25 janvier 2019

Test de Borderlands 2 - Jeu Video Giga France

NOTE : 19/20

borderlands 2

Fun, déjanté et jouissif, Borderlands 2, c'est tout simplement Borderlands en deux fois mieux ! Cela peut sembler une évidence, mais en réalité toutes les suites ne peuvent pas en dire autant. Motivés par le succès du premier épisode, mais pas grisés au delà du raisonnable, les texans de Gearbox Software ont su gérer au mieux le développement de leur licence prometteuse. Plus varié, plus drôle, plus agréable et toujours aussi défoulant, Borderlands 2 s'impose comme un incontournable de cette rentrée 2012. Si le jeu n'en gardait pas sous le coude en vue des nombreux contenus téléchargeables déjà prévus, ce serait encore mieux... Mais ne boudons pas notre plaisir, le fun est bel et bien au rendez-vous !

 

En réussissant à marier efficacement le genre du FPS et celui du hack 'n' slash, Borderlands a obtenu il y a trois ans un succès critique et commercial amplement mérité. L'arrivée d'un second épisode constitue donc la bonne nouvelle du moment. Pas de mauvaise surprise à l'horizon, nous allons voir que Borderlands 2 remplit parfaitement son cahier des charges et se montre même encore meilleur et plus abouti que son prédécesseur.


Borderlands 2Si cette nouvelle aventure se déroule toujours sur la planète Pandore, elle met en scène quatre nouveaux personnages, pour autant de classes. Axton, le Commando, peut déployer une tourelle automatique pour l'épauler lors des combats. Maya, la Sirène, dispose d'un pouvoir de verrouillage de phase qui paralyse temporairement ses ennemis. Salvador, le Défourailleur, est capable de manier deux armes à la fois. Zero, l'Assassin, sait se rendre invisible et projeter un leurre holographique pour tromper ses adversaires. Chaque classe possède donc un pouvoir spécial fondamental, qui sert de base à un développement relativement profond puisqu'on peut à chaque fois dépenser les points d'expérience dans trois arbres de compétence distincts. Voilà un premier indice sur la richesse du jeu qui, héritage hack 'n' slash oblige, n'hésite pas à multiplier les récompenses pour le joueur. Diablement efficace, Borderlands 2 propose ainsi du loot à l'infini. On n'a de cesse d'ouvrir des coffres et de piller les cadavres, pour ramasser des armes aux caractéristiques toujours différentes. Incendiaire, l'une fera merveille contre la chair. Electrique, l'autre deviendra la terreur des ennemis robotiques. Tel fusil à pompe sera intéressant pour ses dégâts tandis que tel autre proposera un meilleur temps de rechargement. Et on étudiera avec attention le niveau de zoom des différents fusils sniper. Au final, c'est avec grand plaisir qu'on compare sans cesse tout ce qu'on ramasse, afin de dénicher l'arme la plus puissante. Le bon vieux principe de la carotte fonctionne d'autant plus que ce second épisode introduit plusieurs petites nouveautés destinées à motiver toujours plus le joueur. On peut citer par exemple les armes de la marque Tediore, qu'on lance comme des grenades au moment de les recharger (et qui se rematérialisent ensuite dans nos mains). Ou les stations Modif-Eclair qui permettent de changer de tête et de tenue vestimentaire. Ou encore l'éridium, un minerai précieux qui sert à acheter des améliorations de personnages au marché noir. Borderlands 2 ne se montre jamais révolutionnaire par rapport au premier épisode mais, par petites touches, il en corrige les principaux défauts. Ainsi, on dispose désormais d'une banque où stocker son surplus d'armes et d'une cache permettant de les transmettre d'un personnage à un autre. Il y a trois ans, il fallait acheter un contenu téléchargeable pour y avoir droit...

 

Deux fois plus de plaisir !

 

Borderlands 2Le système de second souffle, qui nous donne l'opportunité de nous relever quand on tombe au combat, a également été amélioré. Il s'agit toujours de tuer un ennemi dans un court laps de temps afin d'être remis sur pied, mais on peut dorénavant se déplacer en rampant, ce qui est bien pratique pour ne pas rester coincé derrière un obstacle à attendre bêtement la mort. On peut également saluer la présence de décors un peu plus variés qu'auparavant puisque les zones désertiques alternent avec des décors enneigés, des villes ramassées, des usines désaffectées ou encore des lacs marécageux. Certaines missions secondaires se dotent quant à elles d'objectifs optionnels, qui permettent de gagner une somme d'argent supplémentaire. Par ailleurs, le concept de missions échouables fait son apparition. Il s'agit de quêtes nous imposant une contrainte (temps limité, nécessité de blesser un ennemi sans le tuer...) et pouvant être retentées en cas d'échec. Jamais avare en récompenses, Borderlands 2 propose également des "points de brutasse", qu'on gagne généralement s'en sans rendre compte, en remplissant de nombreux petits défis (tuer tant d'ennemis, rouler sur tant de créatures, mettre tant d'argent de côté, ouvrir tant de coffres, etc.). Dans d'autres jeux, on appelle ça des succès et cela ne sert à rien. Ici, cela permet d'améliorer nos personnages en augmentant petit à petit la santé maximale, les dégâts, la précision... Et bien sûr, on retrouve les modificateurs de grenades (qui les rendent collantes, incendiaires ou à fragmentation), les différents types de boucliers et les modificateurs de classes déjà aperçus dans le premier épisode. Tout est fait pour que chaque joueur puisse réellement personnaliser son héros. Ce qui tombe bien puisque le jeu est encore meilleur en coop ! En jouant à quatre, on affronte des ennemis plus résistants, on obtient plus de loot, on peut monter à plusieurs dans les véhicules et, l'air de rien, on peut réaliser quelques jolis combos avec les différents pouvoirs des persos. Il n'y a donc absolument aucune raison de s'en priver.

 

Aux frontières du réel

 

Borderlands 2Mais que les joueurs asociaux se rassurent, l'aventure reste plaisante en solo. Les quêtes sont plus variées que dans le premier épisode et, surtout, l'humour est omniprésent. Si le scénario global n'a rien de transcendant, on croise avec délice de nombreux personnages non joueurs hauts en couleurs. A commencer par "le beau Jack", qui fait office de grand méchant du jour, et Tiny Tina, une gamine qui ne manque pas de caractère. Sans oublier les robots clap-trap, qui sont une nouvelle fois de la partie ! Cependant, tout cela n'empêche pas le jeu de se montrer parfois un poil trop répétitif, surtout quand les ennemis viennent repeupler les décors un peu trop rapidement. Mais pas de panique, ce défaut est bien plus sensible pour le testeur, obligé de s'enfiler des dizaines d'heures de jeu à la suite, que pour le joueur qui profitera de l'aventure de manière plus morcelée. En revanche, tout le monde pourra regretter la politique éditoriale fortement orientée vers les contenus téléchargeables. Certes, les quatre gros DLC du premier Borderlands étaient fort honnêtes et n'avaient rien d'une arnaque. Mais quand on voit qu'à peine un mois après la sortie de Borderlands 2, un contenu additionnel verra déjà le jour et qu'il proposera une cinquième classe de personnage, on se dit que les développeurs n'ont volontairement pas tout mis dans le jeu de base. On ne leur en tiendra tout de même pas trop rigueur, car le jeu est déjà fort efficace et plaisant en l'état. Surtout dans sa version PC, qui multiplie les avantages. Non seulement les graphismes en cel-shading y sont magnifiés par rapport aux versions consoles (haute résolution, grande fluidité, anti-aliasing, champ de vision réglable...), mais les possesseurs de cartes graphiques NVIDIA disposeront en plus d'effets physiques réellement impressionnants. En activant l'option PhysX, chaque impact de balle sur le sol  entraîne l'apparition de cailloux, les tissus flottent au vent et se déchirent sous l'effet des balles, les rochers lancés par les ennemis s'accumulent sur le sol au lieu de disparaître, et les liquides sont gérés de manière plus réaliste. Comme toujours, cela reste cosmétique afin de ne désavantager personne mais, pour une fois, on sent une réelle différence. Finalement, le seul souci technique de Borderlands 2 provient de l'éternel bug de retard d'affichage des textures de l'Unreal Engine 3. Régulièrement, les textures apparaissent floues quelques instants, le temps que leur version en haute résolution se charge. Une broutille face aux innombrables qualités du jeu, qui nous promet des dizaines d'heures de réel amusement. Moralité : si vous aviez apprécié le premier épisode, foncez sur Borderlands 2 car la réussite est encore plus grande !

 

 

Les plus
  • Recette toujours aussi efficace
  • Du loot à foison
  • Le coop à 4
  • Le soin accordé à la version PC

 

Les moins
  • Bug de textures UE3
  • Un peu répétitif
  • Le respawn parfois désagréable
  • Politique de DLC

 

 

 

NOTE : 19/20

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24 janvier 2019

Test de Borderlands 2 VR - Jeu Video Giga France

NOTE : 17/20

borderlands 2

À côté des expériences inédites, il n’est plus rare de découvrir d’anciens jeux revisités pour la réalité virtuelle. Ainsi, le PlayStation VR vient d’accueillir l’excellent Borderlands 2, un FPS totalement décalé et croqué au cel-shading. Pour les besoins du casque de Sony, les développeurs ont adapté l’aventure en la limitant à une épopée en solo. Un choix plutôt étonnant quand on connaît la fibre de la licence mais qui n’entache en rien la qualité de l’original. Sbire !

 

 

Si cette adaptation VR se focalise sur l’histoire principale et zappe l’intégralité des DLC, sachez que vous en aurez tout de même pour une bonne cinquantaine d’heures (voire plus) pour tout boucler. Par conséquent, on se trouve en présence d’un des jeux VR les plus longs qui soient, avec Resident Evil VII, Doom ou encore The Elder Scrolls V : Skyrim VR. C’est déjà une bonne nouvelle !

Borderlands 2 VR : Une adaptation calibrée et réussieBorderlands 2 VR : Une adaptation calibrée et réussieBorderlands 2 VR : Une adaptation calibrée et réussie

UN UNIVERS INTACT

Borderlands 2 VR : Une adaptation calibrée et réussie Les phases en véhicule demandent un peu d'adaptation mais sont très immersives.

Dialogues hilarants, doublage percutant, direction artistique géniale… Borderlands 2 n’a rien perdu de sa fougue d’antan. Dans ce monde post-apocalyptique aux relents de Mad Max, on explore des terres hostiles tout en profitant d’un arsenal explosif et de véhicules adaptés à des expéditions de la dernière chance. Entre deux contrées, le Beau Jack, l’antagoniste du jeu, tente de vous déconcentrer en y allant à fond sur le chambrage et les vannes. Le côté gore et violent est totalement exagéré et chaque classe de personnage permet de diversifier la manière d’appréhender les vagues ennemies. Pour combler l’absence de multi, les développeurs ont intégré une sorte de bullet time, le BAMF, qui ralentit le déplacement des adversaires (mais pas les vôtres). Cela confère aux combats un dynamisme supplémentaire et surtout une aide importante pour les phases les plus ardues, notamment face aux boss.

Borderlands 2 VR : Une adaptation calibrée et réussieBorderlands 2 VR : Une adaptation calibrée et réussieBorderlands 2 VR : Une adaptation calibrée et réussie

SBIRE, PROTÉGEZ-MOI

Si la première partie de l’aventure ressemble à un couloir, l’exploration ne tarde pas à s’ouvrir à des environnements très variés. L’occasion de grimper à bord de buggys armés qui ne sont pas de trop pour résister à ces brigands et autres créatures féroces. Que l’on incarne Salvador le bourrin de service, Axton le commando, Maya la féline ou Zéro l’assassin, Borderlands 2 garde tout son intérêt. Si le titre s’avère tout à fait jouable avec la manette, il est préférable, pour un supplément de réalisme, de s’y essayer avec les PS Moves. Le système de déplacement est le même que dans Skyrim VR et se montre assez intuitif. Les développeurs ont d’ailleurs intégré une multitude d’options pour s’adapter à tous les styles de motion sickness. Vous pouvez ainsi ralentir ou accélérer vos déplacements, ajouter et paramétrer un « tunnel » autour de votre vision, etc. De quoi disposer d’un confort maximum. En revanche, l’absence de compatibilité avec le Aim Controller est très dommageable pour l’immersion.

Borderlands 2 VR : Une adaptation calibrée et réussieBorderlands 2 VR : Une adaptation calibrée et réussieBorderlands 2 VR : Une adaptation calibrée et réussie

ADAPTÉ POUR LA RÉALITÉ VIRTUELLE

Borderlands 2 VR : Une adaptation calibrée et réussie Le graphisme en cel-shading est totalement adapté à la réalité virtuelle. Un vrai régal !

