02 septembre 2019

Versus - The Lords Of The Ring vs Hearthstone

Versus - The Lords Of The Ring vs Hearthstone01

Versus - The Lords Of The Ring vs Hearthstone02

 

 

Posté par shenron08 à 17:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,


29 août 2019

Test de Castlevania : Lords Of Shadow : Mirror Of Fate HD - Jeu Video Giga France

NOTE : 12/20

Castlevania lords of shadow mirror of fate hd

Auparavant sorti sur 3DS, Mirror of Fate subit une légère transformation pour débarquer sur consoles de salon. Logique pour un épisode qui fait le lien entre les Lords of Shadow. Mais outre l'envie de connaître tous les détails de l'histoire, l'intérêt est-il suffisant pour justifier l'achat ?

Castlevania : Lords of Shadow : Mirror of Fate HD

Castlevania fait partie des rares séries qui ont réussi à traverser les décennies en changeant régulièrement de genre, plaçant à plusieurs reprises des opus sur les plus hautes marches du podium. Du jeu d'action / plates-formes au beat'em all 3D en passant par le genre metroidvania, il faut être très ouvert d'esprit pour apprécier la saga dans son ensemble. Plutôt que de se placer sous une seule étiquette, Mirror of Fate choisit de jouer la diversité avec un gameplay 2D résolument old-school, mais avec des décors 3D ainsi qu'une pointe d'exploration et de beat'em all par-ci par-là.

Introduction en douceur

Castlevania : Lords of Shadow : Mirror of Fate HD On retrouve plusieurs personnages iconiques de la série. Mais avant de rentrer dans les détails du gameplay, commençons par remettre ce volet dans son contexte. Tout d'abord, sachez une chose : si vous n'avez pas encore fait Lords of Shadow et ne voulez pas vous spoiler, vous allez devoir mettre Mirror of Fate de côté. D'ailleurs, nous n'allons pas rentrer dans les détails en nous contentant de préciser que plusieurs personnages charismatiques de la série se prêtent au jeu à tour de rôle en vivant chacun un pan de l'aventure, Alucard, Simon et Trevor Belmont en tête. Un melting-pot sur lequel nous reviendrons brièvement. L'introduction permet d'observer les scènes cinématiques qui m'ont laissé sur un avis mitigé : d'un côté, elles sont finement dessinées et visuellement classieuses, mais de l'autre, certaines animations semblent robotisées et le doublage frôle la catastrophe. Pour ce dernier point, outre les voix franchement pas convaincantes de la plupart des personnages, le choix (volontaire) de ne pas faire de synchronisation labiale, laissant les protagonistes la bouche grande ouverte pendant qu'un flot de paroles est déversée, comporte une certaine part de ridicule.

"Artistiquement, ça oscille entre le sublime et le total manque d'imagination"

Castlevania : Lords of Shadow : Mirror of Fate HD Malheureusement, la patte artistique du jeu n'est pas toujours aussi prononcée. Puisque nous parlions d'identité visuelle, autant faire tout de suite le point sur cet aspect, qui a toujours tenu une place très importante dans la série des Castlevania. De par son contexte, elle nous a effectivement habitués à s'imbiber d'un univers gothique à souhait, avec des sculptures creusées, un aspect sombre et une grande présence de vieilles boiseries qui sentent bon la moisissure (bon, certes, sans odorama, il faut imaginer). Mirror of Fate ne s'est pas trompé en nous offrant régulièrement de très beaux panoramas, que ce soit en extérieur ou en intérieur. Certaines pièces sont très détaillées et profitent de beaux effets de lumière. Malheureusement, toujours d'un point de vue artistique, ce Castlevania oscille régulièrement entre le sublime et le total manque d'imagination. Que ce soit par fainéantise ou par manque de temps (je pense personnellement que c'est par manque de temps), on s'aperçoit rapidement que cette envie de nous éblouir n'a pas pu être un leitmotiv pendant toute la production. Ainsi, on passe bien 50% de notre temps dans des couloirs étroits et morbides ou dans des caves sans âmes, dignes d'une production lambda et bien loin des canons de la série. Alors, la noirceur froide générale du soft reprend le dessus et le titre y perd énormément en personnalité. Concernant les versions consoles HD, c'est une autre histoire. Certaines choses acceptables sur 3DS ont beaucoup plus de mal à passer sur un écran de télé. Les animations, certaines textures et la gestion de quelques fluides (notamment le sang) font parfois peine à voir. Si l'ensemble reste correct, certaines scènes nous rappellent qu'on est sur un portage de jeu portable.

Ca saute et ça castagne

Castlevania : Lords of Shadow : Mirror of Fate HD Le système de combat est plutôt agréable. Dommage que les phases de jeu ne soient pas plus variées. Bien évidemment, ce décorum n'a pour but que de mettre en avant le coeur du jeu, le gameplay. Pour faire simple, divisons-le en deux parties : les phases de plates-formes et les phases de combat, toujours en 2D. Les premières arborent un visage plutôt classique puisqu'il s'agit principalement d'escalader des parois ou encore de se suspendre et de se balancer avec la Croix de Combat (ou équivalent). Des passages qui auraient pu s'avérer plus agréables si les personnages ne faisaient pas preuve d'un peu de lourdeur dans leurs sauts. Rien de dramatique cela dit, même si on regrettera aussi la présence exagérée de geysers de fumée brûlante à éviter, une faible diversité qui souligne encore une fois un certain manque d'imagination. Concernant les combats, le tableau est déjà un peu plus joli avec des attaques et combos qui se débloquent au fil de l'expérience acquise. Si l'accent est mis sur les enchaînements sol / air et qu'il est possible de rester en suspension pour frapper son ennemi, les esquives et parades sont au moins aussi importantes que l'attaque compte tenu de la vitesse à laquelle votre barre de vie descend, notamment contre les boss. Si vous parez pile au bon moment (la fenêtre reste assez large), vous pouvez même contre-attaquer. Classe et efficace à la fois, tout comme les finish moves inhérents au genre beat'em all. Dans l'ensemble, le système se veut assez vif et les coups assez nombreux pour avoir l'impression d'avoir le choix sur la façon de se débarrasser des ennemis. Surtout que la moitié des coups sacrifie la puissance pure pour privilégier le champ d'action, touchant les créatures obscures qui vous menacent qu'elles viennent de devant, de derrière ou des côtés (la 3D rentre parfois en compte pour des ennemis qui ne sont pas sur votre champ latéral).

Manque de personnalité

Castlevania : Lords of Shadow : Mirror of Fate HD Les phases de plates-formes ne sont pas vraiment excitantes. Cela dit, quelques bémols viennent noircir le tableau. Le gros problème, c'est que la structure même du jeu a véritablement du mal à convaincre. Les scènes de combat arrivent souvent comme un cheveu sur la soupe, avec un mur invisible qui apparaît et l'obligation d'occire tout ce qui respire (ou pas, vu que la moitié de ce que l'on combat est déjà mort) afin de pouvoir avancer. Le reste du temps, on explore nonchalamment les différentes zones aidé d'une carte bien mal fichue, sans grande conviction, à cause des nombreux trous narratifs. En gros, on suit bêtement le nouvel objectif qui clignote en rouge sur la map sans trop se poser de question. Ce problème est définitivement dû à la mauvaise gestion et à la profondeur des différents protagonistes. Bien que quelques cinématiques viennent faire avancer le Schmilblick, on a l'impression que les studios MercurySteam nous ont casé quelques têtes bien connues de la série et n'ont pas cherché plus loin pour faire vivre l'ensemble, comptant ainsi sur leur charisme naturel. Un aspect décevant qui se retrouve y compris dans le gameplay puisqu'ils partagent dans l'ensemble pratiquement toute leur panoplie de coups. Fort dommage. En fait, seules leurs compétences annexes changent la donne, comme la possibilité d'utiliser des esprits défensifs et offensifs pour Simon (qui parent les attaques ou tirent des flèches) via une barre de magie, ou encore les armes secondaires que chacun peut utiliser tant qu'il lui reste des "munitions", toujours représentées par des coeurs. Ca reste trop peu.

Un sous-Castlevania ?

Castlevania : Lords of Shadow : Mirror of Fate HD On débloque de nouveaux combos pour varier le gameplay. Plus on avance dans l'aventure, plus on se dit qu'on a tout de même affaire à un sous-Castlevania sur bien des points. Seule la musique, sans égaler les sommets qu'a pu atteindre la série, est de bonne facture avec quelques thèmes mélancoliques qui sortent du lot et des pointes salvatrices de temps à autre. Pour le reste, on ne retiendra qu'un gameplay parfois plaisant et une réalisation artistique parfois recherchée, mais surtout un titre résolument inégal qui n'arrive jamais à trouver sa voie. Même les quelques énigmes proposées sont bien trop chiches pour qu'elles soient vraiment considérées comme un élément de gameplay. Malheureusement, il faut ajouter à ce constat déjà bien solennel une durée de vie relativement faible puisque après la dizaine d'heures pour conclure l'aventure (et encore, en y allant mollo), vous n'aurez pratiquement rien à vous mettre sous la dent, à moins que la recherche de parchemins pour parfaire le bestiaire s'avère être l'aventure vidéoludique de l'année... Et encore, vous aurez presque tout trouvé sur votre route. Au final, bien que Mirror of Fate ne soit pas un mauvais jeu, il est clairement une déception qui, on l'espère, n'est qu'une simple erreur de parcours.

 

 

Les notes :
+Points positifs
  • Parfois joli et inspiré...
  • Des combats techniques
  • Des musiques de qualité
  • Quelques boss fights réussis
  • La présence de plusieurs personnages emblématiques
  • Pas très cher

 

-Points négatifs
  • … Parfois plat et informe
  • Les personnages manquent de... personnalité
  • Une trame relativement molle
  • Des phases de plates-formes qui manquent d'intérêt
  • Une structure en dents de scie... et souvent vers le bas
  • Des doublages (anglais) de qualité très, très moyenne
  • Des chargements un poil longs
  • Quelques animations qui font tache sur consoles de salon

 

Mirror of Fate HD est à peu de choses près un banal portage de la version 3DS. Comprenez par là que les quelques textures affinées ne suffisent pas à cacher son passé et que vous tilterez de temps en temps devant des animations très sommaires. Pour le reste, le titre garde ses qualités et ses défauts, à ceci près qu'il est disponible pour 13 €. S'il n'est pas indispensable, les fans de Lords of Shadow qui s'apprêtent à faire sa suite peuvent être tentés d'y jeter un œil.

