lambda. Dans des environnements vastes et relativement ouverts (mais beaucoup moins qu'avant), une grosse partie des fusillades interviendront tout de même entre des soldats placés à bonne distance les uns des autres. Plus près, et donc surtout en intérieur, le moindre troufion de base peut devenir une menace mortelle, ne serait-ce que par la possibilité, toujours présente, de vous expédier dans l'au-delà avec une balle perdue. Vos meilleurs amis seront donc votre lunette de sniper et votre paire de jumelles, indispensable pour observer les environs avant d'amorcer votre progression. Mais avant d'entrer dans le feu de l'action, il vous faudra d'abord choisir la classe de votre combattant.Operation Flashpoint : Red River Un bien beau pays que vous allez rapidement transformer en champ de bataille. Commençons les présentations par le Fantassin, qui possède un fusil d'assaut, et qui se révèle donc être le plus polyvalent. Le Mitrailleur est pour sa part l'équivalent d'un soldat commando et offre une grosse puissance de feu même s'il est plus lourd à manier et plus lent à se déplacer. Le Grenadier, quant à lui, arbore un puissant fusil à pompe et s'avère être un spécialiste du combat rapproché. Enfin, l'Eclaireur n'est ni plus ni moins qu'un sniper bien équipé. Chaque classe offre un tronc commun de six compétences : Course, Endurance, Adaptabilité, Maniement au fusil, Entraînement au tir et Réactivité tactique. Tout cela n'est pas anodin puisque chaque mission, vos faits d'arme vous permettent d'obtenir des points d'expérience. Ainsi, à l'issue d'une partie, le niveau de votre personnage augmente automatiquement (il y a au maximum 20 niveaux d'évolution). De plus, vous pouvez dépenser des points pour augmenter non seulement les compétences mais aussi quatre critères inhérents à chaque classe. Ces derniers sont : Précision, Dégâts, Maniabilité et Cadence de tirs.Operation Flashpoint : Red River Vos performances vous permettront de booster les compétences de votre personnage. Ces derniers varient aussi selon les armes et accessoires que vous sélectionnez. Côté équipement, vous disposez d'une arme primaire, d'une arme secondaire, de deux types d'accessoires (attachés au soldat, comme les jumelles, et à l'arme, comme le silencieux) ainsi que de deux genres d'aptitudes particulières dépendant de la classe choisie. Ces dernières se font appeler Spécial et B-Mod. La première permet d'améliorer vos exploits sur le terrain (par exemple, l'aptitude "Vision et suivi" augmente votre champ de vision), tandis que la seconde permet d'améliorer vos résultats sur le champ de bataille (par exemple, la classe Grenadier bénéficie d'office d'un gain de 10% de points d'expérience en plus). Inutile de préciser qu'au contraire de la majorité des FPS, ici il faut prendre le temps de choisir précautionneusement classe, armes et accessoires avant de partir en guerre…Operation Flashpoint : Red River Préparez-vous à affronter votre destin de nuit. Sur le terrain même, les joueurs ayant déjà posé leurs paluches sur Dragon Rising retrouveront vite leurs marques. Comme d'hab, il est toujours préférable de se positionner à l'abri derrière une barricade pour mieux déployer ensuite les hommes de son équipe. Bonne surprise : le gameplay apparaît plutôt instinctif. Ainsi, à tout moment, grâce à la croix directionnelle, on sélectionne l'un de ses trois coéquipiers ou l'équipe complète puis on choisit l'ordre à donner (se déplacer, soigner…) au sein d'un menu circulaire qui se superpose à l'écran. Il suffit ensuite de pointer directement l'endroit dans le décor où on désire envoyer le ou les bon(s)homme(s). Au bout d'un moment, donner des ordres devient naturel et ordonner un tir de suppression ne demande pas plus d'une seconde !Operation Flashpoint : Red River Euh soldat... C'est à dire que là, je vais avoir du mal à te rafistoler la trogne. Tout cela pourrait presque être parfait, mais hélas, un élément capital vient rapidement entacher le tableau : l'I.A. . En gros, dans ce domaine précis, les améliorations par rapport à l'épisode précédent ne sont pas franchement visibles. Vos troufions restent debout sous les tirs, se planquent du mauvais côté d'un muret, battent la campagne de leur propre chef alors qu'on leur aura donné l'ordre de se planquer derrière une bicoque (destructible d'ailleurs), passent dans votre ligne de tir alors que vous tirez déjà depuis plusieurs secondes... Dans ce dernier cas, les bougres auront quand même le bon sens de vous hurler d'arrêter de tirer, mais souvent un peu trop tard... Bref, on a toujours l'impression de devoir partir en mission avec une escouade de jeunes labradors. Même punition pour l'adversaire qui en dehors d'une rare mais salutaire volonté de se mettre à couvert reste toujours prompt à commettre les pires bévues possible. Heureusement, on trouvera tout de même l'ennemi un peu moins benêt que par le passé : on ne le prendra plus à ne pas réagir en cas de fusillade ou de bombardement. Mais à ce joyeux foutoir s'ajoutent en outre quelques incohérences ou absurdités : citons pêle-mêle l'impossibilité pour notre soldat surentraîné de se pencher sur les côtés, des hit boxes pas toujours très crédibles (en gros, vous placez votre réticule sur le bord d'un muret, mais tirez quand même dans ledit muret) et une bonne poignée de bugs graphiques et sonores.Operation Flashpoint : Red River Régis n'a pas pris sa ration de Smecta ! Cela dit, pour contrer le souci constant que représente l'I.A. alliée, le jeu s'oriente tout de même très largement vers la coopération entre joueurs de chair et de sang. En ligne ou en LAN mais pas en écran partagé, le titre vous propose en effet de traverser l'intégralité de la campagne avec trois potes ainsi que 4 modes taillés pour la coop. Ainsi, Coup de Balai est axé sur l'assaut et le nettoyage d'un endroit particulier, Tonnerre impose d'escorter un convoi pendant un temps défini, alors que Sauvetage propose bien sûr de rechercher des individus afin de les sauver. Enfin, Dernier Rempart est basé sur la défense d'une zone. Chaque mode peut être joué sur deux cartes spécifiquement conçues pour ce type de parties. Lors de nos sessions, en dehors de quelques soucis de connexion au démarrage, le soft ne semblait pas souffrir de trop de lag et offrait pour le coup une expérience vraiment prenante, avec une ambiance de guerre extrêmement crédible malgré la réalisation à peine passable du titre. Car au fond, il n'y a pas de doute à avoir, c'est véritablement en coop qu'on prend son pied. Soutenir des potes et atteindre vos objectifs apporte alors une plus grande satisfaction que dans les autres FPS, compte tenu des conditions réalistes dans lesquelles ces "exploits" ont été réalisés. Autant dire que vous avez intérêt à trouver des coéquipiers sérieux et aussi respectueux que vous pour réussir les missions et - in extenso - apprécier pleinement ce titre online. Quant à d'éventuels modes Versus, préparez les mouchoirs car Red River n'en propose tout simplement pas !