Ce qui saute à la face dès les premiers pas, c’est la netteté des graphismes. Malgré la présence d’aliasing par endroits, le cel-shading passe très bien à l’écran du PS VR. Que ce soit pour la visée à distance, pour les combats au corps-à-corps ou les déplacements, Borderlands 2 VR est une pépite de souplesse. La conduite des véhicules demande un petit temps d’adaptation mais rien de plus. Même après plusieurs heures de jeu, le motion sickness reste léger (même si, on le sait, tout dépend de la sensibilité de chacun). L’ambiance y est aussi pour beaucoup. Qu’il s’agisse des voix, de la musique – toujours aussi excellente – ou des bruitages, le titre de Gearbox Software assure et s’avère fun du début à la fin malgré, il faut l’avouer, une progression un peu dirigiste. Il faut aussi souligner que l’absence de multijoueur, autrement dit ce qui faisait le sel de l’original, est préjudiciable. Autre point à signaler : les informations du HUD sont un peu difficiles à lire, notamment la carte. On s’en accommode pour passer un excellent moment dans les contrées de Pandora. Et cela pourrait donner des idées à d’autres studios…

 

Les notes :
+Points positifs
  • La réalisation en cel-shading
  • L'univers, toujours aussi génial
  • Arsenal déjanté
  • De l'humour par palette
  • Les différentes options de confort
  • Un des jeux les plus longs de la VR

 

-Points négatifs
  • Pas de compatibilité avec le Aim Controller
  • Plus de multijoueur, plus de coopération
  • Le HUD pas toujours lisible

 

Bien que sabré de son multijoueur, Borderlands 2 VR remplit son office avec brio. Long, totalement déjanté et très drôle, voilà un FPS qui ne se prend pas au sérieux et qui se montre particulièrement adapté à la réalité virtuelle. Le cel-shading passe très bien à l’écran, les options de confort sont nombreuses et l’ajout du ralenti en pleine action est appréciable. S’il faut espérer que les développeurs ajoutent une compatibilité avec le Aim Controller, l’aventure vaut tout de même le coup d’être vécue. Si vous avez le PS VR et que les univers complètement barrés vous attirent, c’est un jeu à cocher sur votre liste.

 

 

 

NOTE : 17/20

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Test de Goat Simulator - Jeu Video Giga France

NOTE : 12/20

goat simulator

Sorti le premier avril (ça ne s'invente pas), Goat Simulator est une bonne blague, qu'on aurait adoré adorer. Pour cela, il aurait fallu qu'elle soit gratuite, ou vendue à un prix réellement symbolique. Mais à 10€, on est en droit de faire la fine bouche. D'ailleurs, une fois n'est pas coutume, en guise de verdict nous n'avons plus qu'à reprendre les propres mots des développeurs, trouvables tels quels sur la fiche Steam du jeu : "Goat Simulator est un jeu complètement stupide et, pour être honnêtes, vous feriez probablement mieux de dépenser votre argent ailleurs, en vous procurant par exemple un hula hoop, un tas de briques, ou en mettant votre argent en commun avec vos amis afin d'acheter une vraie chèvre."

 

Il fut un temps où les simulations se destinaient essentiellement aux engins volants, Flight Simulator servant alors de porte-étendard à un genre noble, voire bourgeois. Puis vint l'heure de la démocratisation avec les "simulator" de camions ou d'exploitations agricoles. Aujourd'hui, la tendance semble être carrément aux animaux. Ainsi, alors que Bear Simulator rencontre le succès sur Kickstarter, Coffee Stain Studios nous propose son Goat Simulator. Mais, nous allons le voir, ce titre tient bien plus du gros délire que de la véritable simulation.

 

Goat SimulatorLorsque les développeurs de Coffee Stain Studios (connus notamment pour la série Sanctum) s'ennuient, ils codent un peu tout et n'importe quoi, histoire de se détendre. C'est ainsi qu'est né en janvier dernier le prototype de Goat Simulator, une parodie des Euro Truck et autres Farming Simulator (surtout pour le titre) au gameplay typiquement bac à sable. Une vidéo de cette aimable plaisanterie postée sur Youtube a déclenché un véritable engouement pour le projet, que de nombreux joueurs ont voulu voir se concrétiser, alors qu'il était initialement destiné à rester confidentiel. Dont acte, Goat Simulator est aujourd'hui disponible à la vente ! Le principe du jeu est simple, voire simpliste : aux commandes d'une chèvre, on doit démolir un maximum d'éléments du décor afin de marquer un maximum de points. Pour cela, Biquette dispose essentiellement de deux attaques : un coup de tête et un coup... de langue. Le premier frappe le plus simplement du monde, tandis que le second permet d'adhérer à la plupart des objets (ou même aux personnes) et à les traîner sur des centaines de mètres si le cœur vous en dit. On notera d'ailleurs que l'appendice lingual de notre artiodactyle peut s'étendre de manière parfaitement exagérée. Des classiques commandes de déplacements et de saut complètent la panoplie des mouvements disponibles. Cela vous semble limité ? Sachez que vous pourrez également activer et désactiver à volonté un mode ragdoll, qui transformera votre chèvre en pantin désarticulé, ou encore passer le jeu au ralenti histoire d'observer en toute tranquillité vos imbécillités. Et on ne vous a encore parlé du terrain de jeu ! D'une taille qu'on pourra raisonnablement qualifier de "moyenne mais suffisante", il regroupe tout un tas de bâtiments et d'objets qui multiplient les possibilités d'interaction. On y trouve pêle-mêle des maisons, dont certaines sont visitables, des immeubles en construction, un champ de blé, des montagnes, une piscine vide, des toboggans, des serres, une cabane haut perchée, des citernes explosives, des voitures, des gens en survêtement, des ballons, une grue, des trampolines et bien d'autres choses encore. De quoi mettre un joyeux bazar et tenter tout plein d'actions délirantes.
 

A en devenir chèvre

 

Goat SimulatorSans scénario ni scène cinématique d'aucune sorte, Goat Simulator est donc un pur bac à sable, où la créativité et la liberté du joueur tiennent le haut du pavé. Toutefois, histoire de le motiver à chercher les scores les plus hauts et lui donner quelques indices sur ce qu'il est possible de faire, le jeu propose à l'utilisateur un système de mini-quêtes. Certaines sont immédiatement compréhensibles et réalisables ("sautez par dessus un obstacle") tandis que d'autres nous laissent plus circonspects sur la manière de les accomplir ("restez en l'air durant 18 secondes"). Enfin, les intitulés de quelques-unes sont carrément cryptiques ("ruinez votre héritage culturel", "proclamez-vous roi des chèvres"...). Dans tous les cas, sachez que le jeu ne cherche jamais à être crédible, et qu'il ne faut donc pas hésiter à sauter sur les trampolines pour réaliser des salto arrière, ou même à voler dans les airs grâce au jetpack ou à la fusée de feu d'artifice qui traînent dans le décor. D'ailleurs, la physique du jeu ne s'embarrasse pas toujours de réalisme, surtout quand les bugs s'en mêlent.

 

A moins d'être un acharné du scoring, on en fait rapidement le tour. Et même en effectuant simplement de petites sessions régulières, on finit vite par se lasser.


Goat SimulatorCes derniers sont totalement assumés par les développeurs, qui n'hésitent pas à en faire carrément un argument de vente : "Des millions de bugs ! Nous éliminons seulement ceux qui font planter le jeu, tout le reste est hilarant et nous le gardons." Et effectivement, il est parfois difficile de rester de marbre face au comportement élastique du cou de la chèvre. Ou encore face aux nombreux problèmes de collision, qui donnent régulièrement lieu à des scènes surréalistes, où des morceaux de corps passent à travers les murs et les objets. Et si jamais votre biquette se retrouve bloquée, une touche permet de la faire respawner en lieu sûr. Loin d'être perfectionniste (sur ce coup là tout du moins), le studio Coffee Stain nous gratifie même d'une bande musicale volontairement dissonante, qui tapera sur les nerfs de certains joueurs et en ravira d'autres. Ce constat est d'ailleurs valable pour le titre dans son ensemble puisque le côté "100% délire et rien de plus" ne peut laisser indifférent. En revanche tout le monde devrait s'accorder sur le fait que le jeu est vendu trop cher. A moins d'être un acharné du scoring, on en fait rapidement le tour. Et même en effectuant simplement de petites sessions régulières, on finit vite par se lasser. Mais Goat Simulator étant compatible Steam Workshop, il est fort possible que de nouveaux niveaux apparaissent dans les prochains mois. L'avenir du jeu est donc dorénavant entre les mains de sa communauté !

 

 

 

 

Les plus
  • On joue une chèvre !
  • Du grand n'importe quoi
  • On s'amuse immédiatement
  • Bourré de bugs hilarants
  • Moins de 10€

 

Les moins
  • On joue une chèvre...
  • Du grand n'importe quoi...
  • On s'amuse une heure...
  • Bourré de bugs...
  • Plus de 0€...

 

 

 

NOTE : 12/20

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Test de Dusk - Jeu Video Giga France

NOTE : 16/20

dusk

Sorti en début d'année en early access, Dusk avait grandement attiré le regard de celles et ceux ayant fait leurs armes sur les FPS des années 90. Avec ses hommages multiples aux références du genre, Dusk, en cette fin d'année prouve que c'est encore dans les vieux pots que l'on fait les meilleures confitures.

 

Sous ses airs de jeu daté, Dusk est en réalité une véritable usine à bonnes surprises. En premier lieu, alors que nous pourrions croire le jeu totalement dénué de scénario, le créateur du titre, David Szymanski, s'est efforcé de développer un but et une vraie progression dans son intrigue. En quelques mots, vous incarnez le DuskDude, sorte de chasseur de trésors chargé d'éradiquer une menace exhumée de ruines anciennes. Ainsi, si vous aurez votre lot de créatures étranges à dégommer, vous serez également confronté à d'inquiétants cultistes et autres militaires, au cours des trois chapitres du jeu, eux-mêmes composés d'une dizaine de petits niveaux.

Rétro, mais pas seulement

Dusk : un FPS frénétique au doux parfum rétro

En dépit de sa grande économie de polygones, Dusk sait créer une atmosphère anxiogène à souhait qui pourrait parfois le faire flirter avec le genre horrifique. En outre, ne croyez pas qu'une technique directement issue des années 90 empêche Dusk d'offrir de la diversité, au contraire. D'une ferme délabrée au complexe militaire en passant par une planète alien, le titre sait varier les ambiances et les plaisirs et semble à plus d'un égard clamer son amour indéfectible pour un certain Half-Life, notamment lors de quelques mises en scène avec les militaires qui ne sont pas sans rappeler les mémorables confrontations avec les marines du titre de Valve. Il y a un vrai sens de la mise en scène et de la narration environnementale chez Dusk, ce qui confère au titre un parfum de modernité qui tranche avec son aspect rétro.

Dusk : un FPS frénétique au doux parfum rétroDusk : un FPS frénétique au doux parfum rétro

Mais l'influence de Dusk ne s'arrête pas à Half-Life et emprunte autant à Quake qu'à Hexen en passant par Redneck Rampage, et donne au joueur une sensation que l'on croyait presque perdue dans le genre : la vitesse. À l'image des Fast FPS à l'ancienne, la clef de la réussite dans Dusk est le mouvement. Si vous avez laissé de côté le genre depuis 20 ans, nul doute que la première prise en main du jeu sera perturbante. Votre personnage glisse à une vitesse folle sur le sol, les ennemis sont nombreux et votre vie est très limitée. L'esquive est donc de rigueur et très rapidement, ce sont des souvenirs enfouis depuis longtemps qui vous éclatent au visage et qui vous laissent un sourire satisfait collé aux lèvres lorsque, en perpétuelle course, vous êtes parvenus à terrasser d'un coup une multitude d'ennemis grâce à des tirs précis et un vrai sens de l'esquive.

 

Bien évidemment, pas de régénération automatique de vie ici. Il faudra glaner les medkits et des morceaux de bouclier pour espérer survivre, mais fort heureusement, Dusk n'est pas avare en armes. Si certes, nous retrouvons quelques classiques, comme le lance-grande, le double shotgun ou le sniper, d'autres armes sont plus originales comme cette arbalète dont les traits passent à travers les ennemis et les murs ou ce pistolet à clous explosifs. À chaque ennemi correspond une bonne manière d'exploiter son arsenal, aussi le changement régulier d'arme sera de rigueur pour optimiser votre parcours. Si le bestiaire n'est pas extrêmement varié, la présence d'ennemis aux caractéristiques différentes contraint le joueur à basculer entre les 9 armes disponibles pour être le plus performant, rajoutant encore une dose supplémentaire de frénésie à un jeu qui mise tout sur l'action, sublimée par des sensations de shoot vraiment grisantes.

Dusk : un FPS frénétique au doux parfum rétroDusk : un FPS frénétique au doux parfum rétroDusk : un FPS frénétique au doux parfum rétroDusk : un FPS frénétique au doux parfum rétro

C'est également dans sa construction que Dusk permet au joueur de ne jamais reprendre son souffle. Chaque niveau peut en moyenne se parcourir en moins de 10 minutes et la plupart vous demanderont de récupérer des clefs de couleur pour ouvrir les portes correspondantes. Il faudra donc parfois faire quelques allers-retours pour récupérer un pass à l'autre bout de la carte. Cependant, l'intelligence du level design de Dusk permet au joueur de ne jamais être perdu et, si vous ne désirez pas fouiner chaque recoin des cartes pour en dénicher les secrets, vous n'aurez que très rarement la sensation de tourner en rond pour récupérer une clef ou retrouver une porte. Au terme de chaque niveau, vous pourrez observer un récapitulatif de votre temps, du nombre de créatures tuées et des secrets découverts, de quoi donner des idées aux speedrunners qui pourront choisir parmi 5 modes de difficulté.