 

 

 

NOTE : 12/20

Posté par shenron08 à 12:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Test de The Dark Pictures Anthology : Man Of Medan - Jeu Video Giga France

NOTE : 10/20

the dark pictures anthology man of medan

Un bateau fantôme qui prend l'eau ?

 

Alors que Supermassive Games nous avait proposé en 2015 un sympathique slasher interactif du nom de Until Dawn, les développeurs anglais s’étaient un peu cassé les dents avec les décevants Hidden Agenda et The Impatient. Après un passage par le FPS VR, Bravo Team, lui aussi très moyen, les devs reviennent à leur premier amour, le jeu horrifique narratif. Une bonne résolution serait-on tenté de se dire d’autant que pour la première fois dans le jeu vidéo, leur nouvelle production prend la forme d’une anthologie.

 

Que ce soit en littérature, en comics, au cinéma ou sous forme de série TV, les anthologies sont nombreuses. Les Histoires extraordinaires d’Alan Poe, The Twilight Zone, Les Contes de la Crypte, American Horror Story, Body Bags, les exemples ne manquent pas. Néanmoins, fait étrange, jamais dans le jeu vidéo, ce concept, consistant à raconter plusieurs histoires distinctes et indépendantes sous couvert d’une même thématique, ici l’horreur, n’avait été utilisé jusqu’à alors. On accueillera donc avec beaucoup de bienveillance The Dark Pictures Anthology qui devrait se composer de plusieurs épisodes proposant plusieurs histoires faisant intervenir des personnages différents. Se basant sur la légende urbaine du Ourang Medan, The Man of Medan navigue en eux troubles mais surtout en terrain connu pour qui a déjà touché à un titre du studio britannique.

5 personnages, un bateau fantôme, plein de possibilités de morts

The Dark Pictures Anthology – Man of Medan : Un bateau fantôme qui prend l'eau ? L'exposition des personnages s'avère bien trop longue

Au delà de son statut d’anthologie, concept à propos duquel nous trouvons d’ailleurs en bonus un court mais complet reportage, Man of Medan reste avant toute chose un jeu de Supermassive Games, ceci impliquant une fois encore diverses forces et faiblesses. En premier lieu, on citera sans doute le plus important synonyme de qualité d’écriture. Sur ce point, disons que Man of Medan connaît ses classiques et renvoie à pas mal de films du genre à commencer par Le Vaisseau de l’Angoisse, Un Cri dans l’Océan ou le segment d’X-Files, Le Vaisseau Fantôme. Sauf que rapidement, on se rend compte que le jeu est prisonnier de son format court (4h environ), ne prend pas le temps de suffisamment creuser ses personnages et qu’il abuse un peu trop des jump scares une fois arrivé sur le bateau fantôme. Ce problème de rythme est ainsi présent tout au long de l'aventure. En effet, si le titre est constitué de trois actes, les deux premiers (l’exposition puis l’attaque des pirates) traînent bien trop en longueur. Pire, le deuxième acte s’empêtre dans des séquences maladroites, plusieurs redites, des réactions de personnages peu crédibles et un scénario n’arrivant jamais correctement à lier la première et la dernière partie.

The Dark Pictures Anthology – Man of Medan : Un bateau fantôme qui prend l'eau ?The Dark Pictures Anthology – Man of Medan : Un bateau fantôme qui prend l'eau ?The Dark Pictures Anthology – Man of Medan : Un bateau fantôme qui prend l'eau ?The Dark Pictures Anthology – Man of Medan : Un bateau fantôme qui prend l'eau ?

Problématique d’autant qu’on trouve encore les soucis des autres prods Supermassive Games à commencer par une technique vacillante nous valant d’innombrables freezes, ceci n’aidant pas à rentrer dans l’histoire d’autant que le syndrome «uncanny valley» est omniprésent avec certains visages (particulièrement celui de Flix) au rendu dérangeant. Toutefois, si vous réussissez à rentrer dans l’histoire, vous aurez le plaisir d’incarner 5 personnages au tempérament marqué comme il est de coutume dans ce type de production. Conrad (incarné par Shawn Ashmore (X-Men Days of Future Past, Quantum Break), gai trublion et frère de Julia, copine d’Alex, lui-même frère du timide Brad, vont ainsi embarquer sur le bateau de Fliss, capitaine du Duke of Milan. Désireux de pratiquer la plongée dans les mers bleu azure de la Polynésie, tout ce beau monde va rapidement passer d’une petite virée d’étudiants à un cauchemar bien réel suite à l’attaque de pirates. Si la suite, une fois débarqué sur le Ourang Medan, leur semblera bien plus irréel, le danger n’en sera que plus vrai. Amas de cadavres, apparitions impromptues, hallucinations, fantômes, le destin de nos survivants ne tiendra alors qu’à vous.

Quick Fear Event

The Dark Pictures Anthology – Man of Medan : Un bateau fantôme qui prend l'eau ? Les Secrets sont relativement simples à dénicher

Bien que le gameplay soit secondaire dans ce type de jeu, les développeurs ont cependant essayé de rajouter quelques petites choses afin de rendre leur titre plus divertissant. Il faut en effet comprendre que la plupart du temps, il conviendra simplement de faire avancer nos étudiants, de récupérer divers collectibles afin d’en savoir un peu plus sur les personnages ou événements et tenter d’arriver au bout de l’aventure en faisant en sorte que tout le monde survive. Comme vous l’imaginez, à l’instar d’Until Dawn notamment, vous aurez très souvent des choix de dialogues à faire, chaque réponse impactant sur vos relations avec vos camarades. Cependant, après avoir bouclé plusieurs fois l’histoire, on a l’impression que ce système de relation n’a pas vraiment d’incidence sur le déroulement du scénario. On sera donc plus soucieux des QTE à ne pas rater pour éviter une mort douloureuse ou de nos réussites à un mini jeu consistant à appuyer en rythme en suivant les indications d’un encéphalogramme afin de réguler sa respiration pour ne pas dévoiler sa présence.

The Dark Pictures Anthology – Man of Medan : Un bateau fantôme qui prend l'eau ? Beaucoup de choix influeront sur la suite de l'aventure et la fin du jeu

Malgré l'ambiance pesante, plusieurs fous-rires devraient être de la partie surtout si vous avez l’occasion d’y jouer avec 4 amis en local ou en duo en online. Une bonne idée héritée ici aussi d’Until Dawn et apportant à A Man of Medan une bonne rejouabilité d’autant que plusieurs fins sont possibles. Malheureusement, après deux runs, l’envie d’y revenir sera très limitée d’autant que la cinquantaine de collectibles à dénicher se trouve facilement, tout comme les Tableaux. Sur ce point d’ailleurs, on trouvera également étrange que ces Dark pictures nous montrent un avenir possible mais qu’ils ne représentent pas nécessairement le choix le plus adapté pour sauver nos personnages. On doutera alors de leur utilité.

The Dark Pictures Anthology – Man of Medan : Un bateau fantôme qui prend l'eau ?The Dark Pictures Anthology – Man of Medan : Un bateau fantôme qui prend l'eau ?The Dark Pictures Anthology – Man of Medan : Un bateau fantôme qui prend l'eau ?
The Dark Pictures Anthology – Man of Medan : Un bateau fantôme qui prend l'eau ?

En revanche, on saluera la présence du Conservateur, sorte de Rod Serling intemporel consignant nos faits et gestes et pouvant, si on le souhaite, nous donner quelques indices sur les événements futurs à certains moments de l’aventure. Des bonnes idées, A Man of Medan n’en manque donc pas mais tout en cherchant à faire évoluer une formule relativement statique de par son statut de «film interactif», il en a oublié le plus important : sa narration. Peu qualitative et finalement peu surprenante pour qui connaît les références, elle n’est finalement que le reflet d’un jeu qui s’est égaré dans des mécaniques redondantes, des effets de style perdant peu à peu de leur force ou un niveau technique vacillant. Reste un titre sympathique à parcourir avec des ami(e)s et quelques sursauts à l’arrivée. Ce n’est déjà pas si mal.

 

 

Les notes :
+Points positifs
  • Le concept d’anthologie est une bonne idée
  • Le jeu jusqu’à cinq est convivial
  • Plusieurs fins
  • Parfois très joli
  • Quelques angles de caméra étudiés
  • Certains jump scares efficaces

 

-Points négatifs
  • Une qualité d’écriture très moyenne
  • Certaines réactions de personnages (lors des dialogues) sont étranges
  • Très très nombreux freezes/saccades à déplorer
  • Loadings agaçants surtout lors du troisième acte
  • La maniabilité est lourde
  • Un syndrome uncanny valley très présent
  • 4 heures de durée de vie pour une première run

 

 

Sans être totalement déplaisant, ce premier épisode de l’anthologie The Dark Pictures Anthology n’en reste pas moins très décevant. Alors que le jeu à cinq se montre sympathique et qu’on s’amusera à essayer de voir l’ensemble des fins possibles, Man of Medan est vite rattrapé par une qualité d’écriture très moyenne et un niveau technique abominable synonyme de saccades et autres freezes constants. On déplorera également un surplus de jump scares et un rythme déséquilibré synonyme de nombreuses longueurs. Bref, un coup d’essai avec du potentiel mais qui ne convainc pas à l'arrivée en espérant que les problèmes soulevés soient résolus pour les prochains opus.