 

 

 

Les notes :
  • Graphismes 11 /20

    Même si les développeurs ont manifestement tenté d'améliorer un peu les choses depuis Dragon Rising, on se retrouve néanmoins avec un titre qui fait pâle figure face aux productions actuelles. Les animations restent assez basiques, les textures manquent toujours de finesse, le clipping et l'aliasing sont toujours très prononcés. Et pour ne pas changer, on note malheureusement que la version PS3 est moins bien lotie que sa consoeur sur 360. Reste des environnements assez vastes et plutôt variés qui donnent lieu à de multiples situations de combat.

  • Jouabilité 14 /20

    En mode Normal, le jeu se veut nettement plus accessible que son aîné : on dispose d'une mini-carte présente dans un coin de l'écran en permanence ainsi que de la possibilité de se soigner en permanence. En Hardcore en revanche, c'est une autre histoire puisque toutes les aides disparaissent. On se retrouve alors avec un titre bien plus scripté et étriqué qu'à l'accoutumée mais on profite du coup d'une campagne plus captivante malgré pas mal de périodes creuses où l'on ne fait que crapahuter dans la cambrousse. Pour le reste, la prise en main est instinctive et l'interface de commandement efficace. Le gros souci vient de l'IA, toujours capable du pire et rarement du meilleur. En gros, Operation Flashpoint : Red River ne s'apprécie vraiment qu'en multijoueur, tenez-vous-le pour dit !