Dusk : un FPS frénétique au doux parfum rétroDusk : un FPS frénétique au doux parfum rétro

À l'exception de quelques petits bugs mineurs, il est difficile de reprocher quoi que ce soit à Dusk qui, en dépit de son esthétique et de ses sensations rétro, reste terriblement moderne, bien construit, effréné et servi par un sound design de haute volée et d'une bande originale, signée Andrew Hulshult, qui n'est pas sans rappeler le boulot accompli par Trent Reznor sur Quake. Tout juste pourrions-nous trouver à redire sur le classicisme du multijoueur, qui ne propose qu'un Deathmatch et qui n'égale pas la créativité de la campagne, mais Dusk réussit si bien le reste que l'on en vient à presque oublier ses menus défauts.

 

Les notes :
+Points positifs
  • Des sensations de shoot incroyables
  • Level design intelligent
  • Un vrai sens de la mise en scène et des environnements variés
  • Excellente atmosphère
  • Bande originale et sound design impeccables
  • Un hommage vibrant et réussi aux FPS des années 90

 

-Points négatifs
  • Quelques petits bugs ici ou là
  • Multijoueur très anecdotique
  • Intérêt des secrets limité
  • Scénario à peine exploité

 

En dépit de ses hommages très appuyés aux Quake, Half Life, Doom et autres Hexen, Dusk n'oublie pas qu'il est une sortie de 2018 en se fendant d'une atmosphère soignée, d'une bande-son impeccable et d'un gameplay parfaitement calibré pour les sensations qu'il cherche à retranscrire. Frénétique, agréable à jouer, level design intelligent et diversité dans les environnements comme dans les approches à adopter pour triompher des ennemis sont autant d'arguments en faveur de ce titre, qui se réapproprie d'une belle manière ce qui faisait le sel des FPS des années 90. Si certes, il ne révolutionne rien, il est toutefois indispensable pour les nostalgiques, mais également pour les personnes désireuses de découvrir le genre tel qu'il était avant ses multipiles mutations.

 

 

 

NOTE : 16/20

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Test de Endless Space 2 - Jeu Video Giga France

NOTE : 17/20

Endless Space 2

Après avoir connu ses heures de gloire, le 4X spatial a éprouvé une période de creux mais semble aujourd'hui regagner en vigueur, avec notamment l'arrivée en version définitive de Endless Space 2 en avril dernier. Et autant le dire tout de suite, le travail d'Amplitude Studios sur cet épisode est largement à saluer et donne au 4X de nouvelles lettres de noblesse, conformément à ce que nous étions nombreux à attendre d'un studio que l'on sait attentif aux retours de sa communauté.

 

 

 

Endless Space 2 s'appuie bien sûr sur les bases ancestrales du 4X. Sans surprise, les objectifs seront les mêmes que dans n'importe quel autre jeu de ce type, à savoir gérer une stratégie au tour par tour afin d'obtenir une victoire scientifique, économique, diplomatique ou militaire. Pour cela, il vous sera nécessaire de gérer méticuleusement votre empire qui s'étendra notamment en fonction de la gestion de vos ressources. Qu'il s'agisse des conditions de victoire ou des ressources à gérer, les bases d'Endless Space premier du nom sont importées dans le second opus, à l'exception de quelques nuances, comme l'ajout de l'Influence dans le groupe de ressources NISB (pour Nourriture/ Industrie / Science et Brume) qui répondra désormais à l'acronyme NISBI, et d'une multitude de détails qui n'auront pas pour autant pour conséquence de désarçonner les vétérans de la saga, même s'ils devront compiler avec des nouveautés peaufinant largement l'expérience Endless Space.

Bienvenue dans le paradis du 4X

Endless Space 2 : le meilleur 4X Spatial du moment Il faudra faire l'effort de s'impliquer dans le jeu pour en percer les charmes

Il ne serait pas cavalier de dire que de nombreux joueurs sont attirés par l'univers du 4X spatial (ou du 4X en général) sans pour autant oser se plonger dans le genre, faute à une austérité assez commune au registre et / ou à un manque de temps. Si quoi qu'il arrive, avant de commencer à apprécier les subtilités du jeu, le joueur devra s'y impliquer activement et de longues heures durant, Amplitude a introduit quelques facilités destinées à appâter le néophyte. Un tutoriel, à destination des débutants est effectivement intégré au menu, permettant autant de connaître les bases rudimentaires du jeu que de découvrir très progressivement la multitude d'actions réalisables pour mener à bien la conquête de l'espace. Alors oui, si cela aidera le nouveau venu à comprendre un peu comment tout cet amas de menus fonctionne, il ne faut pas s'attendre non plus à se soustraire à l'apprentissage par l'échec une fois le tuto quitté et la partie lancée dans le grand bain. En somme, si vous êtes prêts à vous taper une courbe d'apprentissage franchement raide, le périple vaut le coup, les autres seront sans doute très vite dépassés par la somme d'informations leur arrivant au visage.

Du côté de l'habillage
Endless Space 2 : le meilleur 4X Spatial du moment

Niveau habillage, Endless Space 2 fait un quasi sans faute. Si la bande son est tout simplement enchanteresse et insuffle une aura de mystère bienvenue à cette galaxie qui reste encore à découvrir, esthétiquement le titre d'Amplitude n'est pas en reste. L'univers du jeu est inspiré et franchement de toute beauté, donnant à vos partie une vraie sensation de dépaysement.

L'interface, de son côté, réussi presque là où les autres 4X ont échoué. Effectivement, outre son design très épuré, la navigation se révèle à l'usage assez intuitive, mais à l'usage seulement. Dans un souci de lisibilité, Amplitude a choisi de recourir à de nombreuses icônes dont il faudra pour certaines deviner le sens. Il ne sera pas rare que vous soyez contraints de cliquer un peu au hasard pour retrouver un menu particulier. Des errances qui sont rapidement gommées par les heures de pratique.

8 classes, (presque) 8 manières de jouer

Endless Space 2 : le meilleur 4X Spatial du moment

Endless Space 2 propose de jouer pas moins de 8 races différentes, dont chacune possède au passage son bref tutoriel en début de partie. Si le problème des 4X en général est de multiplier les factions sans pour autant leur donner de vraies personnalités, la chose est tout autre dans Endless Space 2. Effectivement, si certaines races, très stéréotypées, sont clairement identifiées pour courir vers une victoire économique ou militaire, d'autres en revanche font montre de plus de nuances et c'est là l'une des forces du jeu. Si vous prenez, par exemple, les Vodyani, vous devrez totalement repenser votre manière de coloniser des systèmes, cette race ne pouvant s'emparer de planètes qu'en déplaçant une arche colossale, et vous devrez agir comme une sorte de vampire spatial en siphonnant les ressources des systèmes concurrents. Les Horatio, eux, sont issus de l'esprit mégalomane d'un milliardaire qui a constitué une population de clone à son image et dont la particularité sera d'assimiler l'ADN des populations mineures rencontrées en jeu pour étoffer l'armée des clones. Et il en va de même pour quasi toutes les classes, chacune jouit de ses propres spécificités et de ses propres conditions d'évolution, vous obligeant à chaque partie à repenser votre gestion. Bref, avant de vous ennuyer et d'avoir fait le tour du titre, vous en avez pour un paquet d'heures et tandis que les vétérans apprécieront les factions les plus subtiles, les nouveaux venus pourront faire leurs armes avec les races plus traditionnelles.

Endless Space 2 : le meilleur 4X Spatial du momentEndless Space 2 : le meilleur 4X Spatial du moment

Si dans les faits et sur le late game, les nuances entre les classes s'amoindrissent et que les factions présentent un léger déséquilibre, on ne peut que s'incliner devant la volonté d'Amplitude de surprendre le joueur d'une partie à l'autre et d'insuffler à chaque classe une telle personnalité, que ce soit dans le fond ou même dans la forme. Car effectivement, les fans de l'univers Endless seront ravis de retrouver une écriture franchement soignée, chose assez rare dans le style pour être soulignée. Qu'il s'agisse du lore, ou des différentes quêtes de faction ou aléatoires, tout dans Endless Space 2 fait preuve de cohérence et cette approche du 4X donne beaucoup de fraîcheur et d'épaisseur au style.

La politique pour tous

Endless Space 2 : le meilleur 4X Spatial du moment La politique est un ajout de poids dans Endless Space 2

Endless Space 2 accueille également un tout nouveau système de politique, particulièrement intéressant. Chaque race est dominée par sa propre sensibilité politique : Ecolo, religieuse, militaire, industrielle ou scientifique, ainsi qu'un type de gouvernement propre, allant de la démocratie à la dictature. Tous les 20 tours, des élections sont réalisées pour déterminer la majorité du sénat de votre système. La majorité d'un parti au sénat a pour conséquence de débloquer des lois qui lui sont associées. Ainsi, un parti écologiste à la tête du sénat disposera de lois favorisant la nourriture par exemple. En revanche, à mesure que votre empire s'étend, vous accueillerez une population plus diversifiée, amenant avec elle de plus nombreuses sensibilités politiques. En outre, chacune de vos actions aura des conséquences sur les partis en présence, vous contraignant parfois à oublier vos objectifs initiaux. Ainsi, si vous visiez une victoire scientifique, il se pourrait bien que vous ayez négligé les recherches militaires, vous rendant vulnérable en cas de menace. Si un adversaire belliqueux approche, vous aurez naturellement tendance à piocher dans la branche armée de l'arbre technologique, renforçant par la même occasion le poids des partisans militaristes. Si vous ne veillez pas à entretenir vos ambitions scientifiques, il se pourrait que les élections mettent en place un parti non désiré, ce qui aurait pour fâcheuse conséquence d'abroger vos lois en vigueur pour les remplacer par celle de la nouvelle couleur politique.

 

Les lois disponibles seront fonction des partis en présence dans votre sénat

Endless Space 2 : le meilleur 4X Spatial du moment

Par ailleurs, il n'y a pas que l'arbre technologique et les constructions associées qui gouvernent l'orientation du sénat, les diverses quêtes aléatoires, proposant régulièrement des choix apportant bonus et malus, auront aussi un impact sur les tendances du moment. Le volet politique d'Endless Space 2 n'est donc en aucun cas un gadget puisqu'il conditionnera votre progression, un mauvais choix et une mauvaise gestion pouvant tout simplement réduire à néant vos ambitions de base. Un très bon ajout donc, qui ne manque pas de richesse et d'intérêt.

Si nous venons d'évoquer les points forts les plus marquants d'Endless Space 2 et que vous n'êtes toujours pas convaincu, sachez que nous n'avons pas encore effleuré la multitude d'activités à faire au cours d'une partie qui, à l'inverse de nombreux 4X, vous demandera de participer activement à l'évolution de votre empire, mais dans des sessions de jeu avancée, faisant du joueur un acteur à part entière de sa conquête de l'espace et non pas un simple spectateur se contentant d'enchaîner les tours en attendant que les choses se passent. Énormément de features, qu'il serait bien impossible de présenter en détails dans le cadre d'un test, vous garantiront une gestion millimétrée de votre partie. Qu'il s'agisse du développement de vos différents systèmes ou de la gestion des ressources de luxe conditionnant l'évolution de votre empire, il y a de quoi faire.

En voie de perfectionnement

Endless Space 2 : le meilleur 4X Spatial du moment L'issue des combats passe aussi par un menu

Mais soyons honnêtes, Endless Space 2 n'est pas parfait et présente quelques tares, pas bien méchantes, mais existantes tout de même. Il faut d'abord savoir que les amateurs de batailles spatiales en auront pour leur frais, puisque les affrontements reposent toujours sur le même système de contemplation passive. S'il est bien évidemment possible de personnaliser les vaisseaux en y ajoutant des tonnes de canons spécialisés, la préparation de la bataille s'effectue par le biais d'une carte militaire, dans laquelle vous pouvez définir une stratégie de base (attaque de front, contournement etc...). Une fois celle ci définie (certaines stratégies plus élaborées peuvent être débloquées à terme), il vous suffit de lancer la partie et de croiser les doigts pour que ça passe. Alors certes, l'observation des joutes en temps réel ne manque pas de classe, mais nous faisons le pari que vous finirez par systématiquement passer la cinématique pour directement connaître l'issue du combat, qui d'ailleurs est bien avare en détails concernant ce qui a cloché ou non. Un peu frustrant.