 

 

 

NOTE : 10/20

Posté par shenron08 à 11:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

27 août 2019

Test de S.T.A.L.K.E.R : Shadow Of Chernobyl - Jeu Video Giga France

NOTE : 18/20

S

Une arlésienne n'est plus, un incontournable est arrivé. Après être passé par une attente fiévreuse avant de devenir un Duke Nukem Forever venu de l'est, S.T.A.L.K.E.R. aura tout connu ou presque au cours de son développement miraculeusement sauvé du naufrage. Et personne ne se plaindra de cette mission de sauvetage

S.T.A.L.K.E.R. : Shadow Of Chernobyl

Retrouvé inconscient et dépouillé avant d'être recueilli par un marchand, le Tatoué sans nom, donc vous, n'a plus aucun souvenir de son passé. Seule trace de son histoire et lien avec sa personnalité perdue, son PDA sur lequel figure une simple consigne : Tuer Strelock. Encore faut-il savoir qui il est, où il se trouve et surtout pourquoi vous tenez tant à le tuer. Une tâche dans laquelle votre nouvel "ami" vous aidera, non par pure bonté d'âme, mais parce qu'il compte bien vous confier une autre mission en parallèle, une sorte de contrat dans lequel tout le monde trouve son compte. Et vous voilà ainsi parti sur les terres désolées de la Zone. Plus grande et plus dévastée que celle qui existe actuellement et c'est vous qui découvrirez pourquoi, à la fois en poursuivant votre quête aveugle mais également en vivant votre vie de stalker, mercenaire vivant de la collecte et de la revente d'artefacts radioactifs engendrés par les anomalies de la Zone.

S.T.A.L.K.E.R. : Shadow Of Chernobyl Eparpillés dans la campagne, les restes délabrés de l'Ukraine communiste ont de faux airs d'apocalypse. De tels marchands, vous en trouverez plusieurs dans S.T.A.L.K.E.R., toujours prêts à marchander avec vous, rachetant ce qui vous encombre et vous vendant ce qu'il vous manque. Mais leur utilité ne s'arrête pas là puisque ce sont également eux qui vous confieront vos missions principales, celles faisant progresser à la fois l'histoire et votre avancée dans les profondeurs de la Zone, des missions de plus en plus périlleuses mais que vous pourrez remplir à votre guise, de suite, dans trois jours, en deux fois, ou après avoir accompli une quête annexe que vous aurez reçue d'un marchand ou d'un autre PNJ, des stalkers pour la plupart. Des quêtes secondaires assez inégales dans leur d'intérêt d'ailleurs, pour ne pas dire qu'elles sont parfois un brin fastidieuses, d'autant plus qu'on nous contraint à les remplir dans un laps de temps limité et que certaines s'ajoutent de façon automatique et presque invisible à votre PDA. Manquant souvent d'intérêt, on finit par ne plus y prêter attention, ne s'en souvenant plus qu'après avoir vu s'afficher un message signalant notre échec.S.T.A.L.K.E.R. : Shadow Of Chernobyl L'une de vos premières rencontres avec un mutant disons, troublant. Ce fonctionnement par quêtes rappelle bien évidemment celui des RPG et ce n'est pas là le seul emprunt au genre du jeu de rôle. Pas de skills à upgrader ici pourtant, même si le port de certains accessoires (combinaisons ou artefacts radioactifs aux effets positifs et négatifs) modifiera votre résistance à certains dangers tout en vous affaiblissant sur d'autres points (plus de santé mais une irradiation provoquant des saignements par exemple). De même, se battre est loin d'être votre unique façon d'interagir avec les PNJ. Parler avec eux aura de multiples avantages, notamment la possibilité de nouer des liens avec certaines factions qui pourront à l'occasion vous rendre service en retour d'un coup de main précédent. Et le plus crucial de ces aspects est bien sûr la gestion de l'inventaire, une gestion drastique s'il en est car limitée à 50 kilos. Trier l'utile du dispensable devient vite une occupation obsessionnelle, armes, munitions, bandages, kits de soin, pansements, nourriture, et moyens divers de lutte contre l'effet des radiations, vos besoins sont nombreux, votre capacité de transport est réduite. Ce qui nous amène lentement vers la clef du gameplay du jeu : la survie.S.T.A.L.K.E.R. : Shadow Of Chernobyl Gérer son inventaire est une préoccupation de chaque instant. Utile ou pas, trop lourd, trop gros etc. S.T.A.L.K.E.R. pourrait être vu comme un RPG/FPS/Survivor. Lors de vos incessantes errances, tout sera mis en place pour que vous compreniez bien que votre vie ne tient qu'à un fil prêt à rompre. Vous êtes fragile et la Zone est hautement dangereuse, peuplée d'un paquet de résidents qui ne sont pas tous neutres à votre égard et elle se montre des plus avares en biens de consommation. Que vous affrontiez une troupe de bandits, de militaires ou de mutants en tout genre, chaque balle tirée sera un investissement soigneusement calculé tant les munitions sont précieuses et, a contrario, chaque coup reçu viendra alléger votre stock de bandages, indispensables pour faire cesser les hémorragies mais pas aussi efficaces que les kits de soin faisant remonter votre niveau de santé. Voilà bien pourquoi la moindre escapade dans la nature devient anxiogène car si l'on sait à quoi s'attendre en cours de mission, on ne sait jamais ce qui peut nous tomber dessus au hasard alors qu'on se rend sur place. Du coup, chaque cadavre devient un magasin que l'on cambriole après avoir survécu tant bien que mal à un affrontement. Quant aux créatures qui vous tournent autour, leur comportement imprévisible aura de quoi vous angoisser. Attaquera, attaquera pas ? Je les flingue de loin au cas où, ou j'attends le dernier moment ? Et pour couronner le tout, la pénurie n'est pas la seule crainte lors des combats. Découvrir en plein tir que votre arme vient de s'enrayer n'est jamais plaisant, surtout lorsqu'on sait que les erreurs sont souvent fatales dans S.T.A.L.K.E.R. Il faut de plus signaler que l'I.A. sait se montrer surprenante, les humains se planquent, vous prennent parfois à revers et visent juste. Quant aux animaux, ils se comportent d'une façon si aléatoire qu'on ne sait jamais vraiment ce qu'ils nous réservent. Les vrais mutants ont au moins l'avantage d'être plus explicites dans leurs intentions.S.T.A.L.K.E.R. : Shadow Of Chernobyl Les phénomènes paranormaux sont amenés de façon à ne pas sembler "anodins" mais bien dérangeants. Ce sentiment d'avoir à survivre à l'horreur n'est pas simplement le fait d'un constat pratique mais également celui d'une immersion remarquable. Comme on le lira partout au sujet de S.T.A.L.K.E.R., il s'agit bien là d'un jeu d'ambiance comme on en a rarement vu, un univers vivant et mort, d'une certaine façon. Il va de soi que les décors sont déjà à eux seuls une garantie de cette immersion. Tous inspirés de la réalité ils exposent les restes délabrés, carbonisés, abandonnés de l'Ukraine soviétique, fermes, bâtiments militaires ou industriels, carcasses de véhicules abandonnés en toute hâte. Cette carte postale de l'apocalypse traversée par des routes défoncées envahies par la végétation est saisissante, probablement en grande partie parce qu'elle est tout ce qu'il y a de plus fidèle à la Zone, la vraie. S.T.A.L.K.E.R. nous fait évoluer en pauvre humain dans un décor de cauchemar qui est efficace parce qu'il compte parmi ce que le jeu vidéo a fait de plus crédible. Ce n'est pas un désert mexicain rempli de bloom ni une station de l'espace bump mappée. En sus des extérieurs, il faut également compter avec des kilomètres de souterrains glauques ou encore de laboratoires secrets ayant mal fini. Et par dessus cette couche réaliste, l'ajout d'une dose de fiction passe à merveille, que l'on parle des anomalies ou des phénomènes étranges que vous serez amenés à découvrir.S.T.A.L.K.E.R. : Shadow Of Chernobyl "Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle", donc Baudelaire a joué à une bêta leakée de S.T.A.L.K.E.R. ? Outre ces décors fracassants, le jeu de GSC vit, ou survit en tout cas. Dans les campements ou dans les bars, vous pourrez voir des groupes de stalkers discuter en ukrainien, se rassembler autour d'un feu et jouer de la guitare, bref, faire leur vie, ici ou dans la Zone puisque vous croiserez fréquemment des humains en train de faire la chasse aux mutants ou se battant entre eux. Un vrai petit monde qui jouit en plus d'un cycle jour/nuit fort bien géré et d'une météo qui l'est tout autant. Soleil, temps gris, pluie ou orage alternent joyeusement avec un impact parfois certain sur le jeu. La nuit, un orage compliquera grandement un combat et il faudra jouer avec les éclairs pour repérer ses ennemis ou leur échapper en douce. Dans ces conditions, les nombreux bruits étranges que l'on peut entendre prennent une sacrée dimension, n'étant parfois rien d'autre que des bruits, parfois... non. Et l'un des bruits qu'il faudra savoir guetter est bien celui de votre compteur geiger, seule façon d'éviter de se faire prendre dans une zone de radiations. On notera d'ailleurs que certaines missions en sous-sols peuvent prendre des allures très "doomesques".S.T.A.L.K.E.R. : Shadow Of Chernobyl Rigolez pas, avec ça on peut faire tourner une dynamo à la vitesse de la lumière. Electricté pas chère.Mais cette crainte pour sa vie et cette sensation d'évoluer dans une univers réel ne serait rien si S.T.A.L.K.E.R. n'offrait pas en plus des cartes immenses et un déroulement libre. Rien ne vous presse dans votre progression et vous pouvez aller et venir à votre guise sur la carte. Enfin, dans une certaine limite. Découpé en multiples secteurs auxquels il faudra lentement gagner l'accès, le terrain de jeu est immense, imposant des marches longues que l'on pourra, en passant, juger un peu longuettes, mais chaque secteur est relié aux autres par des points d'accès précis. En farfouillant, on finit par tomber sur des barrières de toutes formes, clôtures, remblais infranchissables ou zones de radioactivité mortelle. Autant d'astuces qui viennent brider et canaliser vos déplacements de façon discrète mais concrète. En outre, l'oeil attentif remarquera une autre astuce un peu plus fourbe lors des changements de zone qui fait que l'espace parcouru ne correspond pas vraiment à celui affiché par la carte, les changements de zone vous téléportant un peu plus loin de façon invisible. Il sera facile de voir là un stigmate du développement chaotique du jeu et des modifications de dernière minute. Tout comme le resserrement de la progression dans la dernière partie du jeu. Chose qui se ressent également dans d'autres aspects du soft qui paraissent "mal finis", comme l'usage obscur des artefacts et leurs effets peu sensibles sur nos capacités. C'est sur la même ardoise que l'on inscrira l'équilibrage un peu bancal de la difficulté qui rate la montée crescendo et propose plutôt des pics d'augmentation et de baisse. D'abord presque désarmé, puis trop équipé, puis devant affronter de nouveaux dangers, le joueur est souvent pris au piège par le déroulement de l'aventure.