  • Durée de vie 14 /20

    Comptez entre 1h et 1h30 pour chacune des 10 missions de la campagne. Les autres modes, en coop uniquement, pourront quant à eux vous faire passer une bonne tripotée de nuits blanches. On aurait toutefois aimé avoir plus de cartes pour être pleinement satisfait. Enfin, au cas où vous n'auriez pas suivi, sachez que Red River ne propose plus le moindre petit mode Versus !

  • Bande son 13 /20

    Une note un peu sévère car globalement, les bruitages et les voix françaises sont bien dans le ton, malgré quelques répliques un peu trop mécaniques. Le problème vient du fait que certaines répliques n'ont pas été doublées ou ont carrément été oubliées. On voit parfois des troufions discuter tout seul, le soldat censé lui donner la réplique ne s'exprimant que par le biais de sous-titres. En outre, vous subirez des répétitions buggées de fins de phrases, du genre "Attaquez la position-sition-sition-sition ! ". C'est mignon, mais ça casse quand même un peu le trip. Bref, tout cela fait mal pour un jeu aussi bavard que Red River. Côté bruitages en revanche, le jeu se révèle plutôt propre, ce qui est une bonne chose.

  • Scénario 14 /20

    Pour la première fois, un volet d'Operation Flashpoint nous offre un théâtre d'opération réel avec le Tadjikistan ainsi qu'une campagne où la progression se retrouve plus cohérente et mieux scénarisée que d'habitude. Crédible et sinistre comme Dragon Rising, le scénario verse encore plus avant dans l'américanisme primaire, ce qui ne plaira sans doute pas à tout le monde. Mais de Red River, on retiendra surtout des missions relativement bien ficelées et capables de nous confronter à de jolis rebondissements.

 

Tout comme son aîné, Operation Flashpoint : Red River tente de faire le grand écart, prônant une certaine accessibilité en mode Normal et quelque chose de bien plus réaliste et élitiste dès qu'on booste la difficulté. Dans l'ensemble, le pari semble réussi mais le fait est que le jeu ne s'exprime vraiment que lorsqu'on le pratique en coopération avec d'autres joueurs, son IA n'étant pas suffisamment évoluée pour tenir la route toute seule. On recommandera donc le jeu aux férus de FPS militaires ayant des potes motivés sous la main. Pour le reste et malgré une technique d'un autre âge, Red River se montre assez plaisant et devrait sans conteste trouver son public.

 

 

 

 

NOTE : 14/20

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Test de America's Army : True Soldiers - Jeu Video Giga France

NOTE : 07/20

America's army true soldiers

Le simulateur d'armée américaine arrive sur la Xbox 360 avec America's Army : True Soldiers. Ici, point de jouabilité arcade, tout est ancré dans le réalisme. Principalement orienté vers le multijoueur, le titre propose des affrontements dans les règles de l'art : un tir, un mort. Dirigez une escouade de quatre soldats spécialisés dans leur domaine et défendez chèrement votre peau face au reste du Monde.

 

 

 

 

LES NOTES :

- Graphismes un peu laids

- Jouabilité nulle

- Ambiance du jeu à chier

- Le multijoueur ressemble à Call Of Duty Modern Warfare 2

 

 

 

NOTE : 07/20

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Test de America's Army 3 - Jeu Video Giga France

NOTE : 09/20

America's army 3

Développé par l'armée US dans le but avoué d'enrôler des joueurs, le FPS America's Army revient dans une troisième mouture boostée à l'Unreal Engine 3. Comme les versions précédentes, il est entièrement gratuit. Cela ne veut pourtant pas dire qu'il mérite un téléchargement...