Côté diplomatie, Endless Space 2 ne se foule pas trop et propose le minimum syndical et s'offre même un peu de paresse, l'intelligence artificielle ayant grand peine à sortir de ses stéréotypes et ne répond que trop rarement à la réalité de la partie. En somme, vous aurez rapidement tendance à tenter la diplomatie par pure obligation commerciale qu'autre chose.

Endless Space 2 : le meilleur 4X Spatial du momentEndless Space 2 : le meilleur 4X Spatial du moment

Techniquement, le jeu montre aussi rapidement de faiblesse et c'est assez régulièrement que vous constaterez, même en début de partie, des ralentissement venus d'ailleurs. Pire encore, au cours de nos différentes parties, notamment au cours de celles les plus avancées, nous nous sommes trouvés bloqués sur un menu sans pouvoir en sortir, voire dans l'impossibilité pure et simple de réaliser une action simple de construction, nous contraignant à charger la sauvegarde la plus récente. Une sauvegarde automatique étant planifiée entre chaque tour, le problème reste mineur, mais dévoile tout de même les réminicence d'une sortie – relativement – récente d'early access. Amplitude ayant pour réputation de se soucier des retours de sa communauté, nous ne sommes donc pas trop inquiets de ce côté là, et serions bien embêtés si ces quelques défauts venez à vous dissuader de vous jeter sur ce 4X, qui vaut le détour à bien des égards.

 

Les notes :
+Points positifs
  • Profond, riche et addictif
  • Le système de politique, franchement malin
  • Une écriture au cordeau donnant de l'épaisseur à l'univers
  • 8 races au gameplay bien identifié
  • Beau comme un camion
  • Bande son impeccable

 

-Points négatifs
  • Techniquement pas tout à fait au point
  • Quelques déséquilibes entre les races
  • La diplomatie fait le minimum syndical
  • Les combats passifs ne feront pas l'unanimité
  • Parfois trop avare en explications, en dépit d'une interface soignée

 

A l'exception de quelques problèmes mineurs et d'une technique qui reste globalement à mettre au point, difficile de ne pas vous recommander plus que chaudement l'acquisition d'Endless Space 2, si vous aimez les 4X poussés et riches, qui auront pour conséquence de croquer à pleine dent le temps libre qu'il vous reste. Avec ses races au gameplay bien différent, son système de politique malin et la quantité de contenu qu'il propose, le titre d'Amplitude est clairement le meilleur 4X de sa catégorie. Si certes, les quelques tutoriels ne parviendront pas à sortir le style de sa niche bien douillette, ceux qui prendront la peine de le découvrir comprendront vite que l'effort valait le coup. Les vétérans eux, seront sans doute moins ébahis, mais prendront immanquablement beaucoup de plaisir à gérer leur conquête de l'espace.

 

 

 

 

NOTE : 17/20

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Test de Elite Dangerous - Jeu Video Giga France

NOTE : 17/20

elite dangerous

Après plusieurs phases de bêta et une sortie sur launcher dédié, voilà qu'Elite : Dangerous débarque sur Steam en cette belle année 2015, décidément placée sous le signe de l'espace, avec notamment un Star Citizen dantesque qui se fait un peu attendre. Frontier Developments nous offre donc un simulateur de vaisseau spatial bac à sable et massivement multijoueur de grande qualité que nous vous présentons aujourd'hui.

 

Deux journaux de bord roleplay pour découvrir Elite Dangerous !
Avant tout, sachez que si vous souhaitez aborder ce test avec un angle roleplay (un élément déterminant dans l'approche d'Elite Dangerous), nous vous avons concocté deux journaux de bord qui couvrent les différents aspects du jeu : vaisseaux, formation, voyages supraluminiques, cartographie, et fitting dans le premier "journal du commandant Panthou". Pour le second, baptisé "Enfin libre dans Elite Dangerous, mais qu’y faire ?", nous abordions les vitesses de déplacement, l'atterrissage et l'abordage des stations, les modules, les quêtes, factions, les systèmes de planètes et les métiers. Cette approche nous a permis de traduire le côté bac à sable du titre le plus librement possible. Désormais, il est grand temps de faire un test plus conventionnel du jeu.
Elite Dangerous : La simu spatiale par excellence ?

Quel est le principe d'Elite : Dangerous ?

Si vous avez déjà entendu parler d'Elite, ou que vous avez entraperçu des images du jeu et que votre curiosité a été titillée, un rapide résumé du concept s'impose. Elite : Dangerous est une simulation spatiale dans laquelle chaque joueur dirige un vaisseau. Vous voilà donc lâché dans l'univers (qui se compose de plus de 400 millards de systèmes) et votre destinée sera celle que vous choisirez. Vous pouvez très bien devenir un chasseur de primes enchaînant les missions de traque et de destruction, ou tenter d'obtenir une petite fortune en faisant du commerce de station en station en profitant pour cela des fluctuations du marché, bien au chaud, à bord d'un vaisseau cargo fraîchement acheté à la station du coin.

Si vous vous sentez l'âme d'un explorateur, sachez qu'il est aussi possible de partir à l'aventure, équipé d'un module permettant de détecter et d'analyser les planètes afin de découvrir de nouveaux mondes et de les baptiser, tel un Christophe Colomb de l'espace intersidéral. Evidemment, vous n'êtes pas seul dans le vide stellaire et des milliers de joueurs et de PNJ viendront agrémenter vos parties, que ces derniers souhaitent vous traquer pour vous détruire, récupérer le contenu de votre soute et le revendre au marché noir, ou qu'ils souhaitent un peu d'aide pour une traque et vous proposent de former une escadrille en contact vocal, voguant en équipe de système en système à la recherche d'aventure... Ça fait rêver n'est-ce pas ?

Elite Dangerous : La simu spatiale par excellence ?Elite Dangerous : La simu spatiale par excellence ?Elite Dangerous : La simu spatiale par excellence ?

Une réalisation sobre mais efficace

Elite : Dangerous bénéficie d'une réalisation à la fois réaliste et modeste. Comprenez par là que nous n'aurons pas droit à des fioritures graphiques dans tous les sens ni à des déluges d'explosions à tout bout de champ comme ce que souhaite faire EVE Valkyrie. Nous sommes ici sur un open world avant tout et rencontrer des vaisseaux en grand nombre n'arrive pas souvent hors des stations dans lesquelles ces derniers s'amassent pour le commerce, le ravitaillement ou la prise de contrats. Le titre se veut optimisé pour les configurations ayant quelques années mais laisse suffisamment de marge pour faire cracher ses tripes à un bon gros PC de gamer. Si en plus vous rajoutez la prise en compte de la réalité virtuelle via Oculus Rift, sachez que l'expérience est hors du commun, sans pour autant être exempte de défauts, malheureusement inhérents au statut de prototype du casque.

 

Prise en main parfaite pour les plus fortunés, et pour les autres ?

La prise en compte de l'Oculus Rift a fait d'Elite le parfait étalon PC pour prouver au monde entier que la réalité virtuelle a un potentiel dingue sur de la simulation en véhicule. Bien immergé dans votre cockpit, vous pouvez suivre vos ennemis des yeux tout en manoeuvrant, regarder en direction des différents côtés de l'habitacle afin de gérer vos modules installés, vos cibles, vos trajectoires de voyage... Ajoutez à cela des HOTAS, les joystick et manette des gaz, que le titre a remis au goût du jour alors que ces accessoires étaient désormais réservés à une toute petite niche de joueurs, et vous obtenez une expérience optimale.

Evidemment, cela implique un investissement lourd (comptez 120 à 130 € pour les HOTAS utilisées pour ce test, les X52 de Saitek) et un Oculus DK2 se monnaye autour des 300 € mais pour cela il faut affirmer être développeur... L'équipement ultime n'est donc pas à la portée de tout le monde, néanmoins le jeu reste jouable au combo clavier + souris. Je tiens par contre à vous prévenir : il s'agit d'une simulation... Vous allez donc avoir un bon paquet de touches à apprendre ! Rassurez-vous, il existe une partie "formation" dans le jeu qui vous apprend les bases et vous permet d'aborder sereinement l'espace.

Elite Dangerous : La simu spatiale par excellence ?Elite Dangerous : La simu spatiale par excellence ?Elite Dangerous : La simu spatiale par excellence ?

Comment se déroule une partie d'Elite ?

Elite, c'est un peu comme Minecraft, on y retourne par période, parfois après quelques semaines sans jouer, mais on reste toujours émerveillé par le potentiel du jeu et par son immersion. Le titre impose de longues parties à la manière d'un MMO, puisqu'il est quasiment impossible de faire une session concluante en moins d'une grosse demi-heure de jeu. De plus, les différentes quêtes sont minutées et il ne sera pas rare de devoir réaliser des missions en moins d'une heure pour obtenir la validation de votre action. On apprend donc à être patient et, croyez-moi, c'est très important dans une simulation spatiale.

 

Il vous sera par exemple parfois demandé de zoner dans différents secteurs spatiaux à la recherche d'individus à dessouder, une quête en apparence simple qui peut déboucher sur une à deux heures d'errance à la recherche des fameux individus. Vous aurez également très souvent l'occasion de voyager en HyperSpace (le second mode de déplacement, entre la vitesse de croisière et le SuperDrive façon Stargate), et les voyages peuvent être un peu longuets, avec des phases d'approche où l'on doit décélérer progressivement et bien doser ses moteurs. Il faudra donc s'armer de patience pour jouer à Elite, mais de telles phases s'avèrent au final extrêmement utiles pour mettre en valeur les séquences épiques que propose le titre.

Il m'est par exemple arrivé à plusieurs reprises d'être sorti de route par un pirate de l'espace qui souhaitait récupérer ma cargaison. Une fois face à face, le combat s'engage, plusieurs choses sont alors à gérer afin de s'attribuer la victoire. Il est évidemment conseillé de ne jamais avoir l'ennemi dans le dos, et vous devrez donc jouer des HOTAS et des axes de déplacement pour faire en sorte d'avoir toujours le visu sur l'adversaire. Il faudra également avoir le réflexe de bien répartir l'énergie de votre vaisseau pour optimiser les tirs et les boucliers. Côté gestion encore, il faudra penser à avoir les gaz "dans le bleu" pour garantir une manoeuvrabilité optimale du vaisseau, et bien vérifier qu'aucun module gênant n'est activé (soute ou train d'atterrissage).

 

Côté attaque, c'est assez classique : il faudra s'assurer que les modules offensifs sont activés et bien répartis sur votre configuration actuelle. Le combat peut donc commencer et son issue dépendra de votre équipement mais aussi de votre capacité à tourner efficacement autour d'un ennemi pour lui asséner des attaques sans jamais être ciblable. Evidemment, vous sortez vainqueur de cette rixe que vous n'avez pas souhaitée, et votre ennemi laisse derrière lui de l'équipement, matérialisé par des cellules de ressources qui flottent maintenant librement dans l'espace. Pensez donc à ouvrir la soute de votre cargo et avancez doucement en faisant bien attention à votre vitesse lors de la récupération de la ressource pour éviter de la détruire suite à une approche trop brutale.

Une fois votre cargaison récupérée, vous pouvez aller la vendre au marché noir sur une station, et vous devrez le faire vite car en cas de scan d'un vaisseau sur votre cargaison, la mention "cargaison illégale" ne tardera pas à arriver et vous deviendrez donc une cible hors la loi, à moins que vous puissiez payer votre amende à la fédération la plus proche. Pour rappel, les différentes factions qui composent l'univers peuvent être amadouées par les joueurs qui souhaitent s'en rapprocher. Une fois de plus, cela passe par les missions et quêtes qui sont ici le liant encore un peu trop discret de tout le jeu. Car oui, Elite : Dangerous est vaste et complet, mais manque encore un peu de cohérence. Difficile pour l'instant d'imaginer un endgame ou une partie dans laquelle nous ne pensons jamais "Et maintenant, que faire ?", les joueurs se contentent de faire de l'argent, de miner des ressources, de traquer des pilotes ou des PNJ, ou d'explorer, toujours mieux équipés en modules atypiques et en vaisseaux de haut niveau.

Elite Dangerous : La simu spatiale par excellence ?Elite Dangerous : La simu spatiale par excellence ?Elite Dangerous : La simu spatiale par excellence ?

Une excellente simu, un bon sandbox, mais un mauvais MMO ?

L'arrivée des escadrilles a évidemment fait son petit effet, en permettant de créer une véritable interaction sociale entre divers joueurs, mais le jeu n'a pas encore atteint son objectif ultime de MMO sandbox puisqu'il manque encore, à mon sens, une trame scénaristique fixe efficace. Peut-être qu'une campagne serait l'idéal pour cela, une vraie, pas un amas de missions vagues réparties entre diverses stations. De même, l'espace manque actuellement de divertissement, les joueurs devraient pouvoir décompresser en ayant par exemple accès à des arènes de tournoi ou à des endroits calmes dans lesquels on peut discuter comme une cantina, avec une représentation visuelle des joueurs. Le côté MMO n'est donc pour l'instant pas assez sexy pour attirer sur le long terme tous types de joueurs. Le côté simulation sera le premier souci pour certains joueurs qui essayeront le jeu pendant une demi-heure, trouveront cela trop difficile à prendre en main, et désespèreront sûrement. Pour d'autres, l'évidente persévérance dont il faudra faire preuve représentera un challenge séduisant et une fois l'aspect simulation maîtrisé, ces joueurs s'émerveilleront sans doute à chaque nouvelle découverte de fonctionnalité. Voilà qui rend donc le titre difficile à noter, néanmoins son excellent concept, ses ambitions, sa réalisation, les sensations de vol et les prévisions pour la suite de l'aventure nous ont largement convaincus.