On terminera en mentionnant les bugs divers qui peuvent faire jour. Souvent liés à des scripts qui ne se lancent pas, ils feront planter des sous-quêtes sans grande importance ou provoqueront la disparition inopinée de corps, rien de dramatique finalement. En tout cas, rien qui parvienne à nous faire descotcher de l'ambiance du jeu, si dense qu'elle compense toutes ses faiblesses.

 

 

Les notes :
  • Graphismes 17 /20

    On sent là encore le passage des années et les effets d'un développement au long cours. Exigeant sur la config, S.T.A.L.K.E.R. ne vous noiera pas sous un déluge d'effets modernes mais la qualité de son design et le soin du détail dans les décors font rapidement oublier la course aux fioritures techniques.

  • Jouabilité 17 /20

    De loin le FPS le moins accessible du moment par bien des aspects. Le rythme est lent, les combats souvent éprouvants et l'interface souffre de quelques lourdeurs (comme l'absence de certains raccourcis) et imprécisions de lecture. Mais le gameplay est riche, loin des shooters traditionnels et quel panard de s'immerger dans la Zone.

  • Durée de vie 15 /20

    C'est sans doute la vraie relative déception puisque la quête principale, couplée à quelques quêtes annexes "pour le fun", vous tiendra en moyenne entre 12 et 16 heures. On est loin des effets d'annonce. Mais avec plusieurs fins et un gameplay ouvert, la rejouabilité est tout à fait permise. Le mode multijoueur n'a malheureusement pas pu être testé.

  • Bande son 17 /20

    Les rares musiques d'ambiance sont de grande qualité mais ce sont surtout les effets en général qui sont d'excellente facture, participant à merveille à la construction de l'atmosphère du jeu, de l'orage qui gronde aux beuglements angoissants, en passant par les discussions en ukrainien.

  • Scénario 13 /20

    Finalement, la déception est peut-être ici en fin de compte. Assez mal racontée, l'histoire peine à réellement passionner et si on avance, c'est plus pour voir ce qui va se passer dans la Zone que pour comprendre ce qu'on y fait.

 

 

Il est vrai que certains aspects négatifs sont un peu passés à la trappe dans le test et qu'on pourra toujours dire que sur le plan du FPS, S.T.A.L.K.E.R. n'est pas parfait, voire parfois un peu frustrant, de même que dans son aspect RPG, le tout se parant d'un caractère austère, limite "hardcore gamer" quitte à dire des gros mots. Sans parler de sa technique qui paraîtra bancale et "mal finie" à beaucoup de joueurs habitués aux jeux passés au polish. Toujours est-il que son gameplay et son design sortent fortement du lot des shooters à 30 explosions/minute et que son ambiance suffit à elle seule à vous scotcher au jeu et à faire du titre de GSC Game World, un jeu tout simplement brillant. Sans sous-entendu idiot.

 

 

 

 

NOTE : 18/20

Posté par shenron08 à 18:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Test de S.T.A.L.K.E.R : Call Of Pripyat - Jeu Video Giga France

NOTE : 18/20

s

En deux volets, la série Stalker s'est taillée une solide réputation chez les amateurs de FPS. Avec sa Zone irradiée peuplée de mutants, son côté RPG et sa grande liberté d'action, le titre des Ukrainiens de GSC Game World a su réunir une belle base de fans. Des fans qui se sont d'ailleurs emparés du jeu pour l'améliorer à grands coups de mods. A l'écoute de leur communauté, les développeurs ont intégré certaines de ses idées dans Call of Pripyat, un troisième épisode jouable indépendamment des précédents. L'épisode de la maturité, serait-on tenté de dire, tant il frôle la perfection dans tous les domaines.

S.T.A.L.K.E.R. : Call of Pripyat

2012. Le gouvernement ukrainien, muni d'une carte des anomalies de la Zone, pense pouvoir atteindre son cœur. L'armée envoie alors 5 hélicoptères en direction de la centrale de Chernobyl. Nom de l'opération : Fairway. Mais les choses tournent rapidement au fiasco : les appareils se crashent pour une raison inconnue. Afin d'enquêter sur les circonstances de cet événement tragique, les services secrets ukrainiens (SBU) envoient l'agent Alexander Degtyarev dans la Zone. C'est ce nouveau protagoniste que vous incarnez dans Call of Pripyat, infiltré sous l'apparence d'un stalker lambda. Vous voilà donc lâché, seul et mal équipé, au beau milieu d'un territoire hostile, avec pour seule indication les dernières positions connues des hélicoptères. En cela, CoP est bien respectueux de ses aînés, vous laissant dès le départ une grande liberté, ainsi qu'un certain sentiment d'abandon et de solitude...

S.T.A.L.K.E.R. : Call of Pripyat L'arrivée dans les marais est plutôt déprimante... Je veux ma maman ! Cette impression est encore renforcée par la tristesse des lieux dans lesquels vous débutez votre investigation. La première zone de jeu – sur un total de 3 seulement, mais assez étendues – s'organise autour d'un vaste bourbier, où des îlots de roseaux poussent sur les quelques buttes de terre qui parviennent à émerger des fosses fangeuses. Mangées par la rouille, quelques carcasses de bateaux accrochent le regard, quand leur armature squelettique ne disparaît pas dans des volutes de brouillard toxique. De ces paysages désolés se dégage un charme envoûtant, qui ne se démentira pas avant le générique de fin, quel que soit l'environnement traversé. Un grand bravo aux artistes de GSC, qui ont surmonté certaines limitations techniques pour nous offrir des décors somptueux ô combien immersifs. Call of Pripyat peut faire office de simulateur de promenade tant arpenter la Zone est un plaisir contemplatif qui se suffit à lui-même. Néanmoins, vous n'aurez pas toujours le loisir de rêvasser en admirant le panorama, car les lieux sont aussi hostiles qu'ils sont beaux. Les grognements d'une horde de pseudo-chiens lancés à vos trousses auront tôt fait de vous rappeler la dure réalité de la Zone : ici la mort rôde, elle est partout. Le moindre faux pas peut être fatal tant les dangers sont multiples : mutants, zombies, bandits, anomalies...S.T.A.L.K.E.R. : Call of Pripyat L'amélioration des armes est indispensable pour espérer survivre. Comment survivre dans ces conditions extrêmes ? D'abord en rejoignant d'autres stalkers présents dans la Zone. Après avoir erré seul dans le froid humide des marécages, il est réconfortant de trouver enfin la sécurité d'un abri, le visage amical d'un être humain et l'apport nutritif d'un morceau de saucisson. Outre le simple bonheur procuré par une telle rencontre, les PNJ sont surtout l'occasion d'obtenir une aide matérielle indispensable : munitions, meilleure armure, amélioration des armes... Mais évidemment, rien n'est gratuit. Pour bénéficier de ces services, vous devez d'abord vous acquitter de certaines tâches pour gagner quelques roubles. Rassurez-vous, les missions annexes ne sont pas aussi basiques que dans les précédents Stalker, où il suffisait généralement de ramener 10 morceaux de Snorks comme dans le premier MMO venu. Au contraire, les quêtes secondaires de Call of Pripyat ont été particulièrement bien écrites et ne dépareilleraient pas dans un vrai bon jeu de rôle. Qu'il s'agisse de nettoyer un nid de sangsues ou de dénicher un mystérieux oasis, chaque quête est unique et propose des développements intéressants. Loin de vous prendre par la main, le jeu vous laisse souvent dans le flou, avec juste un indice sur la marche à suivre. A vous de dialoguer avec les autres personnages et d'éplucher les documents trouvés pour atteindre l'objectif. De plus, même si la trame ne conduit qu'à une seule véritable conclusion, des petites scènes vous montreront les conséquences de vos réussites et de vos échecs. Au final, l'aspect RPG est sans doute la plus grande réussite de CoP, et relègue les deux épisodes antérieurs au rang de pâle brouillon.S.T.A.L.K.E.R. : Call of Pripyat Un petit nouveau extrêmement dangereux malgré sa taille réduite. Malgré ça, ce nouveau Stalker reste avant tout un FPS. Dans ce secteur du gameplay, la formule n'a pas vraiment changé. On retrouve les différents types de munitions, les armes qui s'usent et s'enraillent, les modules complémentaires (silencieux, lunette, lance-grenades), le système d'amélioration introduit par Clear Sky, etc. La balistique est à mi-chemin entre l'arcade totale d'un Call of Duty et le réalisme d'un ArmA. Une seule nouvelle pétoire fait son apparition, c'est peu, mais l'arsenal était déjà bien fourni, depuis les pistolets obsolètes du début jusqu'au puissant fusil Gauss. Bref, CoP comporte tout ce qu'il faut pour des combats convaincants. Notons quand même une différence majeure par rapport aux précédents épisodes : il y a peu d'affrontements contre des ennemis humains. Fini la guerre entre les factions, tous les stalkers semblent désormais s'entendre et vous accueilleront avec amitié ou, au pire, indifférence. Seuls quelques bandits et les fanatiques du Monolithe vous opposeront une certaine résistance, pas aussi surréaliste qu'autrefois d'ailleurs (adieu les pluies de grenades lancées avec une précision diabolique, ouf). Mais pas de panique : si l'action n'est plus aussi soutenue, le manque d'adversaires humains est largement compensé par l'omniprésence des mutants. Le fameux système A-life, qui gère la vie de cette population de monstres, a encore été amélioré et rend les rencontres imprévisibles d'une partie à l'autre. On remarque quelques nouvelles créatures, comme le burer, terrible menace dotée de capacités télékinésiques, ou une monstruosité bicéphale baptisée chimère.S.T.A.L.K.E.R. : Call of Pripyat Les séquences souterraines sont de retour ! Par chance, certains de ces mutants ne rôdent que sous terre. Vous n'aurez cependant pas d'autre choix que de vous y frotter parfois, car le jeu reprend l'orientation souterraine de Shadow of Chernobyl, qui avait été abandonnée dans Clear Sky. Souvenez-vous des laboratoires X16 et X18 de l'épisode original, de cette ambiance survival à la Doom 3 qui vous asphyxiait dans de sombres et étroites coursives... Si vous avez apprécié ces séquences, Call of Pripyat est fait pour vous, car on en rencontre plusieurs au cours de la progression. Dont un passage vraiment réussi qui vous fera atteindre la ville fantôme en traversant un ancien tunnel, muni d'une combinaison intégrale et épaulé par une équipe que vous aurez préalablement mise sur pied. D'une façon plus globale, le soft a d'ailleurs le mérite de proposer des scènes plus travaillées que précédemment. La séquence finale, qui vous demande (spoiler !) de traverser les rues de Pripyat envahies de zombies avant d'évacuer en hélicoptère sous les tirs du Monolithe, est un bon exemple de cet aboutissement. Certes, on reste très loin de la mise en scène ultra scriptée d'un Modern Warfare – et heureusement, ce serait hors-sujet. Mais on sent que les développeurs ont voulu mettre une once de narration dans cet océan de liberté, et ils s'en sont bien tirés. C'est fait avec parcimonie, sans que le procédé prenne jamais le pas sur le côté bac à sable de la série.S.T.A.L.K.E.R. : Call of Pripyat Votre mission est de trouver ce qui a causé la chute de ces hélicos. Vous l'aurez compris à la lecture de ces lignes, Call of Pripyat est le digne successeur de ses aînés, qu'il surpasse même sur plusieurs plans. Il y a pourtant un domaine où le jeu trahit totalement l'esprit de la série : la finition. Normalement, les jeux Stalker sont caractérisés par une avalanche de bugs, de plantages, de sauvegardes corrompues et autres joyeusetés. Rien de tout cela ici, pas le moindre problème technique, le moteur est d'une stabilité exemplaire... Incompréhensible. GSC a apparemment appris de ses erreurs passées. Du coup, on se retrouve avec un soft propre au bout du troisième essai. Mieux vaut tard que jamais. Outre cette finition exemplaire, Call of Pripyat profite d'une foule de petites améliorations, certaines issues des mods de la communauté, comme les nuits plus noires ou la fonctionnalité permettant de dormir. Enfin, l'interface a été remaniée. Il est ainsi possible de voir la discrétion sonore et visuelle du personnage grâce à deux jauges dans le HUD. L'inventaire permet de savoir facilement quelle munition correspond à quelle arme, ce qui n'est pas du luxe. Bref, le FPS post-apocalyptique ukrainien frôle désormais la perfection, à tel point qu'on voit mal qui pourrait rivaliser avec lui cette année. De très bon augure pour Stalker 2, sur lequel les développeurs vont maintenant pouvoir se concentrer après avoir offert à leur première trilogie ce magnifique point final.