America's Army 3

Avant de nous pencher sur le jeu, commençons par évacuer d'emblée son contexte sulfureux. Oui, il s'agit d'un outil de propagande de l'armée américaine, qui a pour objectif (clairement affiché) de recruter des soldats. Un concept que certains ne manqueront pas de trouver puant. Néanmoins, notre rôle n'est pas de porter un jugement d'ordre moral sur la chose, mais seulement d'évaluer son potentiel ludique. D'ailleurs, la majorité de joueurs européens qui nous lit se sentira probablement peu concernée par le manque de troupes de l'US Army et dédaignera la section "Go Army", véritable brochure virtuelle à la gloire des boys. Si, malgré les avertissements qui vont suivre, vous décidez de jouer à America's Army 3, soyez juste conscient que lorsque vous entendez un instructeur gueuler "You do what I say when I say it !", c'est du premier degré, pas de la dénonciation à la Full Metal Jacket.

America's Army 3 Comme ils ont l'air heureux d'être à l'armée ! Certainement consciente du côté polémique d'AA3, l'armée US n'a pas poussé le bouchon jusqu'à présenter un conflit réel. Il faut dire que le politiquement correct est de retour en ce moment, comme en témoigne le récent retrait de Konami du projet Six Days in Fallujah. Au lieu de flirter avec une actualité sensible, les développeurs ont préféré opter pour la fiction. Voici donc l'Odporzhia, une région imaginaire qui semble inspirée des Balkans, avec son morcellement de factions antagonistes répondant aux noms de RDO, NME, PKC... Bref, nous n'allons pas nous étendre sur cette vague toile de fond, qui sert juste de prétexte à diverses missions. Celles-ci prennent la forme de cartes où deux équipes de joueurs s'affrontent autour d'objectifs variés : extraire un VIP dans Alley, détruire un hélicoptère dans Impact, activer un panneau de contrôle dans Pipeline... 5 cartes au total, c'est maigre, très maigre.America's Army 3 Ramper dans les broussailles, c'est ma grande passion. Pour réaliser ces objectifs, les joueurs doivent impérativement coopérer. America's Army 3 est un jeu assez réaliste, donc exigeant, et si vous ne progressez pas de concert avec vos coéquipiers, vous courez à une mort certaine, synonyme de longues minutes à attendre avant le prochain round. Une bonne organisation est alors indispensable. Ca tombe bien, le jeu dispose de tous les outils nécessaires pour communiquer. Comme dans la plupart des FPS tactiques, les leaders peuvent ainsi assigner des ordres à leur squad. Reste ensuite à les appliquer sur le terrain en se déplaçant correctement. En "bonne" simulation, AA3 propose un large panel de mouvements : ramper, se pencher et même faire une glissade dans un tuyau n'auront pas de secrets pour vous. Niveau armes, vous retrouverez les classiques de l'armée US moderne, comme le M16A4, la mitrailleuse lourde M249 et le lance-grenades M320. Quant aux sensations de tir, elles sont correctement reproduites, pour autant que nous puissions en juger... Le gameplay est donc satisfaisant, même s'il n'apporte rien de véritablement nouveau.America's Army 3 100% de précision : failed. Cherchez l'erreur. Enfin ça, c'est si vous arrivez à jouer. En effet, America's Army 3 est un véritable nid à bugs, qui a de quoi exaspérer le plus patient des joueurs. Dès la création de compte, les soucis commencent, puis ça continue en essayant vainement de rejoindre une partie multi. Le jeu est plombé par des freezes, des chargements interminables, des plantages à répétitions... Bref, il n'est pas fini, pour dire les choses poliment. Le pire est encore le problème de progression dans les différents entraînements, qui constituent la partie solo du titre. Vous avez beau avoir accompli tous les objectifs à 100%, la phase suivante refuse obstinément de se déverrouiller. C'est assez rageant, car tant que ce fichu apprentissage du lancer de grenades n'est pas validé, vous ne pouvez pas les utiliser en multi ! Autant dire qu'une partie d'AA3 devient vite frustrante. Alors oui, le jeu est gratuit, mais ça n'excuse pas tout.America's Army 3 America's Army 3 n'est pas complètement moche. Ce manque de finition est d'autant plus dommageable que l'équipe de développement vient d'être dissoute à la sortie du jeu ! L'armée US a beau déclarer qu'elle va tout de même assurer le support, c'est difficile à croire. Verra-t-on débarquer un jour tout le contenu qui affiche un joli "coming soon" ? Rien n'est moins sûr. Et s'il reste en l'état, AA3 va faire un flop, gratuit ou pas. Reste à évoquer l'aspect graphique du titre, puisqu'il s'agit d'une des principales nouveautés. L'équipe a évidemment opté pour un rendu froid et réaliste, sans aucune prétention artistique. America's Army utilise désormais l'Unreal Engine 3, mais il faut avouer que ce n'est pas flagrant (à part avec le fameux bug des textures qui apparaissent progressivement). Si le jeu est bien plus beau que son prédécesseur, il reste loin des productions actuelles. Pour cette raison et toutes celles évoquées plus haut, nous ne pouvons d'ailleurs que vous conseiller de vous rabattre sur ces fameuses productions. Il ne manque en effet pas de bons FPS tactiques sur PC : les Ghost Recon et Rainbow Six, SWAT 4, Red Orchestra ou même des mods comme Insurgency... Faites votre choix.