 

Les notes :
+Points positifs
  • Une perle en matière de simulation spatiale
  • Une immersion totale, surtout si l'on a des HOTAS
  • Un des jeux les plus impressionnants en réalité virtuelle
  • Possibilité de choisir sa propre voie : chasseur, cargo, explorateur...
  • Le fait de devoir apprendre les protocoles de chaque action complexe (minage, traque, interception, apontage...)
  • Graphiquement très joli
  • Bande-son très appréciable
  • 400 milliards de systèmes, et encore plus de stations spatiales sur lesquelles on peut se poser et commercer, prendre des quêtes, se tenir au courant des news du système, changer de vaisseau, s'équiper avec de nouveaux modules...
  • Une expérience en ligne atypique, de plus en plus satisfaisante

 

-Points négatifs
  • Assez répétitif : manque de variété entre les missions
  • Demande pas mal de temps libre : il n'est pas rare de devoir attendre 5 à 10 minutes avant d'atteindre une destination, même en HyperSpace
  • Certaines missions où l'on doit traîner dans divers systèmes à la recherche d'individus... souvent très bien cachés...
  • Un titre qui prend tout son sens une fois équipé de HOTAS et d'un casque de réalité virtuelle. L'expérience reste très intéressante sans, mais ne développe pas tout son potentiel

 

Elite : Dangerous est une excellente simulation spatiale avec un online très prononcé qui permet de satisfaire les fantasmes des amateurs de space operas. Il ne lui manque plus qu'un peu de trame scénaristique afin de captiver les joueurs sur le long terme sans qu'ils décrochent, de même on espère pour plus tard un peu plus de variété dans les activités proposées qui, à l'heure actuelle et couplées à la relative lenteur des sessions de jeu, rendent le tout assez peu sexy pour les profanes. Côté simulation, le verdict est simple : Elite Dangerous est la meilleure expérience en termes d'immersion si l'on y joue avec un casque de réalité virtuelle et des HOTAS. Le titre est très complet et propose donc de vivre sa vie d'aventurier de l'espace, perdu avec des milliers d'autres joueurs au coeur d'une aire de jeu composée de plus de 400 milliards de systèmes. Impressionnant, grisant, parfois rebutant, assez redondant, chronophage, mais tellement bon !

 

 

 

 

NOTE : 17/20

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Test de Planet Coaster - Jeu Video Giga France

NOTE : 16/20

planet coaster

Avec cette année qui fut riche en titres d’aventure, d’action de RPG, il existe une frange de la population qui demeurait en attente d’un titre magistral… Cette frange, c’est évidemment celle des amateurs de gestion / création, laquelle accueillera en cette mi-novembre l’excellent Planet Coaster sur PC. Un titre aussi bon qu’intelligent, qui se consomme sans modération et à grand coup de grosses sessions, un peu comme le superbe Civilization VI qui règne désormais sur le flanc des jeux de gestion / stratégique. Mais que vaut vraiment Planet Coaster, c’est ce que nous nous allons tenter de savoir à travers ce test. Faites chauffer le fast-pass, il est temps de créer votre propre parc d’attraction !

 

 

Avant même sa sortie, déjà envoutant

Planet Coaster : Le roi de la Gestion / Création de parcs d'attraction est là !

Que dire de Planet Coaster pour qui l’engouement du public initié à l’art des tycoon n’a jamais failli ? Héritier de la saga Rollercoaster Tycoon, le titre de Frontier Software a été développé avec et pour ses fans. Sa copie a toujours été, depuis son annonce en janvier 2015, aussi transparente qu’envoutant, et les raisons de cet entrain pré-sortie furent simples à comprendre. Utilisant le moteur Cobra, Planet Coaster est capable d’afficher une quantité gargantuesque d’éléments tout en reposant son gameplay sur trois leviers, dont deux sont bien connus des amateurs du genre : la gestion et la créativité. La troisième corde à l’arc de Planet Coaster, et non des moindres, est celle du partage, qui justifie le choix du PC en tant qu’unique plateforme supportée, vous comprendrez vite pourquoi. Mais si Planet Coaster remplit déjà avec brio ses deux premiers rôles, à savoir création et partage, lesquels furent très efficaces durant les différentes phases d’essai du titre, un aspect essentiel restait encore relativement caché : la gestion. Concernant cette dernière, le voile fut donc levé mi-novembre avec l’arrivée de la version finale. Qu’a donc à offrir cet habile ensemble, si emballant, que l’on estime déjà comme l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur, jeu de gestion/création de parc d’attraction ?

Un moteur ultra puissant

Planet Coaster : Le roi de la Gestion / Création de parcs d'attraction est là !

Parlons donc technique pour commencer. Planet Coaster explore une philosophie très maline concernant son design, sa réalisation, et ses possibilités. Revêtant un enrobage à la fois réaliste et cartoon, notamment pour l’animation de la foule, le jeu de Frontier sait se faire économe en procédés technologiques gourmands. N’allez pas vous attendre à une bombe d’esthétisme ou à une claque graphique à gros coups de shaders, non. Planet coaster joue la carte plus discrète de la puissance d’affichage, en proposant à vos configurations d’afficher des parcs immenses dans lesquels baigne une la foule réaliste fourmillant d’envies et de besoins. Tout s’anime, brille, et reluit, ce qui procure l’émerveillement bien connu des parcs. Attention toutefois à ne pas être trop gourmand sur vos options car les paramètres les plus élevés vous imposeront d’avoir une configuration ultra-costaude si vous souhaitez jouer de manière fluide dans un parc très animé. Les possibilités de création sont dignes d’un logiciel 3D simplifié mais sont efficace et l’on peut bâtir son parc comme on le souhaite, sans trop de difficulté, façonnant aussi bien le terrain, les attractions, allées, mais aussi les bâtiments qui peuplent votre domaine et pourront être dupliqués pour vous faciliter la tâche.

Planet Coaster : Le roi de la Gestion / Création de parcs d'attraction est là !

Partez donc du principe que tout, dans Planet Coaster, n’est qu’un assemblage d’éléments. Vous pouvez en effet prendre une fenêtre, la bouger, y ajouter un panneau, greffer le tout sur une échoppe tout en changeant les couleurs, sauvegarder votre nouveau bâtiment et le réutiliser à volonté… Des formes simples sont aussi à votre disposition si vous vous sentez l’âme d’un artiste qui tente de reproduire un X-Wing pour une attraction Star Wars ou n’importe quel élément qui pourrait vous servir à grande échelle : vous êtes libre de faire ce que vous voulez, ou presque. On notera tout de même au passage l'absence de feature permettant de redimensionner les objets, ce qui est dommage mais compréhensible (à cause notamment des soucis d’optimisation qu’elle pouvait apporter). L’outil s’avère très complet et profite d’une caméra efficace bien que parfois capricieuse. On prend plaisir à soigner les détails pour ensuite profiter du tout en se glissant dans la peau d’un des visiteurs, qu’il soit dans les allées, dans les magasins, ou dans une attraction.

Le partage au centre de l’expérience

Planet Coaster : Le roi de la Gestion / Création de parcs d'attraction est là !

La feature-clé de ce Planet Coaster est le partage, comme nous le disions plus haut. D’un simple clic, il est en effet possible de partager son parc, son attraction, ou même sa création atypique. L’intérêt d’un tel procédé est sa praticité. Il est en effet très facile de trouver, télécharger, et incorporer des éléments créés de toute pièce par les joueurs du monde entier. Ainsi, c’est grâce à une communauté proactive et très inventive que Planet Coaster s’offre, dès sa sortie, des milliers d’éléments conçus par les joueurs. Cela vous aidera à vous inspirer, et vous fera gagner beaucoup de temps si vous souhaitez inclure des éléments précis dans votre parc. Le Workshop de Steam prend ici tout son sens et s’avère parfaitement adapté au jeu. Attention toutefois à ne pas se désespérer en voyant ce que les autres ont réussi à faire tandis que vous bataillez à faire une maison correcte dans le cas ou vous ne masterisez pas encore parfaitement l’outil.

 

Campagne et mode défi

Planet Coaster : Le roi de la Gestion / Création de parcs d'attraction est là !

Si vous avez suivi nos Gaming Live et preview sur le titre, tout cela, vous le savez déjà. Mais ce qu’apporte désormais la version finale, en plus d’assets supplémentaires, c’est tout l’aspect gestion et progression du joueur. Tablant sur un système à niveau et à objectif pour déverrouiller au fur et à mesure les éléments de la campagne, Planet Coaster la joue un peu timide sur les enjeux des échelons. On appréciera être challengé sur des objectifs chiffrés, mais le cœur de l’expérience demeure la création et le partage. La gestion se veut simple, logique, et efficace, même si elle manque d’éléments de scénario. On aurait aimé devoir faire face à des soucis de grande envergure, à des problèmes météo (absents du titre) où à des catastrophes naturelles venant détruire certains pans du parc ou en tout cas handicaper sévèrement son fonctionnement. A chaque objectif (facile, moyen et difficile), on débloque des étoiles, nécessaires pour avancer vers d’autres missions, d’autres situations venant à chaque fois vous offrir un nouveau parc de départ, designé par les développeurs. Ces parcs sont une excellente inspiration pour vous montrer ce qu’il est possible de faire. Comprendre comment fonctionnent les déclencheurs sur les manèges pour augmenter leur efficacité, manager la foule pour qu’elle circule bien et optimiser les placements de magasins, buvettes et autres bâtiments au sein de votre création. En somme, cette section Campagne, et les défis (qui changent à chaque chargement de partie et se succèdent au gré de vos réussites), ne viennent que procurer un peu de challenge à ceux qui en ont marre de créer où à ceux qui souhaitent mettre à l’épreuve leurs talents de gestionnaire. Manque de bol, ce dernier aspect, très attendu, fait le travail sans pour autant surprendre.

Une gestion suffisante mais pas étonnante

Planet Coaster : Le roi de la Gestion / Création de parcs d'attraction est là !

L’aspect gestion du parc est donc bien présent, il y est efficace mais ne s’inscrit pas vraiment au même niveau que les pans « création et partage », dont l’audace habite le jeu de manière magistrale. Comme dans les classiques du genre, une grosse partie de cette discipline s’axe autour des employés, on peut les embaucher, les affecter à des lieux et les former pour accentuer leur efficacité. Il faudra faire attention à leurs retours, et optimiser leurs points de vente. Dans le cadre d’un vendeur de burger, le placement de l’enseigne sera important, de même que son design. Les produits qu’ils vendent ont aussi un intérêt. On peut en effet changer la quantité de chaque ingrédient pour réduire les couts de production d’un burger par exemple ou d’un soda. « Le sel dans les frites », un grand classique, a aussi son importance et les visiteurs auront naturellement plus soif si vous augmentez ce paramètre. Le tout suit une logique efficace mais pas vraiment surprenante. Au rayon des features de gestion, on notera aussi une flopée de tableaux sur vos revenus et dépenses, sur les comportements globaux des visiteurs, sur les populations qui viennent au parc et ce qu’elles en pensent ou encore sur les emprunts que vous pouvez effectuer. On notera également la possibilité de rameuter du monde en finançant des campagnes marketing et l’organisation de recherches pour déverrouiller de nouvelles choses pour votre parc (attractions, bâtiments, éléments variés). Voilà, c’est déjà pas mal mais il manque peut être ce brin de folie qui fait de Planet Coaster le jeu ultime en matière de création et de partage. A la manière d’un City Skyline, la navigation comportementale de vos visiteurs dans le parc sera l’objet de toutes les attentions une fois les finances dans le vert, et cela arrivera vite au bout de quelques parties. Un parc qui marche est un parc bien conçu et c’est là-dessus que les magnats de l’optimisation travailleront le plus une fois la gestion de base maitrisée.

Le plaisir à l’état brut

Planet Coaster : Le roi de la Gestion / Création de parcs d'attraction est là !