Note : Les captures qui illustrent ce test ont été prises en mode DirectX 9.

 

 

Les notes :
  • Graphismes 16 /20

    Le X-Ray Engine n'est pas le moteur 3D le plus impressionnant techniquement. La végétation, notamment, fait parfois pâle figure face aux ténors du genre comme Crysis. Les animations sont également perfectibles. Néanmoins, la grande force de Stalker est son aspect artistique extrêmement abouti. On est souvent subjugué par la beauté sauvage qui se dégage des environnements, que ce soit dans les marécages du début ou dans l'usine Jupiter décrépite. Notez que les possesseurs de configurations DirectX 11 profiteront de quelques effets supplémentaires.

  • Jouabilité 18 /20

    On retrouve la formule des précédents opus, à savoir un gameplay FPS plutôt réaliste et exigeant sans être aussi insurmontable qu'une véritable simulation. L'IA s'en sort bien et ne lance plus des grenades à tort et à travers, l'interface jouit de plusieurs améliorations bienvenues (indicateur de bruit, munitions en surbrillance...), la fonction sommeil est très pratique... Le tout sans aucun bug, ce qui représente un petit miracle pour la série ! Quelques joueurs regretteront le peu d'affrontements contre des humains, mais le jeu ne manque pas d'action par ailleurs.

  • Durée de vie 16 /20

    Comptez 10 heures de jeu pour aller directement à la fin, plutôt 20 pour tout explorer et accomplir les quêtes secondaires. C'est mieux que la grande majorité des FPS actuels, d'autant que le soft n'est vendu que 30 euros. De plus, la rejouabilité est bonne car vos actions ont un réel impact sur les diverses séquences finales. Enfin, CoP possède comme ses ancêtres une composante multijoueur, que nous n'avons malheureusement pas pu tester.

  • Bande son 16 /20

    On n'y prête pas forcément attention car elle est discrète, mais l'ambiance sonore de Stalker participe grandement à l'immersion qu'on ressent dans la Zone. Cet épisode ne fait pas exception, avec toujours les mêmes sons inquiétants et les mêmes musiques atmosphériques. Les développeurs auraient d'ailleurs pu faire un effort de renouvellement, mais on leur pardonne ce recyclage car le résultat est réussi. Le doublage français est plutôt bon, tandis que les conversations entre stalkers au coin du feu sont comme d'habitude en ukrainien.

  • Scénario 17 /20

    Contrairement à Clear Sky qui se déroulait avant les événements du jeu original, Call of Pripyat est bien la suite directe de Shadow of Chernobyl. La nouvelle intrigue s'inscrit parfaitement dans la trame tissée par la série, même si on aurait aimé retrouver davantage de personnages connus et de références aux précédents volets. Le scénario a surtout le mérite d'offrir quelques passages très réussis, comme l'arrivée à Pripyat par les tunnels ou la séquence d'évacuation finale. Sans oublier des quêtes secondaires fort bien écrites, dignes des meilleurs jeux de rôle.

 

Call of Pripyat constitue assurément l'épisode le plus accompli de la saga Stalker. Maîtrisé de bout en bout par un GSC en état de grâce, le titre comblera de bonheur les amoureux de la Zone, plus envoûtante que jamais. Le renforcement du côté RPG se fait peut-être au détriment de l'action, mais le soft comporte tout de même quelques séquences d'anthologie. Exempt de tout bug, jouable indépendamment des précédents volets et proposé à un prix raisonnable, Call of Pripyat est donc la nouvelle référence du FPS en monde ouvert, tout simplement.

 

 

 

 

 

NOTE : 18/20

Posté par shenron08 à 18:21 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,


20 août 2019

Test de Age Of Wonders : Planetfall - Jeu Video Giga France

NOTE : 14/20

age of wonders planetfall

Age of Wonders : Planetfall est un jeu de stratégie qui nous envoie tout droit dans l'univers galactique, aux commandes d'un ancien empire déchu. Tactique, combat au tour par tour et la construction en 4X, autant d'éléments dont Paradox Interactive ainsi que Triumph Studio connaissent bien.

 

Colonisation en planète inconnue

 

On remplace les épées par des fusils lasers.

Age of Wonders : Planetfall combat

Après quatre ans d’attente, la série des Age of Wonders revient avec Age of Wonders : Planetfall, nouveau bébé des développeurs de Triumph Studios. Suite à un Imperator : Rome ayant divisé les critiques, l’éditeur Paradox Interactive est-il arrivé a redresser la barre ?

Conditions du test : Une vingtaine d’heures nous ont permis de terminer une partie en mode scénario. Ainsi que de compléter quelques missions de la campagne. 

Nouvelle planète, nouvel empire

Age of Wonders : Planetfall carte

Avant d’aller plus loin, précisons qu’Age of Wonders : Planetfall, est un jeu stratégie 4X, à la manière de Civilization. L’objectif principal sera de partir d’une petite colonie et d’arriver à un immense empire en plein âge d’or.

Bien sûr, vous ne serez pas seul dans la course puisque d’autres factions disputeront les territoires et les ressources afin de décrocher la victoire, pouvant se décliner de plusieurs façons : être le dernier empire encore en lice, devenir le roi de la diplomatie ou génie du développement, à vous de voir dans quel domaine vous voulez exceller pendant votre partie.

Mais ce n’est pas tout, en effet, le soft nous propose de créer notre dirigeant de la tête aux pieds, avec ses qualités et défauts ; nous permettant ainsi de bénéficier de plusieurs bonus pendant la partie, comme l’augmentation de la production de certaines ressources ou de bénéficier de kits d’armes spécifiques dès le début de la partie.

Age of Wonders : Planetfall conditions de victoire

Nous aurons aussi à choisir une « technologie secrète », allant du contrôle mental à la pandémie planétaire en passant par la traditionnelle bombe atomique. Cette technologie pourra aussi bien renverser le cours d’une bataille qu’une partie toute entière si l’on prend le temps de s’investir dans ce domaine. Des styles de jeu différents pouvant être utilisés avec toutes les factions du titre, permettent au joueur de choisir un style qui lui est propre.

Les fans de la licence Age of Wonders s’étant habitués à un univers de fantasy pourront apprécier le dépaysement qu’offre la licence. Oubliez la magie et les elfes et faites place aux technologies futuristes et aliens en tout genre, même si l’on constatera certaines similitudes entre les anciennes factions d’Age of Wonders et les nouvelles (notamment la ressemblance entre les Dvars et les Nains ou encore les Amazones avec les Elfes).

Les nouveaux venus dans le monde des jeux de stratégie ne seront pas non plus totalement perdus puisque l’interface, au départ assez imposante, devient finalement compréhensible après plusieurs minutes de tutoriel.