 

 

Les notes :
  • Graphismes 10 /20

    Cette troisième version d'America's Army est en net progrès du point de vue visuel, notamment concernant les animations. Cependant, on reste loin des FPS modernes : certaines textures sont franchement pauvres, l'effet de fumée n'atteint même pas le niveau d'un Call of Duty 2... Ca reste pas trop mal pour un jeu gratuit.

  • Jouabilité 12 /20

    Sur le papier, AA3 a tout pour séduire les amateurs de FPS tactiques. Et en effet, quand on parvient enfin à participer à une partie sans plantage, on aperçoit un intérêt potentiel. Mais c'est rare...

  • Durée de vie 5 /20

    La plupart des entraînements portent la mention "coming soon", les autres ne sont accessibles que si le bug de validation ne fait pas des siennes... Quant au multi, avec ses 5 cartes, il ne tient pas plus la longueur. Autant dire qu'America's Army 3 ne devrait pas battre des records de durée sur les disques durs.

  • Bande son 12 /20

    La musique du menu principal, destinée à faire vibrer la fibre patriotique des Américains, laisse ensuite la place à un silence seulement troublé par le claquement des tirs et les vociférations des soldats. Le tout est d'assez bonne facture.

 

L'armée américaine devrait se cantonner à ce qu'elle sait faire et laisser le développement de jeux vidéo aux seuls professionnels du secteur, car elle ne sait manifestement pas encore comment concevoir un jeu, malgré 3 tentatives. Voici donc un petit conseil pour elle : avant de sortir un jeu, on le teste et on le débugue. Sinon on expose les joueurs à de grosses désillusions.

 

 

 

NOTE : 09/20

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Test de America's Army : Proving Grounds - Jeu Video Giga France

NOTE : 16/20

America's army proving grounds

https://store.steampowered.com/app/203290/Americas_Army_Proving_Grounds/

 

Jeu d'action et de tir free-to-play sur PC, America’s Army : Proving Grounds vous permet de gérer des petites unités et de mettre en place des manœuvres stratégiques. Vous jouez sur de toutes nouvelles maps ainsi que sur les célèbres Hospital et Bridge.

 

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CONFIGURATION PC :

OS : WINDOWS VISTA / 7 / 8 / 10 +

PROCESSEUR CPU : 4 Coeurs à 3.3 GHz

CARTE GRAPHIQUE GPU : - 1 Go VRAM

                                               - Direct X 9.0c + Shader Model 3.0

MEMOIRE RAM : 8 Go ou +

DISQUE DUR : 10 Go

 

 

LES NOTES :

+ Jolis graphismes

+ Belles cartes

+ Réaliste

+ Jouabilité bonne

+ Jeu équilibré

+ Peu de bugs voire pas du tout

+ Jeu en équipe fortement recommandé

+ Jeu Gratuit en Free To Play depuis Steam

- Contenu pas énorme

 

 

 

NOTE : 16/20

Posté par shenron08 à 15:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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