En dépit de ces quelques défauts et imperfections (et d'un manque de variété en matière d'attractions), Planet Coaster apporte aux joueurs un véritable rêve de gosse, celui de modeler selon ses envies un écosystème, un lieu de vie et d’amusement, grâce à des outils pratiques et très puissants. Si vous avez joué aux LEGO dans votre jeunesse, vous serez à coup sûr aux anges durant vos premières parties. Essayer soi même les montagnes russes que l’on a conçu pendant des heures est un véritable plaisir (il manque plus qu’un mode VR), et l’on se plait à passer des nuits entières à creuser en sous sol sa nouvelle attraction, plaçant ça et là des déclencheurs pour effrayer le public et surprendre les joueurs à qui l’on va partager le parc. C’est une véritable panacée créative qui s’offre à vous, et la seule limite sera votre imagination et votre lassitude à l'égard du concept. Parc en intérieur, reproduction fidèle d’univers connus, attractions folles, tout est à votre portée, et si vous manquez d’inspiration. Un petit tour sur le workshop vous sera sans doute d’une grande utilité. Ce dernier permettra même aux plus ambitieux une forme de travail collaboratif, même si l’on aurait aimé un mode online où chacun travaille sur le parc en temps réel… Qui sait, ça sera peut être pour plus tard… Vu le succès du jeu et les forces de ce dernier, Frontier tient quelque chose et il serait bête de ne pas apporter plus de contenu à l’œuvre.

 

 

Les notes :
+Points positifs
  • Le moteur de création ultra puissant et abordable
  • La fonction de partage ultra rapide et sans limite
  • Le fun de s’immerger dans son parc, directement dans les yeux des visiteurs
  • Un aspect gestion bien pensé et plutôt correct
  • Beau tout en étant économe
  • Un jeu qui parle à tous les publics

 

-Points négatifs
  • Un certain manque de variété dans les attractions et boutiques proposées
  • Quelques soucis de praticité dans les interfaces et caméras (notamment lorsqu'on construit sous terre)
  • Souvent gourmand lorsque l'on travaille sur des parcs immenses et très détaillés
  • On aurait aimé en voir plus : du multi temps réel, de la VR, une gestion météo, des catastrophes...
  • On espérait une gestion plus poussée ainsi qu'un mode Campagne & Défi moins conventionnel

 

Beau, immersif, plaisant, diablement efficace et ludique, Planet Coaster s’impose comme l’un si ce n’est le meilleur jeu de gestion et création de parc d’attraction à ce jour. Fort d’un moteur 3D ultra puissant pour les créatifs confirmés et abordable pour les novices, le titre propose tout ce qu’il faut pour s’amuser à générer son parc idéal, même si l'on aurait fortement apprécié un contenu plus conséquent. La fonction de partage est très efficace et viendra sans cesse vous inciter à mettre vos œuvres sur le cloud ou a piocher dans celles des joueurs pour vous inspirer, vous faire économiser du temps sur une création, ou même rêver en essayant les attractions, souvent très réussies, de la communauté. Une réussite presque totale.

 

 

 

 

NOTE : 16/20

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Test de Jurassic World Evolution - Jeu Video Giga France

NOTE : 17/20

Jurassic world evolution

Que vous aimiez ou non le virage opéré par la licence Jurassic Park avec Jurassic World, reconnaissez-le, la perspective de prendre les commandes d'un parc d'attractions de dinosaures est plutôt alléchante. C'est ce que vous propose Jurassic World Evolution, concocté par les équipes de Frontier Developments, notamment responsables du très bon Planet Coaster.

 

 

 

Conditions techniques du test :

Vous devriez arriver sur les différentes iles de Jurassic World Evolution avec une légère impression de déjà-vu. En effet, le nouveau jeu de Frontier utilisera à la fois le même moteur graphique et la même direction artistique. Par contre, c’est avec un certain plaisir que nous avons constaté que la gestion des ressources PC était beaucoup mieux maitrisée , jusqu'à en tirer parti des architectures CPU multicœurs. Sur JWE, le moteur conserve sa capacité à profiter de tous les cœurs d’un CPU, mais se montre plus modéré sur les charges appliquées à chacun. Avec une GTX 1080 Ti , JWE monte à 80 FPS en 1080p / Ultra , et 160 FPS en 1080p / Very Low . Pour autant, le titre de Frontier restera plus gourmand que la moyenne : il faudra une GTX 1070 pour maintenir les 60 FPS en toutes circonstances (1080p / Ultra), de même qu’un bon processeur 4 cœurs avec SMT ou hyperthreading nous parait nécessaire. Bonne nouvelle côté consommation RAM et VRAM : on reste sur des niveaux mesurés, avec respectivement 6,7 Go d’un côté, 4,2 Go de l’autre.

 

Basé sur le film Jurassic World de 2015, Jurassic World Evolution vous place donc aux commandes d'un entrepreneur désireux de bâtir et de faire fructifier des parcs d'attractions répartis sur 5 îles différentes, la sixième étant celle du film et constituant le mode bac à sable du jeu. Guidé par une poignée de personnages, dont Ian Malcom lui-même (doublé par Jeff Goldblum en VO et par le comédien de doublage original en VF), vous devrez remplir différents objectifs et faire face à de nombreuses situations de crise pour faire de votre parc l'attraction la plus prisée des touristes du monde entier.

Les dinos pour tous

Jurassic World Evolution : bien plus qu'un jeu à licence

L'une des grandes forces de Jurassic World Evolution est le challenge adapté au profil du joueur qu'il parvient à déployer. Effectivement, en début de partie, 4 îles sur 6 sont verrouillées. Une fois sur la première, il conviendra d'obtenir une note de prestige de 3 étoiles sur 5 afin d'accéder à la suivante, et cette contrainte est la même sur l'ensemble de la partie. Le novice du jeu de gestion, que l'on pensait être la cible principale du jeu, devra certes faire attention à la manière dont il gère son parc, mais ne devrait pas avoir trop de difficulté à déverrouiller l'ensemble des cartes du jeu. Le joueur plus expérimenté, lui, devra faire face à des défis plus poussés s'il désire obtenir la note maximale sur chacune des îles. Grâce à la présence d'un système d'objectifs se débloquant par paliers, se fixer pour but une notation de 5/5 n'est pas qu'une question de temps passé sur le jeu et de finesse de gestion, il est aussi conditionné par des récompenses supplémentaires. Jurassic World Evolution récompense autant le joueur désireux d'avancer vite que le gestionnaire plus persévérant en lui donnant des bâtiments supplémentaires ou l'accès à des dinosaures plus prestigieux.

Jurassic World Evolution : bien plus qu'un jeu à licence

La construction du jeu sera la même sur chaque île, même si bien sûr, chacune d'entre elles dispose de ses propres contraintes et de ses propres objectifs. La solidité de vos parcs réside sur trois piliers : science, divertissement et sécurité. Chaque branche dispose d'une jauge de réputation, divisée en paliers, qui augmentera à mesure que vous remplirez des contrats dans le domaine correspondant. Le responsable du divertissement vous demandera par exemple de construire plus de fast-food tandis que la personne en charge des sciences axera ses domaines sur la recherche et l'évolution des dinosaures. Le fait de remplir des objectifs pour tel ou tel domaine aura pour conséquence de déverrouiller de nouveaux bâtiments ou éléments de recherche pour par la suite vous conduire vers des missions proposant des objectifs plus complexes, mais aussi plus rémunérateurs.

Jurassic World Evolution : bien plus qu'un jeu à licenceJurassic World Evolution : bien plus qu'un jeu à licence

C'est aussi pour cette raison que Jurassic World Evolution est à même de fonctionner très bien sur des profils de joueurs très différents. Perfectionner un parc demandera de nombreux bâtiments, de nombreuses améliorations et une grande variété de dinosaures, ce qui sera possible seulement en cas d'implication active du joueur. Le public désireux simplement progresser à son rythme, sans trop de contraintes, pourra lui aussi trouver son compte, chaque île proposant des challenges différents et variés, tout en restant suffisamment complet pour ne jamais paraître trop simple.

Des mécaniques complètes et équilibrées

Jurassic World Evolution : bien plus qu'un jeu à licence

Les éléments de gestion sont plutôt nombreux dans le jeu, et, petite originalité, Jurassic World Evolution ne propose pas la possibilité d'accélérer le temps, technique bien connue des amateurs d'avance rapide le temps que l'argent s'accumule. Il faudra parfois attendre quelques minutes qu'une recherche s'achève ou qu'une expédition rentre à sa base, mais soyez rassuré, le titre trouve toujours de quoi vous occuper, entre le bien-être de vos dinosaures et celui de vos visiteurs. En premier lieu, il conviendra toujours d'étudier la morphologie de l'île sur laquelle vous vous trouvez, la grande contrainte du jeu résidant dans l'aménagement de l'espace. Votre parc étant destiné à accueillir des créatures massives, autant dire qu'il faudra bien penser à gérer les dimensions que vous désirez attribuer à vos enclos, à plus forte raison que la construction des différentes infrastructures est assez peu permissive. C'est d'ailleurs là l'un des principaux reproches que l'on pourrait invoquer à l'encontre du jeu. Effectivement, c'est bien souvent que l'on se prendra à ajuster la position d'un bâtiment avec une minutie agaçante, juste pour que la construction soit possible, même lorsque visuellement aucune véritable raison géographique ne semble l'empêcher. Le titre ne va pas niveler le terrain automatiquement pour permettre de poser un édifice et l'outil de terraforming crée parfois plus de mal que de bien.

Jurassic World Evolution : bien plus qu'un jeu à licenceJurassic World Evolution : bien plus qu'un jeu à licence

Notez d'ailleurs que vous ne retrouverez pas ici le degré de personnalisation ahurissant de Planet Coaster. Les bâtiments sont prédéfinis et vous devrez vous contenter des designs établis par les développeurs. Quoi qu'il en soit, à l'exception de ce pépin parfois agaçant, l'ensemble des éléments de construction est parfaitement intuitif, les bâtiments et leurs informations étant consultables en seulement quelques clics. On pestera aussi sur le zoom automatique réalisé sur l'édifice consulté par le joueur, car, compte tenu des dimensions des parcs construits, nous aurions préféré pouvoir conserver notre niveau de dézoom en permanence, même lorsque l'on désire en savoir plus sur tel ou tel bâtiment.

Jurassic World Evolution : bien plus qu'un jeu à licence

Passé l'observation de votre terrain et le positionnement des générateurs d'électricité, il sera nécessaire de construire un centre d'opération fonctionnel. Et, parce qu'un parc gavé de prédateur ne se gère pas tout seul, il faudra créer des unités de confinement ou des postes de garde si toutefois un dinosaure venait à tomber malade ou pire, s'il se décidait à se balader dans votre parc pour croquer des visiteurs. Mais pour avoir des dinosaures, il faudra d'abord en exhumer les fossiles et en extraire de l'ADN pour obtenir un génome d'au moins 50% pour une incubation viable. L'augmentation du génome passe en premier lieu par un centre d'expédition, qui vous permet de choisir quel site d'excavation fouiller pour exhumer une race donnée de dinosaure. Une fois l'expédition rentrée au bercail, passé quelques minutes et moyennant finances, il sera possible d'analyser les fossiles, chaque analyse permettant d'augmenter la qualité du génome et ainsi l'aura du futur dinosaure incubé. Si vos finances venaient à s'assécher, la revente des fossiles les plus purs pourra vous apporter également un afflux de trésorerie salutaire.

Jurassic World Evolution : bien plus qu'un jeu à licence

En parallèle, vous pourrez effectuer des recherches destinées à obtenir des bâtiments et leurs améliorations (production d'électricité accrue par exemple) ainsi que des éléments de modification des dinosaures ou des remèdes s'ils contractent des maladies. Une fois que vous vous sentez prêt, vous pouvez bâtir votre premier enclos, dans lequel il faudra aménager suffisamment de prairie, de forêt, d'eau et de nourriture pour satisfaire aux besoins primaires de vos bébés. Mais ce n'est pas tout, les dinosaures sont des créatures capricieuses et vous contenter de séparer les herbivores des carnivores ne suffira pas à garantir la stabilité de l'enclos. Effectivement, chaque dinosaure a des exigences concernant son groupe social. Certains désireront être solitaires, tandis que d'autres ne seront heureux qu'en compagnie d'un nombre minimal de ses congénères. S'il est bien possible d'incuber plusieurs espèces dans un même enclos, il faudra sans cesse garder un œil sur la jauge de confort de vos bêtes sous peine de les voir tenter de briser les clôtures et semer la panique dans votre parc. Le cas échéant, la panique s'emparera de la foule qui pourra être blessée ou tuée par les dinosaures, ce qui vous vaudra une facture de procès plus que coûteuse, pouvant mettre en péril la santé économique de votre parc.

De l'attitude des dinosaures
Il est nécessaire de bien comprendre, pour apprécier le jeu et savoir vers quoi il nous emmène, que Jurassic World Evolution est davantage un jeu de gestion de parc d'attractions basé sur les dinosaures qu'une simulation de vie jurassique. Si certes, vous apprécierez les différentes exigences de chaque race ainsi que leur attitude générale en cas de combat, de panique ou de maladie, ne vous attendez pas à reproduire les comportements aperçus dans les films. Les toujours très populaires Vélociraptors peuvent effectivement socialiser avec leurs congénères au sein d'un même enclos, mais au cours de nos petites expériences un peu viles, nous ne sommes pas parvenus à créer des situations d'attaques groupées contre un T-Rex, par exemple. Ainsi, s'il n'existe pas d'aberrations niveau crédibilité de la mixité des enclos (un Triceraptos aura du mal à cohabiter avec l'insupportable Spinosaurus), l'intelligence des reptiles n'ira pas beaucoup plus loin qu'une simple fuite en cas d'agresseur trop fort. Cependant, la crédibilité reste de mise et l'on sent les prédateurs nettement plus vifs que d'autres bêtes, plus pacifiques. En somme, le travail réalisé sur le comportement est exemplaire, mais peut-être pas à la hauteur des espérances de tous.