Age of Wonders : Planetfall commandant amazone

Cependant, ne vous attendez pas à ce que votre empire, nouvellement créé, s’étende tout seul. Une guerre est si vite arrivée et pour y faire face, vous aurez autant besoin de ressources que de combattants. Pour se faire, vous pourrez annexer des secteurs adjacents à votre colonie en fonction du nombre de vos habitants (ou fonder de nouvelles colonies).

Sachant que le nombre de secteurs disponibles est limité, vous devrez faire des choix en fonction de vos besoins : par exemple, des secteurs de forêts vous aideront à faire grimper votre niveau de population plus vite tandis que des régions fongiques amélioreront votre secteur de recherche. En d’autres termes, il faudra intelligemment gérer votre colonie en fonction de ses besoins, rien de plus normal pour un 4X.

Certains secteurs pourront aussi posséder des « ruines impériales » : des vestiges d’une civilisation ancienne qui, si vous annexez son secteur, procurera de nombreux bonus et de nouveaux bâtiments à votre colonie. Des améliorations non négligeables qui pourront rapidement développer votre empire.

Si créer une partie solo de A à Z ne vous convient pas, Age of Wonders : Planetfall a le mérite de proposer plusieurs missions de campagne. Si nous ne faisons bien évidemment pas celles-ci pour leur histoire, nous saluons tout de même la volonté du studio de proposer différentes combinaisons pour que le joueur trouve un style de jeu qui lui convienne.

L’expansion à l’américaine

Age of Wonders : Planetfall combat

L’aspect gestion n’est cependant pas le seul gameplay que nous trouverons dans Age of Wonders : Planetfall. En effet, contrairement à ses concurrents, le titre s’enrichit d’un système de combat tactique au tour par tour proche de ce qui se fait chez XCOM.

Si le joueur pourra trouver les combats longs (surtout en fin de partie), il aura la possibilité de choisir de ne pas jouer les confrontations et de les passer automatiquement ; mais vos unités ne s’en porteront que mieux si vous décidez de prendre leur commandement, car l’IA aura une fâcheuse tendance à les envoyer au casse-pipe. Ce système possède néanmoins de nombreux points pouvant plaire aux amateurs de tactical, notamment un système de création de modèle permettant une grande personnalisation de nos unités.

Nous rajouterons à cela la possibilité de déployer des « Opérations » sur le terrain, que l’on pourra obtenir via notre arbre de recherche. Celles-ci auront divers effets, allant de la station de soins au largage de napalm, et peuvent véritablement renverser le cours d’une bataille si utilisées au bon moment.

L’utilisation du terrain ne sera pas non plus à négliger puisque des éléments du décor, pouvant servir de couverture pour vos soldats, pourront être détruits afin de mettre en déroute nos adversaires.Pourtant, tout n’est pas rose dans Planetfall. En effet, la longueur des tours et des combats rend les parties en multijoueurs interminables, même si jouées avec des amis.

Age of Wonders : Planetfall diplomatie

Si le titre laisse néanmoins la possibilité de pouvoir quitter le jeu une fois notre tour terminé et de jouer en asynchrone par rapport aux autres joueurs, on aurait aimé voir un mode en ligne un peu plus rapide. Surtout quand on peine à trouver une partie en train de commencer.

Certains joueurs pourront aussi être frustrés par le côté aléatoire des combats : les tirs se décidant sur un pourcentage de chance, il ne sera pas rare de voir une de vos unités rater un tir décisif à 90 % de chance de toucher.

Nous pouvons aussi parler d’une l’IA pas toujours très habile ayant souvent tendance à faire des all-in, permettant de les contrer assez facilement si l’on prend le temps de se préparer à l’affrontement.

On regrettera aussi plusieurs soucis d’ergonomie rendant certaines actions assez pénibles, comme l’impossibilité de sélectionner une colonie si une unité se trouve dessus, ou encore le fait que nous ne pouvons pas voir le champ de vision qu’aura une unité après un déplacement en combat.

 

 

 

En conclusion, nous pouvons dire qu’Age of Wonders : Planetfall saura ravir les fans de stratégie en 4X, et en solo. En effet, nous avons du mal à conseiller ce titre en multijoueur à cause de la longueur de ses tours et combats. Planetfall peut aussi faire office de porte d’entrée aux joueurs voulant s’essayer à ce type de jeu. Nous espérons cependant que ses principaux défauts seront réglés dans les prochaines mises à jour.

 

 

 

Personnellement, je trouve qu'Age of Wonders : Planetfall est un titre à essayer pour tout amateur de 4X. Cependant, je pense que ses deux principaux gameplays (la gestion sur la carte et le combat tactique au tour par tour) ne sont pas à la hauteur d'un Civilization et d'un XCOM, deux licences que j'apprécie tout particulièrement. Si j'ai passé de bons moments sur Planetfall, j'avais pourtant l'impression de jouer à un mélange des deux... mais en un peu moins bien.

 

 

Points positifs

  • Un changement de décor drastique mais dépaysant pour la série
  • Système de création de commandant permettant de personnaliser sa faction
  • Possibilité de personnaliser ses unités
  • Mode campagne nous permettant d'essayer plusieurs manières de jouer
  • Des combats tactiques au tour par tour intéressants

 

Points négatifs

  • Graphismes assez pauvres
  • Quelques soucis d'ergonomie qui pourraient facilement être corrigés
  • Combats pouvant paraître longs en fin de partie

 

 

NOTE : 14/20

Posté par shenron08 à 13:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

19 août 2019

Test de Collection Of Mana - Jeu Video Giga France

NOTE : 16/20

collection of mana

Collection of Mana (Seiken Densetsu Collection) est une compilation qui réunit les trois premiers jeux de la série : Mystic Quest, Secret of Mana et Seiken Densetsu 3. Il s'agit d'une série d'action-RPG 2D dans un univers fantasy qui allie combats avec armes et utilisation de magie.

 

Quand Zelda faisait des émules

 

Depuis une bonne dizaine d'années, les portages et autres remasters en tous genres pullulent sur le marché et certains éditeurs, comme Square-Enix, ne dissimulent pas leur ambition de mettre à la disposition de tous leur glorieux catalogue de jeux. Certains s'en réjouissent tandis que d'autres préféreraient que les grands acteurs du jeu vidéo cessent d'avoir les yeux rivés sur le rétro. Difficile néanmoins de faire la fine bouche quand, lors du Nintendo Direct de cet E3 2019, est dévoilée pour l'Occident la bien-nommée Collection of Mana, qui regroupe l'ensemble des épisodes principaux de la saga Seiken Densetsu, y compris le troisième volet jamais paru en occident jusqu'ici !

Affublés d'appellations différentes à chaque localisation, les jeux de la trilogie Mana ont connu des fortunes assez diverses. Le premier, Final Fantasy Gaiden: Seiken Densetsu (Final Fantasy Adventure aux US, Mystic Quest chez nous) est paru sur Gameboy en 1991 tandis que le second Seiken Densetsu, cultissime Secret of Mana (appellation US et européenne), a fait le bonheur des possesseurs de SNES en 1993 (1994 en Europe). Enfin, le dernier épisode de la trilogie, sorti tardivement sur une Super Famicom vieillissante, n'avait pas eu les honneurs d'une localisation occidentale. Maintenant que les présentations sont faites, rentrons dans le vif du sujet.

Un compagnon bien connu des amateurs de Final Fantasy.

Gaiden Party

Présentés comme une alternative crédible à la série The Legend of Zelda de Nintendo, les Mana s'inscrivent dans le genre de l'action-RPG, à savoir des titres proposant des affrontements en temps réel tout en intégrant des mécaniques propres aux jeux de rôle japonais, et en particulier ici la saga Final Fantasy. Cette dernière, développée également par Square, est la principale inspiratrice de l'univers des Seiken Densetsu et c'est tout naturellement que l'on y retrouve certains éléments chers à l'oeuvre de Sakaguchi-san, tels que les Chocobos, ces célèbres volatiles jaunes faisant office de monture. À partir de Secret of Mana néanmoins, la saga Mana tend à voler de ses propres ailes, comme en témoigne l'absence dans le titre japonais de cet épisode de la marque "Final Fantasy" : Seiken Densetsu 2.

Bien qu'indépendants et pouvant donc être joués séparément sans difficulté, les trois Seiken Densetsu présentent des thèmes communs tels que l'épée légendaire Mana ou l'Arbre du même nom, source d'une mystérieuse énergie souvent convoitée par une force maléfique (le Roi Noir dans Mystic Quest, l'Empire dans Secret of Mana, les Bénévodons dans Trials of Mana). Notre personnage ou notre groupe s'engage alors dans une quête initiatique visant à protéger le monde de ces influences néfastes. Si l'épisode inaugural de la série pêche par un game design aujourd'hui dépassé et, au passage, par une traduction toujours aussi médiocre, le charme du deuxième est en revanche toujours intact grâce à la beauté pastorale de ses environnements et au dynamisme de son système de combat. Soyez-en rassurés : il s'agit bien là d'un portage de la version originale parue sur Super Nintendo à l'époque et non le dispensable récent remake.

Cette intro et cette musique cultes...

L'art de manager

Le troisième épisode - qui, rappelons-le, paraît pour la première fois chez nous grâce à cette compilation - s'inscrit dans la droite lignée de son illustre prédécesseur. Avant de débuter l'aventure, il nous est demandé de choisir un protagoniste principal parmi six proposés ainsi que deux autres qui l'accompagneront durant sa quête. À chaque personnage est associée une classe, parmi celles que l'on retrouve dans tout bon vieux JRPG : le guerrier, le voleur, la magicienne, l'ecclésiastique, le lutteur et l'amazone. Mais à l'inverse d'un Octopath Traveler, chaque combinaison de personnages donne lieu à des sous-intrigues différentes se mêlant à une histoire commune. Ainsi, Trials of Mana jouit d'une rejouabilité excellente puisque chaque partie ou presque se démarque de la précédente.