Une question de prestige

Jurassic World Evolution : bien plus qu'un jeu à licence

Outre cet équilibre précaire qu'il faudra conserver au sein même de vos enclos, il faudra aussi garantir aux visiteurs un minimum de diversité d'espèces sous peine qu'ils trouvent votre parc un rien ennuyeux. Cet élément, pas nécessairement facile à atteindre en raison de l'espace des îles, peut être compensé par le prestige des dinosaures incubés. Effectivement, à mesure que vous avancerez dans vos recherches et après avoir rempli certains objectifs, vous étofferez le panel de mutations disponibles. Vous pourrez modifier la couleur de peau, la résistance ou encore l'agressivité de la bête de votre choix, augmentant par la même occasion son prestige. Plus ce dernier est élevé, plus les visiteurs se précipiteront dans vos allées pour observer le phénomène, mais il faut garder à l'esprit qu'un dinosaure lourdement modifié coûtera plus cher à produire et sa viabilité sera amoindrie.

Si vous ne désirez pas risquer de perdre un dinosaure en cours d'incubation, vous pouvez forcer un peu le destin pour créer des affrontements entre, au hasard, un T-Rex et des Vélociraptors. Le déclenchement d'un affrontement donnera au vainqueur un bonus d'infamie de combat, augmentant naturellement son prestige. En somme, les possibilités sont nombreuses et laissent une vraie liberté au joueur dans la manière de gérer son parc. Bâtir une île remplie de dinosaures herbivores ne sera pas forcément synonyme d'échec, si la diversité et le prestige sont au rendez-vous. Et compte tenu de la quantité honorable de créatures présentes dans le jeu, vous devriez avoir de quoi faire pour vous amuser un moment.

Jurassic World Evolution : bien plus qu'un jeu à licenceJurassic World Evolution : bien plus qu'un jeu à licenceJurassic World Evolution : bien plus qu'un jeu à licence

Mais bien évidemment, un parc sans visiteurs n'aurait pas grand intérêt et il faudra aussi soigner les attentes des braves gens, ce qui représente sans doute la partie la plus facile du titre. En plus des exigences concernant les dinosaures, les clients tiennent aussi à leur petit confort et vous devrez leur proposer une diversité de services (restauration, souvenirs, divertissement) à la hauteur de leurs attentes. En plus de naturellement proposer des boutiques et fast-foods à proximité des hôtels et enclos, il faudra également s'assurer que le nombre d'employés par bâtiment soit suffisamment élevé pour gérer le flux des clients. Très simple à paramétrer, la réduction ou augmentation d'effectif se fait d'un simple déplacement de curseur, indiquant en temps réel le coût engendré par la modification ainsi que son impact sur la capacité d'accueil des visiteurs. Il sera également nécessaire d'assurer un transport convenable entre les différents points d'intérêt de votre parc, mais aussi gérer la visibilité dans les enclos, que ce soit par le biais de tours panoramiques ou des fameuses gyrosphère dont vous pouvez effectuer le tracé manuellement. Globalement assez satisfaisante, la gestion de la clientèle semble toutefois parfois un rien obscure, obligeant le joueur à avancer un peu à tâtons pour savoir comment contenter les visiteurs. Chose étonnante, pour finir sur ce point, s'il est possible de changer la qualité des produits vendus dans les boutiques ainsi que leur prix, impossibles d'établir un prix de ticket d'entrée. Surprenant.

Des îles pas si connectées que ça

Les îles, vous l'aurez compris, se succèdent mais ne se ressemblent pas et il est tout à fait possible de quitter une carte notée 3 étoiles pour ne jamais y revenir. Cependant, Jurassic World Evolution permet de faire quelques allers-retours, choix qui peut s'avérer stratégique en certaines circonstances. S'il n'est malheureusement pas possible de faire de transfert de fonds d'une île rentable vers une autre en déficit, il est cependant permis d'exploiter des liquidités de l'archipel le plus profitable pour effectuer des expéditions et des recherches. Comme expliqué dans le test, le jeu étant « en temps réel » et les différentes actions coûteuses, rien n'interdit au joueur en difficulté de changer d'île, de se rendre (moyennant un temps de chargement) vers une autre, d'y lancer quelques recherches et excavations de fossiles et d'attendre patiemment pour que, une fois accomplies, ces tâches et leurs résultats soient appliqués sur la carte en cours de développement. Un bon moyen, par exemple, de lancer à moindres frais la recherche d'un remède indispensable aux dinosaures malades pour aider une île n'ayant pas les moyens de la financer.

Notez que cette technique est encouragée par le jeu qui ne permet pas la recherche des dinosaures les plus avancés sans un nombre minimum de centres de recherche. Sachant que l'édifice en question est limité à une unité par île, vous comprendrez que les dinosaures les plus attractifs ne seront débloqués qu'une fois toutes les cartes accessibles et les bâtiments adéquats construits. Un bon moyen, à nouveau, d'inciter le joueur à tenter d'accomplir tous les objectifs fixés par le jeu, de progresser dans chaque île, et de revenir dans les précédentes pour parfaire leur fonctionnement.
Jurassic World Evolution : bien plus qu'un jeu à licenceJurassic World Evolution : bien plus qu'un jeu à licenceJurassic World Evolution : bien plus qu'un jeu à licence

Jeu de gestion oblige, et même si vous vous avérez le gestionnaire le plus méticuleux du monde, vous ne pourrez pas faire sans quelques impondérables. Une tempête survient et vous n'avez pas pris les dispositions appropriées ? C'est une partie de vos enclos qui pourra être détruite et les dinosaures ne perdront pas de temps pour partir dans la nature. Il en ira de même en cas de coupure de courant, ou même dans le cas de plus rares sabotages des entreprises concurrentes. Dans ce cas, il faudra envoyer vous-même une équipe de gardiens réparer les dégâts et un hélicoptère afin de tranquilliser les dinosaures échappés. Cerise sur le gâteau, vous pouvez piloter vous-même les différents véhicules du jeu, et administrer manuellement médicaments et anesthésiants. Bien évidemment, cette fonctionnalité a ses limites, notamment concernant la réactivité en cas d'urgence, et le jeu permet de déclencher ces actions à distance, et ce d'une manière très intuitive. Mais reconnaissons tout de même qu'il faut aussi voir là une belle occasion de voir son parc à échelle humaine (la vue subjective n'étant malheureusement pas proposée) et aussi de s'adonner à des safaris photo assez rémunérateurs si l'on parvient à capter un moment unique, comme un dinosaure qui dévore un visiteur... par exemple.

 

Il resterait encore beaucoup à dire sur les multiples mécaniques qui existent pour peaufiner l'essor de son parc ou même sur le challenge que certaines missions ou situations de crise déploient même chez le joueur expérimenté. Nous en avons à peine parlé, mais, à l'image du savoir-faire déployé par Frontier sur Planet Coaster, Jurassic World Evolution est beau, très beau même. Les dinosaures sont criants de vérité, les effets de lumières sont très réussis, les bâtiments détaillés et la gestion de la foule est réaliste. Bref, c'est un régal pour les yeux, mais aussi pour les oreilles, les musiques de la saga Jurassic Park répondant présentes.

Alors, non, tout n'est pas tout à fait rose dans le monde jurassique et quelques petits défauts viennent émailler l'expérience. Outre les problèmes de construction et parfois d'interface mentionnés plus hauts, nous aurions sans doute aimé un nombre d'îles un peu plus élevé, permettant de développer des défis de construction supplémentaires, mais aussi le développement d'un vrai scénario, qui n'existe pas vraiment en l'occurrence. En outre, le mode bac à sable ne peut être convenablement paramétré et ne propose que l'argent illimité, amputant une bonne partie du plaisir. Et, petite déception, l'absence de dinosaures volants ou aquatiques a été très remarquée tout comme la certaine facilité à engranger de l'argent sans trop forcer. Pas de quoi bouder pour autant son plaisir, Jurassic World est excellent et particulièrement divertissant pour les quelques 25/30 heures qu'il vous demandera pour débloquer tout le contenu et finir toutes les missions.

 

Les notes :
+Points positifs
  • Très beau
  • Un challenge pour tous les profils
  • Mécaniques de gestion solides et bien équilibrées
  • Toujours quelque chose à faire ou à voir
  • Les dinosaures, leur réalisme et leurs exigences
  • La diversité des approches sur les îles de la carte
  • Piloter les véhicules du film fait toujours son petit effet
  • L'OST de la saga
  • Jeff Goldbum en VO comme en VF

 

-Points négatifs
  • Placement des bâtiments pas toujours évident
  • Impossible de jouer en bac à sable sans argent illimité
  • Pas d'attaques groupées pour les dinosaures
  • Il n'y a jamais assez de Jeff Goldblum

 

Bien éloigné du simple jeu de commande, Jurassic World Evolution est un excellent jeu de gestion, très complet, qui offrira un challenge adapté selon que vous désiriez simplement progresser d'une île sur l'autre ou viser le parc ultime sur chacune des 5 cartes du jeu. Si l'on regrettera une construction pas très permissive, quelques pépins d'interface ou encore une économie un peu trop généreuse, le titre de Frontier, en plus d'être très rafraîchissant et agréable à l'oeil, offre des mécaniques de jeu équilibrées et cohérentes, qui demandent parfois du doigté pour être parfaitement maîtrisées. Pas exactement le jeu de gestion le plus complexe de ces dernières années, mais assurément l'un des plus fun et agréables.

 

 

 

 

NOTE : 17/20

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Test de City Of Brass - Jeu Video Giga France

NOTE : 12/20

city of brass

Un rogue-lite à la première personne dans un décor des Mille et une nuits

 

Créé par d’anciens développeurs de Bioshock (1 & 2), City of Brass est un Rogue-lite avec une vue à la première personne dans un univers Moyen-Oriental. Disponible en accès anticipé sur Steam depuis le 18 septembre 2017, il sort enfin officiellement sur PC, PS4 et Xbox One. Peut-il apporter quelque chose de neuf au genre ?

La sortie étant prévue le 4 mai, nous n’avons pu avoir accès qu’à la version anticipée du jeu et quelques mises à jour devraient donc arriver. Si les changements sont significatifs (ce qui ne devrait normalement pas être le cas), nous modifierons quelque peu le contenu du TEST, voire la note.

Alors que nous considérions City of Brass comme un Rogue-like, nous avons changé l’appellation en Rogue-lite étant donné que les développeurs précisent eux-mêmes faire la distinction, nous avons finalement opté pour celle-ci (puisqu’il s’éloigne des mécaniques du jeu original « Rogue », qui a instauré le genre mais les débats sont encore actifs à propos de ce sujet).

Agrabah, la ville maudite

Le Rogue-lite (ou Rogue-like donc pour certains) est un genre qui a gagné en popularité ces dernières années avec d’excellents titres comme Binding of Isaac, Enter the gungeon, Rogue Legacy, FTL… Chacun y ajoutant sa petite touche personnelle pour se démarquer comme l’excellent Dead Cells qui devrait sortir cette année. City of Brass mise donc sur un univers en 3D avec une vue à la première personne (on utilise l’expérience d’anciens développeurs de Bioshock 1 et 2 à bon escient) et un univers très particulier. Commençons par nous attarder sur ce dernier puisqu’il met en scène un décor que l’on ne voit pas si souvent dans l’univers des jeux vidéo même si on avons eu droit à Assassin’s Creed Origins il y a peu. Cette charmante atmosphère à la Prince of Persia nous emporte dans une cité maudite remplie de trésors. En faisant nos premiers pas à travers le didacticiel (simple mais efficace), on peut lire quelques textes provenant d’anciens habitants qui nous racontent comment cette cité très prospère en est arrivée là. Et ce sont là les seules informations que l’on aura, ce qui est dommage car un petit fil conducteur ou même quelques textes cachés auraient pu être bienvenus.

L’ambiance de City of Brass, rappelant celle de Prince of Persia, a un charme certain

On comprend toutefois pourquoi les développeurs n’ont pas choisi cette option étant donné que le titre mise tout sur le challenge. On a pu voir, lors de l’accès anticipé, que de nombreux joueurs se plaignaient du chronomètre systématique. En effet, le but étant de parcourir chaque zone, d’atteindre la porte, et de passer à une autre; la pratique laisse peu de place à l’exploration ou à la découverte de secrets. Autant le dire clairement, City of Brass est un jeu destiné aux speedrunners. Le problème est que l’on ne s’en rend pas compte avant d’expérimenter la pression que nous impose le sablier. Une fois les grains de sable écoulés, de nombreuses boules de feu viennent vous harceler jusqu’à la mort ou jusqu’à ce que vous atteignez la porte de sortie avec plus de chance. Les différents classements et défis journaliers nous confortent dans cette impression avec ce côté « Speedrun » très prononcé. Uppercut Games a néanmoins écouté les plaintes et a donné la possibilité de supprimer le chronomètre (même si cela bloque l’accès aux classements évidement).

Un Indiana Jones à l’oriental

Malgré tout, ce changement ne règle pas vraiment le problème, et facilite seulement la collecte de nombreux petits trésors disséminés un peu partout. Ces derniers vous rapportent de l’or que vous pouvez dépenser dans des autels représentant plusieurs génies et offrant différents services comme des armes, des armures, un regain de vitalité, de la vitesse de déplacement… Ces bonus sont là pour vous faciliter le parcours au fur et à mesure que la difficulté augmente, mais ils ne sont pas permanents (sauf un rare génie qui permet d’en stocker). Comme le veut la tradition, vous disposez également de trois vœux (à utiliser avec parcimonie) au cas où ce que vous propose un génie n’est pas suffisant à votre goût. Ces avantages accumulés ne seront pas de trop étant donné que les environnements regorgent d’ennemis et de pièges en tout genre. Heureusement, vous pouvez compter sur votre épée mais surtout sur votre fouet pour venir à bout des obstacles. A l’image d’un célèbre aventurier du cinéma, votre fouet sera comme une partie de vous-même puisque son utilisation a plusieurs fonctions. Il peut étourdir les ennemis ou les ramener dans un piège. Sa longue portée permet de prendre beaucoup moins de risques, et il sera même obligatoire pour venir à bout de certains boss.

Vous avez accès, au total, à six portions de la cité. Le renouvellement des pièges et du bestiaire permet de faire face à un challenge constant et sans trop de redites. En outre, les niveaux générés aléatoirement nous forcent sans arrêt à modifier nos approches. Au niveau des mécaniques du genre Rogue-lite, le jeu s’en sort plutôt bien, de plus les items et les améliorations sont nombreux et variés.

City of Brass est sans aucun doute un jeu qui plaira aux speedrunners mais pas forcément aux autres

Malheureusement, il y a quelques bémols à souligner. A commencer par le côté plateforme du soft. Le didacticiel que l’on accomplit dans les premières minutes nous promet presque une dimension « Parkour ». Que nenni, on se retrouve profondément déçu quand on constate que l’on passe la plupart du temps à esquiver des pièges et taper du monstre de manière presque statique. D’ailleurs, il faut préciser que cette dernière activité ne rapporte absolument rien mis à part les boss que l’on doit obligatoirement abattre pour progresser. On dispose même de certaines interactions avec le fouet où l’on peut viser un anneau pour se propulser, mais cette utilisation est grandement sous-exploitée. On note enfin un système de bonus et malus que l’on peut activer ou non avant de se lancer dans une épopée (comme la suppression du chrono évoquée précédemment). Des options qui permettent de fabriquer sa difficulté à la carte même si l’on ne comprend pas vraiment la pertinence de ce système qui n’offre pas d’avantage ou de désavantage.

Visuellement, City of Grass ne déçoit pas et rend bien hommage à l’univers qu’il a choisi. La cité regorge d’extérieurs somptueux comme des places ou des jardins. Il n’explose clairement pas la rétine, mais il offre un rendu tout à fait correct. Encore une fois, cette ambiance orientale, la ville maudite avec ces différents squelettes et génies (bons ou mauvais) participent grandement au charme visuel. Sans parler des musiques qui sont peu nombreuses mais qui donnent ce caractère mystique d’un conte des mille et une nuits. C’est surtout les ambiances non musicales qui nous accompagnent.

Plutôt mitigé concernant City of Brass qui n’est pas exactement ce que l’on peut attendre de lui quand on le voit de loin. A moins d’être un amateur de Speedrun, vous risquez d’être déçu ou, dans le meilleur des cas, d’être lassé assez vite. Il reste néanmoins solide en tant que Rogue-lite et son univers donne envie de s’y plonger, malheureusement il n’apporte pas grand chose au genre, et il y a quelques aspects encore brouillons.

 

Points positifs

  • L'univers tout droit sorti d'un compte des Mille et une nuits
  • Du challenge qui se renouvelle constamment
  • Une grande variété d'armes, de pièges et de monstres
  • L'usage du fouet
  • De beaux décors et une ambiance sonore réussie

 

Points négatifs

  • Si vous n'aimez pas le Speedrun (classement, temps limite...), vous risquez de vite vous lasser
  • La plateforme qui ne tire pas du tout parti d'un terrain de jeu en 3D
  • Brouillon sur pas mal d'aspects

 

 

 

NOTE : 12/20

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Test de Ace Combat 7 : Skies Unknown - Jeu Video Giga France

NOTE : 17/20

ace combat 7

Si vous aimez les jeux de vol typés action, il n’y a aucune chance que vous ne connaissiez pas Ace Combat. Référence du genre, la série aborde son septième opus, attendu au tournant. Atterrissage réussi ?

 

Si vous considérez que Top Gun reste une référence en matière de cinéma d’action, Ace Combat est fait pour vous. Malgré son contexte contemporain, voire sa dimension « anticipation » avec de gros guillemets puisqu’il s’agit d’un univers fictionnel, la série garde cet effluve issu des films des années 80 et des jeux arcade des années 90. Rassurez-vous, c’est la plupart du temps un compliment pour Ace Combat 7. Pas de longs tutoriels barbants, une peinture sociale balbutiée, l’idée est de vivre les sensations de pilote le plus rapidement possible. Et ça, c’est cool.

Une histoire qui va vous trigger

Ace Combat 7 : Skies Unknown - Un retour en force, avec la VR en prime sur PS4

Pour autant, Skies Unknown, c’est le sous-titre, ne manque pas d’un scénario et d’un minimum de mise en scène. L’héroïne, nom de code Trigger, se présente elle-même en voix off pendant des cinématiques d’intro et d’intermission. Elle fait ses preuves au combat à plusieurs reprises pour le compte de la Fédération d’Oséa, en guerre avec le Royaume d’Eruséa. Malheureusement, dans des conditions étranges, elle se retrouve rapidement emprisonnée, puis jetée dans un escadron militaire pénal utilisé dans des missions suicides. Tout de suite, c’est moins drôle. Si nous n'allons pas élaborer toutes les thématiques abordées par AC7, sachez néanmoins que les cinématiques sont plutôt jolies, d’un point de vue artistique, même si l’abus de flash-back et de voix off rendent le propos un peu trop distant. Même si on sait qu’une série de niche comme Ace Combat n’a pas les moyens d’une réalisation poussée, on ressent un certain manque, par moments. De plus, ceux qui ne connaissent pas la saga sur le bout des doigts risquent de se perdre dans le contexte politique de l’épisode, quelque peu confus. Rien de bien choquant cependant.

Ace Combat 7 : Skies Unknown - Un retour en force, avec la VR en prime sur PS4Ace Combat 7 : Skies Unknown - Un retour en force, avec la VR en prime sur PS4Ace Combat 7 : Skies Unknown - Un retour en force, avec la VR en prime sur PS4

La tête dans les nuages

Ace Combat 7 : Skies Unknown - Un retour en force, avec la VR en prime sur PS4

Les missions se déroulent souvent selon la même structure. Vous partez avec un objectif, comme protéger une base ou abattre des ennemis, mais au bout de quelques minutes, un imprévu vient compliquer les choses, voire modifier tous vos plans. Certes c’est commun et même un peu répétitif parfois, mais toujours dans cette dynamique arcade, ça passe tout seul. Les missions peuvent varier dans leur optique, comme l’obligation d’éviter des radars ou d’escorter des alliés. Mais l’un des éléments les plus importants reste la météo, notamment au niveau des nuages et de la pluie. Outre les problèmes de visibilité qui peuvent rapidement vous mener à la mort, les nuages peuvent être utilisés pour semer des missiles, voire des ennemis. Il va falloir être malin dans les airs, d’autant qu’une autre thématique récurrente de cet épisode est l’homme contre la machine : vous serez régulièrement opposés à des drones automatisés, capables de prendre des courbes hallucinantes qu’un humain ne supporterait pas. Face à ces ennemis redoutables, autant dire que la tâche se complique, ce qui rend la victoire d’autant plus excitante.

 

Quoi qu’il en soit, Ace Combat réussit le principal : les sensations en vol sont bonnes, notamment quand on enchaîne les phases de poursuite face à des ennemis récalcitrants. Le gameplay arcade est des plus accessibles, tout en gardant assez de profondeur pour ne pas lasser. Quand on réussit à se redresser à la dernière seconde après un piqué vertigineux, on en aurait presque la sueur au front. Malgré quelques redites et longueurs de temps à autre, les missions restent haletantes et on s'adonne aux ballets aériens avec un certain plaisir. De plus, l’arbre de technologie permet d’acheter de nouveaux avions avec des conduites de plus en plus agréables (même si les variations ne sont pas flagrantes), sans compter les différentes armes sol-sol et sol-air. Rien de mieux que de lock une demi-douzaine d’ennemis avant d’envoyer une salve de missiles destructrice ! Cela dit, on regrettera un manque de punch au niveau de la vitesse pure. Quelques effets supplémentaires autour de la carlingue de l’appareil et des vibrations plus poussées auraient été les bienvenues.

Septième Ciel

Ace Combat 7 : Skies Unknown - Un retour en force, avec la VR en prime sur PS4

Enfin, finissons avec le contenu général. Outre le mode campagne à la durée de vie honorable, on retrouve un mode multijoueurs efficace qui permet de faire des matchs jusqu’à huit joueurs, en équipe ou en chacun pour soi, sur six maps différentes. Les avions utilisables se débloquent via le même arbre de recherche que dans la campagne (partagé), ce qui fait le lien, permettant aux joueurs de gagner de l’argent en multi pour l’utiliser en solo par exemple. Un système de grade permet d’ouvrir des branches de l’arbre spécialisées dans le multi, avec des bonus plus « meta » que les habituelles améliorations de pièces. L’avantage du multi, c’est qu’il est plus excitant de jouer contre des humains que des IA, d’autant qu’un chat vocal permet de parler via les radios en vol, notamment en escouade. Un système de salon permet de régler des paramètres, avec par exemple la possibilité de limiter la puissance des avions pouvant s’inscrire afin d’éviter les déséquilibrages. Nul doute que vous risquez de passer quelques heures sur ce multi même s’il reste plutôt commun dans sa forme.

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Notez que pour les pacifistes, un mode libre vous permet de faire quelques balades célestes sans avoir à éviter des missiles à têtes chercheuses. Non pas qu’il y ait grand-chose à faire dans les cieux de Ace Combat en dehors des combats, mais vous pouvez toujours apprendre à faire des rase-mottes entre les vallées et immeubles si ça vous tente.

Missions VR

La version PlayStation 4 de Ace Combat 7 : Skies Unknown dispose d’un bonus, et non des moindres. Un mode PlayStation VR permet de faire une poignée de missions solos séparées de la campagne principale, à l’intérieur du cockpit, pour des sensations optimales. Et diable, on en regrette que tout le jeu ne soit pas en VR ! La simple idée de pouvoir tourner la tête pour suivre les ennemis des yeux ou voir un missile arriver rajoute un peps incroyable, et chaque looping prendre une autre dimension. Sachez aussi que ces missions sont scénarisées, et sans trop vous en dire, sachez que vous incarnez un certain Mobius-1, ce qui devrait vous parler si vous avez joué à AC4 : Distant Thunder. Quoi qu’il en soit, si vous avez un casque PSVR, vous apprécierez le voyage sans aucun doute. Notez toutefois que l’intensité de l’action et des manœuvres aériennes est telle que vous ne pourrez pas vraiment enchaîner les missions. On vous conseille de faire des pauses.

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Les notes :
+Points positifs
  • Une campagne scénarisée et prenante
  • Des dogfights excitants
  • De bonnes sensations lors des manœuvres
  • Plutôt joli en vol
  • De belles cinématiques, d’un point de vue artistique
  • Les missions VR, une très bonne expérience, bien que courte
  • Voix en anglais et japonais (lire les sous-titres peut être compliqué en vol, choisissez celui que vous comprenez à l'oral)

 

-Points négatifs
  • Petit manque d’impression de vitesse
  • Les objectifs ne sont pas toujours clairs
  • La mise en scène (cinématique) n’est pas des plus excitantes

 

Après quelques errements ces dix dernières années, la série Ace Combat revient en force avec un épisode de grande qualité. On retrouve le contexte de la guerre Oséa/Eruséa avec plusieurs thématiques, un scénario prenant et surtout, des dogfights excitants ! Ace Combat 7 : Skies Unknown propose des missions pleines de surprises tout en offrant de vraies sensations transformant chaque élimination en belle récompense. Le multijoueurs, bien que simple dans son contenu, est tout aussi efficace. La version PS4 propose en plus trois missions VR qui nous mettent au coeur du combat. Un retour de haut vol pour la saga de Bandai Namco !

 

 

 

NOTE : 17/20

Posté par shenron08 à 19:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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