Le système de jeu s'apparente à celui de Secret of Mana, avec le fameux menu circulaire permettant d'accéder rapidement aux compétences et objets en combat. Exit néanmoins le système d'amélioration des armes à l'utilisation : ici, chaque héros (et donc chaque classe) est associé à un type d'arme et seules ses propres caractéristiques permettent d'évaluer la puissance des coups par exemple. À noter la présence d'une jauge qui augmente à chaque frappe réussie et qui, une fois remplie, octroie au personnage la possibilité de lancer une attaque spéciale. Le joueur peut par ailleurs permuter aisément entre chaque personnage du groupe ou inviter un seul ami (contre deux dans Secret) à se joindre à la fête grâce à l'intégration du mode coop également dans ce volet.

L'épéiste Duran face à un mystérieux sorcier s'introduisant dans le château de Forséna.

French Collection

Visuellement, le jeu se paye le luxe d'offrir des environnements plus riches en détails encore que ceux de l'épisode précédent ce qui en fait, à mon sens, l'un des plus beaux jeux de la SNES. Avis aux mélomanes : pas de panique, après une partition unanimement saluée de Hiroki Kikuta sur l'épisode précédent, le bonhomme revient à la baguette sur Trials of Mana pour un résultat toujours aussi enchanteur bien que moins mémorable. Et pour rester dans le domaine musical, on saluera l'initiative plus que bienvenue de rendre disponible à l'écoute l'intégralité des morceaux des trois jeux dans le menu de sélection principal.

Au rayon des nouveautés, évoquons également la possibilité de changer librement de mode d'affichage, le 4:3 occupant plus ou moins la longueur de l'écran. Pour Mystic Quest, des filtres sont même disponibles, avec un effet singeant les lignes de balayage horizontales propres au Gameboy. En plus des slots de sauvegarde classiques, le joueur peut effectuer une sauvegarde rapide à n'importe quel moment de l'aventure. Enfin, au plaisir de découvrir ce troisième épisode de la saga Seiken Densetsu pour la première fois chez nous s'ajoute la très bonne surprise de le voir intégralement localisé dans la langue de Molière, au même titre que les deux premiers épisodes. Si on applaudit l'effort, on regrettera simplement la facture un poil salée de cette collection, une quarantaine d'euros sur l'eShop en attendant l'édition physique le 27 août prochain et le remake intégral de Trials of Mana pour une sortie prévue en 2020.

 

 

À rebours des remasters cherchant à sublimer l'expérience, les jeux de cette Collection of Mana se dévoilent dans leur plus simple appareil, sans fioriture, juste ce qu'il faut pour retrouver cette saveur d'antan une fois l'aventure débutée. Une vieille relique, un joyau culte et une perle d'originalité, telle est la proposition de cette compilation qui, au regard de cette dernière et de sa localisation française de qualité, se justifiait pleinement.

 

 

 

+ On aime
  • La trilogie culte Seiken Densetsu en un jeu...
  • ...dont Trials of Mana, jusque-là inédit en occident.
  • Le tout en français, messieurs-dames !
  • La narration originale de Trials of Mana.
  • Écouter l'intégralité des OST dans le menu, très appréciable.
  • Sauvegarder à n'importe quel moment.

 

- On n'aime pas
  • Un tarif prohibitif.
  • Mystic Quest a sacrément vieilli...
  • ...et sa traduction laisse toujours à désirer.

 

 

 

NOTE : 16/20

Posté par shenron08 à 14:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Test de Yu-Gi-Oh : Legacy Of The Duelist : Link Evolution - Jeu Video Giga France

NOTE : 15/20

Yu-gi-oh legacy of the duelist link evolution

l’art du bon duel

 

Depuis 1999, il ne se passe quasiment pas une année sans qu’un jeu Yu-Gi-Oh! n'écrase ses cartes sur consoles ou PC. Il faut reconnaître que la licence a fait des émules grâce à ses mangas et nombreux produits dérivés. C’est au tour de Legacy of the Duelist, sorti en 2015 sur Xbox One et PlayStation 4, de débouler sur Switch par l’intermédiaire d’une mise à jour sous-titrée Link Evolution. Au programme ? Des dragons blancs aux yeux bleus, des duels, et des invocations “Lien”. Sans deck ?

 

Yugi coup double

Yu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution : l’art du bon duel

Si vous avez passé les dernières années de votre vie enfermé dans la chambre funéraire d’une pyramide, Yu-Gi-Oh! est un jeu de cartes où deux joueurs s’affrontent en faisant appel à l’âme de ces dernières. Réunis autour d’un plateau, ils invoquent différents monstres, pièges et magies jusqu’à remporter la partie. Nous n’allons pas entrer dans le détail des règles ici, mais il est important de garder à l’esprit que Yu-Gi-Oh! est un jeu potentiellement complexe qui demande un bon sens de la stratégie, de la mémoire, ainsi qu’un peu de chance (la fameuse âme des cartes). Par rapport à la version Legacy of the Duelist sortie en 2015, le jeu intègre les éléments de Yu-Gi-Oh! Vrains, c’est-à-dire les invocations “Lien”, en plus d'ajouter deux cases supplémentaires au plateau pour y placer des monstres spéciaux.

Yu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution : l’art du bon duelYu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution : l’art du bon duel

La bonne nouvelle, c’est que Link Evolution contient tous les DLC sortis précédemment. Au total, les duellistes pourront se défier avec plus de 9 000 cartes, ce qui rend les possibilités forcément énormes. Fort heureusement, si vous découvrez la série, les tutoriels sont abondants et expliquent les systèmes de jeu précisément. Et ils sont nombreux ! Les manières de faire apparaître une créature varient effectivement en fonction du type de l’invocation qui peut être “Synchro”, “Xyz” ou encore “Lien”. Si l’on ajoute à cela les monstres “Pendules” ou le principe des chaînes (utilisant des Spell Speed variés), cela donne des règles exigeantes pas toujours faciles à maîtriser. Il est par ailleurs dommage de ne pas constater l’intégration d’un mode “Speed Duel/Duel Links” aux normes simplifiées.

À la mode de chez nous
Yu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution contient plusieurs modes : campagne (découpé en 6 chapitres), défis de Duelliste (combat contre un participant élite), Battle Pack (affrontement avec un deck temporaire), et multijoueur.
Yu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution : l’art du bon duelYu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution : l’art du bon duelYu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution : l’art du bon duel

Du côté de la présentation, le mode histoire ressemble à un graphic novel où les personnages connus de la série défilent au-dessus des blocs de texte. Les petites animations habillant les invocations des monstres les plus puissants (et célèbres) sont bienvenues, mais elles sont terriblement désuètes, la faute à une modélisation d’un autre âge. Le rendu n’est donc pas très attrayant pour un titre sortant en 2019, mais l’essentiel n’est évidemment pas là. L'interface aurait mérité plus de soin, et il est regrettable de ne pas pouvoir annuler, parfois, une action entreprise.

Yu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution : l’art du bon duelYu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution : l’art du bon duel

Pour le reste, Link Evolution se contente d’être le plus complet des Yu-Gi-Oh! plutôt que d’être le plus original. Les Bakura, Sawatari et autres Atlas s’enchaînent tout au long des 6 grands chapitres découpés chacun en plusieurs duels (une trentaine en moyenne, excepté pour Vrains qui n’en comporte que 3, tuto inclus). L’utilisateur à la capacité d’utiliser des decks liés à l’histoire (reconstitués en fonction de ceux de la série) et peut incarner les méchants en rejouant les duels gagnés. Un petit plus appréciable utile à la mémorisation de nouvelles cartes néanmoins déjà présent dans l’épisode de 2015.

Yu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution : l’art du bon duelYu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution : l’art du bon duelYu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution : l’art du bon duel

Yu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution : l’art du bon duel

À la fin de chaque combat remporté en solo, le joueur récupère la carte signature du duelliste battu en plus de quelques cartes supplémentaires. Il obtient également (même en cas de défaite) des points de duel à dépenser dans la boutique du jeu qui donne accès à des packs boosters de 8 cartes chacun. Acquérir toutes les cartes demande donc du temps, mais moins d’argent qu’à l’accoutumée. Le business model était le point le plus controversé de Legacy of the Duelist à cause de ses onéreux DLC. Link Evolution a tout simplement supprimé le problème en retirant la rubrique “contenu téléchargeable” du menu et en intégrant directement les mises à jour déjà sorties.

Yu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution : l’art du bon duelYu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution : l’art du bon duel

La Switch semble naturellement pensée pour un titre tel que Yu-Gi-Oh!, puisqu’elle permet du multijoueur en ligne comme en réseau local, et que l’écran tactile offre une gestion optimale de l’interface. Nous pesterions bien contre l’absence d’un mode à 2 sur la même machine, mais cela irait à l’encontre de l’ADN du genre, les cartes ne devant être connues que du participant qui les tire. Le mode multijoueur en ligne, classique, met en relation deux duellistes pour des parties classées ou amicales. Dans cette configuration, chaque participant bénéficie de 3 minutes pendant son tour de jeu afin de mettre ses plans à exécution. Les joueurs que l'on rencontre disposent de decks particulièrement bien construits, ce qui peut être un bon moyen de découvrir quelques combos dévastateurs.

De la carte au menu
La boîte du jeu dispose de 3 cartes (françaises) en version physique qui peuvent être ajoutées à des decks.
Yu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution : l’art du bon duelYu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution : l’art du bon duelYu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution : l’art du bon duelYu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution : l’art du bon duelYu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution : l’art du bon duel
Les notes :
+Points positifs
  • 9 000 cartes pour d’innombrables possibilités
  • Les DLC sortis précédemment sont inclus
  • La Switch parfaitement pensée pour ce titre
  • Tutoriels très complets

 

-Points négatifs
  • Des animations et modélisations désuètes
  • Une interface qui aurait gagné à être plus claire encore
  • Peu de nouveautés par rapport à l’épisode de 2015
  • Pas de mode “Speed Duel/Duel Links”

 

Yu-Gi-Oh! Legacy of the Duelist - Link Evolution profite de la Switch pour proposer une expérience complète jouissant des caractéristiques plaisantes de la petite hybride. Avec plus de 9 000 cartes à collectionner, cet épisode a de quoi titiller les neurones des fans. Néanmoins, force est de constater que le titre édité par Konami dispose encore d’une bonne marge de progression, en particulier dans tout ce qui touche à la présentation. Link Evolution n’est au final qu’une sorte de Definitive Edition de Legacy of the Duelist, ce qui explique le manque de prise de risques. Oui, les nouveautés sont rares, mais le contenu conséquent (garanti sans DLC) assure de très bons affrontements. N'est-ce pas là le plus important ?

 

 

 

 

NOTE : 15/20

Posté par shenron08 à 11:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , ,

16 août 2019

Test de Game Of Thrones Slots Casino - Jeu Video Giga France

NOTE : 10/20

game of thrones slots casino - Copie

game of thrones slots casinoNOTE : 10/20

Posté par shenron08 à 13:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Test de Game Of Thrones : Le Trône de Fer - Jeu Video Giga France

NOTE : 13/20

game of thrones le trone de fer

Propulsée sur le devant de la scène par la série télévisée de HBO, la saga de romans de R.R. Martin prend enfin son envol auprès d'un plus large public. Bien que Cyanide se soit très tôt intéressée à cette oeuvre, la société française aura attendu plusieurs années pour nous offrir sa propre vision de Westeros.

Game of Thrones : Le Trône de Fer

En proposant non pas un, mais deux personnages principaux, Game of Thrones : Le Trône de Fer opte pour une construction intéressante mais néanmoins fragile. En effet, si d'un côté, il nous sera permis d'incarner en alternance un membre de la Garde Nuit ainsi qu'un Prêtre Rouge, ceci aura pour effet de découper l'aventure en quinze chapitres. De fait, bien que Mors Westford et Alester Sarwyck aient des personnalités opposées et par là-même complémentaires, il vous faudra accepter de sauter de l'un à l'autre, le tout cassant quelque peu le rythme de l'ensemble tout en jouant sur l'idée de cliffhangers à la manière de la série TV. Quoi qu'il en soit, votre périple vous mènera aux quatre coins de Westeros, du Mur au Château Noir en passant par Port-Réal, sous couvert d'un scénario s'insinuant dans l'univers de l'oeuvre de Martin. Toutefois, de cet aspect résultent également des points positifs et négatifs.

Game of Thrones : Le Trône de Fer Si vous vous posez la question, non, vous n'êtes pas prêt de vous y asseoir. S'il est indéniable que les auteurs ont pris soin de parsemer leur jeu de dialogues savoureux, très bien écrits, et accessoirement bien interprétés par des doubleurs français impliqués, on pourra trouver ces joutes verbales un peu trop présentes. En somme, à l'intérieur d'un chapitre, il ne sera pas rare que 60% de votre temps soit consacré à parler avec divers personnages. Verbeux, le jeu met toutefois en exergue un système de choix moraux très intéressant qui deviendra d'ailleurs de plus en plus important à mesure qu'on avance grâce à des décisions cruciales qui pourront non seulement influer sur le cours de l'histoire mais aussi sur votre vie. Bref, de ce point de vue, ce sera votre façon d'appréhender le jeu de rôle qui fera la différence et qui vous permettra, ou non, d'apprécier le titre de Cyanide. En parlant de RPG, notons qu'on retrouve néanmoins plusieurs constantes propres au genre à commencer par l'évolution de votre personnage.Game of Thrones : Le Trône de Fer Votre apparence variera en fonction de votre équipement. Ici, rien de bien surprenant puisque à mesure que vous combattrez ou résoudrez des quêtes, vous gagnerez de l'expérience synonyme de montée de niveaux. Ensuite, vous pourrez débloquer diverses techniques ou profiter de points de compétences afin d'augmenter divers attributs liés aux armes, armures et styles de combat notamment. Retenez tout de même qu'en fonction de la classe choisie en début de partie (Magnar, Chevalier errant, Danseur d'eau...), vos caractéristiques de défense, d'attaque ou votre furtivité ne seront pas les mêmes. Une fois vos techniques débloquées via l'arbre associé, il vous restera alors à les rattacher à votre barre de compétences pour pouvoir les utiliser en plein combat. N'oubliez pas non plus d'y rajouter quelques potions de vie ou de magie qui une fois vidées pourront toujours être remplies en passant chez un alchimiste. Tout ceci débouche sur un système de combat plus ou moins stratégique dans le sens où vous pourrez user d'une pause active quand bon vous semble. Malheureusement, ledit système n'est pas non plus exempt de défauts.Game of Thrones : Le Trône de Fer Malgré quelques sorts, les combats sont trop redondants. On devra ainsi composer avec des échauffourées parfois un peu brouillonnes nous obligeant constamment à tourner la caméra et à activer la pause toutes les 10 secondes pour choisir nos techniques. En effet, une fois que vous aurez sélectionné votre adversaire, vous aurez la possibilité d'enregistrer trois actions. Par exemple, si vous cliquez rapidement à trois reprises sur l'ennemi, votre personnage attaquera autant de fois. Du coup, pour user de techniques spéciales, il vous faudra activer la pause puis les choisir, celles-ci étant tributaires d'une jauge d'endurance, en essayant par exemple de les combiner avec celles de vos acolytes pour des effets dévastateurs. A ce sujet, précisons que vous pourrez incarner à tout moment les compagnons qui vous rejoindront, ceci étant utile pour sélectionner des techniques et effectuer des attaques combinées. Toujours est-il que tout ceci alourdit un peu plus les combats en nous demandant de jongler entre nos techniques et celles de nos alliés et donc de passer beaucoup de temps en pause active sans parler du fait de switcher constamment d'un allié à l'autre.Game of Thrones : Le Trône de Fer Hé les gars... C'est quand même Game of Thrones !Comme on le voit, Game of Thrones ne manque pas d'idées mais on a la désagréable sensation qu'elles ne sont parfois qu'au stade embryonnaire. Ceci est également valable pour le pouvoir Zoman de Mors lui permettant d'incarner son fidèle compagnon à quatre pattes. Si ce dernier pourra vous aider en combat (grâce à des techniques également déblocables et utilisables par le biais de la pause active), vous pourrez prendre possession de son corps pour découvrir quelques trésors disséminés ici et là. Gadget par certains côtés, cette capacité vous permettra tout de même de repérer des odeurs principalement liées à des fugitifs que vous devrez rechercher ou de partir en reconnaissance afin de connaître la position des gardes si vous voulez éviter une rixe. En parlant de vos ennemis, faites également attention à la couleur des cercles les entourant, le bleu vous indiquant un état calme à l'inverse du rouge équivalent à un état d'énervement et donc de garde sur le qui-vive, impossible à égorger. D'ailleurs, pour vous simplifier la vie, il vous faudra aussi prendre en compte le type d'adversaires (boss, subalterne) ainsi que leur équipement afin d'opter pour l'arme la plus adéquate. Par exemple, une armure légère sera plus faible face à une arme tranchante à l'inverse de l'armure lourde plus fragile face à une arme contondante. Rien de bien original au final mais vu que tous ces éléments participent à un tout cohérent et relativement agréable à parcourir, vous pourrez vous laisser tenter par ce périple imparfait mais sentant bon le respect pour l'oeuvre originale.

 

 

Les notes :
  • Graphismes 12 /20

    Bien que s'appuyant en partie sur les somptueux décors du show de HBO, le visuel de Game of Thrones peine souvent à convaincre à cause de l'effet de cloisonnement distillé et de la qualité toute relative de la plupart des environnements. Toutefois, si l'impression de grandeur s'évapore à chacun de nos pas, il est agréable de se replonger dans l'univers de R.R. Martin et de retrouver lieux et personnages emblématiques de cette épopée littéraire.

  • Jouabilité 13 /20

    Classique dans son approche du genre RPG, Game of Thrones distille quelques bonnes idées. Ainsi, en parallèle des montées de niveaux synonymes d'acquisition de techniques ou d'achat d'équipements, vous devrez à certains moments faire des choix (lors de dialogues ou de certaines séquences) qui influeront sur la suite de l'aventure. Si le pouvoir de Zoman de Mors aurait gagné à être un peu plus développé, on appréciera les combats tactiques, agréables bien que très brouillons quelquefois et nous obligeant à utiliser la pause active toutes les 10 secondes.

  • Durée de vie 14 /20

    Si l'aventure compte un peu plus d'une quinzaine de chapitres, la durée de ceux-ci ira en s'accentuant. Bien qu'on eusse apprécié quelques quêtes annexes supplémentaires (d'autant que celles-ci s'intègrent plus ou moins bien à l'aventure principale), la longévité du Trône de Fer est des plus honorables. Comptez donc sur 18 à 25 heures en fonction du niveau de difficulté choisi.

  • Bande son 15 /20

    Un gros travail a été effectué sur le doublage français et le résultat s'en ressent. Les voix sont bien choisies, le ton est souvent juste et si certains doublages versent un peu dans la caricature, ils n'en demeurent pas moins le reflet des personnages. Les musiques, elles, se calquent sur les magnifiques compositions de Ramin Djawadi dont on retrouve d'ailleurs l'envoûtant thème d'ouverture.

  • Scénario 13 /20

    S'intercalant entre les trois premiers tomes de la saga, le scénario du titre a le mérite d'amener deux personnages principaux complémentaires, de (trop ?) nombreux dialogues saupoudrés de répliques croustillantes et une histoire dans la veine de la trame des romans. Complots, traîtrises, choix moraux y sont donc monnaie courante et font de ce Game of Thrones vidéoludique une sympathique parenthèse.

 

Sans être nécessairement à la hauteur des romans ou du show télévisuel en termes d'ambiance, Game of Thrones : Le Trône de Fer s'avère être respectueux du matériau de base. En résulte un jeu relativement classique qui conviendra néanmoins à la plupart des aventuriers de Westeros grâce à de bonnes idées et une réalisation honorable. En somme, malgré sa linéarité, son aventure un peu trop verbeuse, le découpage de l'aventure en chapitres, des combats sympathiques mais redondants voire parfois brouillons ainsi que quelques errances dans sa construction, le jeu de Cyanide remplit en partie son office via ses deux personnages complémentaires et une atmosphère plutôt réussie.

 

 

NOTE : 13/20

Posté par shenron08 à 13:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,